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24 avr 2014

Peut-être jamais disponible chez Archambault dès le 30 avril

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Le roman Peut-être jamais sera disponible chez Archambault à partir du 30 avril 2014!

Pour ceux qui n’ont pas encore acheté leur copie, je vous propose toujours un envoi postal d’un copie dédicacée (toujours plus agréable de recevoir ça de la main de l’auteur, non? :) )

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23 avr 2014

Critique de Peut-être jamais dans le Fugues de mai 2014

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Critique du roman Peut-être jamais dans la revue Fugues

« L’auteur, avec grand talent, partage les états d’âme des différents personnages et, malgré un sujet qui semble plutôt lourd, le récit ne sombre jamais dans le pathos ou dans des divagations psychanalytiques. De fait, le roman se lit avec avidité et ne perd jamais de son intérêt, de son rythme et de son humanité.  Une excellente première incursion dans le genre romanesque chez un auteur qu’il convient assurément de surveiller avec attention. »

Le critique semble penser qu’il s’agit de mon premier roman (alors qu’il avait critiqué le précédent en 2010), mais on s’en formalisera pas trop! Je suis surtout bien heureux que la critique soit bonne, en espérant que ça puisse rejoindre encore plus de lecteurs!

Le magasine Fugues sera en kiosque dès le jeudi 24 avril!

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22 avr 2014

Darcy Oake | British’s Got Talent 2014

À voir pour ceux qui aiment la magie. Darcy Oake à British’s Got Talent offre tout un spectacle.

 

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21 avr 2014

Le meilleur et le pire de Facebook

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Le meilleur et le pire de Facebook, où comment je peux être étonné et irrité à la fois!

Cette fin de semaine, c’était le dernier effort actif de promotion sur Facebook à propos du roman Peut-être jamais. La ligne est mince entre le désir d’écouler mes ventes et celui de me retrouver comme une personne qui harcèle trop sa liste d’«amis». Oui, je mets le mot «amis» entre guillemets, car il faut bien comprendre qu’avec Facebook, on a plusieurs amis quand ils ont besoin de nous, mais le contraire n’est pas nécessairement vrai!

Allons-y donc avec les fleurs dès le départ. Je suis complètement renversé. Je n’en reviens tout simplement pas. Vendredi soir, une idée m’amène à écrire personnellement à ma liste de Facebook, une personne à la fois. Je tente le tout pour le tout, puisque je dois écouler les dernières copies restantes, vestige de mon lancement du 31 mars. Honnêtement, je n’y croyais pas trop. Je me disais que j’allais réussir à vendre 2-3 copies grâce à ces messages personnalisés, mais surprise! Le taux de réponse dans la journée même est vite devenu insoutenable. Je n’arrivais plus à fournir à la demande de renseignements. En plus d’être flatteur, j’ai mieux compris que Facebook faisait vraiment une sélection ambiguë pour l’affichage des pages et statuts (ce qui a été d’ailleurs confirmé dernièrement).

Cela m’a évidemment amené à faire une analyse plus profonde d’une situation qui touche plusieurs artistes (écrivains et autres). Je me suis mis à observer plus attentivement les réponses positives et négatives des «amis» pour arriver à un constat flagrant: j’ai été déjoué dans ma faible anticipation de réponses! En fait, je m’attendais à ce qu’un groupe s’intéresse au livre, plutôt qu’un autre, et c’est tout le contraire qui s’est produit.

Je croyais qu’en tant écrivain, il allait de soi d’encourager nos collègues, mais les réponses reçues font état d’une tout autre réalité. Ce sont les gens qui ne lisent pas à priori qui ont communiqué avec moi le plus rapidement. J’en reste encore ébahi. En quelques minutes, une trentaine de personnes ont voulu commander le roman. Je me suis félicité d’avoir eu l’audace de renvoyer un dernier message.

Et les «collègues écrivains» eux? Tout le contraire. Des excuses banales (j’ai trop de livres à lire) ou pire, des crochets «vu» et aucune réponse. Ça confirme assez bien la logique de l’écrivain égocentrique (lisez-moi, mais je ne vous lirai pas!) En fait, ça me confronte à une réalité que je croyais tout autre: je pensais que le milieu vivait artificiellement en se soutenant mutuellement entre auteurs, mais j’ai vite compris que je faisais fausse route. Les vrais lecteurs ne sont pas écrivains. Les vrais lecteurs ne sont pas des lecteurs à la base. C’est d’autant plus agréable de les voir m’encourager, alors qu’ils ne lisent qu’un ou deux romans par année.

Plusieurs écrivains que je respectais et encourageais m’ont déçu dans leurs réponses. Mais je n’ai pas d’amertume. Au contraire, je les remercie. Maintenant, je sais qui encourager et qui ignorer totalement. C’est un beau service que l’on me rend. Il me fait aussi prendre conscience de l’étendue de Facebook, mais également de ses limites. Un peu à l’image de mon lancement, ceux que je croyais assurément présents n’ont pas été au rendez-vous, et ceux que je n’attendais pas sont venus avec cœur et gentillesse.

Voilà donc le portrait officiel: les écrivains québécois ne se lisent pas entre eux. Ils ne s’intéressent qu’à leur petit nombril. Et, à l’avenir, ce ne sera pas moi qui vais les soutenir non plus! Je leur répondrai avec un grand sourire virtuel que «je les lirai quand leur dernier roman sera en bibliothèque». N’est-ce pas les encourager tout de même? Ça semble être leur logique, alors suivons-là ;)

Je parle de tout ça à la légère et avec le sourire, mais ça me montre bien que le milieu littéraire est un milieu très sombre. Ce n’est pas là que je veux évoluer, ce n’est plus là que je veux atteindre quoi que ce soit. J’écris pour ceux qui ne lisent pas beaucoup, mais qui aiment se plonger dans une histoire qui les bouleversera. Si je peux donner le goût à la lecture à quelques personnes, c’est un défi atteint!

Alors, la conclusion? Vos lecteurs ne sont pas nécessairement ceux que vous pensez! Il y a un monde d’hypocrisie dans le milieu littéraire et artistique, et honnêtement, ça me passe 100 pieds par-dessus la tête. Je n’en ai rien à faire. Je préfère encore que ce soit un ancien ami du secondaire qui achète mon roman plutôt qu’un péteux de brou qui se prétend auteur en ayant publié une nouvelle littéraire inutile dans une revue que personne n’achète.

Au final, je n’ai pas du tout à me plaindre. Je me sens comme un auteur qui souligne son irritation le ventre plein! Certes, passer de 3000 copies vendues à 300 exemplaires vendus pourrait en décourager certains, mais on s’en fout! Mon but reste le même; écouler mes dernières copies de lancement avant le 30 juin. Je suis confiant en mon potentiel (même si je ne connais aucunement mon prochain projet littéraire) et je sais que ce livre pourrait en aider certains.

L’ironie habituelle dans tout cela? Mon roman est un succès en France! Les commentaires que je reçois sont, ma foi, presque perturbants! Quand une jeune femme française m’écrit pour me dire que Peut-être jamais l’a «turné on», je crois que c’est magnifique, que tout est possible.

Je crois au livre papier autant qu’au livre numérique. Chaque texte finit par se faufiler et trouver son lecteur. Que ce lecteur soit un érudit ou un non-lecteur importe peu; je cherche à créer la réflexion et l’émotion. Et en ce moment, j’attends encore la critique négative qui pourrait me dire le contraire. Pour le moment, tout ce que j’entends est au-dessus de mes attentes.

Tout. Sauf ma grand-mère qui semble être affectée par un chapitre de ce texte. Je sens déjà les futures scènes dramatiques à venir…

Parlant de Facebook, si vous lisez, avez lu ou allé lire mon roman Peut-être jamais, n’hésitez pas à l’indiquer directement sur Facebook, section livres!

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20 avr 2014

La version papier de Peut-être jamais dans une centaine de librairies françaises

librairies françaises

Grâce à la Place des Libraires, plus de 100 librairies françaises vendent désormais des exemplaires du roman Peut-être jamais (en version papier). Ces librairies couvrent une grande partie de la France:

  • Paris
  • Nice
  • Marseille
  • Aix-en-Provence
  • Caen
  • Arles
  • Angoulême
  • Toulouse
  • Bordeaux
  • Rennes
  • Nantes
  • Orléans
  • Reims
  • Perpignan
  • Strasbourg
  • Mulhouse
  • Lyon
  • Grenoble
  • Le Mans
  • Toulon
  • Poitiers
  • Vincennes
  • et dans bien d’autres départements!

 

Je vous invite à commander et à aller chercher votre copie chez votre libraire préféré!

Cliquez ici pour obtenir la liste exhaustives des librairies participantes.

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15 avr 2014

Quand la réalité dépasse la fiction

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Quand la vie nous prouve qu’elle aime également les finales digne de films.

Si on m’avait dit que j’allais rencontrer mon ex-copine et mon ex-copain à 48 heures d’intervalle, je n’y aurais jamais cru. Je voudrais m’étendre sur la chose, partir dans une philosophie comme je l’aime tant, mais force est de constater que je suis face à ma première promesse post-publication: ne plus parler de ce passé, fermer le chapitre pour de bon.

La vie a cette manière un peu ironique et coquine de nous faire revivre toute une gamme d’émotions au mauvais moment, mais c’était à prévoir. Tout ne pouvait pas se clore avant le 31 mars. C’était utopique. Pourtant, je ne ressors pas démoli de ces rencontres. Au contraire. Je pourrais dire que je m’en sors bien. Mieux. Mais ce serait un peu vilain de casser du sucre sur le dos de ces amours passées.

Si j’ai compris une chose que je n’avais pas du tout saisi, c’est que j’étais moins l’élément influençable du couple que je ne l’aurais cru. Durant ces deux rencontres, beaucoup de prises de conscience, de vérité et d’affection pour ces personnes qui ont croisé ma vie.

Je pourrais parler des vices, des dépendances, des extrêmes, de l’excitation, des retrouvailles, mais je dois me taire, faire face à ces rencontres en silence. J’ai entendu des choses qui m’ont fait un grand bien. Des choses que j’avais besoin d’entendre. Pour cesser de me remettre en question sur ces histoires, pour continuer mon chemin dans une ligne plus droite.

Il n’y a pas de doutes, la vie avance, les gens changent, mais restent un peu les mêmes. En fait, on se rend surtout compte que c’est la perception qui se transforme. Et il est trop tard pour retrouver les sentiments disparus; ils sont cachés trop loin, même s’ils pointent par moment. Comme une petite folie passagère, un espace-temps ouvert, un souvenir qui resurgit.

Je referme donc (enfin) le livre de ma jeunesse. Tout a été dit. Tout a été fait. Tout a été consumé. Et même si tout s’envole, je ne m’en fais plus, car j’ai compris qui j’étais et ce que je voulais. Rencontrer ses amours du passé, c’est un peu faire une analyse sur les amours à venir et ce qui importe vraiment.

J’écoute la chanson de Lana Del Rey (West Coast) en boucle, et c’est exactement le feeling qui me vient. Tout est à point. Move baby move baby move baby. Alors, que dire de plus, sinon de leur rendre un dernier hommage embrouillé. Je les aime. Je les aimerai toujours à ma façon.

Je suis prêt à retomber amoureux. Maintenant. Ça y est.

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14 avr 2014

West Coast – Lana Del Rey

Nouvelle pièce de Lana Del Rey « West Coast ».

Oui, assumons le gai en nous. J’aime la toune haha!

 

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11 avr 2014

Peut-être jamais maintenant sur iTunes!

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Peut-être jamais est maintenant offert en version numérique dans 51 pays!

N’hésitez pas à cliquer sur l’image pour vous rendre sur la page du roman et y laisser votre commentaire. (Vous n’avez pas besoin d’acheter le roman pour le noter ou laisser votre avis, il suffit d’être connecté à votre compte iTunes).

Au plaisir de lire vos impressions!

 

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11 avr 2014

Articles dans le Rive-Sud Express et le magazine B@C

Dans l’édition du Rive-Sud Express du 9 avril 2014 (cliquez sur l’image pour lire)

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Je trouve la photo bien (pour une fois que je ne chiale pas sur une photo de moi!)

Maxime Collins (crédit Léo Gagnon)

Maxime Collins (crédit photo: Léo Gagnon)

 

L’article semble aussi avoir été repris et écourté pour une édition du magazine virtuel B@C. Allo ma grosse face! Brrr, et c’est Couillard qui me regarde dans l’autre page en plus; pas de quoi sourire!

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09 avr 2014

Journal metro

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Aujourd’hui, ma face est dans le journal Métro.

Tu peux lire mon entrevue complète en cliquant sur la photo et même la partager si ça te tente!

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07 avr 2014

Retour de lancement et autres réflexions

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Je savais que ça allait faire mal. Que ça allait être difficile, compliqué, torturant et j’en passe. J’avais déjà prévu tout ça. Je pensais être prêt. À affronter, à faire face, à me battre contre l’éventuel et inévitable vide laissé par un projet si éprouvant qui se termine. Force est de constater que je suis faible. Comme si après toutes ces promesses de deuil ultime, mon corps et mon cœur ne voulaient qu’une seule chose; continuer. Continuer encore. Continuer pour la vie dans ce long fleuve tranquille de douleur, de regret et de déception face à moi-même.

Je m’étais promis de me dire « j’ai fait tout ce que j’ai pu, il faut décrocher, laisser tomber ». Pourtant, la seule chose que j’ai en tête présentement, c’est de me droguer. Prendre n’importe quoi. Me geler le cerveau pour me faire croire que l’âge adulte est encore un peu plus loin, que je n’ai pas encore croisé la ligne d’arrivée.

Je me demande ce que j’attendais vraiment. Après tout, je devais bien savoir que la littérature ne change en rien la vie, qu’elle est tout au plus un passage vers autre chose. Une réflexion anecdotique, un geste libérateur, mais minime dans notre monde d’aujourd’hui, dans notre Québec d’aujourd’hui. Il faut donc revenir à la première motivation de l’écriture, celle d’en finir avec le passé; ranger sa jeunesse dans une boîte (ou un roman), puis oublier. Mais difficile d’oublier quand les fantômes concernés se réveillent, reviennent bousiller le deuil entamé. Je suppose qu’on ne se sauve jamais de notre vie, du moins jusqu’au dernier souffle.

 


 Le lancement

Mon lancement s’est très bien déroulé. Ceux qui comptaient étaient là. Les absents sont des figurants auxquels il est inutile de penser. J’aurais certes voulu vendre mes fameuses 100 copies, pour me dire que c’était mon seul but, et qu’il était enfin atteint. Mais ça aurait été trop facile. La vie ne fait pas de cadeau, même au bout d’un accomplissement. J’ai signé des copies jusqu’à 23h00, j’ai pris le temps de discuter avec les gens, j’ai tendu l’oreille pour écouter la musique que j’avais sélectionnée en tant que DJ du bar. C’était mon moment, ma soirée, ce pour quoi j’avais travaillé depuis les quatre dernières années.

31-03-14_0435-lancement_PTJ-LRAvec Laurent McCutcheon et Philippe Schnobb 
 

Je n’en tirerai pas un sou. Je terminerai la course endetté. Parce que l’investissement est toujours un peu aveugle, parce qu’on oublie trop souvent que les gens ne lisent plus, que les projets personnels se perdent dans la masse d’offres et de diffusion. Mais ça n’a aucune importance. Ce qui importe, c’est d’être allé jusqu’au bout. Et nombreuses ont été la fois où j’aurais pu dire « stop », ou j’ai été découragé, parfois par les gens les plus près de moi. Qu’importe le déficit de quelques milliers de dollars, qu’importe les gens que je croyais près et qui ne m’auront pas encouragé. Ça n’a pas d’importance. Ce qui est essentiel, c’est de l’avoir fait jusqu’au bout, de l’avoir écrit, de l’avoir pleuré, de l’avoir insulté; ce livre, cet objet qui me tenait tant à cœur. Enfanté entraîne toujours un arrière coup, un post-partum.

Je viens de dormir quinze heures de suite. Recharger les batteries après cinq jours sans sommeil, après la mort d’un oncle, après l’absence de mes parents, après l’obligation de faire le deuil de la vie d’avant.

 

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Je suis perdu comme un gamin qui s’est égaré dans un centre commercial. Je cherche mes repères, je cherche qui compte dans ma vie versus qui n’a plus l’importance que je croyais, je me demande quoi faire pour la suite. J’ai l’intime conviction que c’est terminé, la littérature, l’écriture, le désir de raconter. Quand je refais le fil de l’histoire et que j’en arrive au moment présent, je me dis que c’est complètement insensé, que ce n’est pas une vie. Alors, je ne sais plus. Il y a tellement longtemps que mon existence a été vierge de tout projet d’écriture. C’est difficile de savoir vers où aller, vers où me poser.

 

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Voilà pourquoi je ne voulais pas écrire de feedback ici. Je le savais que j’allais tout tourner en pathos. Alors, ça suffit. Je suis fier. Fier d’avoir mené à terme cette aventure débile. J’ai cru à ma vision de départ, je l’ai développé comme je l’entendais et jusqu’au bout. Ceux qui ont lu mon roman y vont de commentaires positifs. Les critiques sont bonnes. Je suis vendu dans les Renaud-Bray et dans certaines librairies indépendantes. Mon livre devrait être en vente sur iTunes d’ici mardi. Il faut que je cesse de chigner (pour aucune raison outre que celle d’un deuil qui n’en finit plus de finir).

Le fait est que je retire deux leçons de cette histoire. D’abord, que l’amitié n’est pas gage de compréhension et d’appui. On ne pourra jamais forcer nos proches à nous lire. Il ne faut pas rester amer. Mais la deuxième leçon est la plus intéressante; je suis un combattant. Je sais que peu importe ce que je déclare ici, je continuerai, et ce, tant qu’il me restera un exemplaire à vendre. À ceux qui me demandaient comment je faisais dans notre monde d’aujourd’hui pour vendre et rejoindre autant de gens, j’avais cette réponse sèche: « Il faut être une pute.» Carrément. Et je ne le dis pas de manière négative, mais le hasard de la vie fait en sorte que ces derniers temps, des articles sortent dans le Devoir et sur La Presse, et je m’y retrouve dans ma constatation. D’abord, cet article du Devoir: L’écrivain doit-il être public? Puis, l’entrevue de Mathieu Arsenault Écrire dans un monde qui ne lit plus. Il faut croire que le sujet est d’actualité, mais je me demande ce qu’on peut y faire, en fait, s’il y a quelque chose à faire.

Quoi qu’il en soit, je continuerai de me battre, car je suis fait ainsi. Chaque commentaire qui me vient aux oreilles à propos de mon dernier roman est un commentaire de plus, une fleur qu’on me fait, car je comprends qu’un humain, dans ce monde fou qu’est le nôtre aujourd’hui, a pris le temps de se poser, de lire les mots que j’ai placés volontairement l’un à la suite de l’autre dans un bouquin. Je crois que c’est un peu lié au processus du « devenir adulte », soit celui de se rendre compte que notre pierre à l’édifice contemporain ne changera pas grand-chose, mais au moins, il aura su toucher quelques personnes triées sur le volet, des personnes qui ont l’intelligence de vouloir en savoir plus sur eux-mêmes en lisant l’autofiction d’un autre.

Tout ça m’a amené à un autre constat: je veux lire. Lire les écrivains québécois. En apprendre sur notre société d’aujourd’hui, en sortant des sentiers battus, en m’éloignant du mainstream, parce que ce n’est pas là qu’on trouve le reflet de notre modernité.

Pour la suite, c’est bien triste, mais ce n’est pas demain que je me remettrai au roman adulte. Déjà, de fermer le cycle autofictionnel est une grande étape en soi. Je retournerai au roman adulte si j’ai quelque chose à dire, mais je pense que d’autres projets m’attendent. Je ne m’avancerai pas à ce sujet, de toute façon, ça ne concerne pas vraiment les lecteurs de ce site. Mais j’en parlerai peut-être prochainement. En quelques jours, l’orientation de notre vie professionnelle peut prendre une tournure que l’on n’attendait pas. Ce qui m’anime, c’est que je pourrais peut-être travailler avec des gens en qui j’ai confiance. Des gens qui ont toujours cru en moi depuis près de 10 ans. Je ne peux pas abandonner l’écriture du jour au lendemain, je sais que ce serait idiot.

Il faut donc arrêter de s’en faire pour ceux qui ne nous ont pas encouragés dans une aventure douloureuse. Ils ne comprennent pas l’engagement. Il vaut mieux alors se tourner vers autre chose, quelque chose qui ne concernera pas ces gens-là. Après tout, il faut continuer à être utile dans d’autres domaines. J’ai envie de rester quelqu’un de positif, de ne pas m’apitoyer sur mon sort.

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On reste donc dans l’optimiste. Et on ne lâche pas la bataille. J’en profite même pour demander votre aide, chers lecteurs. Si chacun d’entre vous communiquait avec leur bibliothèque pour suggérer mon roman dans leur collection, ce serait un geste généreux et gratuit. N’hésitez donc pas à demander mon livre à votre bibliothécaire. Et, évidemment, mon livre est toujours en vente sur ce site, si vous voulez m’encourager. Après tout, ce sont toujours les lecteurs qui font la réussite de l’écrivain. À vous de jouer.

*** Les photos utilisées sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe***
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05 avr 2014

Critique de L’Ivre de Lire

Livre de lire - Critique Peut-être jamais Maxime Collins

Critique du roman « Peut-être jamais » sur le blogue de L’Ivre de Lire.

Extrait:

« C’est un roman qui m’a fait du bien, car, même s’il est parfois particulièrement dur, il m’a aussi
parlé d’amour : d’un amour fou et incroyable, un amour qui peut certes être destructeur, mais qui,
aussi, nous aide à dépasser les moments difficiles pour, toujours, aller de l’avant et se réinventer. »

J’aime

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03 avr 2014

Making of [Final]

Je ne continuerai pas ma suite de making of, puisque le roman est déjà sorti. Je préfère vous laisser la chance de tout découvrir par vous-mêmes.

En final à ces publications, voici un montage-photos maison (indulgence pour le montage merci!).

C’est maintenant à vous de juger par vous-mêmes de l’oeuvre offerte.

 

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03 avr 2014

Lu et approuvé!

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La librairie Carcajou a lu et approuvé le roman « Peut-être jamais ».

Le roman a également fait son apparition dans toutes les librairies Renaud-Bray.

Vous pouvez acheter le roman directement de moi (pour une dédicace) en format papier ou numérique, je vous invite à visiter mon site www.maximecollins.com. Je vous encourage toujours plus à acheter le roman directement de moi (le prix est sensiblement le même + les frais postaux).

Merci de m’encourager dans cette aventure!

Oui, je reviendrai sur mes impressions de lancement très bientôt, avec texte et photos!

J’ai besoin de me reposer, en fait.

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27 mar 2014

CHAPITRE 4 : 2006 [MAKING OF]

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L’ÉQUIPE TECHNIQUE

Quand on pense au travail d’une bande-annonce, il faut également songer au travail derrière la caméra. Plus d’une personne ont participé au déroulement du tournage, et elles étaient tous essentielles au processus. Que ce soit au niveau de la caméra, du maquillage, du chronomètre ou même pour les photos du making of que j’affiche présentement, je me dois de remercier toute cette fabuleuse équipe.

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Philippe Franche, DOP             Mathieu Blanchard, Réalisateur               Margaux Davoine, Scripte

0319-jade_nicolas1-MO-LRJade Tousignant, Maquilleuse, en compagnie de Nicolas Gendron

0313-Jade_lili-MO-LRJade Tousignant en compagnie de Lili Gagnon

0310-mathieu_cam-ascenceur2-MO-LRNicolas Gendron regarde une scène précédemment tournée en compagnie du réalisateur Mathieu Blanchard et du caméraman Philippe Franche.

0075-philippe1-MO-LRPhilippe Franche, DOP 

Évidemment, je tiens à remercier chaleureusement le Photographe de plateau, Pierre Cavale, qui n’a bien sûr pas de photo de lui sur les lieux du tournage, puisqu’il était responsable de les prendre. Je lui emprunte donc une photo de lui-même sur son site, www.pierrecavale.com, et j’ai choisi cette photo avec une guitare, car Pierre présentait dernièrement un court-métrage où il a également composer la chanson-titre que vous pouvez écouter et acheter ici!

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Pierre Cavale, Photographe de plateau


 

CHAPITRE 4: 2006

 

 

J’ai choisi la pièce Morning Mist de Sébastien Schuller, parce que, pour moi, cette chanson me ramène sans cesse à l’exil, à cette décision volontaire de partir pour refaire sa vie dans un ailleurs inconnu. Que ce soit pour un laps de temps défini ou pour la vie, il y a dans ce geste un courage et une détermination que je ne peux qu’admirer. Et, il y a la fuite, car elle est inévitable, et souvent, j’ai un peu l’impression qu’on ne sait pas toujours ce qu’on fuit. Mon personnage de Gabriel est un peu dans cette situation, mais cette « fuite » l’aide à en apprendre plus sur sa vie et ses désirs. Cette fuite devient le déclic dans la création de son avenir. Il faut parfois que les gens nous manquent avant de comprendre leur réelle place dans notre vie. La distance créée par le voyage permet ce genre de constatation, une constatation bien plus efficace qu’une rupture, par exemple, qui, elle, n’offre plus de retour vers l’arrière ou de nouvelle chance.

 

This time if it’s hard to describe
How in your strange dreams you soar
You hear this call
On your own
When you stroll away
The wind’s blowing (it’s blowing)
Drives you home
When you stroll away
When you’ve lost trust and faith
What was strong on your mind
The wind’s coming to take you
And it drives you at night
Morning Mist – Sébastien Schuller


 

« Il était soudain tout ce que j’avais toujours souhaité; petit (il ne prenait pas trop d’espace dans le lit), imberbe (sa douceur de bébé me faisait déposer mes lèvres partout sur sa peau) et son sexe, idéal, un contraste démesuré par rapport à la taille de son corps. On aurait dit une déformation, une maladie, un cancer qui aurait poussé pour rejoindre le sol. Quand il se levait pour s’habiller, je le fixais en retenant mon souffle. Puis, c’était plus fort que moi, je devais lui susurrer: «Décalotte-la!» Parfois, il obéissait, mais souvent, il se fâchait. Il me répétait qu’il était celui qui donne les ordres, que je pouvais bien quémander, mais qu’il avait toujours le dernier mot. Tout ce qu’il me disait s’ajoutait à mon excitation déjà prenante. Je buvais ses paroles comme des règles d’autorité que je ne devais jamais enfreindre. Il était roi et maître, mon plaisir devait passer par le sien, car c’était bien là la définition de mon rôle, un rôle qui me faisait ouvrir la bouche et les jambes. Impossible de me refuser à lui. Le désir de le voir nu, la pulsion de le toucher «là», de remonter les doigts vers son gland pour jouer avec l’urètre et tenter de recueillir une goutte de liquide transparent; une victoire bien méritée que je portais directement à mes lèvres, comme s’il s’agissait d’un miel rare. Devant mes gestes, Luc continuait à me fixer d’un regard sévère qui me bouleversait. Parfois, il lançait un sourire satisfait et, s’il ouvrait la bouche pour me dire que je faisais du «bon travail», j’en perdais tous mes moyens.» p. 91 

 

*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau, de Philippe Franche, DOP et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***

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25 mar 2014

CHAPITRE 3 : 2005 [MAKING OF]

regardsJean-Philippe Richard (Luc)                                                                 Nicolas Gendron (Gabriel)

« Une fois sa besogne terminée, il a placé sa main sur mon visage, celle-là même qui venait de tenir son sexe, puis ses lèvres sont venues retrouver les miennes. Il embrassait bien. J’étais étonné. Tous les hommes que j’avais embrassés auparavant ne trouvaient jamais le rythme adéquat pour échanger un baiser. Trop rapide, trop lent, trop gluant, trop sec. La comparaison avec Sébastien était flagrante: pas de dents qui se cognent, pas de langue qui veut violer ma gorge. Quelque chose de simple, d’une douceur humide et érotique, bien dosé, près de la perfection. Une érection déformait mon jeans et je ne voulais plus m’arrêter. S’il n’y avait pas eu de neige au sol, je crois que nous serions tombés sur le gazon pour nous dénuder entièrement. Mais Luc a cessé l’action d’un geste sec.» p. 67


I know when all’s said we’re the same
If I could I would leave it all be
No chance to move backwards and see
Take it all in stride
Speak don’t confide
We barely had a case
It’s done before we try
Stop and end by night
A desert in your face

 

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LES FIGURANTS

S’il y a quelque chose d’essentiel à toute fête, ce sont bien ceux qui y participent. C’est déjà complexe de réunir des gens lors d’une même soirée, alors un dimanche après-midi pour une simulation de jour de l’An, c’était un exploit. Pas toujours facile de gérer un plateau d’une quinzaine de personnes, mais beaucoup de fous rires et une bonne ambiance. Dans les faits cocasses, j’ai revu une amie de la garderie que je n’avais pas vu depuis 20 ans. J’ai également rencontré un mec avec qui je devais parler depuis au moins deux ans sur le web. Ça ajoutait au plaisir du tournage. En prime, une scène de champagne complètement folle qui éclabousse les murs et les gens: une seule prise, celle que vous voyez dans la bande-annonce. Nous n’avons pas osé recommencer, car il y avait vraiment du champagne jusqu’au plafond! Encore un gros merci à Élisabeth et Simon de nous avoir prêté les lieux de leur appartement!

Capture d'écran 2014-03-24 18.57.02Beau jet, n’est-ce pas? J’aime surtout Maryline en mode totale protection!

Merci encore à  :

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*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***
 
 

 

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24 mar 2014

CHAPITRE 2 : 2004 [MAKING OF]

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« La musique vient de prendre toute la place. Elle s’infiltre en nous comme une décharge électrique qui veut retrouver la terre. Un écran affiche l’heure sur la scène principale. Décompte final dans cinquante minutes. À vue d’œil, nous sommes peut-être deux ou trois cents personnes.
J’élargis le cercle pour inclure tout le monde, même Thomas, qui se dandine sur ses souliers et refuse la main de Charlotte qui veut le faire danser. Nous plaçons les sacs des filles au milieu de notre cocon. Nous venons de trouver notre «spot», le lieu où nous nous rejoindrons toute la soirée, même quand nous ne comprendrons plus rien de ce qui se passe. Les sons crachés par les énormes haut-parleurs deviennent stridents, comme une sirène d’ambulance qui repasse sans cesse sur le même coin de rue. C’est l’heure de consommer, d’en rajouter sur ce qui a déjà été avalé.» p. 46


 

It must have turned fast, ‘cause I did not see it come
I must have gone far, used to move so fast
Sing me again, make me sure you’re there
But I don’t have the easy touch, no I’m not strong at all
I turned to the worried kink when I had something, something

 

J’ai choisi la pièce Under a Silent Sea de Loney Dear, d’abord parce que c’est une chanson qui réussit à réunir des éléments de folk et de trance d’une façon plutôt intéressante. C’est surtout un rappel de l’univers des raves, cet univers si magique dont ne peut se souvenir qu’une toute petite tranche de la population. Rien à voir avec les after-hours d’aujourd’hui. Pourtant, dans toute euphorie, la vitesse des événements peut parfois engendrer des conséquences irréversibles. J’aime ce chapitre, car il fait écho au précédent en ramenant une scène dans un bain. Quand j’y repense, je devrais peut-être analyser ce retour constant du bain dans mon roman. Il s’y passe des choses bien décisives.

 

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S’il y a un travail pour lequel j’aurais perdu mon emploi sur-le-champ en plein plateau, c’est bien celui de « claquiste ». On avait beau me répéter la manière simple de le dire, mon cerveau ne voulait pas enregistrer la règle. On me l’aurait chanté en comptine que j’aurais réussi à me fourvoyer en mélangeant les scènes et les prises. J’ai l’air à mon affaire sur le cliché, non? En fait, je suis sûrement en train de demander pour une ixème fois ce qu’il faut dire en premier!

 

*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***
 
 
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22 mar 2014

GENÈSE + CHAPITRE 1 : 2003 [MAKING OF]

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GENÈSE

J’ai commencé à écrire l’ébauche de Peut-être jamais en septembre 2009. J’aimerais bien pouvoir dire que les souvenirs sont flous, mais ce serait me commettre dès le départ. Je me rappelle de tout. Impossible d’oublier cette recherche destinée à trouver un peu de réconfort (de recul) dans ma vie personnelle qui volait en éclats. Je savais que si j’écrivais le quotidien comme à l’époque de mon blogue, j’allais tout envoyer valser d’ici quelques mois, voire une année, tout au plus. Il me fallait un repère, un appui, quelque chose d’un peu plus heureux que cette réalité que je voulais fuir de toutes mes forces.

Du plus loin que je me rappelle, j’ai toujours été fasciné par les jeux de pouvoir. Des jeux anodins qui deviennent sérieux, qui demandent des investissements et qui provoquent des émotions qui dépassent les sentiments de plaisir ou de colère.

Des expériences qui marquent pour la vie.

J’ai voulu imaginer une histoire remplie de tendresse, de partage et de compréhension. Pour créer une fiction paisible vers laquelle me retourner en pensant au passé. Garder une trace inutile, un testament qui n’allait rien m’apprendre sur moi-même. Je savais pourtant que le plus beau des sourires cache souvent une immense dévastation.

OK. Il fallait cesser la bullshit. Gratter des coins obscurs. Visiter des lieux morbides. Vomir d’un coup sec.

Peut-être jamais a pris son erre d’aller à cet instant.

Il ne restait qu’une seule préoccupation encore lointaine à ce moment-là: « Il faudra assumer en temps et lieu. »

Ouin, ben, on est rendu là.

*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***
 

À propos du concept de bande-annonce pour un roman: 

Réaliser une bande-annonce pour un roman peut paraître étrange, voire risqué, mais mes écrits étant très cinématographiques, j’ai imaginé cette bande-annonce de nombreux mois avant sa création (même la musique qui l’accompagne d’ailleurs, ce fut tout un parcours pour obtenir les droits, mais c’est un bel accomplissement). Pour moi, il était essentiel qu’il y en ait une vidéo promo, comme il y en avait une pour mon roman précédent. Je considère que c’est une carte de visite propre à un auteur, et si on peut y arriver, pourquoi s’en passer? Certains diront que ça gâche le plaisir de la lecture, car on imagine alors les acteurs en lisant le roman. Je n’y crois pas tout à fait, et même si c’était le cas, ça ne me choque pas outre-mesure. Nous avons fait le pari de brouiller plusieurs pistes pour éviter de trop en dire, tant au niveau des personnages qu’à propos des scènes. Je crois que le montage en accéléré est également un bon allié. Au final, j’ai voulu offrir une ambiance, une façon d’avertir le lecteur que l’univers qu’il s’apprête à visiter contient quelques éléments qui pourraient peut-être en déranger certains.
Je considère également la bande-annonce en elle-même comme un exercice de style, même comme une lecture du roman (et il y a autant de lectures possibles qu’il y a de lecteurs). Voilà pourquoi j’ai été très heureux de recevoir l’aide de Mathieu Blanchard, de tous les acteurs et de toute l’équipe technique sur le plateau. Ce fut deux jours de tournage qui se sont déroulés en vitesse, où j’ai appris à connaître des gens, à prendre le pouls d’une équipe soudée, à analyser divers enjeux, à donner parfois mon avis. J’en retire donc une expérience très positive, car, contrairement à la bande-annonce réalisée pour Comme si de rien n’était, ici, j’avais les deux pieds dans l’action, et je dois avouer que le sentiment de grande famille est quelque chose d’appréciable, surtout quand on s’arrête un instant pour se souvenir que tout ce travail est dans un seul but, soit de réaliser une sorte de publicité ou de carte de visite pour un roman que l’on a soi-même écrit. C’est donc avec fébrilité, nervosité et émotion que j’ai vécu ce tournage original.
 

CHAPITRE 1 : 2003

autoNicolas Gendron (Gabriel)    Antoine Portelance (Sébastien)       Lili Gagnon (Sarah) 

 

 

 


 
 

J’ai choisi la pièce Almost Forgot Myslef du groupe Doves, car ce premier chapitre expose le sentiment d’invincibilité qui découle de la liaison des trois personnages. Ils finiront même par en oublier leur individualité au profit de leur expérience.

 

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« Tout de suite, Sébastien prend la main de Sarah. Je les laisse faire, j’aime qu’ils agissent ainsi en public. C’est comme si j’étais témoin de l’amour que j’ai pour eux. [...] Sur la banquette de cuir démodé, je les laisse s’asseoir devant moi. Petit rituel qui me permet de ne rien rater du spectacle. [...] C’est comme si je regardais une vie se dérouler devant moi, une vie où je me retrouve dans l’ombre d’un couple « normal ». » p. 18-19

 

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Voir la scène du bain se dérouler devant mes yeux m’a replongé dans un état similaire à celui que je vivais en période d’écriture. L’incongruité de la situation en contraste avec le confort évident des protagonistes représentait pour moi une expérience esthétique considérable. De la revivre, ainsi jouée par des acteurs, m’a permis d’explorer à nouveau cette profonde rupture entre ce qui, pour certains, représente un tabou, et qui, pour d’autres, symbolise le naturel du quotidien.
 

 

Avec Antoine Portelance sur un plateau, impossible de s’ennuyer. Blague sur blague, jeux de mots et autres réflexions grivoises lors des scènes plus intimes, j’ai quand même ressenti que ça cachait une petite timidité concernant le rôle de bisexuel qu’il jouait. Et ça m’a donné une nouvelle perception du travail des acteurs, je salue d’ailleurs leur cran, car il fallait oser et se lancer, jouer la passion et la rendre crédible. Je n’avais pas tout de suite compris l’engagement qui pesait sur les épaules de Nicolas Gendron. Même si je crois que le lecteur peut dissocier l’acteur du personnage du roman, les associations et les traits physiques peuvent se transposer pour certains lecteurs qui viendraient tout juste de visionner la bande-annonce avant leur lecture. Pas que je m’en lave les mains, mais c’est comme si mon bon ami Nicolas partageait soudainement le poids que je traînais seul derrière moi! Après tout, impossible de le cacher : romans, autofictions et parfois même essais utilisent un « Je » que plusieurs considèrent souvent à tort comme le « Je » de l’auteur et non du personnage. J’ai déjà élaboré ma réflexion sur le sujet [DE LA VALEUR LITTÉRAIRE DE L’AUTOFICTION].
Je me cache partout dans mon livre, mais je n’y suis nulle part.

 

trois« Posséder. C’est bien le mot juste. Quand je possède Sarah, j’oublie tout. Elle est à moi, elle m’appartient, et son sexe qui m’avale épouse l’ondulation de mes mouvements. Mais si Sébastien me possède, j’oublie mon identité. Je ne suis plus qu’une chose entre deux mains masculines. J’ai souvent tenté de comprendre pourquoi j’aimais dominer la femme, mais me soumettre à l’homme. On dirait un instinct animal. Et, pendant que mes amis se saoulent ou se droguent dans les fêtes étudiantes, moi, je m’abandonne au plaisir. À chacun ses dépendances.»
p. 19

 

 

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21 mar 2014

LE MAKING OF DE LA BANDE-ANNONCE DE PEUT-ÊTRE JAMAIS (À DÉCOUVRIR DURANT LES ONZE PROCHAINS JOURS!)

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Il ne reste que 11 jours avant le lancement de mon roman Peut-être jamais, et ce genre de « deadline » ramène toujours une espèce d’angoisse chez moi; des souvenirs, de la nostalgie, et un retour vers l’arrière. Au lieu d’écrire des statuts mélos comme j’ai pu le faire dernièrement sur Facebook, je préfère revenir vers quelque chose de plus joyeux. En fait, je viens de recevoir les photos qui ont été prises sur le plateau de tournage de la bande-annonce du roman.

C’était prévisible; de voir des scènes du roman tournées devant moi, ça allait définitivement me mettre à l’envers, ou du moins, me rappeler certains chapitres que j’ai écrits, des scènes parfois très collées à ma propre vie. Je le répète souvent, mais ce roman, c’est un retour de 10 années vers l’arrière, alors je ne pouvais être qu’ému lors du tournage.

Comme certaines prises se présentent en accélérées dans la bande-annonce, c’est aussi une façon d’expliquer les choses, de faire des liens et de partager mon feeling sur tout ce que vous voyez dans la bande-annonce.

À partir d’aujourd’hui, et pour les 11 jours à venir, je vous propose mes impressions sur le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais, mais aussi du contenu exclusif, comme chacune des chansons utilisées pour chaque chapitre, des photos « derrière la caméra » lors du tournage et des extraits du roman. Dès 6h00 du matin chaque jour, apprenez-en davantage sur cette aventure qui aura duré près de 5 ans!

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13 mar 2014

En Europe!

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Ça y est, le roman Peut-être jamais a fait son apparition en Europe!

Les Parisiens peuvent directement aller le chercher sur place, à la Librairie du Québec à Paris, au 30, rue Gay Lussac.

Plus de renseignements: Peut-être jamais à la Librairie du Québec à Paris

Les européens qui désirent acheter le livre peuvent aussi le commander directement de la librairie.

Ceux qui désirent une dédicace de ma part peuvent me contacter ou acheter directement leur copie sur le site de vente du roman, qui se trouve ici: Vente du roman Peut-être jamais de Maxime Collins (dès le 31 mars)

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