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03 mai 2015

Pas encore tout à fait «ça»

updown

Il y a de ces moments dans la vie où tout peut basculer d’un côté positif ou négatif. J’ai vécu ce genre de semaine. Une longue semaine qui a commencé dans un down très intense… parce que j’ai fait du binge watching pour me taper les 2 saisons complètes de la série Nouvelle adresse.

J’en avais déjà parlé lors des premiers épisodes de la série; je ne m’y retrouvais pas et je trouvais le sujet trop dramatique pour vraiment embarquer. J’ai redonné une chance, et même si le sujet, qui ne fait que devenir de plus en plus dramatique, m’était connu, j’ai fini par être complètement absorbé. Avec la finale de la deuxième saison, je suis très satisfait et j’ai hâte de voir la suite. Je dois avouer que je m’étais beaucoup plus accroché aux histoires secondaires qu’à l’histoire principale. Beaucoup de vérités et de réalité dans cette série. Je reviens donc sur mes paroles et je la suggère fortement.

Revenir sur mes paroles, je le fais de plus en plus souvent. Je pense que c’est signe de sagesse et du fait de vieillir aussi. Je pense surtout à mon entraînement pour perdre du poids. Je croyais, naïvement peut-être, que le gym 4 fois par semaine allait régler mes problèmes, mais force est de constater que ce n’est pas encore assez. Je croyais que de réduire ma consommation d’alcool allait aider aussi, ce n’est pas assez non plus. Je comprends de plus en plus que pour atteindre ses buts, il faut travailler, puis s’arrêter pour analyser les résultats. La plupart du temps, on se rend compte que même si on travaille fort, ce n’est pas encore tout à fait ça. Ce n’est pas assez. Je me suis donc rendu à l’évidence. Il faudra en faire plus. Encore plus. Je dois avouer que ça me fait un peu peur, mais je n’ai d’autres choix que de repousser les limites des limites que je pensais acceptables. Même mon cousin m’a proposé d’aller courir sur le Mont-Royal avec lui. Je hais la course. Mais je pense que je n’ai plus le choix. Alors, on va travailler là-dessus dans les prochaines semaines.

Je reviens aussi sur mes paroles à propos des amis. Je dois avouer que je pensais que ça y était de mes anciennes relations. J’allais un peu à reculons à cette fête du vendredi soir. Mais j’avais tout faux. Encore une fois, je me suis trompé, car j’ai passé une excellente soirée en compagnie de gens, qui se sont éloignés, certes, mais qui restent encore très importants pour moi. J’espère que ce sera l’adage d’un été prometteur à venir. Je suis toujours plein d’espoir quand la saison estivale s’amène. Ça ne fonctionne pas toujours comme je le veux, mais ma nouvelle maxime est de faire le plus d’efforts possible pour en arriver à être heureux dans tous les domaines de ma vie.

Mon chum ne cesse de me rappeler que seuls le présent et l’avenir comptent. Je travaille encore à oublier le passé. Et je sais que dès que la drogue est en jeu, c’est ce passé qui revient me hanter ou m’exciter si facilement. La coupure est bien là, mais on a tous des moments de faiblesse. Il faut que je me dise que ces moments ne sont que passages, presque créés par ma faute.

La semaine passée, quelques jours après ma dernière entrée sur ce blogue, Facebook a une nouvelle fois banni ma publicité pour mon roman. Cette fois-ci, je ne peux même plus afficher la bande-annonce sur ma propre page personnelle. C’est ridicule, mais bon, c’était aussi le temps de prendre une décision logique par rapport à mon roman. Il a déjà plus d’une année sur le marché, je crois qu’il est temps de passer à autre chose. Il me reste une dizaine de copies. Je n’ai pas de doute, je les écoulerai facilement. Mais ce sera ensuite terminé. J’aurais bien voulu atteindre le chiffre magique de 1 000 exemplaires vendus. Mais je me contenterai de 850 copies, et avec le sourire.

Le temps passe, les projets du passé doivent s’effacer aussi pour laisser la place à d’autres objectifs.

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21 avr 2015

Nouvelles en vrac

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Bonjour à tous! J’espère que vous allez aussi bien que moi! Je dois dire que je suis très heureux ces temps-ci, et c’est en partie grâce à Facebook, parce que pour le moment, ma bande-annonce n’est pas censurée sur le réseau. Je croise les doigts pour que ça dure!

J’essaie d’être optimiste, même si je sais que c’est probablement une question de temps avant que Facebook revienne sur sa décision. Donc, j’en profite le temps que ça passe! Et je dois avouer que je suis plus que satisfait de la réponse des gens. Beaucoup, beaucoup de livres sont vendus à partir de mon site www.peut-etre-jamais.com et sur Amazon aussi. Ça me fait chaud au cœur de voir que même après une année entière, le roman Peut-être jamais continue à avoir du succès! Je reçois énormément de commentaires positifs sur la lecture du livre et c’est toujours un plaisir de lire vos appréciations. Je me sens choyé. Je suis également étonné de la tranche d’âge touchée par le texte, ça varie vraiment entre 18 et 70 ans, et c’est un excellent indice pour moi! Tout ça me met dans un questionnement un peu délicat, vaut-il mieux disparaître pendant que le buzz est là ou continuer jusqu’à ce qu’il s’atténue? En d’autres mots, est-ce que je dois continuer la promotion et recommander des copies, c’est un peu ce que je me demande présentement. Le marché français est très actif par rapport à mon livre, et si vous saviez tous les coins où je l’envoie… j’apprends quasiment un peu plus ma géographie de la carte de la France chaque jour!

Dans les autres nouvelles, je dois avouer que je vais très bien. Je travaille de plus en plus sur mon corps, je me façonne une santé, je m’éloigne de mes vices, et tout va très très bien. Les réparations dans mon appartement sont terminées, je vis des soirées très intéressantes avec les amis, tout va bien dans mon couple, et j’ai complètement mis de côté mes histoires du passé. Mon psy m’a envoyé des fleurs et est fier de moi. C’est flatteur.

Mais vous me connaissez, je me méfie toujours de ces moments d’allégresse; on ne sait jamais quand la montagne redescend. Alors, pour le moment, je profite et je vis. C’est tout ce qui importe! Merci encore à tous pour vos bons mots sur mes écrits. Je sais que je suis choyé.

N’oubliez pas, vous pouvez aimer la page Facebook de Peut-être jamais!

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14 avr 2015

La stabilité

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Nous y voilà, donc. Rendu à cette stabilité, précaire, certes, mais n’empêche. Elle est là, à ma portée, et ces derniers jours m’ont fait comprendre qu’il n’en tenait qu’à moi à l’accueillir à bras ouverts.

Pas toujours facile, évidemment. Mais j’en suis à un moment de ma vie où la liste de mes excès et de mes côtés excentriques s’achève. Peu à peu, les lumières d’alarme s’éteignent. Toute ma vie, je devrai me surveiller et être un peu méfiant, surtout lors de ces moments, où justement je pense avoir repris le dessus sur ma vie. Nous sommes tous des êtres complexes, mais certains prennent des chemins plus sinueux que d’autres. Je fais partie de cette catégorie, et bien que j’ai adoré ce que certains excès ont provoqué dans ma vie, il y a une balance, une certaine stabilité à respecter.

Je n’en prends pas conscience simplement à cet instant, mais la réflexion semble tout à coup plus palpable. Est-ce un leurre? Seul le temps le dira. Pour le moment, ce que j’en dirais, c’est que je possède tous les éléments nécessaires pour me forger une vie plus saine, et quand je dis ça, j’entends surtout moins « alcoolique ». Il m’arrive encore de boire seul, par moment, parce que j’ai toujours éprouvé un plaisir dans cette activité, mais j’ai drastiquement diminué les fréquences. J’arrive au point où je me rends compte que ce n’est plus nécessaire. Ce n’est même pas une « écoeurantite », c’est surtout un ennui et un désintérêt.

Et pourtant, vendredi soir, debout devant la cuvette de l’Olympia, j’ai vomi. Vomir ne m’arrive que très peu. Et je sais très bien que la cause de ces vomissements a été provoquée par le vin cheap vendu là-bas. Bon, le gin ingéré au préalable n’a pas aidé ma cause. Mais je me suis rendu compte que j’ai raté complètement le concert de Damien Rice, aux toilettes ou dans les vapes. Mais qu’est-ce qui me pousse autant à boire pour apprécier un concert? Je me suis souvent posé la question. C’est très difficile à expliquer, mais ça remonte à très loin, quand j’étais tant absorbé par la musique que je sentais mon cerveau décroché vers l’arrière et vivre le rythme. Ce genre d’occasion n’arrivait que peu souvent, mais quand ça me prenait, c’était toujours sous influence. Je me rends compte que j’ai longtemps (trop longtemps) voulu reproduire cette sensation. Le hic, c’est qu’en vieillissant, même si la musique occupe une place très importante dans ma vie, je ne peux plus m’y abandonner comme dans ma jeunesse. C’est peut-être mon état d’adulte qui transforme le tout, qui ne me permet plus de m’abandonner autant, mais j’ai eu beau tout essayer, impossible de revivre ces abandons du passé. Soit j’en ressors frustré et je trouve le concert nul, soit je perds la carte et je ne me souviens plus du moment. Rendu là, outre être malade et perdre beaucoup d’argent, je n’y gagne absolument rien. Il faut donc se rendre à l’évidence; à quoi bon?

Dernièrement, j’ai beaucoup discuté avec mon copain de ces dépendances qui tournent autour de moi et qui font des déplacements. J’ai parlé de la cause de mon excès. Avant, je les mettais sur la faute de mon ex. Consommer pour me retrouver dans le même genre de situation que je vivais jadis. Vouloir revivre des instants mentalement, absorbé par une substance quelconque. Tenter de retrouver un lien, même embrouillé, avec la vie d’avant, avec ce que je désirais encore au fond de moi; être dominé, sans savoir réellement pourquoi. Trouver dans la sexualité sous influence un regain d’énergie, de perversion, de satisfaction. Mais je suis loin de cette époque, je suis rendu ailleurs. Le passé ne m’intéresse plus. L’écriture de mon roman a tout effacé pour tout réécrire. Je me rends compte que je n’ai plus besoin de m’embrouiller l’esprit pour vivre. Cet espace-temps de ma jeunesse adulte n’a plus sa place dans la vie que je veux mener aujourd’hui.

Et puis, consommer voulait aussi dire s’échapper. Se sauver de l’absence de l’autre. S’éloigner de la douleur de la perte. Mais le cliché prévaut; le temps arrange les choses. Pas facilement. Mais l’idée de la perte finit par faire son chemin et on passe à un autre appel.

J’aurai toujours un certain plaisir à m’enivrer. Je crois que c’est en moi. Ça peut s’atténuer, mais disparaître complètement? Je ne suis pas convaincu. Et ce n’est pas mon but non plus. Je suis surtout à la recherche d’un équilibre. Et je veux de plus en plus m’expliquer les raisons qui me poussent à boire. Je pense que c’est un pas dans la bonne direction.

Ça fera bientôt un an que je consulte un nouveau psy. D’abord, pour mes problèmes liés à mon poids et mon acceptation physique. Mais très vite, les sessions se sont orientées vers mon passé et ce qui me poussait à agir ainsi. En ce moment, je considère que je reprends le contrôle. C’est un contrôle fragile, je dois le guetter souvent, car la dérape n’est jamais bien loin. Elle ne sera jamais bien loin, car elle est une réponse facile aux difficultés quotidiennes. Mais le simple fait de ne plus avoir l’envie de me détruire pour me prouver que j’existe ou que j’ai existé est une bonne nouvelle. Et l’essentiel, c’est que je ne regrette rien. Déjà, ça ne sert pas à grand-chose d’avoir des regrets, mais surtout, toutes ces spirales malsaines m’auront amené à être celui que je suis aujourd’hui. Et présentement, je me sens complet.

Certes, ce n’est pas une partie de plaisir tous les jours. Je me bats toujours avec mon poids, avec ce corps dont je ne suis jamais réellement satisfait. Mais j’y vais étape par étape, petit pas par petit pas. Il ne sert à rien de devenir drastique et de replonger dans quelques semaines. Je travaille donc sur ma mentalité, sur mes besoins dans la vie, et non pas sur mes dépendances. Les dépendances sont comme l’argent; parfois on en a beaucoup, à d’autres moments, c’est plus serré. C’est donc une recherche de stabilité qui m’accapare. Et je suis loin d’être à plaindre à ce niveau. J’ai un chum qui m’aime, une famille qui m’apprécie, un environnement de travail agréable où je suis reconnu à ma juste valeur, des amis qui importent, une alimentation saine et beaucoup de sport.

C’est ainsi que se dessine mon avenir. En équilibre. Et c’est ce que je recherche à présent. Une vie saine, tournée vers l’avenir, mais surtout vécue au présent.

J’ai fait du chemin depuis 2012. Je dis 2012, car c’est l’année qui coïncide avec la fin de l’écriture de mon roman, et tout ce qui s’en est suivi par la suite. Je ne suis plus le gamin que j’étais. La trentaine m’a rentré dedans assez durement, mais je crois que je réussis peu à peu à surmonter le vide et l’angoisse de ne pas savoir quoi faire de ma vie. Il y a quelque chose de satisfaisant à accepter notre place; l’endroit où nous sommes rendus, les défis qui s’amènent. En quelque sorte, je suis en paix avec moi-même et mon présent. Et ça, c’est très rare pour un être de mon genre.

J’ai perdu beaucoup d’illusions depuis quelques années. Entre autres que les gens autour de mon univers resteraient là à jamais. J’ai cessé de croire que je pouvais figer mon existence et continuer à la vivre de la même manière. Les gens changent, même s’ils restent un peu identiques. Ceux qui naviguent autour de mes eaux le prouvent clairement. Les rencontres, les expériences, les habitudes; tout cela est sans cesse en mouvement, et je l’accepte. C’est ainsi, on ne peut rien y changer.

Ça me fait un énorme bien de lâcher prise. De me dire que je ne peux pas tout contrôler. Et c’est la réalité. Je ne peux pas tout contrôler. J’accepte donc de ne plus être le centre d’intérêt de certaines personnes, et c’est correct ainsi. Le déclic a eu lieu avec une certaine histoire avec ma cousine. On s’était brouillé pour quelque chose de pas nécessairement claire, et j’ai adopté l’attitude parfaite: les gens se brouillent, parfois ils ont leur raison qu’on ne comprend pas. Dans ce temps-là, il vaut mieux ne pas se battre, et surtout ne pas tenter de rapprochement trop direct (comme si on voulait régler le problème). Ceux qui importent reviennent. Et c’est un peu ma philosophie du moment. Moi, j’aime tout le monde. C’est souvent positif, mais ça peut devenir négatif, car je demande beaucoup de mes amitiés. Parfois, les chums de mes amies ne voient pas cela d’un bon œil. Avant, je me serais jeté dans la gueule du loup pour tenter de mettre cartes sur table et de régler le problème, mais avec le temps, je me rends compte que c’est justement ce qui fout la marde. Alors, il vaut mieux être patient, attendre que les autres se rendre compte d’eux-mêmes que je ne leur veux aucun mal et aucune négativité. C’est un peu triste, mais souvent, je constate que mon caractère fait en sorte que les gens qui me connaissent peu me jugent selon de mauvais critères. Ils pensent que je veux accaparer leur bien-aimé, alors que ce n’est aucunement le cas. Ça m’est arrivé par moment de vouloir régler tout ça, mais je me suis vite retrouvé dans une situation encore pire qu’elle ne l’était. Je pense qu’il faut laisser aller. Éviter d’envenimer la chose. Et puis, il faut bien l’admettre, j’ai passé l’âge de faire des crises d’amitié. Les gens ne nous appartiennent pas, et il faut que l’envie vienne d’eux, pas de moi. C’est la clé. Une clé qui me coûtera probablement quelques amis, mais je deviens plus sain d’esprit quand je ne m’embête plus avec des ouï-dire du passé. J’ai souvent eu le désir de sauver les gens. De vouloir recoller les morceaux brisés pour une phrase dite trop vite ou mal comprise. Ce n’est plus le genre de pression que j’ai envie de me mettre sur les épaules.

Il y a tant de gens adorables et agréables sur le chemin de notre parcours. J’ai décidé de lâcher prise sur les histoires négatives. Alors, voilà. C’est ce que je suis en ce moment, c’est ce que je vis de l’intérieur, et je suis en paix avec mon passé et mon présent. Le reste est de l’inconnu, et je serai toujours curieux de savoir ce qui s’en vient pour moi.

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31 mar 2015

Peut-être jamais fête sa première année avec une promo!

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Que le temps file! L’an passé à pareille date, j’étais extrêmement anxieux quelques heures avant le lancement de mon roman. Un an déjà…

Ce roman, c’était d’abord un gros pari envers moi-même. Je ne fais jamais les choses comme les autres écrivains, je suppose que c’est ce qui me démarque, mais je dois avouer que j’avais une certaine crainte à lancer un livre de la sorte. Non, je n’ai aucunement honte des scènes crues ou de tout ce qui est mentionné dans ce livre. Je me suis très bien éloigné du texte pour prendre le recul nécessaire et comprendre que je suis loin d’être le personnage principal de Peut-être jamais. Je me souviens que j’appréhendais beaucoup la réaction des gens et leurs associations avec ma propre vie. Maintenant que tout ceci est chose du passé, je peux regarder tout cela d’un autre œil, et il n’y a pas de doute, j’aurais pu me casser la gueule, y perde beaucoup d’argent, mais non, j’ai bien fait de me faire confiance et de plonger dans cette aventure qui n’a vraiment pas été de tout repos!

Quand on envoie un texte dans le public, on ne sait jamais réellement la réaction qu’il provoquera. Je pense que le pire, c’est qu’il n’y ait aucune réaction. Or, ce ne fut pas le cas avec mon roman, et je tiens à remercier encore une fois tous ceux qui y ont mis du sien. Derrière Peut-être jamais, il y a une équipe formidable qui m’a aidé à atteindre mon public, et j’en serai reconnaissant pour toujours.

Je tiens aussi à remercier les maisons d’édition qui ont lu le texte, même si certaines ont fini par le refuser. C’est en fait le plus beaucoup cadeau qu’elles pouvaient me faire, car j’ai trouvé une place très agréable aux Éditions de l’Interdit,  (merci à Chantal Morin!) et je dois avouer que je suis un auteur choyé, car je peux enfin l’avouer, ce roman m’a rapporté beaucoup. Au niveau monétaire, certes, mais aussi au niveau humain.

Je suis très fier de me retrouver encore sur les tablettes de Renaud-Bray et de Archambault, après un an (quand on sait qu’un roman ne dure que quelques mois dans les librairies habituellement, c’est une belle chance!) À ce jour, il se vend encore environ 50 exemplaires de Peut-être jamais par mois. Nous avons dépassé les 800 exemplaires vendus, et c’est grâce à la curiosité des lecteurs et à leur intérêt pour un livre différent de ce qui se fait dans le milieu.

Je tiens encore une fois à remercier certaines personnes qui ont eu beaucoup d’importance dans le marketing et le peaufinage de ce livre. Je pense à me belle Aimée Verret, qui a travaillé sans compter les heures, à Louis-Michel Guénette, pour la magnifique couverture, à Mathieu Blanchard et Nicolas Gendron, Jean-Philippe Richard, Lili Gagnon et Antoine Portelance, pour leur participation à la bande-annonce. Je pense également aux libraires, comme Billy Robinson chez Coop, à Pierre-Gabriel Dumoulin chez Archambault, à Monique Gervais chez Renaud-Bray, à Marilou Bernier chez Carcajou et à Françoise Careille à la Librairie du Square. J’en oublie sûrement beaucoup, et je m’en excuse.

Je voudrais également remercier les critiques. Ce sont d’abord eux qui ont propagé la bonne nouvelle en semant leurs critiques positives ici et là. Je pense à Rachelle McDuff du Journal Metro, à Léo Gagnon, journaliste chez Rive-Sud Express, à Benoît Migneault chez Fugues, à Lucie Renaud chez La Recrue du mois, à Yannick Ollassa de Livresquement Boulimique, à David Warriner chez Quebec Reads, à Lionel Clément chez L’Ivre de Lire et à Séb Hm de l’émission de radio Le Shower.

En rafale, merci à Philippe Schnobb, Éric Clément, Raymond Bock, Anna kriz, Frédéric Bouchard, Guillaume LT, Émilie Vincent, Laurent McCutcheon, Robert Bourdon, Pierre Cavale, Annie Primeau, Philippe Franche, Margaux Davoine-Ousset, Jade Tousignant, Simon Bernier, Élizabeth Simpson, Alexandre Trudel, Marilyne Houde, Michael Wall, Dany Mador et Émilie Richard.

Mais surtout, je voudrais remercier les 800 lecteurs qui ont semblé avoir eu beaucoup de plaisir à me lire. Tous les commentaires que j’ai reçus m’ont touché au cœur. Vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes des lecteurs spéciaux, qui vont au-delà des préjugés et qui aiment découvrir de nouveaux textes. Dans un monde où la littérature perd beaucoup d’intérêt chez le public, je me sens choyé d’avoir pu rejoindre autant de gens. Merci à vous, lecteurs, de m’avoir écrit vos commentaires, d’avoir partagé la bande-annonce et d’en avoir parlé autour de vous. Sans vous, le texte ne vit pas et il n’est qu’encre sèche sur papier ou tablette!

Le marché littéraire québécois est un petit marché qui décourage souvent les auteurs, mais vous m’avez tous montré qu’on pouvait être lu, même en étant un auteur émergent. Je le prends comme un acte d’amour et je vous remercie mille fois pour votre fidélité.

Enfin, je voulais remercier mon meilleur ami: Nicolas Pomerleau. Parce que je sais que c’est sur lui que j’ai déversé toutes mes craintes, tous mes projets de marketing et toutes mes appréhensions. Merci d’avoir été là au bon moment, de m’avoir motivé en me disant que ça allait fonctionner.

Et pour mes futurs lecteurs, en ce jour de célébration, je vous invite à commander votre exemplaire de Peut-être jamais. Pour fêter cette première année de publication, je vous offre mon roman en rabais pour un temps limité (cette offre se termine le 1er avril à minuit). En commandant votre exemplaire papier ici ou sur www.peut-etre-jamais.com, inscrivez le code promotionnel PEJ2015 dans la section «Ajouter des instructions particulières pour le vendeur» et vous obtiendrez 2.00$ de rabais sur votre achat. Le roman est aussi en promotion numérique chez Amazon (mobi) ou chez Kobo (epub) à moitié prix (4.99).

Merci encore à tous pour cette belle aventure littéraire!

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27 mar 2015

Tristesse et frustration

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C’était la même chose en 2012, ça venait me chercher autant, et force est de constater que même trois années plus tard, je suis toujours en criss de ce que je lis sur les réseaux sociaux.

J’ai mal à ma société québécoise présentement. Je ne peux pas croire qu’on en soit rendu là. Quand je lis sur Facebook que les manifestants l’ont bien cherché, ça me fout en rogne. Je ne peux pas croire que les gens soient si simple d’esprit, qu’ils en arrivent à une telle conclusion, sans se souvenir de leur propre époque. Allumez gang! Des manifestations, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours. Le seul changement, c’est que Charest a eu peur de la révolte des étudiants en 2012, et il a créé une loi de marde pour justifier les actes de violence des policiers. Et c’est tellement ironique; parce que les policiers sont autant contre les procédures du gouvernement que les étudiants. Si ce beau monde s’unissait au lieu d’obéir à des ordres d’un gouvernement libéral merdique… me semble que. Allumez, non?

Je n’arrive pas à croire qu’on puisse justifier le fait d’ouvrir le feu directement face à une foule (alors que la procédure pour séparer des manifestants est de tirer dans les airs ou au sol). Il faut être vraiment en manque de sensationnalisme et assumer son désir de violence intérieure pour poser un acte comme celui qui a été posé par l’agent qui a fait feu dans la face d’une manifestante étudiante. Même si elle était entourée de gars (c’est quoi ce raisonnement à la con là?).

Sérieusement, je trouve que le Québec fait de plus en plus pitié. Quand je lis des trucs comme « bien mérité » ou « elle avait juste à ne pas être là », ça me fout en rogne. Je ne veux pas faire d’amalgame facile, mais ce que je lis sur les réseaux sociaux, ça provient en grande partie des baby-boomers de 45 et plus. On voit qu’ils ont la mémoire courte. C’est vrai que c’est facile d’oublier quand on a tout eu pas cher et qu’on payait ses études à bas prix et sa maison 40 000$ max dans le temps. Ce manque de compassion m’attriste tellement. On juge les étudiants qui sont dans la rue en leur disant qu’ils ne savent même pas pourquoi ils y sont. Eh bien, laissez-moi vous dire que ça dépasse les frais de scolarité.

J’ai vécu en France. Savez-vous ce qu’ils faisaient les étudiants français? Ils empilaient des chaises jusqu’au plafond pour éviter tout passage d’étudiants dans l’école. That’s it! C’est à croire que les étudiants devraient devenir de plus en plus radicaux pour faire passer le message. Excusez-moi, mais ceux qui chialent le plus, ce ne sont pas eux, ce sont les vieux derrière leurs écrans. Et pourtant, ils ne comprennent pas qu’on se bat pour une cause qui assurerait des avantages à leurs petits-enfants. Je n’arrive pas à comprendre les « grands-parents » qui jugent les manifestations. N’avez-vous pas de petits-enfants? Ne pensez-vous pas à l’avenir de leur progéniture? Toute cette histoire qui se répète est désolante.

On aime tant notre individualisme. Dès qu’on est dérangé dans notre horaire, on chie sur ceux qui osent se lever de leur divan et aller manifester pour l’avenir de notre société. Lâchez TVA et la Voix pis ouvrez donc votre subjectivité un peu. Calice.

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13 mar 2015

Leave Joël Legendre Alone!!!

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Eh là, là, là, là. C’est à peu près ce qui est sorti de ma bouche hier, quand j’ai lu le grand titre du Journal de Montréal : « J’AI MENTI ». Je n’ai pas l’intention de revenir sur les diverses théories concernant une guerre de réseau où Monsieur Legendre serait une victime collatérale parce qu’il est passé de TVA à Radio-Canada. Je veux surtout m’attarder aux débilités que je lis sur les réseaux sociaux. Il faut que je pèse mes mots, parce que je suis à deux doigts de laisser échapper un « pauvre petit peuple québécois ». Et loin de moi l’envie de recevoir la pierre, en me faisant dire par quelques homophobes que c’est normal que je défende mes « frères ».

Sérieusement, qui suis-je pour juger? Et c’est un peu ce que chaque Québécois devrait se demander avant d’écrire une ligne sur Facebook. Je n’en reviens pas de cette propension à vouloir détruire l’autre, surtout quand un geste posé ne change, disons-le honnêtement, crissement rien à notre vie. Comme disait Simon-Olivier Fecteau, ça nous rend même le personnage un peu moins parfait, plus sympathique.

Et puis, si chaque Québécois se tournait pour observer de plus près son passé et ses folles années, je suis convaincu que plusieurs se reverraient dans les parcs, dans les champs, dans les boisés, dans les voitures, à faire bien plus que du necking. « Oui, mais il fait ça avec des inconnus!!!!! » de me répondre certains! Ma réflexion sur ce point; la petite amie de la St-Jean de 1999 qui t’a sucé dans les buissons, la connaissais-tu vraiment plus que ça? C’était peut-être l’amie d’une amie, mais je trouve que les gens ont la mémoire courte (ou veulent bien oublier leurs petites frasques). Le problème de Legendre? On ne lui a pas appris comment fonctionnait Grindr!

Je me rends compte qu’en plus d’être un peuple de chialeurs, on s’offense vraiment pour des babioles, et qu’est-ce qui en résulte? Une permission. Une pseudo-permission; car soudain des homophobes se sentent à l’aise de critiquer les gais et de faire des amalgames vraiment déplacés. Non, ce n’est pas parce qu’il s’est touché dans un parc qu’il aurait violé un enfant ou qu’il se serait exhibé volontairement devant lui. Il n’est peut-être pas futé d’avoir choisi un lieu de ce genre à 14 heures de l’après-midi, il a joué gros et s’est fait prendre (sans jeu de mots)! Et, je ne cautionne pas les branlettes en plein air, mais mon dieu, arrêtez de jouer les offensés pour si peu.

Si vous voulez vraiment être offensés, lisez mon livre à la place, c’est bien plus croustillant qu’une branlette dans un parc! Mais moi, évidemment, je n’ai jamais prétendu vivre un bonheur parfait et être blanc comme neige :)

Parlant de mes romans, c’est fait; Archambault vient de recevoir une nouvelle arrivée de la version de poche. Ça se passe ici pour acheter votre exemplaire! Vous pouvez encore trouver la version originale chez Renaud-Bray.

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26 fév 2015

Mars 2015 – Le défi

alcool

J’écris ces quelques mots dans une oisiveté déconcertante, parce que je suis encore dans les limites du deadline, oui, vous savez, ces fameux deadlines que je m’oblige à suivre quelques fois par année? Oui voilà…

Alors, ça y est. La décision a été prise hier après-midi. Je me suis beaucoup observé durant le dernier mois, et force est d’admettre que l’alcool occupe beaucoup trop de place dans ma vie (et dans mon bedon!) Je sais, je sais, je suis un adepte des solutions radicales, mais avec le temps, je me rends compte que je dois suivre une ligne dure, sinon je m’accorde trop d’écarts.

Quand je suis sorti du bureau de mon patron, un mélange de sentiments de peur et de soulagement s’est mis à me faire tourner la tête. Je venais de sceller un pacte avec moi-même; le mois de mars sera celui de la remise à neuf (lire de la remise en forme). J’ai changé mon horaire de travail pour y inclure le gym 5 fois par semaine. Du lundi au vendredi. Bon, je fréquentais déjà le gym 3 fois par semaine depuis 2 ans, mais ça ne servait pas à grand-chose, puisque je buvais mes efforts en fin de journée. Je dois inévitablement accompagner l’entraînement intensif d’une limite drastique au niveau de l’alcool.

Je ne suis pas maso non plus, je me suis permis un écart d’alcool lors de 4 soirées du mois de mars. Elles sont déjà planifiées et les numéros gagnants sont les: 6, 13, 14 et 20 mars. Certains trouveront peut-être que mon pari ne tient plus la route, puisque je me permets ces 4 jours de boire, mais come on, ceux qui me lisent depuis longtemps savent que la restriction n’est clairement pas mon amie! Alors il faut savoir doser!

Ce que je veux dire, c’est que ce ne sera pas facile. Parce que je suis un buveur solitaire. Eh oui, je bois et j’y prends plus de plaisir lorsque je suis seul. Je sais que je ne suis pas une exception dans cette situation. Je dirais même qu’en milieu social, je bois beaucoup moins pour mieux me comporter, mais chez moi, entre mes quatre murs, c’est le party! Reste qu’à 31 ans, il faut savoir choisir le last call!

Voici donc ma tentative, mais surtout mon défi des prochaines semaines. On s’entend que les prochaines 48 heures seront hautes en intoxication, mais ça fait partie de la game! Voyez-vous comment ça me stresse? Je n’arrête pas d’écrire en franglais! ahah!

Dans un autre ordre d’idées, cette nuit, j’ai rêvé que je me défendais. Je me défendais de ne pas avoir écrit une ligne depuis bientôt un an. Je me revois encore, dans les limbes, en train de me justifier en disant «oui, mais mon roman n’est même pas sorti depuis un an encore!». Je me dis donc que cette pause plus calme pourrait être l’élément déclencheur d’un nouveau départ. Je risque probablement de venir écrire ma misère ici beaucoup plus fréquemment. Ça fait partie du jeu!

Bonne fin de semaine à tous. C’est la Nuit blanche, ce week-end! Qu’est-ce que je vais faire? J’attends la nouvelle saison de House of Cards de pied ferme! Ce sera une autre sorte de nuit blanche!

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25 fév 2015

Entrevue et extrait exclusif du roman Peut-être jamais sur La Cité!

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Je vous invite à lire l’entrevue que j’ai accordée à La Cité, un site interactif qui s’intéresse à la bisexualité, mais aussi à la sexualité et à l’identité. Je vous invite également à lire un extrait exclusif du roman Peut-être jamais, soit les pages 61 à 69. Bonne lecture! 


 

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23 fév 2015

2009-2015

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Ce soir, j’avais rendez-vous au Gesù avec Jay-Jay Johanson, pour un concert bien différent de ce que j’avais vécu en 2009 à l’Ex-centris.

Je ne sais pas trop comment aborder la chose. En fait, je suis mélangé entre déception et soulagement. Je m’explique: pour moi, Jay Jay Johanson est un artiste mélancolique, qui joue des pièces mélancoliques. En 2009, quand je l’ai vu en concert pour la première fois, il venait de sortir l’excellent disque Self Portrait et une année avant, nous avions eu droit à son disque au titre long de deux pieds The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known. Deux disque que j’avais énormément écouté. Deux disques que j’écoutais encore plus parce que je venais de me faire crisser-là par mon ex.

Je ne me rappelle pas de grand chose, outre le regard du journaliste Charles deschenes qui m’observait en se demandant pourquoi je pleurais du début à la fin du show. Oui, j’avais bu de la vieille bière en grosse Quilles, oui j’avais fumé mille cigarettes, et oui, j’étais au gouffre du désespoir. Mais la libération que ce concert m’avait fait… ouf, c’était magique, lumineux (malgré tout) et simplement parfait dans le choix des chansons.

Ce n’était pas le cas, ce soir. Je n’ai pas versé une larme. Zéro. Je dois avouer que ma première impression a été d’être en colère (et de chialer, diront certains) mais après coup, je dois me rendre à l’évidence. Ce n’est pas nécessairement le concert qui était problématique (même si j’ai trouvé le choix des chansons douteux; pré-enregistrement de guitare pour Hawkeye, alors qu’il aurait très bien pu faire Suffering. Mais surtout, absence de toutes pièces de l’album Self Portrait). Avec le mince recul, je me suis rendu compte que tout partait de moi; de mes émotions, de ce que je vis, ou plutôt de ce que je ne vis plus.

Et j’ai compris que je venais de passer un nouveau chapitre. Même si mes pièces favorites avaient été jouées, je ne pense pas que j’aurais vécu la même tristesse, parce que je ne suis plus où j’étais. Tout simplement. Et ça, pour moi, c’est tout un avancement. Parce que j’ai tellement retenu le passé et sa fausse illusion nostalgique; ça aurait été dramatique de me sentir dans le même état d’esprit qu’en 2009.

Ça m’a fait réfléchir sur la raison pour laquelle je vais voir des concerts, et sur ce fameux hasard qui nous fait choisir un artiste chouchou plutôt qu’un autre. Car la musique, comme les souvenirs, avance et se modifie selon notre perception du temps. Je ne suis plus l’être que j’étais en 2009, je ne suis plus le garçon ravagé par une rupture, celui que je décris si bien dans Peut-être jamais est rendu loin de moi. Il est une entité à part entière qui ne m’appartient plus. Je trouve que c’est un très beau deuil. Sans souffrance, sans déchirement. Le temps a fait son travail, et je le félicite.

Je commence peu à peu à apprécier le fait de vieillir. Certes, je déteste trouver un cheveu blanc par-ci par-là, mais je travaille à accepter le fait que je ne suis plus dans la vingtaine. J’ai toujours autant de difficulté à voir les amis jadis proches s’éloigner, mais je comprends un peu plus. Je comprends que la vie nous amène des gens et que ceux-ci repartent plus loin par moment. Quand je regarde vers l’arrière, je sais que je n’ai pas toujours été parfait, mais je suis quand même heureux de mes acquis. Même si je sais que l’acquis ne rime jamais avec l’amitié. Je n’ai cependant plus la force de me battre pour des gens qui ne veulent plus être en ma présence. Ça n’a rien d’égoïste. Je comprends l’évolution humaine, les changements de cap, les nouvelles relations qui nous font partir à la dérive. Bref!

Toute cette histoire de concert m’a fait réfléchir aux moments marquants où j’ai pleuré ma vie durant une chanson. Et, même si mes amis pensent que ça arrive sans cesse, je peux dire que c’est somme toute très rare. Je peux compter ces moments sur une main, ou peut-être six doigts. Les voici donc:

1. Godspeed you! Black emperor – BBF3 (2000 / 2011)

2. Radiohead – Fake plastic trees (2001)

3. Massive Attack – Group 4 (2006)

4. Interpol – The Lighthouse (2011)

5. Radiohead – Reckoner (2012)

Et évidemment, le show de Jay-Jay Johanson en entier en 2009 😉

C’est tout, en fait. Je n’ai pas tant braillé que ça dans les concerts, vous voyez! :)

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21 fév 2015

Dubai s’enflamme


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Alors qu’on veut construire un phare à Québec, la tour Torch (!) s’enflamme à Dubai!

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20 fév 2015

Librairie du Square

crédit photo: Radio-Canada

Françoise Careille – Librairie du Square

Pour les personnes de Montréal qui ne désirent pas passer par les grandes chaînes comme Archambault ou Renaud-Bray, vous pouvez visiter La Librairie du Square (3453 Rue Saint-Denis), une librairie indépendante fort agréable, tenue par Françoise Careille, qui vend quelques exemplaires de Peut-être jamais!

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12 fév 2015

nouveau site

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Un nouveau site pour le roman Peut-être jamais!

Vous pouvez visiter le nouveau site d’achat pour obtenir votre exemplaire du roman Peut-être jamais! Passez par www.maximecollins.com ou www.peut-etre-jamais.com !

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10 fév 2015

Web 2.0: Dénoncez l’homophobie et retrouvez-vous misogyne en moins de 24 heures

taboucrédit photo : www.journaldesfemmes.com

 

 

J’avais oublié l’adage du Web 2.0: dénoncez quelque chose et l’on vous accusera automatiquement d’autres choses en moins de 24h.

C’est exactement ce qui s’est passé avec mon entrée d’hier, et je suis bluffé (encore une fois) d’être passé de dénonciateur à «agresseur» (rien de moins!)

C’est que j’ai osé utiliser le mot « tabou », pas pour viser directement, mais plutôt pour décrire, de manière peut-être maladroite, j’en conviens, une comparaison entre ce qui est accepté par Facebook et refusé lorsqu’on l’appose, beaucoup plus doucement, à une situation entre deux hommes.

Pour avoir lu l’oeuvre complète de Simone de Beauvoir et avoir suivi de nombreux cours sur le féminisme en études littéraires à l’université, je trouve plutôt malhonnête de me faire accuser de misogynie, surtout parce que j’ai l’impression qu’on se sert de mon propos sur l’homophobie de Facebook pour déplacer le sujet vers une fausse accusation de misogynie. Alors voilà ce qu’on aurait dû lire au lieu de ma tournure de phrase qui contenait une supposée accusation portée envers les femmes. (Un peu plus et on m’accusait de propager la culture du viol…)

Ce que je voulais exprimer, donc, c’était ce clivage devenu monnaie courante concernant l’hypersexualisation des vidéoclips de rap, vidéos qui sont créées et pensées par des hommes, et surtout fait pour tenter/réussir à convaincre de cette sexualité déformée qui prévaut, soit que le corps des femmes est un objet qu’on peut piller sans problème et affiché dans toutes les situations sexistes possibles, comme s’il s’agissait d’une réalité caduc. En aucun cas, et voilà où l’on m’a mal cité, je n’ai affirmé que les femmes qui tournaient ces clips étaient directement des « salopes » (dois-je avoir peur de réutiliser ce mot puisqu’on m’a accusé de violence verbale?)

Je pense que le déraillement a eu lieu parce que j’ai voulu faire une comparaison entre ma bande-annonce et le vidéoclip de Nicki Minaj (Anaconda). Ma réflexion était simple: pourquoi Facebook autorise autant de nudité et de situations sexistes dans des vidéoclips hétéronormatifs, mais qu’il refuse quelque chose de 100 fois plus doux concernant une situation homosexuelle? Je reste encore convaincu qu’une bonne partie de la réponse se trouve derrière le fait qu’il s’agit d’une représentation qui montre deux hommes qui s’aiment. C’est ce que je considère comme de l’homophobie latente.

Ensuite, que Nicki Minaj veuille se dénuder, jouer avec ses fesses et se frotter au sol au nom du féministe (ou au nom de la célébrité ou de l’argent, d’ailleurs), soit. Je revendique seulement qu’un homme puisse faire la même chose. Sans censure.

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09 fév 2015

Homophobie chez Facebook

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Alors là, je suis bluffé par l’homophobie de Facebook. Je m’explique…

Il y a un an, j’ai publié la bande-annonce de mon roman Peut-être jamais. Aucun problème pour la publication. J’ai évidemment profité de l’option publicitaire offerte par Facebook. En 2014, pas de problème pour publier la vidéo et en faire la promotion. Après tout, il n’y a eu aucune censure de la part de Youtube ou de Vimeo.

Les mois passent… et c’est seulement ces dernières semaines que les problèmes commencent. Après une publicité de la bande-annonce qui roule depuis 365 jours, tout à coup, Facebook juge la vidéo trop osée pour ses membres. Je décide de prendre le tout avec un grain de sel, me disant que c’est probablement l’image fixe de la vidéo qui pose problème (on voit deux garçons sur le point de s’embrasser). Je décide de changer cette image pour quelque chose de plus doux, mais rien n’y fait. Facebook décide que ce n’est pas l’image de présentation le problème, c’est la vidéo au complet.

Je décide de porter le jugement en appel, et j’échange de nombreux courriels avec le service de publicité de la boîte. Je suis même étonné qu’on me réponde rapidement et directement, mais ce qu’on me dit est très honteux. On considère que deux hommes qui vont s’embrasser est de la pornographie, ce qui me met vraiment hors de moi. J’ai beau faire un parallèle avec toutes les vidéos sexuelles et beaucoup plus dénudées qui sont affichées sur ce réseau social (je pense aux vidéoclips en petites tenues de filles qui se se frottent ou même de vidéos carrément sexistes où l’on voit la poitrine généreuse d’une fille à peine habillée), rien à faire. On considère que ma vidéo reste de la pornographie.

Je m’excuse, mais on est fucking loin de la porno avec ma bande-annonce. D’abord, on voit à peine des corps nus, et les plans sont très serrés sur les visages plutôt que sur les corps. Je n’ai pas d’autres choix que d’accuser Facebook de faire du profilage homophobe. Pour tester mon appréhension, je mets une vidéo d’un couple hétéro sexuel peu vêtu qui s’embrasse; tiens donc! Aucune censure. Je pousse mon étude plus loin, et je place la même vidéo sur Twitter, histoire de voir ce qu’eux en pensent: aucune censure encore.

Je trouve ça tellement désolant qu’en 2015 encore on a de la difficulté à accepter la différence. Ça me met vraiment hors de moi. Après plusieurs échanges avec le service de publicité, et en appuyant sur le fait que la publicité est en ligne depuis un an et a été vue par plus de 150 000 personnes; on me répond ceci:

Your ad was previously approved to help it not lose its delivery potential. However, please note, one ad can be subject to multiple levels of review.

Comme c’est facile… Évidemment, je ne peux rien faire de plus pour les convaincre. C’est peine perdue. Ma bande-annonce n’est plus acceptée sur le réseau social, et je suis désolé, mais c’est clairement de l’homophobie dissimulé. Décidément, les États-Unis ont encore beaucoup de chemin à faire.

Pendant ce temps, tous les vidéoclips de femmes-objets qui se la jouent «salopes» passent sans problème, mais quel sacrilège de voir deux hommes qui s’aiment… Honte à Facebook pour ce coup-là.

Je vous invite à partager en grand nombre la bande-annonce de Peut-être jamais sur Facebook. Il suffit de poster cette adresse dans votre statut: https://vimeo.com/102979807

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07 fév 2015

Des nouvelles

Je sais, je sais, je me fais plus discret ces derniers temps. Pas toujours facile de jongler avec la vie quotidienne et ses petits caprices. Je profite de ce petit moment pour vous dire que je vais bien, très bien même.

Bon, la perfection n’existe pas, et je dois avouer que je suis en plein combat contre les kilogras que j’ai pris en trop durant le temps des Fêtes; mais ça n’a rien à voir avec ma gourmandise, c’est plutôt la cheville cassée qui m’a immobilisé et empêché de faire du cardio. Je dois avouer que c’est difficile de reprendre le rythme de cet automne, mais j’attribue cela à la météo… et à un peu de paresse.

La vie est douce et tranquille, sauf dans mes nuits. J’ai recommencé à faire dix mille rêves étranges. J’en suis même à rêver que j’ai déjà écrit mon prochain roman et que c’est excellent haha! Parlant de roman, il m’en reste encore quelques-uns et ils sont à petits prix (voir dans le coin à droite de votre écran pour un achat rapide). On a sûrement dépassé les 600 exemplaires vendus, et j’ai arrêté de compter depuis longtemps.

Ce qui est intéressant, c’est que le temps arrange les choses. J’ai enfin fait la paix avec moi-même et mon passé. Je crois que c’est une excellente nouvelle pour moi. J’ai pris la décision de ranger tout ça dans une petite boîte et de continuer à vivre ma vie comme si ça n’existait plus trop. Je ne renie pas la personne que j’ai été, mais j’ai cessé de plonger dans une nostalgie qui me bloquait dans mon avancement. Un jour ou l’autre, il faut bien passer à autre chose.

Je suis encore en questionnement par rapport à ce blogue. Il ne faut pas m’en vouloir. Passé 30 ans, je n’ai plus aussi envie d’étaler ma vie privée sur la toile. Ma vie se retrouve bien assez dans mes précédents romans 😉

Donc, en résumé, je me sens bien, je vais bien, je suis bien entouré. Plus vraiment par les amis du passé, qui semblent avoir d’autres préoccupations et d’autres activités, mais ça fait partie de la game. Au fond de moi, je sais qui importe et qui n’est plus essentiel. Je n’en veux à personne, je n’ai aucun ennemi et je suis zen. Il ne me reste qu’à me botter le cul pour enclencher le processus d’écriture d’un nouveau roman.

Et encore aujourd’hui, je doute qu’il arrivera. 

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31 jan 2015

Tournage de Peut-être jamais.

 

Bande-annonce [REMIX] du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from M2014 on Vimeo.

Le 1er et 2 février 2014 avait lieu le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais. Il vous est encore possible d’acheter votre exemplaire papier en utilisant PayPal à la droite de l’écran, en vous rendant sur www.maximecollins.com, en le commandant sur Amazon (Canada/Europe) ou en visitant Renaud-Bray. Vous pouvez également vous procurez une copie numérique sur Amazon, Kobo, Fnac, iTunes ou directement ici.

 

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04 jan 2015

Top 10 musical – 2014

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Jamais très très facile de choisir un TOP10 pour une année entière. Il y a toujours des oubliés ou des choix déchirants, mais je crois que c’est un bon exercice pour analyser ce qui nous a marqués le plus durant les 12 derniers mois.

Ma constatation, c’est que mes goûts ont été plutôt mainstream, cette année. Bon, j’exagère un peu, mais ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de groupes obscurs ou très underground. Parfois, je trouve que plus on vieillit, et plus on cherche la facilité en musique, mais je continue à me forcer pour faire des découvertes, et je trouve toujours quelque chose qui n’a pas encore atteint son plein potentiel! Loin d’être une fierté de hipster, c’est surtout le plaisir de partager mes découvertes qui m’anime. Allons-y!

Numéro 10

Black Keys – Turn blue

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On commence avec quelque chose qui n’est pas très original. J’ai d’ailleurs longuement hésité entre The Black Keys et le petit dernier de Röyksopp, mais j’ai finalement tranché, parce que le disque de Röyksopp m’a trop agacé avec ses gammicks dignes des années 2000 (on frôlait parfois le trance un peu cheap par moment). Bref, pour revenir à Turn blue, il gagne la dixième position parce que The Black Keys a réussi à faire un bon disque qui ressemble à leur matériel tout en s’en éloignant (bon, sans prise de risque, mais il vaut mieux un ver d’oreille qu’une chanson qui ne va nulle part!) Je sais que plusieurs n’aiment pas la réalisation de Danger Mouse, mais moi elle ne me pose aucun problème. Ça ne révolutionne pas le genre, mais The Black Keys, c’est comme une bonne bière entre amis, c’est toujours agréable quand ça se produit, encore plus quand ce n’était pas prévu!

Pièces à écouter: Year in Review, Fever, In our Prime, 10 lovers, Weight of Love

Numéro 09

GusGus – Mexico

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Alors là, on change complètement de genre. Je dois avouer que j’arrive sur le tard avec GusGus, car c’est avec cet album que je les découvre. On m’en avait déjà parlé, mais c’est Rajotte qui m’a poussé à l’écouter. Je suis bien allé jeter une oreille dans la discographie du groupe, mais je dois avouer que c’est vraiment ce petit dernier qui me branche. C’est le genre de disque à écouter avant de sortir ou pour se donner de la motivation en fin de soirée (ou pour se réveiller le matin, pour certains!) On flirte avec le dance, l’électro, les textures sont intéressantes, le mélange de la voix masculine et féminine aussi. Un peu à la manière de The Black Keys, ça ne révolutionne rien, mais c’est juste agréable et dansant. La chanson Crossfade, ma préférée, m’est restée très longtemps dans la tête. On y revient souvent pour mettre de l’ambiance.

Pièces à écouter: Crossfade, Another Life, Airwaves, This is What You Get When You Mess With Love

Numéro 08

Interpol – El Pintor

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La première écoute a été une catastrophe! Voilà, c’est dit. Je pense même que j’avais déclaré à l’époque qu’elle m’avait donné un mal de tête. Mais le disque méritait un peu de travail et d’attention de ma part. Ce n’est pas le chef d’oeuvre du groupe, et je ne sais pas si on peut l’espérer encore un jour, mais je pense que Interpol a livré de bonnes chansons. Pas de grands succès éclatants, mais quelques bons riffs qui nous ont fait oublié l’album précédent (les albums précédents, devrais-je dire!) Si vous êtes comme moi et que les paroles passent en deuxième, vous trouverez votre bonheur et reconnaîtrez la patte d’Interpol. Je suis vraiment triste qu’une tempête de neige les ait empêchés de venir jouer à Montréal (surtout que j’avais convaincu le groupe de jouer deux de mes chansons favorites!). C’est parti remise, mais dans très très longtemps.

Pièces à écouter: My Desire, Same Town, New Story, My Blue Supreme, Breaker 1

Numéro 07

Spoon – They Want My Soul

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Belle surprise que cette présence de Spoon dans mon Top 10. Je dois avouer que je les avais perdus de vu depuis 2006, parce que leur nouveau matériel ne surpassait pas l’excellent disque Ga Ga Ga Ga Ga. C’est donc avec joie que j’accueille cette petite pépite musicale qui est livrée avec une maîtrise parfaite, tout en gardant son côté catchy et amuseur. On sent que le groupe a encore beaucoup de plaisir, et les mélodies me semblent plus travaillées que sur leurs deux derniers compacts. Ceux qui me connaissent savent que j’aime la musique mélancolique, mais pas racoleuse. Et j’ai l’impression que c’est exactement ce que nous présente Spoon. C’est réussi!

Pièce à écouter: Outliner, Knock Knock Knock, Rainy Taxi, I Just Don’t Understand


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03 jan 2015

BILAN 2014

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C’est toujours la même petite angoisse en début d’année. Même si on se dit que notre meilleure résolution serait de ne pas prendre de résolutions. Jetez un œil vers la dernière année amène son lot de remises en question. Comme si on voulait additionner et soustraire les bons et les moins bons coups de 2014. Oh well…

La première constatation, c’est que mon année 2014 a été bien remplie, mais que j’ai fait mon lot de conneries (comme à chaque année, je suppose!) Je ne sais pas si c’est parce que la fin décembre m’a amené un défi de plus qui m’a fait prendre du recul et me regarder moi-même aller, mais force est d’admettre que la perfection n’est pas pour bientôt en ce qui a trait à mon hygiène de vie et mon comportement. Mais je ne me jette pas la pierre, d’autres le feront mieux que moi de toute façon.

Ma conclusion est quand même positive: ça aurait pu être pire que ça. Il y a eu du très bon, et un peu de mauvais. Au final, 2014 n’a pas été catastrophique; elle m’a surtout montré que je peux faire la job d’un entrepreneur, même avec peu de moyens au départ. C’est une bonne nouvelle, quoique je ne sais pas encore comment m’en servir.

2014 m’a tout de même apporté beaucoup plus de questionnements que de réponses, notamment en ce qui concerne mes projets d’avenir et ce que je voudrais réaliser comme prochain défi. Quand j’avais 28 ou 29 ans, et que j’avais lu Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles de Nicolas Langelier, je pensais avoir saisi toute l’essence du propos. Mais c’est seulement à 31 ans que je comprends vraiment tout ce que ça représente. Je ne suis pas à plaindre dans mon cheminement artistique (si je jouais au jeu de la comparaison, on pourrait nuancer, mais là n’est pas le point); je crois donc que je me suis débrouillé avec mes moyens et avec ma détermination, et tous ces efforts ont somme toute été récompensés. J’ai appris le dur défi de construire son «CV artistique». Mais voilà que je comprends une réalité un peu plus difficile; ce n’était qu’une pierre parmi d’autres, et je n’en suis qu’à construire des fondations pour une certaine suite. Mon plus grand problème présentement, c’est de donner une orientation à ces fondations, et surtout me décider pour savoir quelle pierre je veux ajouter pour continuer ma «construction». Pour le moment, c’est le doute. Et le doute n’est pas une mauvaise chose en soi. Seulement, je sais que je devrai trancher bientôt.

2014 m’a donné des envies diverses. J’ai beaucoup observé le milieu de la réalisation, de la scénarisation, des acteurs et des producteurs. J’aimerais bien faire plus de ce côté-là, car je suis de plus en plus attiré par le travail d’équipe, chose totalement opposée à l’écriture d’un roman. J’aurais cette espèce de désir de collaboration avec un scénariste, et je pense que le simple fait de repasser sur un scénario déjà écrit par un autre me ferait triper. C’est comme si peu à peu, j’avais envie d’ouvrir mes horizons, de sortir de la solitude du roman, pour communiquer plus, pour prendre le pouls d’une équipe, pour vivre l’esprit de groupe et la discussion des brainstorms. Je pense qu’il faudrait que je rencontre un mentor; le hic, c’est que je voudrais apporter ma contribution sur son projet, pas nécessairement imposer mes idées de projet. Bref, il faut que j’explore ce domaine en 2015.

Après avoir travaillé quelques années sur un roman et avoir vécu sa mise en marché de A à Z, j’ai beaucoup appris du milieu littéraire. Je ne veux pas le renier, mais je veux un peu de recul. Les bons coups ont été nombreux avec Peut-être jamais, et l’expérience, quoiqu’éreintante, a été formidable. Elle m’a surtout fait rencontrer une panoplie de gens formidables, et les retours ont été excellents. Maintenant qu’on peut dire que le projet est bouclé et réussi, j’en suis à me demander What’s next? Sans être une résolution, j’aimerais bien me donner un ultimatum (vous savez que j’en suis friand): je me dis que je veux être fixé sur mon prochain projet avant le premier anniversaire du lancement de mon roman (31 mars 2015). La marge est assez large, et on verra ce que le premier trimestre me réserve).

J’ai pris les dernières semaines pour me poser (et c’est le cas de le dire); m’être cassé la cheville n’a pas été une expérience agréable, mais elle m’a permis de m’arrêter réellement. De ne pas trop me perdre dans le tourbillon des Fêtes sans fin. J’ai eu du plaisir en famille et entre amis, mais raisonnablement. Bon ok, le 31 décembre, j’ai fait la folie d’aller cogner chez mes voisins pour finir le jour de l’An avec eux. Et j’ai eu du plaisir. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de mes voisins, résumons le tout de la façon suivante: Madame hurlait son bonheur sexuel un peu trop fort et trop souvent à mon goût, et même si je comprenais la raison de sa passion (son mec), ce n’était pas cool quand ça arrivait 4 fois par jour/nuit! On en a même parlé, verre de champagne à la main, et on a réussi à tourner le tout à blague. Maintenant, reste à savoir si ma présence aura été un « OK » pour qu’ils soient encore plus bruyants, ou si tout cela instaurera un respect un peu plus fréquent. 2015 nous le dira.

2014 aura aussi été l’année des engueulades et des réconciliations. J’en compte 2-3 de marquantes, où mon lâchez prise m’a permis de me rendre compte que toutes ces obstinations ne mènent à rien. Je sais que je n’ai pas été très très patient quand j’étais dans la planification de mon livre et de son marketing. Une période stressante qui a pu se refléter sur mon comportement plus incisif et direct. Mais je n’ai plus d’ennemis. Je n’en ai pas besoin. On ne peut pas faire l’unanimité, certes, mais je ne m’en fais pas trop. C’est la raison pour laquelle, pour l’une des premières fois, je n’ai aucune animosité ou malaises avec quiconque en ce début d’année. Pas d’histoires non-réglées, pas de conflits que je veux oublier. De ce côté-là, je suis en totale zénitude, et je suis bien avec moi-même.

Perdre ma motricité m’a aussi permis d’être plus reconnaissant pour cette chose que l’on prend trop souvent pour acquise: la santé. Je ne peux pas dire que je ménage ma santé à 100% encore, mais mon but est de travailler vraiment fort pour arriver à une année où j’aurai laissé de côté plusieurs mauvaises habitudes. J’ai déjà commencé le travail avec la vilaine cigarette. Oui, il m’est arrivé d’en griller une dans un party, mais ce désir de m’allumer une clope après un repas ou en journée est définitivement derrière moi. Je refuse de retourner dans ce monde que j’ai eu tant de mal à quitter. Je ne veux plus acheter de paquets, et si je dois donner 2$ pour en griller une parce que j’ai levé un peu trop le coude, je le ferai en me disant que plus jamais je ne veux retrouver de bâtons de tabac dans ma poche ou à la maison. Et puis, fumer, c’est tellement out. Plus je vieillis et plus je me rends compte que je dois améliorer mon cardio. Je croise fortement les doigts pour ne pas avoir de séquelles de mon accident dans le métro, car j’ai besoin de l’entraînement pour me donner une discipline de vie. J’ai hâte de retourner au travail, surtout pour les sessions de gym en après-midi. En 2013, je m’étais d’ailleurs promis de faire un don aux Amputés de guerre. Je ne l’avais pourtant pas fait, et je me suis trouvé cheap. Cette année, ma cheville cassée m’a rappelé plus ardemment la difficulté que certains amputés doivent subir dans leur démarche pour réapprendre à vivre avec un membre en moins. Je suis loin de me considérer comme une victime au même égard qu’eux. Mais de les comprendre un peu, dans une moindre mesure, m’a permis de me mettre à leur place. Je voulais donner pour cette cause depuis longtemps. J’avais déjà donné mon temps en tant que bénévole chez Gai Écoute, mais cette fois-ci, il me semblait important de faire quelque chose de différent. Et pour ceux qui ne le savaient pas, les Amputés de guerre fournissent aussi des services (gratuits et sans obligation ni harcèlement) très intéressants, notamment le plus populaire: le fameux système de plaques porte-clés numérotées. Saviez-vous que si vous retrouvez des clés dotées d’un numéro des Amputés de guerre, il vous suffisait de les déposer dans une boîte aux lettres?

En 2014, j’ai également consulté pour mes problèmes liés à la nourriture. Il y a eu beaucoup de chemins de parcourus et je suis content d’avoir continué, malgré le prix des séances et mon pauvre régime d’assurances. Je le répète; pour moi, voir un psy est une activité dont tout le monde devrait se vanter. Si j’avais des moyens infinis, je prendrais rendez-vous toutes les deux semaines toute l’année. Ma psychanalyse s’est transformée, après six mois d’analyse, et la source du problème se déterre tranquillement. Ça passe par le cœur, évidemment. Ça brasse les sentiments et les souvenirs. Et je pense même que c’est la raison pour laquelle je deviens de moins en moins personnel ici.

L’autre raison, c’est que je ne peux plus tout dire. À mon âge, un blogue qui s’écrit sous notre propre nom devient une menace directe envers nous-mêmes. Je ne dis pas que je dois me censurer (je n’écrirais plus du tout si c’était le cas), mais il m’est arrivé d’éviter de venir écrire, parce que je savais que mes propos blesseraient des gens ou ne me feraient pas une bonne publicité. Et quand je parle de publicité, je ne veux pas dire que j’ai peur de passer pour le salaud ou le garçon pas gentil. Je ne cherche pas à protéger mon ego, j’en viens tout simplement à une conclusion normale pour un homme d’une trentaine d’années: il vaut parfois mieux se fermer la gueule! Tout simplement.

Je crois que j’essaie peu à peu de m’éloigner de la nostalgie aussi. Ce blogue a tout de même 16 ans derrière la cravate. Tout dire à 20 ans et tout dire à 30 ans n’invitent pas aux mêmes conséquences. Mais je ne lâche pas pour autant. Je cherche toujours de nouvelles orientations pour ce blogue. Il est comme un ado en constante quête de mutation. C’est humain. Je voudrais peut-être me diriger vers l’entrevue. Dans divers domaines. C’est une approche que je vais tenter d’élaborer durant les prochains mois. En parlant sans cesse de moi, j’ai parfois eu l’impression que certains pouvaient penser qu’il ne s’agissait que d’un plan marketing pour vendre plus de livres. Ces gens ne devaient pas me connaître avant. Mais qu’importe! J’ai une idée qui se construit peu à peu et qui me semble intéressante; mélangeant littérature et musique. On verra si les artistes embarquent, car j’ai de plus en plus envie de parler des autres. Après avoir raconté toute ta vie, il était temps! (je suis certain que c’est ce que certains diront haha!)

Bref, 2014 est terminé, je considère que j’ai marqué l’année comme un grain de poussière dans l’océan, mais j’y étais, bien présent; avec une offre qui fait changement et qui ne plaît pas à tous. Et, tant mieux! Il faut de la variété, surtout quand on apprend que 97% du marketing littéraire est en fonction des livres de cuisine (page 27 pour les curieux)! Il y a bien les livres numériques, mais j’ai l’impression que mes clients sont surtout situés en France, en Suisse et en Belgique. La vague viendra peut-être plus tard pour le Québec.

Je termine sur mon bon coup et mon moins bon coup à propos de mon roman, justement.

  • Bon coup: Définitivement la bande-annonce du roman, qui continue à circuler sur la toile et à faire connaître le livre dans les autres pays francophones.
  • Moins bon coup: Définitivement la date du lancement, qui tombait un lundi, fin mars, une semaine avant les élections provinciales. Il y a des choses qu’on ne contrôle pas, mais si un jour je fais une autre soirée importante, je viserai probablement les jeudis, sans hockey de préférence 😉

Dans les prochains jours, j’essaierai de faire mon Top 10 des albums musicaux qui m’ont marqué en 2014. C’est toujours un moment déchirant!

Voilà, c’est ainsi que je finis mon pseudo-bilan. Je suis confiant pour 2015, et je souhaite de la santé à tout le monde. À moi aussi et à mes proches. Soyez vrais entre vous, c’est vraiment tout ce qui compte. J’ai laissé tomber l’hypocrisie et les beaux sourires faux en 2014 et c’était l’une des plus belles résolutions. On continue à s’aimer soi-même et à faire fi des méchancetés des autres!

Je sais que la culture occupe une place de moins en moins grande dans la vie des gens, mais souvenez-vous que c’est ce qui nourrit votre âme et fait de vous des personnes plus ouvertes et empathiques envers les autres!

Bonne année 2015 à mes lecteurs et à tous ceux qui viennent d’arriver ici pour la première fois!

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27 déc 2014

Peut-être jamais à la FNAC

fnac

 

Peut-être jamais est maintenant dispo dans les FNAC en achat numérique! Merci aux amis français d’avoir insisté 😉

fnaclink

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24 déc 2014

Joyeux Noël

joyNoel

 

J’espère que tous mes lecteurs profitent de ces derniers jours de l’année pour passer du temps en famille! Je vous souhaite un superbe Noël 2014. En espérant que vous n’êtes pas dans ma situation d’handicapé temporaire!

N’oubliez pas, ce ne sont pas les cadeaux qui comptent, mais bien ceux qui les offrent!

Parlant de cadeau, voici le mien, en boxing day 2 jours en avance.

Jusqu’au 26 décembre 11:59 (HE), procurez-vous mon roman numérique (Epub, Mobi ou PDF) à 3,99$, soit 60% de rabais sur le prix original (9,99$):

 

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Offre disponible pour tous les pays, peu importe votre devise monétaire! Il suffit de choisir votre format, d’inscrire votre courriel et de cliquer sur «Ajouter au panier»; vous serez redirigé vers une page Paypal pour effectuer votre achat (il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour effectuer l’achat).


La promotion est terminée! Merci à tous les acheteurs! Vous pouvez encore acheter le roman en version numérique sur www.maximecollins.com ou en utilisant le paiement Paypal à la droite de l’écran. Pour le roman papier, c’est encore possible dans certaines librairies!

 

 Voici d’ailleurs une dernière mise à jour des exemplaires papiers vendus en librairie.

Dernière ligne droite!

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