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19 juil 2014

Bonne critique dans la revue Sortie

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Voici une excellente critique de Peut-être jamais écrite par Billy Robinson, libraire chez Coopsco. En cliquant sur l’image ci-dessous, vous aurez accès à la revue Sortie dans sa totalité. Bonne lecture!

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14 juil 2014

Mes 10 nouveaux commandements

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Je sais que je me répète, mais fuck! Ça va bien!

J’en suis à un stade de ma vie où j’ai décidé que je créais moi-même mon bonheur. Eh bien, ça fonctionne très bien! Je suis dans un tourbillon ces derniers temps; le tourbillon du travail et du succès.

Je ne peux m’en cacher, je réussis. Tout ce que j’entreprends depuis 2014 est positif. Je viens d’aller porter la dernière commande de mes romans chez Archambault. Commande finale. Si vous branliez dans le manche, il serait temps d’aller chercher votre copie de «Peut-être jamais»! Vous pouvez communiquer avec moi si vous désirez une dédicace. Mais wow! On y est. Ma dernière boîte de livres, qui se vide rapidement. Si je reviens un an en arrière, je n’y aurais pas cru. Même si les grands médias m’ont boudé et si les artistes que j’avais contactés n’ont pas rempli leur part de marché, je m’en fous! J’y suis arrivé. Par moi-même. J’ai vendu mon histoire, une histoire qui m’a tenu à cœur depuis des années. Une histoire dont je me détache avec légèreté.

J’ai décidé d’appliquer des concepts très simples à ma vie, et j’en ai fait un Top 10. Le voici:

  • 10. Tu n’écouteras plus les commentaires négatifs des autres.
  • 09. Tu travailleras à une hygiène de vie plus adéquate et sans excès.
  • 08. Tu cesseras de te questionner sur ta vie amoureuse. Vis-la, tout simplement.
  • 07. Tu ne t’acharneras pas pour voir des gens qui ne veulent pas de toi.
  • 06. Tu resteras modeste, même si tu fais de l’argent comme de l’eau.
  • 05. Tu mangeras le moins de viande et de produits laitiers possible.
  • 04. Tu seras toujours présent pour les amis qui comptent.
  • 03. Tu oublieras les histoires passées et les regrets.
  • 02. Tu vivras comme tu l’entends, même si tu ne suis pas la «normalité».
  • 01. Tu seras fier de ta vie et de tes 30 dernières années.

 

Mon ex a décidé de m’ignorer! Ben basta! Je m’en balance! J’ai décidé de faire table rase du passé, je n’ai plus besoin de gens qui ne veulent pas de moi dans leur vie. Et ce sera ma nouvelle doctrine de vie; si on ne veut pas de moi, je m’éclipse. Tout simplement. Ça vaut pour les amis, la famille, etc.

Je choisis d’être là où l’on veut que je sois. Pas par obligation, pas par imposition. C’est aussi simple que ça. Je suis rendu au point où je ferme plusieurs chapitres pour de bon. J’ai un moral superbe et je m’accepte tel que je suis, avec mes défauts et mes TOC!

J’ai remplacé les activités néfastes par le sport et le travail. Et je crois que ça me va très très bien. En d’autres mots; criss! Je suis heureux. Et ça, ça faisait au moins 5 ans que ce n’était pas arrivé!

Donc, voilà! Dépêchez-vous d’acheter votre copie papier de mon dernier roman avant que ce ne soit plus possible! Tourlou mes anges!

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05 juil 2014

Toujours sur le bonheur

Je vais toujours bien. Ça m’étonne presque. J’ai toujours pensé que la reconstruction de soi devait se faire dans une certaine souffrance. Certes, la nostalgie revient parfois, de tout petits moments d’égarement. Mais si peu.

Lâcher prise a toujours été quelque chose de plutôt difficile avec moi. Quand j’accroche, j’accroche solide, et pas à peu près. Mon côté extrémiste se révèle là, tout entier. J’ai pris la décision de tout cesser cela. Cessez de me battre contre les choses que je ne peux pas changer. M’attarder aux choses qui peuvent se moduler avec un peu de travail.

Je passe donc des fins de semaine tranquilles. Plutôt solitaire. Ça ne me dérange pas. Je travaille, j’en profite pour faire un déplacement. De junkie à Workaholic!

Je suis sorti avec la gang du tournage de Peut-être jamais jeudi dernier. C’était amusant. On s’est retrouvé à aller voir des graines de douchebags au Stock. Ça devait faire un bon cinq ans sinon plus que je n’avais pas mis les pieds là-bas. Je me suis rendu compte que le show semblait bien meilleur il y a quelques années. Ou alors mes goûts ont changé. Un petit coup d’oeil vers la salle m’a foutu une sorte de désolation. J’ai regardé tous ces vieux hommes très sérieux (car voir de la bite rend supposément sérieux à cet âge; peut-être en raison du choix ultime qui suivra dans l’isoloir?). Ça m’a fait légèrement penser à Monsieur Baldwin dans mon roman Comme si de rien n’était. Je me suis aussi dit qu’à force de chigner sur mon ex, j’allais probablement finir comme eux!

Je lui ai d’ailleurs écrit un dernier courriel. Trois phrases. Pour lui dire que j’étais heureux et que je lui souhaitais de l’être aussi. Je suis convaincu qu’il m’en veut, pour l’un des derniers articles affichés sur ce blogue. Un autosabotage bien en règle. Un dernier petit coup pour lui faire reprendre sa vie en mains. Je n’attends pas de remerciements de sa part. Je n’attends rien, en fait. Son orgueil, sa fierté, tout ça fera sans doute en sorte qu’il ne m’adressera plus jamais la parole. Ce n’est pas l’important. Il valait mieux ça et le sauver de son gouffre profond. Je l’ai remarqué avec le temps; il est souvent mieux d’accepter le blâme et de laisser les autres penser ce qu’ils veulent, car si ça les aide à avancer, à devenir meilleur, j’atteins mon but de toute façon. Je lui ai aussi dit que s’il était dans la marde, ma porte serait toujours ouverte. Comme elle est toujours ouverte pour les amis, les disparus comme les plus récents. Je ne suis pas du genre à garder de la rancune envers les gens. Je trouve ça inutile, ça ne fait qu’ajouter du noir sur nos épaules. Bref, je sais très bien que mon courriel a dû se retrouver dans la corbeille bien rapidement. Ça me fait sourire, un peu. Un jour, il comprendra pourquoi j’ai agi ainsi. Ou pas. Reste que depuis, il semble s’être pris en main. Il est enfin en appartement. Il va devenir un homme respectable, même si j’ai toujours un peu peur qu’il se démotive et s’enlève la vie. Je ne suis pas un sauveur. J’ai fait tout ce que je pouvais, alerté tous ceux que je pouvais. Je suis donc en paix complète. Et il est maintenant temps de penser à moi.

Il m’arrive encore de m’ennuyer du rythme de vie des fins de semaine d’avant. Mais quand j’ai un doute, quand je me mets à vouloir tout balancer et recommencer le train de vie que je menais jadis, je me rappelle que ça ne m’apportait rien de plus que des mauvaises décisions, une mauvaise santé et de mauvaises fréquentations. Alors, je tiens bon.

Je ne suis pas encore parfait (je ne le serai jamais), mais je suis zen. Et je suis bien. Le reste suivra. J’ai confiance.

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30 juin 2014

Chill out man

plage

 

Ça y est. On touche à autre chose, le tournant est définitivement arrivé. Je goûte au bonheur et j’en profite, car on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé.

Je ne suis pas habitué aux articles joyeux! C’est quelque chose de nouveau pour moi. Aujourd’hui, j’ai le même feeling que si j’étais sur une plage. Tous mes problèmes (ils sont si petits) n’existent plus. Et non, je ne suis pas sous influence haha!

Je bois bien un petit verre de blanc en écrivant ces lignes, mais je m’en fou! Je suis enfin libre de mon passé. Parce que je l’ai décidé. Parce que la vie m’amène de nouvelles expériences et des gens formidables sur ma route.

J’ai pourtant cette impression de n’être jamais en vacances (même si je le suis présentement). C’est que j’ai un peu trois emplois à la fois ces temps-ci. Celui qui achève, c’est la promotion de mon roman. Les commentaires de lecture continuent d’entrer à profusion; on aime, on veut prendre le personnage principal dans ses bras, on me rappelle que mon livre est trop court, que j’aurais pu continuer des centaines de pages encore. Mais non, ce n’était pas nécessaire. J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Et c’est merveilleux, j’en prends conscience simplement maintenant. Après tous les doutes, le cafard, la peur, la crainte d’avoir écrit quelque chose de trop dur, de trop réducteur, de trop coincé dans une petite niche; on envoie valser tout ça; j’ai écrit un roman sur la vie, sur une période de vie plutôt douloureuse, et j’en suis sorti, et le plus beau, c’est que la nostalgie s’est effacée avec la publication. Les idées noires se sont envolées. J’ai accepté la disparition d’un seul être, afin d’en faire entrer plusieurs autres dans ma vie. Et je me sens bien, je ne me suis jamais senti aussi bien depuis des années. I’m fixed.

J’ai recommencé à travailler pour Worldtop, une compagnie qui me tient à cœur, parce que les gens qui la forment sont sympathiques, ouverts d’esprit, heureux d’utiliser Internet et les réseaux sociaux à leur pleine capacité. Et j’ai de la misère à le croire, mais voilà, je fais déjà plus d’argent en une journée que mon emploi principal chez SDL. C’est merveilleux, je voudrais que ça dure pour la vie, et même si je ne me fais pas trop d’illusion, je sais que mon boss est astucieux, qu’il suit la technologie avec intérêt, et qu’au final, il nous proposera toujours quelque chose pour faire plus d’argent, car le but n’est pas secret: le but est de devenir riche. Tout simplement.

Ah oui! Je suis devenu végétarien aussi. Mais non restrictif. Je suis la logique du livre de Allen Carr. Très intéressant, d’ailleurs! Il explique que le but est d’améliorer son alimentation, sans restriction comme avec les régimes. Et honnêtement, ça fonctionne assez bien. De savoir qu’on peut faire des écarts de malbouffe (il inclut la viande et les produits laitiers dans cette catégorie), ça donne l’impression de ne pas être au régime, simplement de suivre le bon gros sens. Je n’ai pas de carences, je me nourris super bien, je me sens plus en forme, même mes cacas sont en santé haha!

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de bites non plus. Parlons-en! La vie m’amène d’étranges contradictions, mais elle me permet de mieux analyser mes désirs et mes pulsions. J’ai été gâté dernièrement. Vous le savez si vous me lisez depuis longtemps ou si vous avez lu mon roman, j’ai toujours ce rêve de bite parfaite. Je ne répéterai pas ce que la bite parfaite signifie pour moi, je l’ai assez dit. Tout ce que je veux ajouter, c’est que mes rencontres m’offrent de très beaux morceaux, mais ça va plus loin que ça. Je comprends que la bite vient avec le mode de vie. Ça sonne bizarre? Peu importe! Ce que je veux dire, c’est que la bite est attachée à un être (eh oui!) et le mode de vie de cet être me donne beaucoup d’indices sur mes propres désirs de bites! La vie m’oppose deux bites parfaites; celles qui viennent avec les mauvaises habitudes (excès, domination, drogue et relation malsaine) vs celles qui viennent avec le bon gars (respectueux, attentionné, à l’écoute, doux mais actif au lit).

Je me retrouve donc dans des situations opposées; une soirée à faire des lignes avec la bite parfaite, l’autre soirée à me coller et me faire masser par un autre homme à la bite parfaite. Parmi ces expériences, la réponse est déjà là; je n’ai plus besoin de dope pour apprécier ma vie sexuelle. Et ça, ben ça, c’est magique de le savoir. De l’apprécier.

Avec mon état si joyeux, je me rends compte que la seule chose qui me manque vraiment, ce sont les amis. Les « anciens » amis, même si je les considère comme mes amis encore. Le problème vient du fait que j’ai des amis aux agendas ultra booké, ce qui signifie que je vois mes amis selon les dates d’un calendrier. Ce n’est pas très agréable, sauf lors des dates précises où je les vois. Parfois, je l’avoue, quand je regarde mon newsfeed de Facebook, j’observe des gens qui semblent vivre des occasions amicales impromptues, au hasard. Et je l’ai déjà vécu également. C’est ce qui me manque le plus; appeler les amis sans rendez-vous, réussir à les rejoindre et les réunir comme ça, sans avoir besoin de passer par une date de calendrier.

J’ai des amis précoces. Non, ce n’est pas le mot, car qu’est-ce que la précocité? Surtout à notre âge! J’ai des amis en couple, qui préfèrent (évidemment) la vie de couple aux occasions hasardeuses. Je respecte cela. C’est pourquoi j’ai une nouvelle ouverture, pour rencontrer d’autres personnes, pour reformer un cercle plus aléatoire au niveau amical. Pas facile dans la trentaine, je le sais bien. Mais jamais je ne reprocherai à mes amis d’avoir d’autres activités sans moi. Ça fait partie de la game. Je n’ai plus envie de forcer quiconque à me voir. Je n’ai plus envie d’être l’organisateur de soirée où les amis se défileront. Ça ne m’intéresse plus. Je veux suivre la parade, ne plus être l’investigateur. Et ce simple constat m’enlève beaucoup de poids sur mes épaules. Même si je suis à côté d’un métro, les amis trouvent que j’habite loin de la vie active. Alors, soit. Je les verrai bien quand ils le voudront! Mais j’ai cessé d’en vouloir aux amis. Ils ne sont pas la cible. Ils font ce qu’ils peuvent avec le temps dont ils disposent.

Alors voilà; que ce soit au niveau monétaire, artistique, amical, sexuel; tout va bien. Je suis heureux. La drogue ne fait plus vraiment partie de ma vie. Je peux apprécier mon existence sans la brouiller. Parfois, je m’ennuie, mais c’est ainsi. Je travaille plus. Je profite du soleil. Je ne suis clairement pas à plaindre. Ce sera un bel été. Parce que je l’ai décidé.

Et les mots font de la pression. Ils sont là. Ils poussent. Ils veulent que je me lance vers un nouveau projet. Je ne connais pas encore ce projet. Je ne sais pas si je veux le connaître tout de suite. Tout va tellement bien. Pourquoi me mettre de la pression avec un nouveau roman? Probablement parce que c’est impossible de dissocier la littérature de ma vie. Je pense que je suis un conteur. Il me faut quelque chose à écrire. Et même si ça n’a pas rapport avec ma vie, je sens que le prochain projet est plus près que je n’aurais pu le croire. Histoire à suivre!

Bon été à tous! Soyez heureux et chill.

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17 juin 2014

Le point de non-retour

trois-fleches-circulaires

Ça y est. J’ai franchi le point de non-retour; l’inévitable qui amène la confession envers soi-même, le désir d’aller de l’avant et d’embrasser le changement.

Le premier indice de ce nouveau pas s’est révélé à moi mercredi passé, après une brosse qui m’a semblé légère, mais qui m’a montré que l’extrémisme faisait encore partie de moi. Je me revois encore, vers 2h00 du matin, en train d’écrire un article sur ce blogue, pour parler de lui. Mais la conscience s’est faite entendre cette fois-ci, et je n’ai rien publié. C’est un avancement.

Il n’y a pas à dire, j’ai fait beaucoup de cheminement au cours de ces deux dernières années; reconnaître mes problèmes, aller chercher de l’aide pour les régler, réussir un exploit que je croyais impossible (me libérer de la marijuana) et surtout, travailler sur moi-même, sur cette peur du vide et de l’ennui. On a tous un peu peur de la solitude, et j’ai trop souvent choisi de la combler à l’aide de diverses substances.

Encore aujourd’hui, ce n’est pas facile de contrôler la pulsion (le choix si simple de repousser ses propres problèmes avec une solution toute faite), et après  de nombreux traitements, j’ai pu me dire que j’étais guéri. Mais la guérison d’un problème en amène parfois d’autres. C’est l’histoire de ma vie après tout. Je suis fier de moi; je ne vide plus une bouteille de vin par soir depuis bien longtemps, je ne passe plus mes fins de semaine à fumer des joints et à rester prostré devant le vide, n’ayant envie de rien. Mais un problème persiste; celui de l’estime de moi.

Ou comment réussir à s’apprécier et à s’aimer, avec ses lacunes, ses petites bibites et cette forme de punition par la récompense. J’arrive à un stade où j’ai tant parlé de mon passé que celui-ci s’est détaché de moi pour devenir un Autre. Quelque chose qui ne me concernait plus. Le dernier roman y est pour beaucoup. Je me rends compte qu’il facile de se cacher derrière lui, de dire à ceux qui me posent des questions « oui, c’est arrivé. Mais je ne suis plus cette personne aujourd’hui. » C’est en partie vrai. En partie.

Parce qu’il me reste un grave problème que je traîne depuis l’adolescence, qui occupe mes pensées de temps en temps, voire sans cesse. J’ai toujours associé ma perception du vide à la perception de mon propre reflet, de mon image. Si la solitude est si présente, c’est qu’on m’a rejeté dans le passé, c’est que je n’arrive plus à plaire autant avec l’être que j’ai construit au fil du temps et qui me représente, moi, aux yeux des autres. Ce n’est pas toujours faux, mais il est clairement faux de penser que c’est la vérité ultime. J’ai peut-être réglé les plus graves problèmes liés à mes diverses dépendances (drogue, sexe, affection, surconsommation), mais je n’ai jamais réglé cette ambivalence constante, cette relation malsaine avec la nourriture, l’alimentation.

Depuis bientôt une année, je pratique le jeûne. Deux jours/nuits par semaine. Ne pas manger est devenu un défi. Il vaut mieux ramper à quatre pattes sur le plancher plutôt que d’ingérer un aliment qui me donnerait de l’énergie. Chaque vendredi soir, je plonge dans l’anorexie programmée; un contrôle qui me donne l’impression d’éviter les excès et de stabiliser mon poids. Mais qu’est-ce que j’évite au juste?

Je n’évite rien, je remplace le problème de boulimie que j’avais jadis quand je fumais de la mari; et quand je pars travailler le lundi matin, je me touche l’abdomen en me félicitant. J’ai réussi, pour un moment précis, un court laps de temps, à éviter la nourriture, comme si je préférais les carences alimentaires à une prise de poids. Et je contrôle tout ça depuis si longtemps, que c’est devenu une habitude que mon cerveau considère comme saine.

Il est temps que ça cesse. C’est pourquoi je suis retourné consulter pour ces troubles alimentaires. Ça coûte une fortune, certes, mais je me dois d’investir dans ma santé, si je veux passer le cap des 40 ans. Ce ne sera pas facile; de supprimer ces habitudes, cette routine de fin de semaine qui me tient à l’écart de la vie, parce que je ne peux simplement pas me déplacer par manque de force et d’énergie. J’ai beau m’entraîner la semaine, je perds tout la fin de semaine.

Je sais que je dois chercher sous la surface, ce qui me fait agir de la sorte. Je ne peux plus me cacher derrière la douleur d’une relation amoureuse malsaine. Il n’y a plus grand-chose qui m’attache à mon passé. Le but de mon roman était d’ailleurs clair: faire table rase du passé, observer ce que j’ai été, comment j’ai agis, pourquoi je me suis adonné à ce genre d’activités. Certes, il y a ce désir de plaire, ce désir de ne pas être rejeté par l’autre, et Dieu sait que dans le monde gai, tout est une question d’apparence, mais il est temps de voir au-delà de ce faux-semblant.

Ce ne sera pas facile. De combattre les envies de revenir vers l’arrière, de retourner aux vieilles habitudes, aux solutions simples qui fonctionnaient bien. Mais je sais qu’à ce rythme, je vais mourir bientôt. Et je n’ai pas envie de mourir. J’ai envie de vivre, de partager ma vie et mon sourire, de trouver un équilibre.

Je suis arrivé à un point de ma vie où je peux regarder vers l’arrière et comprendre les erreurs à ne pas reproduire. Mais je préfère surtout regarder vers l’avenir, cesser d’avoir toutes ces angoisses et ces peurs malsaines; toujours craindre de ne jamais plus aimer et être aimé; et accuser injustement mon apparence physique pour tous mes maux.

J’ai longtemps cru que l’anorexie était un geste d’amour envers mon corps; le restreindre pour lui donner meilleure apparence, plus belle vitalité. Ça ne tient plus la route. Je sais que je m’embarque dans un long cheminement rempli d’embûches et d’obstacles. De toute façon, c’est trop tard. J’ai ouvert la porte à une vie plus saine, et je le saurai tout de suite si je me mens. Je connais mes patterns. Je sais ce que je dois surveiller. Et ça n’a rien à voir avec la volonté. Prendre soin de sa santé, c’est aussi éviter les restrictions ou les régimes miracles. Ça ne fonctionne pas.

On a tous nos petits problèmes. On ne réussira jamais à les régler complètement. On ne peut qu’espérer et devenir meilleur, d’abord pour soi-même, ensuite pour celui ou celle que l’on aime. Il est temps de prendre le taureau par les cornes, de cesser de se cacher derrière une superficialité mensongère.

Ma décision est prise. Elle est irrévocable. Je vais travailler à m’aider, à devenir quelqu’un de sain et d’équilibré. De toute façon, c’est ça ou la mort.

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16 juin 2014

Best Sellers chez Amazon.ca

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Encore d’excellentes nouvelles. Cette fois-ci, le roman Peut-être jamais (version numérique) se retrouve #2 des ventes d’Amazon.ca

Le plus surprenant est la suite; car ce qui vient au #3 est bel et bien un autre livre de moi, mon premier roman écrit à 17 ans, Pile ou Face, duquel ce blogue porte encore son nom (ou vice-versa!).

Je me questionnais justement sur la pertinence de remettre mes vieux bouquins en vente; je me questionne parfois encore. Il est évident que mon écriture de 17 ans vs mon écriture d’aujourd’hui est complètement différente. Il faut que les lecteurs en soient conscients. Je relis rarement mes romans, car je n’aime pas cette automatisme que de vouloir corriger ses phrases 10 ans plus tard. Nous sommes déjà des éternels insatisfaits, même quand vient le temps de déposer un roman. Imaginez après tant d’années.

Pour l’instant, les romans (les 6) sont en ventes sur Amazon et bientôt sur kobo. Il faut le voir comme une sorte d’analyse, de progression ou d’étapes pour arriver à la finalité du dernier roman publié, je suppose. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me défends; à ce jour, le roman Pile ou Face reste encore celui qui aura provoqué le plus de réactions.

Si vous souhaitez une copie papier dédicacée de mon petit dernier, ne perdez plus trop de temps!

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09 juin 2014

Coopsco

photoscoQuelle belle initiative que ces cartons style sms à la librairie Coopsco de Sainte-Foy!

Comme je le mentionnais il y a quelques jours, le livre a fait son entrée dans la chaîne Coopsco, d’abord à Sainte-Foy, puis à l’École Supérieur de Technologie à Montréal (Coop-ETS). Si vous faites affaire avec une autre Coopsco, il vous sera également possible de faire venir le roman, il suffit de le demander à votre libraire.

J’encourage donc tous mes lecteurs résidents à Sainte-Foy ou de passage dans le coin à faire un arrêt à la Coopsco Sainte-Foy! Les membres obtiennent d’ailleurs un rabais sur le livre.

élipse,noir,blogue

Vous pouvez également vérifier la disponibilité du roman dans les Coopsco de la province sur le site principal de la chaîne (mise à jour aux 24 heures).

Bonne nouvelle! Archambault a renouvelé sa commande de livres. Vous pouvez acheter Peut-être jamais directement au magasin de Berri, ou encore vous présenter dans tout Archambault pour l’obtenir en commande. Il est également possible de l’acheter sur le site Internet d’Archambault, mais rendu là, aussi bien passer par moi et recevoir un livre signé à la main!

Avez-vous le sentiment qu’on va y arriver? Moi je l’ai presque! Bientôt le chiffre magique de 500 exemplaires écoulés. Chaque jour, je me rappelle que vendre son roman, c’est se vendre soi-même aussi. Je sais qu’on ne peut plus dissocier l’auteur de son livre, car il devient son propre moteur marketing. Théoriser sur le sujet est intéressant. Le vivre comme ce qui se passe présentement n’est pas toujours facile à gérer. Trouver une certaine ligne entre trop se vendre et ne pas assez oser devient un jeu d’essais-erreurs. Je crois tout de même qu’il est normal de tenter par tous les moyens de faire connaître son produit, car oui; le livre est aussi un produit, qu’il soit doté d’un aura culturel/littéraire/intellectuel, on ne peut pas se le cacher, c’est d’abord et avant tout une transaction. Je te raconte une histoire, je t’accompagne, je te fais réfléchir, je te fais peut-être même bander; et tout ça pour 19,95$? Marketing ou pas, c’est un bon deal!

 

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07 juin 2014

DOSSIER DE PRESSE 2014

Amis journalistes, blogueurs, lecteurs ou simple curieux; vous pouvez dès maintenant télécharger mon dossier de presse complet au format PDF (bio/publications/dossier Peut-être jamais ainsi que dossier Comme si de rien n’était). Ce document est public et peut être envoyé et copié sans problème.  

À l’avenir, vous retrouverez les mises à jour du dossier de presse directement au début de la section Livres.

Cliquez sur le lien pour afficher dans cet écran ou clic droit pour enregistrer le fichier sur votre ordinateur:

DOSSIER DE PRESSE – MAXIME COLLINS – 2014 [dernière mise à jour: 7 juin 2014]

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02 juin 2014

Superbe critique de Livresquement boulimique + Club de lecture du mois de juin

livresquement

C’est avec beaucoup de bonheur que j’accueille cette excellente critique du site Livresquement boulimique. Ça fait chaud au cœur de lire d’aussi bons mots. En prime, le roman Peut-être jamais sera le livre du mois de juin du Club de lecture du même nom. N’hésitez pas à aller y écrire votre appréciation (ou si vous avez détesté hehe).

Extrait:

«L’histoire est complète, toute en rondeur – c’est ainsi que je réfère aux histoires où rien ne manque –, mais qui n’est pas lisse. Elle est chargée des hauts et des bas – plutôt des bas – de la vie affective de Gab. L’auteur ne ménage pas le lecteur dans cette mise à nu. Il dit les choses telles qu’elles sont. Il ne cache rien. Ça nous confronte parfois, avoir la vérité en face nous bouscule. Il y a des passages qui révolteront le lecteur. Est-ce que cela heurtera ses valeurs? Peut-être. À mon avis, c’est nécessaire.»

Pour lire la critique complète, cliquez ici.

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25 mai 2014

Un dernier message que tu ne liras pas

soleil

Six petits « bips ». Comme six petits coups secs qui résonnent dans la noirceur de la nuit. 4h30 du matin, et déjà mon irritation m’empêche de refermer l’œil. Mais qui donc ose m’écrire six fois de suite à cette heure tardive? J’ai pensé à Alix, mais ça n’avait pas de sens, il ne se couche jamais aussi tard. C’est pourtant le seul qui écrit de courts messages l’un à la suite de l’autre. C’était trop tentant, j’ai saisi mon téléphone cellulaire pour identifier le nom de celui ou celle qui m’importunait dans mon sommeil. J’aurais dû le savoir. C’était lui, évidemment.

À quoi bon! Aussi bien répondre sur-le-champ. Après des messages ambigus la semaine passée (que j’avais analysé comme des appels à l’aide) il valait mieux ne pas prendre de chance. Il a d’abord paru surpris de ma réponse. J’ai coupé court en lui demandant ce qu’il faisait debout un dimanche matin. Il n’a pas répondu tout de suite, préférant dire qu’il voulait qu’on se voie parce qu’il avait besoin de se changer les idées. Je me suis mordu une lèvre. Avant, quand il me lançait ce genre de phrases, c’était pour s’envoyer en l’air. En secret.

Je ne pouvais pas le voir en après-midi ni le soir; 5 à 7, suivi d’un concert. Je lui ai proposé de passer chez lui ensuite, mais il ne voulait pas. J’ai compris qu’il ne voulait pas que je vienne le voir dans son nouvel appartement. En fait, il évitait toujours les rencontres qui pouvaient nous offrir un peu trop de proximité. Il me connaissait bien. Moi aussi, je me serais méfié de moi-même.

Nous ne sommes pas arrivés à une entente, si bien que j’ai senti une certaine rage dans ses écrits. Puis, il a proposé: « tout de suite »! Le sachant à l’autre bout de la ville, je l’ai averti qu’il était 4h45 du matin et que le métro ne fonctionnait pas. Il a suggéré de venir me rejoindre dans notre ancien coin, me donnant rendez-vous devant notre ancien appartement, dans la Petite-Italie. J’ai trouvé ça un peu cruel, mais je n’ai rien relevé.

À 5h00 du matin, je me suis levé, un peu tête en l’air, ne sachant pas trop ce que je foutais là. Je me suis rappelé ses idées noires, j’ai tenté de chasser le reste de ma pensée (ce n’est pas à toi de t’occuper de lui) mais je m’en serais voulu s’il y avait eu mort d’homme. Dans ma cuisine, devant le soleil levant, mon chat ne comprenait pas trop ce que je faisais non plus. J’ai fait jouer de la musique. Obstacles  de Syd Matters. J’ai fumé une cigarette en me rappelant que je devais arrêter de fumer pour la xième fois. Que je devais cesser d’écrire des textes au Je aussi. Haussement d’épaule en buvant un verre de jus d’orange. We played hide and seek in waterfalls / We were younger, we were younger

J’ai enfilé un t-shirt trop petit pour moi, parce que les excès de la semaine précédente étaient beaucoup trop violents. Une paire de lunettes fumées et j’étais prêt pour un trajet de deux stations de métro. Malgré le mois de mai, il faisait froid. J’ai laissé échapper un « pays de cul », puis je me suis engouffré dans la chaleur d’une station. Seul. Qui d’autre aurait répondu à l’appel un dimanche matin, si tôt? Je venais évidemment de rater le premier wagon. 10 minutes à attendre. Il allait être en retard, donc aucune importance.

Dehors, à deux rues de notre ancien appartement, j’ai réalisé l’ironie de la chose. Se donner rendez-vous devant le lieu de notre deuxième et dernière chance. Où le bonheur n’avait point eu le temps de se créer, trop vite ravagé par l’annonce d’une autre séparation. De la rue, j’ai levé la tête vers le 2e étage, me demandant si les nouveaux locataires étaient heureux ici. La chanson Changes de Girls in hawaii dans les oreilles. J’ai retenu un haut-le-coeur, vestige d’une pensée romantique pour un passé révolu depuis… depuis déjà 5 ans. Jour pour jour, en ce dimanche de mai. J’ai eu beau me dire que les signes de la vie n’étaient que hasards, on a eu beau me reprocher que je faisais trop de liens, comme dans un roman, mais impossible de ne pas souligner l’étrangeté de la chose. Le 7 mai 2009, on emménageait ici. En 2014, j’y étais encore, et j’attendais toujours le même homme. I’m stuck under a balcony in the moisture of the mist / Smoking cigarettes ’cause I’m in despair / Is it some kind of boredom or just the need to fill myself up /It makes me smoke much more than I would want to…aaarrg

Il est arrivé avec son 10 minutes de retard habituel. En applaudissant. En guise de félicitations. Parce que j’étais à l’heure. Pourtant, je savais qu’il avait toujours été pire que moi. En plus de me retarder dans ma vie et mes futures relations.

Nous avons marché vers le restaurant de déjeuners ouvert très tôt, même le dimanche. Il venait de finir sa dernière bière. Je savais ce que ça voulait dire sans avoir à poser d’autres questions. And you look so nervous, so nervous, so nervous / You won’t conceal those cracks for live

Face à face dans une banquette, un menu ouvert que nous allions consulter seulement une heure plus tard, j’ai pris des nouvelles. Je l’avais bien vu quelques semaines auparavant; pour lui remettre mon fameux livre, celui que je n’aurais jamais écrit sans son aide (j’ai pensé: sans toute cette souffrance). Un peu plus et il me disait que je n’étais rien sans lui. Il y a quelques années, j’aurais sûrement adhéré à ses paroles. Des flashs de notre dernière rencontre ont alors submergé mon esprit. Souvenirs flous. Attirances. Alcool. Consommation. Un autre sarcasme de la vie, pour me prouver que c’est elle qui décidait de la fin, que j’aie sorti un roman ou non. Je me suis mis à sourire. Je ne regrettais rien de notre dernière rencontre, même si elle me tuait un peu plus en dedans. I’m just lying, just lying, just lying / Just lying again / Sitting aside in the sadness sometimes / You can see us faces down

Il m’a raconté ses problèmes de colocation. Je me suis demandé pourquoi ce garçon faisait craquer tant de mecs autour de lui. Alors qu’il me disait que les coups de foudre sont impossibles, je lui ai répondu que « pourtant, il en avait eu un dès qu’il m’avait rencontré à l’époque ». Hésitation de quelques secondes, puis approbation. Petit bonheur inutile, car tout ça n’existait plus depuis bien longtemps. Je me suis encore demandé ce que je faisais ici, et si Alix avait raison quand il m’avait dit de me méfier (attention, s’il coule, il va vouloir sombrer avec toi).

Il m’a parlé de son père. Qui lit encore mon blog, parait-il. Il le soupçonne même d’avoir acheté mon roman. La curiosité n’a pas de limites, je le comprends un peu. Ça m’a fait penser à mes parents. Ils ont eu des mots très durs pour le dernier homme qui a partagé ma vie, personnage ou pas. Les sœurs de Luc, elles, se sont arrêtées à la bande-annonce. Elles ont demandé si c’était tiré de notre histoire. En voyant la gueule de l’acteur, je ne peux pas croire qu’elles aient douté. Il m’a raconté qu’il les avait rassurées, parlant de texte romancé. Il n’a pas tort, il y a de la fiction… Mais il faut être dupe pour croire que la réalité ne vient pas se mêler de tout ça. Bon, de toute façon, ça n’a aucune importance. Je salue quand même le père de Luc, lui souhaite la meilleure des chances s’il se lance dans la lecture de mon livre. Moi-même, je ne sais pas si je voudrais en lire et en savoir autant si j’avais un fils.

Ça me ramène à la force incroyable de mes parents. Qui, eux, ont tout lu déjà. Au contraire des autres, ils n’ont pas cherché à connaître la vérité dans la fiction. Ma mère m’a bien posé certaines questions précises, mais elle ne s’est pas aventurée au sujet de ce qui touchait l’intimité sexuelle des personnages. Mon père est plus timide. C’est normal. Je sais qu’il éprouve beaucoup de colère et qu’il utilise des termes grossiers pour décrire certaines personnes liées au livre. Je ne pense pas en savoir plus. Tout était dit quand papa m’a demandé si j’allais écrire un « vrai roman » un jour. Il s’est ensuite mis à me parler de polar et de romans policiers. Petit soupir.

Retour au déjeuner. 6h00 du matin. Je l’écoute encore parler. J’ai parfois l’impression que je suis le seul qui l’écoute parler ainsi. J’ose glisser l’idée de son chum. Oui, il a un copain depuis 4 ans déjà. Un copain qu’il voit peu. Ça me fait hausser les épaules, me dire que c’est normal si ça va bien. Et je sais que c’est lui qui devrait se trouver à ma place présentement. Évidemment, la complexité des histoires qu’il vit ne permet pas de mettre son chum dans les confidences. Lui, je ne l’ai jamais vu. Enfin. À peine croisé au coin d’une rue un samedi soir en allant au dépanneur. Quand je pense à lui, je pense à son ancien bon ami, qui fut mon amant, et dont je me suis inspiré pour une scène de sexe vers la fin de mon livre. Le monde est petit. Très petit.

Nous avons fini par commander de la nourriture. La dernière fois que j’avais les fesses dans ce restaurant, nous vivions encore ensemble. Des liens, encore des liens. Il n’y a que ça qui nous unit; les liens du passé, les liens du passé qui se recoupent avec le présent. Et même s’il a changé, même si je ne veux pas revenir en couple avec lui, il y a cette force d’attraction malsaine, ce désir invisible qui fait office d’aimant. Si je n’écoutais que mes pulsions, je serais déjà assis à ses côtés, à le toucher et à profiter d’un corps que je ne reconnaîtrais pas.

Après trois heures dans le restaurant, nous sommes sortis pour marcher et digérer. Même si j’avais dormi deux, trois heures cette nuit-là, il m’a fait marcher de Jean-Talon à la rue Sainte-Catherine. Soleil éblouissant. Comme si la vie n’avait pas vraiment changé. Nous avons parlé de son pénis. Et il n’en fallait pas plus pour que mon attirance revienne en force. En observant la scène d’un point de vue extérieur, je n’y voyais qu’un désespoir. Un désespoir vain, comme si l’unique but était d’obtenir satisfaction. Et puis, la vérité s’est amenée d’elle-même. Ça ne changerait jamais.

J’ai compris que je pouvais comparer notre histoire à celle vécue avec mon ex-copine. Même en étant gai à 100%, je sais que la seule femme que je pourrais baiser sans soucis serait bel et bien Sarah. Par habitude? Par naturel? Par connaissance d’un corps passé que je ne connais pourtant plus maintenant? Je suis convaincu que ce serait la seule qui pourrait encore réussir à me faire goûter au corps féminin. Eh bien, je sens cette espèce de similitude avec mon ex. Cette impression que même si je le reverrai dans 10 ans, j’aurais toujours cette attirance, cette forme d’attraction poétique et sexuelle à la fois. Un intérêt de mon corps vers le sien, sans même le vouloir.

Je n’ai aucun désir de reformer un couple avec lui, pas envie de partager une vie commune dans un appartement. Mais toute forme d’amitié entre nous se transforme en option sexuelle dans mon esprit. Je me rends compte que ça ne sert à rien de me mentir à ce sujet. Il n’y a pas d’ambiguïté. Il est passé à autre chose. Moi, j’ai écrit un livre et je l’ai gardé près de moi grâce à un personnage. Ce n’est pas sa faute. C’est la mienne. J’assume. J’assume aussi le fait que je suis passé à autre chose. Le problème, c’est la proximité. Qu’elle existe une fois par année ou une fois par mois ne change rien. Comme si chaque occasion remettait les compteurs à zéro. Ce n’est pas du jeu pour moi. Et ce n’est pas de sa faute, ou si peu, par moment.

Cette histoire, c’est une histoire banale comme des milliers d’autres. Une attirance sexuelle interdite entre deux êtres pour diverses raisons. Un truc inévitable. Un truc que je dois me forcer à éviter. J’aurai toujours une certaine affection pour lui, mais il est temps qu’il me laisse partir et qu’il cesse de revenir me chercher. Ça fait de la peine de penser que ma place n’est plus là, que je devrai probablement le forcer à me remplacer par son copain. Parce que c’est son rôle à lui à présent.

Je n’ai pas assez de résilience pour faire ami-ami avec mes exs. Parce que l’attraction physique gagne tout le temps. Je suis un être de pulsions. J’en parlais justement avec une collègue de travail qui vient de se séparer. Elle a tout de suite installé des balises claires entre son ex-copain et elle, car ils doivent partager l’appartement jusqu’en juillet. Elle ne me dit peut-être pas tout, mais j’admire son courage et sa conviction. Quand c’est fini, c’est fini. Et, elle a raison. C’est le seul moyen de vraiment tourner la page et de concevoir un avenir avec quelqu’un d’autre.

J’ai compris pourquoi j’étais célibataire depuis si longtemps. Vivre dans le passé est une partie du problème, mais c’est surtout la réactualisation d’un amour passé qui m’a nui. Ce n’est pas la faute de Luc. J’ai longtemps été son confident. Il voudrait que je continue à l’être (mais uniquement quand ça l’arrange). Il restera centré sur lui-même comme je l’ai toujours connu. Ça fait partie de sa personnalité. Je ne pourrai jamais le changer. Mais je peux tenter de me changer moi. Et ces derniers jours, je vis une certaine libération. D’abord, pour avoir compris que ce n’était pas l’amour qui me guidait vers lui. C’est une question de disponibilité des corps. Je suis convaincu que si Luc était célibataire, nous aurions vécu encore du sexe pendant un long moment, jusqu’à ce que l’ennui prenne toute la place. Et je ne crois pas que l’ennui comme souvenir d’une relation est mieux que la passion qui finit drastiquement.

Quand j’ai publié mon roman, je m’étais dit que je fermais le dossier le soir même. La vie s’est amusée à me faire comprendre qu’il y avait des choses que je ne contrôlais pas. Tout comme je ne contrôle pas toujours ce qui me fait bander. Mais les pulsions se contrôlent, ou du moins, elles peuvent être évitées si on prend des précautions. C’est un peu dire que mon ex est contagieux, et que dès que je le fréquente, je fais de la fièvre et le désire encore. Le temps et l’absence font diminuer les fièvres. J’ai fini d’être dans l’attente pour une simple relation sexuelle. Avant, j’étais dans l’attente par amour. Comme ce n’est plus le cas, la seule chose qui me rappelle mon désir est sa présence. Il n’y a pas 10 000 solutions.

Je mise sur le fait qu’il ne fasse pas trop de conneries. C’est tout ce que je peux souhaiter. Et espérer qu’il s’en sorte psychologiquement. Mais, à partir de maintenant, j’ai choisi de ne pas sombrer avec lui. Je lui ai laissé le contrôle très longtemps. Trop longtemps. Et d’une certaine façon, il s’en foutait. Il a toujours pensé qu’il y avait droit en tout temps. Les années passent, la vie change, et je dois m’aider d’abord. Me la jouer égoïste, oui peut-être. Quoi qu’il en soit, le deuil est terminé. Il ne faut plus rouvrir la brèche ou faire saigner la cicatrice du passé.

Je disparaîtrai doucement. Et son père, s’il me lit vraiment, ne lui parlera pas de cette publication. Tout se fera sous silence, pour son bien à lui, pour qu’il m’oublie sans même s’en rendre compte. Ce sera sans conflits, sans arguments et sans rancœur. Il vivra sa vie d’adulte, avec ses hauts et ses bas, et ce réflexe si naturel de m’écrire ou de me parler s’en ira avec le temps. Je lui faciliterai la tâche, car je ne le relancerai pas. Retenir ses pulsions, les contrôler pour le bien de l’autre, mais surtout pour son propre bien. Nous sommes tous les deux dans la trentaine. Il n’y a plus d’excuses pour aller puiser dans le passé et chambouler le présent. Nous sommes deux hommes. Deux hommes en paix malgré les vagues douloureuses de la solitude et du temps. Deux hommes qui font de leur mieux, avec leurs démons, leurs souvenirs, et une forme d’affection l’un pour l’autre que je n’aurai que trop rarement vécu dans ma vie.

Et si je n’avais qu’un tout petit souhait à lancer dans l’univers, ce serait de recommencer toute cette histoire folle… Avec un autre.

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16 mai 2014

Nouvelle critique du roman + commentaires iTunes des lecteurs

recrue

Une nouvelle critique du roman Peut-être jamais vient de paraître sur le site de la Recrue du mois. La Recrue du mois avait fait beaucoup pour le roman Comme si de rien n’était en 2010 (auteur du mois de juillet 2010).

Il s’agit là d’une très belle critique bien apprécié. J’en retiens surtout le dernier paragraphe, fort véridique, à mon avis:

« Maxime Collins sait indéniablement comment raconter une histoire, camper un personnage – qu’il lui ressemble ou non n’a ici aucune importance –, établir une atmosphère en quelques lignes. Certains seront peut-être rebutés parce que le narrateur évoque ouvertement sa vie sexuelle. Ils se priveront d’un indéniable plaisir de lecture.» (Lucie Renaud, mai 2014)

Vous pouvez cliquez ici pour lire la critique complète.

Je vous invite également à lire les quelques commentaires qui ont été publiés directement sur la plateforme iTunes. N’hésitez pas à ajouter le vôtre!

Commentaires de lecteurs sur iTunes à propos du roman Peut-être jamais (cliquez pour lire)

Commentaires de lecteurs sur iTunes à propos du roman Peut-être jamais (cliquez pour lire)

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14 mai 2014

De retour après une petite pause

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De retour après un peu plus d’un mois de promotion. Retour sur les dernières semaines.

Il s’en est passé des choses depuis quelque temps. Au niveau professionnel, au niveau personnel aussi. Des histoires joyeuses, d’autres histoires moins joyeuses. Parlons d’abord de mon livre (oui, encore!), mon but ultime est atteint depuis longtemps. Je voulais vendre 100 copies, c’est chose faite, les attentes sont même dépassées. Ce ne fut pas facile. On peut presque dire que dans ce monde virtuel, j’ai choisi le mauvais métier. C’est fou comme les gens ne considèrent plus la lecture comme un passe-temps. Dommage, mais il faut s’adapter au marché. Il faut aussi être zen avec cette expérience. Et je crois que ça y est, je le suis.

J’ai dû en achaler une coupe sur mon Facebook, et je m’en excuse, mais parfois, il faut forcer la chose pour « réveiller » les paresseux. J’ai donc dû utiliser la méthode de l’envoi postal à de nombreuses reprises (une centaine de fois au minimum!). Après, c’est une histoire de relation entre deux personnes. Si toute cette aventure m’a appris une chose, c’est d’abord celle de l’amitié. J’ai retrouvé des amis grâce à ce livre. Des amis que je croyais loin, mais des gens pour qui je comptais plus que je ne le pensais. Je me suis mis une gang d’écrivains à dos; ce sont des choses qui arrivent. On ne peut jamais dénoncer sans recevoir les conséquences de nos actions (de nos écrits). Au final, les personnes qui comptent m’auront encouragé dans cette histoire. Les autres n’ont aucune importance. J’ai également perdu quelques amis. Enfin, je pensais qu’ils étaient des amis, mais j’ai eu des preuves tangibles que je m’imaginais des choses. Ça fait partie de la vie aussi.

C’était donc mon entrée dans le « vrai » monde adulte. Comprendre qu’il ne faut rien attendre des autres. Que personne ne nous doit rien, peu importe ce que nous leur avons apporté dans leur vie. Ça va, je passe l’éponge. À 30 ans, un ménage s’imposait. Je ne dirai rien non plus sur les « artistes » avec qui j’ai communiqué. Ils ont d’autres choses à faire que de lire. Dommage. Mais véridique. Pas de rancoeur. De la déception pour certains qui étaient près de moi. Mais en général, je connais ma chance et j’en suis reconnaissant.

J’avais l’intention de devenir un « vrai » adulte au mois d’avril. C’est un échec total. Tant au niveau de l’alcool, des excès ou de tout ce que je pensais faire pour être plus sage. Il paraît que le 30 ans est le nouveau 20 ans. Je n’aurais jamais su si bien dire!

Ma mère a lu mon livre. Commentaires positifs. Quelques « craques » sur mon ex. Mais ça va; elle y avait bien droit. La confrontation avec ma grand-mère a aussi eu lieu. En cinq minutes, tout au plus. J’ose espérer qu’elle a compris que ce roman ne la concernait pas. Une de mes tantes y est allée de commentaires maladroits, mais ça fait partie de la « game ». J’ai reparlé avec mon ex, aussi. Ça ne va pas trop bien pour lui. Je m’inquiète. Même si je sais que ce n’est pas ma place.

Je suis encore en questionnement à propos d’un nouveau projet. Je me rends compte que plus l’on vieillit, plus il est difficile de se lancer dans l’écriture, de l’assumer sans douter. Je me demande si je dois nécessairement être dans une période de souffrance pour écrire. J’espère que non. Mais ça, l’avenir nous le dira.

Il me reste 92 livres à vendre. Je sais que la mort de mon livre sera dictée le 30 juin prochain. Le temps file vite. J’aimerais me donner le défi de vendre ces copies pour atteindre le maximum de gens. Peut-être que c’est utopique, mais j’ose encore y croire. On verra bien!

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04 mai 2014

Setlist Peut-être jamais (bsides)

Pour ceux qui veulent vraiment s’imprégner des chansons qui sont citées dans le livre (outre les débuts de chapitre), voici la liste des bsides du roman Peut-être jamais

1. The Everlasting – Manic street preachers

2. Londinium – Archive

3. Mezzanine – Massive Attack

4. Trans Fatty Acid – Kruder & Dorfmeister

5. Unfaithful – Farewell

6. Down a rabbit hole – Bright eyes

7. Monheim – Godspeed you! Black emperor

8. Reckoner – Radiohead

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24 avr 2014

Peut-être jamais disponible chez Archambault dès le 30 avril

archam

Le roman Peut-être jamais sera disponible chez Archambault à partir du 30 avril 2014!

Pour ceux qui n’ont pas encore acheté leur copie, je vous propose toujours un envoi postal d’un copie dédicacée (toujours plus agréable de recevoir ça de la main de l’auteur, non? :) )

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23 avr 2014

Critique de Peut-être jamais dans le Fugues de mai 2014

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Critique du roman Peut-être jamais dans la revue Fugues

« L’auteur, avec grand talent, partage les états d’âme des différents personnages et, malgré un sujet qui semble plutôt lourd, le récit ne sombre jamais dans le pathos ou dans des divagations psychanalytiques. De fait, le roman se lit avec avidité et ne perd jamais de son intérêt, de son rythme et de son humanité.  Une excellente première incursion dans le genre romanesque chez un auteur qu’il convient assurément de surveiller avec attention. »

Le critique semble penser qu’il s’agit de mon premier roman (alors qu’il avait critiqué le précédent en 2010), mais on s’en formalisera pas trop! Je suis surtout bien heureux que la critique soit bonne, en espérant que ça puisse rejoindre encore plus de lecteurs!

Le magasine Fugues sera en kiosque dès le jeudi 24 avril!

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22 avr 2014

Darcy Oake | British’s Got Talent 2014

À voir pour ceux qui aiment la magie. Darcy Oake à British’s Got Talent offre tout un spectacle.

 

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21 avr 2014

Le meilleur et le pire de Facebook

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Le meilleur et le pire de Facebook, où comment je peux être étonné et irrité à la fois!

Cette fin de semaine, c’était le dernier effort actif de promotion sur Facebook à propos du roman Peut-être jamais. La ligne est mince entre le désir d’écouler mes ventes et celui de me retrouver comme une personne qui harcèle trop sa liste d’«amis». Oui, je mets le mot «amis» entre guillemets, car il faut bien comprendre qu’avec Facebook, on a plusieurs amis quand ils ont besoin de nous, mais le contraire n’est pas nécessairement vrai!

Allons-y donc avec les fleurs dès le départ. Je suis complètement renversé. Je n’en reviens tout simplement pas. Vendredi soir, une idée m’amène à écrire personnellement à ma liste de Facebook, une personne à la fois. Je tente le tout pour le tout, puisque je dois écouler les dernières copies restantes, vestige de mon lancement du 31 mars. Honnêtement, je n’y croyais pas trop. Je me disais que j’allais réussir à vendre 2-3 copies grâce à ces messages personnalisés, mais surprise! Le taux de réponse dans la journée même est vite devenu insoutenable. Je n’arrivais plus à fournir à la demande de renseignements. En plus d’être flatteur, j’ai mieux compris que Facebook faisait vraiment une sélection ambiguë pour l’affichage des pages et statuts (ce qui a été d’ailleurs confirmé dernièrement).

Cela m’a évidemment amené à faire une analyse plus profonde d’une situation qui touche plusieurs artistes (écrivains et autres). Je me suis mis à observer plus attentivement les réponses positives et négatives des «amis» pour arriver à un constat flagrant: j’ai été déjoué dans ma faible anticipation de réponses! En fait, je m’attendais à ce qu’un groupe s’intéresse au livre, plutôt qu’un autre, et c’est tout le contraire qui s’est produit.

Je croyais qu’en tant écrivain, il allait de soi d’encourager nos collègues, mais les réponses reçues font état d’une tout autre réalité. Ce sont les gens qui ne lisent pas à priori qui ont communiqué avec moi le plus rapidement. J’en reste encore ébahi. En quelques minutes, une trentaine de personnes ont voulu commander le roman. Je me suis félicité d’avoir eu l’audace de renvoyer un dernier message.

Et les «collègues écrivains» eux? Tout le contraire. Des excuses banales (j’ai trop de livres à lire) ou pire, des crochets «vu» et aucune réponse. Ça confirme assez bien la logique de l’écrivain égocentrique (lisez-moi, mais je ne vous lirai pas!) En fait, ça me confronte à une réalité que je croyais tout autre: je pensais que le milieu vivait artificiellement en se soutenant mutuellement entre auteurs, mais j’ai vite compris que je faisais fausse route. Les vrais lecteurs ne sont pas écrivains. Les vrais lecteurs ne sont pas des lecteurs à la base. C’est d’autant plus agréable de les voir m’encourager, alors qu’ils ne lisent qu’un ou deux romans par année.

Plusieurs écrivains que je respectais et encourageais m’ont déçu dans leurs réponses. Mais je n’ai pas d’amertume. Au contraire, je les remercie. Maintenant, je sais qui encourager et qui ignorer totalement. C’est un beau service que l’on me rend. Il me fait aussi prendre conscience de l’étendue de Facebook, mais également de ses limites. Un peu à l’image de mon lancement, ceux que je croyais assurément présents n’ont pas été au rendez-vous, et ceux que je n’attendais pas sont venus avec cœur et gentillesse.

Voilà donc le portrait officiel: les écrivains québécois ne se lisent pas entre eux. Ils ne s’intéressent qu’à leur petit nombril. Et, à l’avenir, ce ne sera pas moi qui vais les soutenir non plus! Je leur répondrai avec un grand sourire virtuel que «je les lirai quand leur dernier roman sera en bibliothèque». N’est-ce pas les encourager tout de même? Ça semble être leur logique, alors suivons-là ;)

Je parle de tout ça à la légère et avec le sourire, mais ça me montre bien que le milieu littéraire est un milieu très sombre. Ce n’est pas là que je veux évoluer, ce n’est plus là que je veux atteindre quoi que ce soit. J’écris pour ceux qui ne lisent pas beaucoup, mais qui aiment se plonger dans une histoire qui les bouleversera. Si je peux donner le goût à la lecture à quelques personnes, c’est un défi atteint!

Alors, la conclusion? Vos lecteurs ne sont pas nécessairement ceux que vous pensez! Il y a un monde d’hypocrisie dans le milieu littéraire et artistique, et honnêtement, ça me passe 100 pieds par-dessus la tête. Je n’en ai rien à faire. Je préfère encore que ce soit un ancien ami du secondaire qui achète mon roman plutôt qu’un péteux de brou qui se prétend auteur en ayant publié une nouvelle littéraire inutile dans une revue que personne n’achète.

Au final, je n’ai pas du tout à me plaindre. Je me sens comme un auteur qui souligne son irritation le ventre plein! Certes, passer de 3000 copies vendues à 300 exemplaires vendus pourrait en décourager certains, mais on s’en fout! Mon but reste le même; écouler mes dernières copies de lancement avant le 30 juin. Je suis confiant en mon potentiel (même si je ne connais aucunement mon prochain projet littéraire) et je sais que ce livre pourrait en aider certains.

L’ironie habituelle dans tout cela? Mon roman est un succès en France! Les commentaires que je reçois sont, ma foi, presque perturbants! Quand une jeune femme française m’écrit pour me dire que Peut-être jamais l’a «turné on», je crois que c’est magnifique, que tout est possible.

Je crois au livre papier autant qu’au livre numérique. Chaque texte finit par se faufiler et trouver son lecteur. Que ce lecteur soit un érudit ou un non-lecteur importe peu; je cherche à créer la réflexion et l’émotion. Et en ce moment, j’attends encore la critique négative qui pourrait me dire le contraire. Pour le moment, tout ce que j’entends est au-dessus de mes attentes.

Tout. Sauf ma grand-mère qui semble être affectée par un chapitre de ce texte. Je sens déjà les futures scènes dramatiques à venir…

Parlant de Facebook, si vous lisez, avez lu ou allé lire mon roman Peut-être jamais, n’hésitez pas à l’indiquer directement sur Facebook, section livres!

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20 avr 2014

La version papier de Peut-être jamais dans une centaine de librairies françaises

librairies françaises

Grâce à la Place des Libraires, plus de 100 librairies françaises vendent désormais des exemplaires du roman Peut-être jamais (en version papier). Ces librairies couvrent une grande partie de la France:

  • Paris
  • Nice
  • Marseille
  • Aix-en-Provence
  • Caen
  • Arles
  • Angoulême
  • Toulouse
  • Bordeaux
  • Rennes
  • Nantes
  • Orléans
  • Reims
  • Perpignan
  • Strasbourg
  • Mulhouse
  • Lyon
  • Grenoble
  • Le Mans
  • Toulon
  • Poitiers
  • Vincennes
  • et dans bien d’autres départements!

 

Je vous invite à commander et à aller chercher votre copie chez votre libraire préféré!

Cliquez ici pour obtenir la liste exhaustives des librairies participantes.

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15 avr 2014

Quand la réalité dépasse la fiction

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Quand la vie nous prouve qu’elle aime également les finales digne de films.

Si on m’avait dit que j’allais rencontrer mon ex-copine et mon ex-copain à 48 heures d’intervalle, je n’y aurais jamais cru. Je voudrais m’étendre sur la chose, partir dans une philosophie comme je l’aime tant, mais force est de constater que je suis face à ma première promesse post-publication: ne plus parler de ce passé, fermer le chapitre pour de bon.

La vie a cette manière un peu ironique et coquine de nous faire revivre toute une gamme d’émotions au mauvais moment, mais c’était à prévoir. Tout ne pouvait pas se clore avant le 31 mars. C’était utopique. Pourtant, je ne ressors pas démoli de ces rencontres. Au contraire. Je pourrais dire que je m’en sors bien. Mieux. Mais ce serait un peu vilain de casser du sucre sur le dos de ces amours passées.

Si j’ai compris une chose que je n’avais pas du tout saisi, c’est que j’étais moins l’élément influençable du couple que je ne l’aurais cru. Durant ces deux rencontres, beaucoup de prises de conscience, de vérité et d’affection pour ces personnes qui ont croisé ma vie.

Je pourrais parler des vices, des dépendances, des extrêmes, de l’excitation, des retrouvailles, mais je dois me taire, faire face à ces rencontres en silence. J’ai entendu des choses qui m’ont fait un grand bien. Des choses que j’avais besoin d’entendre. Pour cesser de me remettre en question sur ces histoires, pour continuer mon chemin dans une ligne plus droite.

Il n’y a pas de doutes, la vie avance, les gens changent, mais restent un peu les mêmes. En fait, on se rend surtout compte que c’est la perception qui se transforme. Et il est trop tard pour retrouver les sentiments disparus; ils sont cachés trop loin, même s’ils pointent par moment. Comme une petite folie passagère, un espace-temps ouvert, un souvenir qui resurgit.

Je referme donc (enfin) le livre de ma jeunesse. Tout a été dit. Tout a été fait. Tout a été consumé. Et même si tout s’envole, je ne m’en fais plus, car j’ai compris qui j’étais et ce que je voulais. Rencontrer ses amours du passé, c’est un peu faire une analyse sur les amours à venir et ce qui importe vraiment.

J’écoute la chanson de Lana Del Rey (West Coast) en boucle, et c’est exactement le feeling qui me vient. Tout est à point. Move baby move baby move baby. Alors, que dire de plus, sinon de leur rendre un dernier hommage embrouillé. Je les aime. Je les aimerai toujours à ma façon.

Je suis prêt à retomber amoureux. Maintenant. Ça y est.

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14 avr 2014

West Coast – Lana Del Rey

Nouvelle pièce de Lana Del Rey « West Coast ».

Oui, assumons le gai en nous. J’aime la toune haha!

 

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