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15 sept 2014

Dernière soirée

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Ça y est. J’avais entouré la date de mon calendrier il y a deux mois déjà, voilà que cette date est arrivée. J’arrête de fumer à 23h59 ce soir. Je me demande encore sur quelle chanson je vais fumer ma dernière clope…

Pour les non-fumeurs, ça peut paraître débile, mais cesser de fumer, c’est un peu faire un deuil. Et vous commencez sûrement à me connaître, moi, mes deuils, je les vis à fond. Je n’ai pas le choix. C’est un peu dans mon ADN. Quand j’entreprends un grand virage, avant le deadline fatidique, je dois me rendre dans les contrées de l’extrême.

C’est ce qui explique sûrement pourquoi je me suis réveillé ce matin à 4h15, couché sur mon divan, dans les vapes, après avoir fumé et bu comme un trou. Même pas penser à souper. Certains trouveront ça enfantin, voire dramatique, mais j’assume complètement. Je suis un être qui doit aller au fond des choses avant de m’en départir. Il suffit de lire mon dernier roman pour le comprendre.

Arrêter de fumer, c’est bon pour ma santé, mais c’est surtout bon pour mon portefeuille. Je suis encore dans les dettes, et selon mes prévisions, je ne m’en sortirai pas avant le mois de novembre. J’ai décidé de prendre une attitude zen, du style « l’argent part et revient ».

Mon automne s’annonce très tranquille. Sans excès. Je me concentrai sur le gym, la bonne bouffe sans alcool et l’écriture. Il est temps de remettre la machine en marche. Je m’étais promis d’être non-fumeur avant mes 31 ans. Je tiendrai le coup. Cesser de fumer diminuera considérablement ma consommation d’alcool. Encore une bonne nouvelle pour mon portefeuille.

Ne vous étonnez donc pas si je vous envoie chier ou si je suis plus à pic. Ce n’est pas mon but, mais je sais ce que le manque de nicotine peut me faire. Les 8 premiers jours seront chaotiques. Ensuite, ça devrait se placer. Je croise les doigts.

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14 sept 2014

Vos commentaires!

Aujourd’hui, j’ai reçu un xième commentaire à propos de mon roman Peut-être jamais. Ça m’a donné le goût de présenter les commentaires reçus sur Facebook. La plupart sont très bien! Mais il y a toujours des cons dans la vie…

Le commentaire qui m’a fait penser à écrire ce topic vient de Eddy, qui m’écrit ceci:

Je vous envoie un Mail pour vous remercier pour ce roman, qui est riche en émotion, qui arrive à associer la sexualité et l’amour sans problème ! C’est un des meilleurs romans que j’ai eu l’occasion de lire. En regardant la bande-annonce la première fois, Je m’étais dit que c’était un livre un peu basé que sur le  » sexe « . J’ai acheté le livre et je l’ai lu en 2 jours ! Puis j’ai regardé la bande-annonce une deuxième fois. Vous avez réussi à faire la bande-annonce parfaite, avec du suspense, et qui donne envie de regarder! Encore une fois, merci pour ce roman et bravo pour avoir fait un roman aussi touchant !

Des commentaires de ce genre, j’en ai reçu des centaines, et j’en suis très reconnaissant! En voici d’autres, venant de Facebook!

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Évidemment, il y a toujours des connards dans la vie qui ne vivent pas en 2014. Même si j’essaie de calmer mes propos, c’est difficile de ne pas répondre en les envoyant chier!

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Bref, parlez s’en en mal ou en bien, mais parlez s’en à ce qu’on dit! Ce qui me dépasse, c’est qu’encore des gens parlent de la religion pour justifier leurs propos homophobes. Quelle tristesse! Mais je n’en ai rien à foutre!

Il me reste 10 copies à vendre! C’est fou! Je ne pensais pas que le roman allait s’avérer un si grand succès!

Aussi; beaucoup de gens me demandent si j’ai écris d’autres romans. Bien sûr! Pour ceux qui ont adoré Peut-être jamais, je leur suggère d’acheter le roman précédent (soit l’adolescence de Gabriel, qui se nomme Alexandre, dans le roman Pile ou Face!). Vous pouvez obtenir tous les détails de mes romans (et les commander) ici en version papier ou ici en version numérique.

 

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06 sept 2014

Un pouce en l’air, deux pouces en bas!

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On ne peut pas dire que la fin de l’été me soit très chanceuse, mais on peut dire que je suis un peu innocent aussi! L’histoire de mon aventure débute très «niaiseusement»…

La semaine passée, bonjour les grandes chaleurs, mais je tiens le coup et je vais au gym quand même. Il faut dire que depuis quelque temps, je suis assez motivé niveau sport et je fais environ du cardio 5 fois par semaine (en intervalles oui oui les puristes!)

Or, qui dit chaleur et cardio, dit aussi transpiration. Et moi, j’ai beau sortir de la douche après un gym, mon corps continue encore de carburer.

J’aime beaucoup une paire de jeans que j’ai portée quelques mois l’été passé, avant de la ranger parce que j’avais l’impression que le jeans me donnait de l’eczéma aux mains. Je suis retombé sur le jeans il y a deux semaines, et je l’ai essayé pour le fun. Quel confort! J’ai oublié cette histoire d’eczéma, en me disant que je verrais bien si dans deux jours, mes mains allaient recommencer à me faire des peaux sèches. Ce ne fut pas le cas.

Pourtant, je n’ai pas fait le lien tout de suite, mais chaleur, gym, transpiration et jeans louche… qu’est-ce qui s’est produit? Je me suis mis à faire une petite irritation entre les cuisses. Rien de très grave, des petits boutons inoffensifs.

Et c’est là que ma connerie continue. Je ne sais pas où j’ai entendu ça, mais on m’a souvent dit que lorsqu’on fait des petits boutons de chaleur, le gant de crin est une bonne solution pour revenir à une douceur de peau plus normale.

Peut-être… sauf quand la peau est déjà irritée? Bref, j’ai frotté ça avec le gant de crin qui se trouvait dans ma salle de bain. Et dans mon intelligence suprême, je me suis dit, mais pourquoi ne pas ajouter un peu de douceur. Je me souvenais que ma mère, qui faisait de l’eczéma aux mains, se badigeonnait tout ça de vaseline et mettait des gants pour la nuit. Why not?

J’ai donc appliqué une bonne couche de vaseline pour bébé sur l’irritation, puis je suis allé me coucher.

Une nuit passa… lol

Le lendemain, SCANDALE! Peau boursouflée, cloques d’eau; c’est pas beau pantoute! Pas trop le temps d’y penser, je remets mon jeans satanique et je pars travailler. Et tout au long de la journée, je sens le travail de l’infection qui commence.

Le mercredi soir, je commence à capoter et vais voir un pharmacien qui me dit de simplement appliquer du Polysporin. Wow! Le lendemain, le truc a doublé. Et là, je fais l’erreur d’aller sur le web, et de regarder de belles images sur Google. Pis là je chie dans mes culottes, car je commence à croire que j’ai de l’herpès ou des condylomes. Ouch. Je sais, je sais; ne jamais allez voir des photos ou des trucs/traitements sur le web, mais avouez, c’est plus fort que nous, on y va pareil!

Ce qui nous amène à aujourd’hui, et à ma belle aventure dans le système de santé québécois. Dès 8h00, on me refoule au CLSC, car trop de monde et pas assez de médecins (je ne sais pas pourquoi je mets un « s » à médecin, je soupçonne qu’il n’y en avait qu’un seul). On m’envoie dans une autre clinique. J’arrive là-bas, cool, c’est presque vide. Bizarre pour une clinique qui ouvre à 8h (il doit être 8h40 au maximum). C’est là que j’apprends que le médecin chill arrive seulement à dix heures du matin. Dans ma tête, je me vois déjà encore au travail à vingt heures ce soir, et j’en ai pas vraiment envie. Et c’est la qu’une amie me parle d’une clinique magique: La clinique médicale en route, qui est située directement dans la Gare Bonaventure. Ce qu’elle me dit, on dirait que je n’y crois pas tout de suite. Je me dis que je vais la maudire si elle a tort, mais je prends une chance et je quitte la clinique où j’étais le 6e sur la liste, mais à 10h, puis je marche 15 minutes au soleil tapant, avec ma plaie fraîche dans mon jeans (pas le même ce jour-ci). Je maudis ce 30 degrés et cette idée de me décider seulement .

Arrivé à la clinique, je m’informe et on prend mon numéro de cellulaire. On me dit que ça devrait être autour de 15h30, mais on ne peut rien promettre au niveau de l’heure. MAIS ON S’EN FOU. Pour moi, c’est une révolution. Enfin une clinique qui comprend la vie des travailleurs et qui vous appelle 5 minutes avant votre rendez-vous. Résultat: je suis reparti travaillé et je n’ai pas perdu ma journée à garder ma place pour voir un médecin 5 minutes! Magie!

Je ne sais pas si c’est répandu, mais moi je ne connaissais pas ça du tout en tout cas!

J’ai reçu un appel à 13h pile! Ça y était! C’était bientôt mon tour. Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir dans la salle d’attente, on me faisait déjà passer dans un cabinet. Cinq minutes plus tard, le médecin était là. Une jolie Asiatique coquine. Comme ma plaie se situait dans une zone où je devais baisser mes culottes, je lui ai offert la photo que j’avais prise la veille, mais elle voulait voir le réel. Et elle, d’ajouter: «Pourquoi je me priverais si je peux me gâter!». Alors, j’ai baissé mes culottes et mes boxers. Je me suis passé la réflexion que ça faisait un bail qu’une femme n’avait pas vu ma graine!

Quelques minutes plus tard, j’avais en main ma prescription et je repartais travailler. J’ai définitivement trouvé ma clinique favorite à Montréal!

Et j’en sors rassuré; pas de MTS en vue, seulement une infection de la peau. Fiou! Elle m’a dit de jeter mon gant de crin. C’était fait depuis longtemps!

Un gros pouce en l’air pour la Clinique médicale en Route!

Et deux gros pouces en bas pour le programme de fidélité le plus crosseur au monde: AIR MILES!

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Déjà, ce cher Air Miles avait court-circuité mes plans par deux fois. Avant, il fallait 190 points pour obtenir des billets de cinéma gratuits. Tout près du but, il y a quelques mois, voilà qu’Air Miles change les règles et augmente le paiement à 200 points. Je me dis que ce n’est pas la fin du monde, et j’attends patiemment d’obtenir les 200 points. Quand je les atteins, la promotion n’existe plus. Connerie!

Alors, je me dis, à quoi bon! Je change mon programme Air Miles Rêves pour un programme Air Miles Argent à 100%. Je sais que je dois acheter un portable chez Bureau en gros et j’aurai donc déjà plusieurs Air Miles dans mon solde Argent. Lors de mon changement, on m’envoie un courriel pour me dire qu’on a bien reçu mon changement (avec date et heure à l’appui).

J’achète mon portable durant la fin de semaine de la fête du Travail. J’obtiens 66 Air Miles. Pas mal pour un début!

Mais aujourd’hui, je me rends compte que les points se sont déposés dans mon solde Rêves! J’ai la preuve du changement et la preuve sur ma facture que le paiement de mon achat a été fait après le changement, mais évidemment, on m’astine (dans un français médiocre! Il faut que je vous copie l’extrait, sans altération!):

Bonjour Maxime,

Ici Cindy encore une fois et je vous remercie d¿avoir pris le temps de nous contacter a nouveau. Je suis tres desolee Maxime mais nous n¿avons pas facon de transferer vos AIR MILES au Compte Argent. Maxime, si vous desirez, vous pouvez contacter un Superviseur par telephone au 1-888-413-1311. Quand vous nous appelez, veuillez appuyer sur 2 pour le Francais et apres sur 1 pour le Groupe de Relations aux Adherents. Nous sommes ouverts du lundi au vendredi de 8 h (HNE). Nous sommes egalement disponibles le samedi de 9 h a 18 h (HNE). Nous nous demandons excuse pour tout inconvenient que vous avez subi Maxime et je vous remercie pour votre patience.

WoW! Pensez-vous vraiment que je vais aller m’obstiner avec quelqu’un qui ne sait pas aligner trois mots en français? I give up!

Alors voilà pour les petites histoires merdiques de mon anecdotique de vie. Sourions, ça pourrait toujours être pire!

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01 sept 2014

La nouvelle étape

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Fac le 1er septembre est arrivé. Ma dernière journée en tant que mon ancien moi (hey! Faut bien se convaincre hein). Avec le temps, je me rends compte que j’ai toujours été effrayé par le changement. Je sais, je sais, le changement fait souvent peur. Mais j’en suis à un point où ce changement est nécessaire; pour mon équilibre personnel et mental. Osti que ce ne sera pas facile!

Je viens de transférer mon CELI dans mon compte en banque. Tout ça pour payer mes dettes. On me dit que c’est à ça que ça sert un CELI, mais j’avais plutôt envisagé que ça servait à payer un cashdown sur un condo ou une maison, ou à faire un projet de voyage… Bahh… c’est la vie, l’argent, ça part et ça revient (j’espère).

Je recommence le Champix demain. Si vous me sentez dépressif pour les trois prochains mois, vous saurez pourquoi! Inutile de dire que je fume comme une cheminée depuis quelques jours. Je sais que j’ai toujours eu des dépendances. Je suis fier d’avoir réglé la pire (ceux qui ont lu mon roman comprendront), mais j’ai cette tendance de l’extrême qui n’en finit plus de vouloir finir. Ça fait partie de la game.

Mon laptop est mort vendredi dernier. J’ai dû en acheter un nouveau (eh oui, encore de l’argent sur la carte de crédit, comme si j’avais besoin de ça là!). Je viens tout juste de transférer tous mes fichiers importants. Avec mon nouveau portable, il n’y a plus de lecteur CD/DVD. C’est vraiment con. Ça m’a obligé à copier toutes mes archives qui se trouvaient sur CD. Ça m’a aussi obligé à regarder des choses que je n’aurais pas dû revoir. Retour de la spirale vers les histoires passées.

J’ai quand même réussi relativement bien à me libérer de ce passé pour de bon. Mais il me rend nostalgique, évidemment. Pourtant, pas question de m’apitoyer sur mon sort. Changer, c’est aussi rayer de la carte le passé. Et Dieu sait que pour moi, c’est tout un défi.

Mon plus gros problème ces temps-ci, c’est de me donner le go. Le GO pour accepter le changement, pour en finir avec ces soirées embrouillées sous l’alcool et les clopes. Cette fois-ci, c’est un peu comme le dernier appel; si je n’y arrive pas, j’ai bien peur de ne jamais y arriver. Alors, je joue toutes les cartes possibles. Cet automne sera tellement dramatique; on dirait que je peux le sentir. Et pour combler le tout, j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Je les vois déjà d’un très mauvais œil. S’ils sont aussi turbulents qu’aujourd’hui, je vais définitivement m’ennuyer du bébé naissant, qui braillait encore il y a quelques jours! Mais il faut accepter le changement. Le voir de façon positive. I try.

Comme je ne comblerai plus mes soirées d’alcool et de débauches, je vais réellement devoir me trouver de nouveaux passe-temps. Je le sais, ce sera hyper plate au début. Il faudra que je tienne le coup sans flancher. Et il faudra vraiment que je me remette à l’écriture.

Mon dernier roman a fait son temps. Il sera encore en vente jusqu’au 14 septembre environ (dans la plupart des librairies). C’est angoissant. Pas parce qu’on me retire d’une surface de vente; surtout parce que c’est encore le vide depuis la fin de cette aventure. Il faudra recréer, retravailler, souffrir, mais surtout tenter de trouver un filon, une histoire, un drame; quelque chose qui me porte et me pousse vers la création. Ce sera tout un défi après une pause de près de 6 mois.

Mais il le faut. Il le faut pour me sauver de ma léthargie.

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21 août 2014

Roman en vente PARTOUT dans le monde

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Bonne nouvelle pour les lecteurs francophones qui ne vivent pas au Canada! Il est maintenant possible de vous procurer un exemplaire papier dédicacé de Peut-être jamais PARTOUT dans le monde!





Passez votre commande dès aujourd’hui en utilisant Paypal!
Revoyez la bande-annonce du roman [version remixée par Muse]

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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18 août 2014

La fin du luxe

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Oui, je sais, certains ont remarqué que j’avais volontairement effacé une publication il y a quelques jours. Je la reprends en d’autres mots, maintenant.

J’annonçais dans ma dernière entrée supprimée que je venais de perdre un client de 8 ans: Google. Ce n’est pas rien, surtout en ce moment, où j’avais des investissements de plus de 8000$ en jeu. Ça fait partie de la vie. J’ai joué à la roulette russe, en faisant confiance à Google (qui payait sans faute depuis 8 ans quand même), mais également en étant obsédé par la montée des chiffres. Des chiffres virtuels qui ne se transféreront pas dans mon compte malheureusement.

 Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, certes. Je reste calme. L’argent, ça part et ça revient. Le hic, c’est que je devrai vivre comme un pauvre pour les six prochains mois. Le deuxième hic, c’est que mon cerveau ne le comprend pas encore. Le petit coquin me glisse à l’oreille: «un peu plus, un moins de dettes, qu’est-ce que ça change?»

Il faudra que je l’envoie chier ce petit cerveau! Je ne peux pas l’écouter, ce serait de la folie. Je dois rembourser 6000$ (sans compter mes dépenses mensuelles) d’ici 21 jours! Défi de taille pour quelqu’un qui a toujours eu le contrôle sur ses finances.

Le pire, c’est que j’ai toujours eu un jugement inconscient envers mes amis. Je l’avoue à demi-mot, mais je me suis toujours dit que savoir gérer ses finances devrait être automatique dans l’esprit des gens. Malgré les embûches. Quand on est endetté, on ne s’endette pas plus, ça va de soi. Mais la perception change quand on se retrouve dans une situation similaire. Je fais moins le malin, maintenant.

Mon automne s’annonce tranquille. Très tranquille. Je passe de 70h de travail par semaine à environ 38h. Du temps libre que j’aurais jadis comblé avec de l’alcool (ben quoi, soyons honnête jusqu’au bout!) À présent, impossible de garder le même rythme que la vie d’avant.

J’essaie de récupérer le positif de la chose. Plus de temps, moins de brouillard, plus de solitude, moins de sorties. Je suis triste et zen à la fois. La vie vient de m’apprendre une belle leçon; même si on travaille fort pour son argent, des injustices peuvent arriver. Je suis loin d’avoir volé Google. J’ai travaillé honnêtement, avec passion et intérêt. Mais ce n’est pas une garantie de paiement. C’est la vie, il faut que j’en revienne.

Je me demande même si c’est un message du destin. Un truc volontaire pour me permettre de me remettre à l’écriture (et d’arrêter de chialer que je n’ai pas le temps parce que je travaille trop). C’est ici que ça se joue, en fait. Vais-je prendre ce temps et cette solitude pour en faire quelque chose de productif? À suivre…

Dans un autre ordre d’idées, j’ai présenté mon ami/copain/chum (on prend notre temps, on n’est pas trop certain) à ma famille, dimanche. Il a bien fait ça. Il faut dire que ce n’était pas difficile en comparaison à mon ex, qui disait trois mots dans mes soupers de famille. Je crois que mon mec a fait bonne impression. Ce n’était pas difficile d’être plus apprécié que Luc. Je ne sais pas où cette histoire me mènera, mais ça confirme une de mes théories: on ne peut jamais être heureux dans tous les domaines de notre vie en même temps. Soit on fait de l’argent, soit on vit l’amour.

Je me sens dans une situation où je n’ai pas le contrôle, où je laisse aller les choses, où je veux bien laisser le futur au destin. Mais une chose est certaine, il faudra changer mon mode de vie. Et je sais que je vais en baver. J’ose me mettre comme défi de remplacer mes sorties et mes consommations par des séances d’écriture et de sport. Peut-être que je rêve en couleurs. Peut-être. Mais c’est le programme de l’automne. Et pour le reste; je suis encore vivant, l’argent ne fait pas le bonheur, et je tenterai de m’en souvenir même dans 6 mois, quand je recommencerai à en faire.

Bonne fin d’été à tous!

P.S.: c’est le temps d’acheter mon roman si vous voulez me refiler un coup de pouce!

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13 août 2014

Séance de dédicace!

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Le samedi 16 août prochain, je participerai à la Foire du livre en plein air organisée par la Fierté. Je vous invite à venir acheter et faire dédicacer l’un des derniers exemplaires de Peut-être jamais.

Rendez-vous directement sur la Sainte-Catherine, coin Panet (en face du Second Cup). Vous pourrez m’y rencontrer de 13h00 à 17h00. Mon roman sera en vente au coût de 20$.

 

Au plaisir de vous y voir nombreux!

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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11 août 2014

L’événement «j’achète un livre québécois» et autres réflexions

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Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le 12 août est la journée pour encourager les auteurs québécois. Évidemment, vous pouvez acheter des livres québécois à l’année, mais le faites-vous?

Tant mieux si c’est le cas! Mais pour ceux qui n’achètent pas souvent de romans québécois, voilà votre occasion de soutenir les auteurs d’ici. Bien sûr, je vais prêcher pour ma paroisse et vous suggérez de mettre la main sur l’une des dernières copies de mon roman Peut-être jamais. Vous avez encore l’occasion d’acheter une copie dédicacée par la poste, ou vous pouvez vous rendre dans un Renaud-Bray, Archambault ou Coopsco pour obtenir votre copie papier. La version numérique est aussi en vente chez iTunes, Amazon ou Kobo.

Nous vous encourageons à vous prendre en photo avec votre roman et à publier le tout sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter en utilisant le mot clé #LittQc

Je sens la fin qui approche, et je dois avouer que je suis très satisfait. Mon roman aura survécu plus de trois mois dans les librairies (le temps moyen pour la durée de vie d’un livre québécois).

Cette finale m’amène aussi à réfléchir à la suite. Je ne veux pas me mettre de pression, mais je commence à me questionner pour tenter de me motiver un peu pour la suite. Je n’ai aucune idée de ce que l’avenir me réserve niveau littéraire, mais on verra bien ce que la vie me réserve.

C’est un peu dans cette optique que j’ai décidé de continuer à vivre ma vie. À 30 ans, je me rends compte qu’on ne peut pas faire autrement. J’ai compris… non, j’ai accepté, que les gens passent dans nos vies, nous accompagnent un certain moment, puis s’en vont. Que ce soit pour un malentendu, en raison d’un conflit, simplement à cause du temps qui sépare ou même par la mort, il est utopique de croire que ceux qui sont présents en ce moment le seront jusqu’à la toute fin. Il ne faut pas le voir d’une façon dramatique, il faut simplement accepter le fait.

L’humain est avant tout un animal, avec des sentiments et une certaine intelligence, certes, mais nous nous comportons tous de la même façon. On quitte les gens, on rencontre de nouvelles personnes, la roue tourne et le cycle continue jusqu’à notre finalité.

Une fois que ce concept est compris (et accepté), l’existence paraît soudainement plus douce, moins difficile à surmonter. La raison est simple; on cesse de s’accrocher au passé. Certaines relations, dont on ne croyait pouvoir se passer, n’étaient placées sur notre chemin que pour nous faire apprendre, comprendre, grandir, guérir, etc.

Ce ne sont pas toutes nos relations interpersonnelles qui restent au même stade durant la vie. Nous évoluons tous vers un but, rarement précis, mais le chemin est un but en soi. Il est tout à fait normal que des gens se détachent et ne nous suivent pas sur la même route.

J’ai perdu beaucoup de gens que j’appréciais durant les deux dernières années. J’ai souvent eu le réflexe de prendre un ton dramatique, de me plonger dans la mélancolie et de chercher à en savoir plus sur les raisons d’un tel abandon. Mais je faisais fausse route. Quand quelqu’un nous quitte, il faut simplement laisser aller. Et on ne sait jamais, cette personne pourrait revenir dans nos vies. Ou pas. Mais on sera déjà quelqu’un d’autre de toute façon.

C’est un peu le même feeling que de rencontrer de vieux amis du secondaire qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Souvent, un petit malaise plane. Ces gens que l’on avait placés dans une boîte à souvenirs ne ressemblent plus à l’idée que l’on avait d’eux à une autre époque. C’est la même chose avec les ex. Quand on les croise par hasard, le petit malaise est là. Persistant. Notre raison nous pousse à dire que la personne en question a changé; elle n’est plus la même, le lien partagé a disparu. Mais souvent, cette personne n’a pas changé, c’est simplement la distance et le fait de vivre autre chose avec d’autres gens qui nous indiquent la triste réalité des choses: certaines relations sont passagères. Certaines proximités, aussi intenses soient-elles, ne peuvent durer sur une longue ligne du temps.

Chaque rencontre peut se terminer comme un amour d’été. Quand la saison nous quitte, on en vient à se demander si on a vécu autant de complicité, si tout ça n’était pas un baume de notre inconscient qui reconstruit les souvenirs comme il en a bien envie.

Je ne cherche plus la vérité derrière mes échecs relationnels. Je préfère rationaliser le tout, me dire qu’une personne a été importante pour une certaine étape de ma vie, et son travail fait, elle s’en va ailleurs, pour réaliser un travail similaire avec quelqu’un d’autre. Et je représente probablement la même chose pour des gens que je ne vois plus non plus. It’s part of the process.

Une fois cette maxime bien comprise. Qu’en reste-t-il? D’abord, il y a ceux qui sont toujours là, ceux qui ne nous ont pas encore quittés malgré toutes ces années. Ce sont les plus importants, les plus essentiels. Puis, il y a les autres; ceux qui nous ont fait sourire, qui nous ont fait jouir, qui nous ont appris à devenir meilleurs ou à comprendre pourquoi nous n’étions pas si bons lors d’une certaine période.

Vivre est un long apprentissage. Je fais confiance au hasard et au destin, mais surtout aux personnes qui partagent un court moment ou un long moment sur mon chemin.

Je vous souhaite une belle fin d’été. À ceux qui sont encore à mes côtés, mais aussi à ceux qui ont, un jour, croisé mon amitié.

Toutes les informations pour se procurer Peut-être jamais

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27 juil 2014

Comment rompre les liens avec les relations passées

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Voici une méthode efficace pour en finir avec les exs qui hantent vos pensées.

Traduction libre du texte de Jocelyn Daher.

  • 1. Asseyez-vous dans un endroit tranquille et confortable. Fermez les yeux et commencer par prendre 10 respirations profondes et lentes.
  • 2. Pensez à la personne avec qui vous voulez couper les liens.
  • 3. Imaginez votre corps. Essayez de visualiser un cordon venant du coeur ou de toute autre région du corps où votre esprit serait connecté à cette personne.
  • 4. Continuez à respirer et imaginez comment vous vous sentez lorsque vous coupez ce cordon entre vous. Vous devriez ressentir une certaine densité, la taille des cordes et pourquoi elles sont déroulées. Imaginez-vous entrain de couper les cordes.
  • 5. Demandez à votre subconscient de libérer tous vos contrats et vos obligations avec cette personne. Cela comprend toutes les invasions matérielles dans votre environnement (voiture, maison, etc.), demander la libération et le retour complet de votre bilan énergétique d’origine dans votre corps.
  • 6. Enfin, envoyez de l’amour et de la gratitude à cette personne (pour les leçons apprises durant la relation et après la relation) et remerciez l’univers pour le retour de l’équilibre dans votre corps et dans votre environnement physique. Visualisez la fermeture de ce portail énergique.

 

Cet exercice semble bien fonctionner pour moi. Je vous souhaite autant de succès à vous aussi. Pas facile de couper le cordon avec les exs. Mais le temps arrange les choses. Je suis passé par-dessus, j’espère que vous le ferez aussi.

Quand j’observe mes amis, mes amis hétéros, je vois une espèce de course à l’engagement qui me semble plutôt vilaine, mais je ne veux pas juger les relations de mes amis. Ça ne me regarde pas. Je sais que je suis différent. Que mon homosexualité me rend différent. Et ça me convient dans un certain sens. Pas que je ne veuille pas m’engager, mais je suis loin de la course vers le mariage et les enfants. Si ça se passe, ça arrivera. Point.

Grosse fin de semaine. Souper pour la fête de mon père (60 ans) jeudi. Au restaurant Mèson, un petit resto espagnol fort sympathique dans Villeray. Menu excellent, service exceptionnel et dessert à se péter la tête sur le mur (si vous y passez, il ne faut pas rater le gâteau au chocolat. Je n’en ai jamais mangé d’aussi débile!).

Mon père s’est un peu plus ouvert concernant la lecture de mon roman. J’ai bien vu que ça avait été difficile pour lui. Il a expliqué qu’il devait s’arrêter souvent, parce que son poing chauffait. Il aurait bien voulu le foutre dans la face de mon ex. Ça m’a fait sourire, car j’ai trouvé ça cute. Ça faisait du bien de passer du temps avec mes parents. J’avais l’impression que ça faisait une éternité que je ne les avais pas vu. Si heureux, d’autant plus!

Je suis allé en «campagne» vendredi. Bon, pas trop loin de Montréal (Deux-Montagnes), mais le simple fait de prendre le train m’a rappelé la France. Inspirant. J’ai eu du très bon temps. Ça m’a montré qu’on peut être près de Montréal, mais dans la nature aussi. J’ai abusé de l’alcool, mais je ne m’en fais pas.

J’ai décidé de retourner au régime Paléo, en ajoutant le Fasting à tout ça. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, il s’agit simplement de faire des jeûnes de 16 heures avant de manger. Ça semble immonde, mais en comptant les heures de sommeil, ce sera facile. Je l’espère, du moins. De toute façon, je mange bien, je vais bien, la vie est belle.

Bientôt, j’annoncerai un événement spécial concernant une séance de dédicace pour mon roman en plein air. Vous viendrez me faire coucou si vous êtes à Montréal!

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19 juil 2014

Bonne critique dans la revue Sortie

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Voici une excellente critique de Peut-être jamais écrite par Billy Robinson, libraire chez Coopsco. En cliquant sur l’image ci-dessous, vous aurez accès à la revue Sortie dans sa totalité. Bonne lecture!

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14 juil 2014

Mes 10 nouveaux commandements

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Je sais que je me répète, mais fuck! Ça va bien!

J’en suis à un stade de ma vie où j’ai décidé que je créais moi-même mon bonheur. Eh bien, ça fonctionne très bien! Je suis dans un tourbillon ces derniers temps; le tourbillon du travail et du succès.

Je ne peux m’en cacher, je réussis. Tout ce que j’entreprends depuis 2014 est positif. Je viens d’aller porter la dernière commande de mes romans chez Archambault. Commande finale. Si vous branliez dans le manche, il serait temps d’aller chercher votre copie de «Peut-être jamais»! Vous pouvez communiquer avec moi si vous désirez une dédicace. Mais wow! On y est. Ma dernière boîte de livres, qui se vide rapidement. Si je reviens un an en arrière, je n’y aurais pas cru. Même si les grands médias m’ont boudé et si les artistes que j’avais contactés n’ont pas rempli leur part de marché, je m’en fous! J’y suis arrivé. Par moi-même. J’ai vendu mon histoire, une histoire qui m’a tenu à cœur depuis des années. Une histoire dont je me détache avec légèreté.

J’ai décidé d’appliquer des concepts très simples à ma vie, et j’en ai fait un Top 10. Le voici:

  • 10. Tu n’écouteras plus les commentaires négatifs des autres.
  • 09. Tu travailleras à une hygiène de vie plus adéquate et sans excès.
  • 08. Tu cesseras de te questionner sur ta vie amoureuse. Vis-la, tout simplement.
  • 07. Tu ne t’acharneras pas pour voir des gens qui ne veulent pas de toi.
  • 06. Tu resteras modeste, même si tu fais de l’argent comme de l’eau.
  • 05. Tu mangeras le moins de viande et de produits laitiers possible.
  • 04. Tu seras toujours présent pour les amis qui comptent.
  • 03. Tu oublieras les histoires passées et les regrets.
  • 02. Tu vivras comme tu l’entends, même si tu ne suis pas la «normalité».
  • 01. Tu seras fier de ta vie et de tes 30 dernières années.

 

Mon ex a décidé de m’ignorer! Ben basta! Je m’en balance! J’ai décidé de faire table rase du passé, je n’ai plus besoin de gens qui ne veulent pas de moi dans leur vie. Et ce sera ma nouvelle doctrine de vie; si on ne veut pas de moi, je m’éclipse. Tout simplement. Ça vaut pour les amis, la famille, etc.

Je choisis d’être là où l’on veut que je sois. Pas par obligation, pas par imposition. C’est aussi simple que ça. Je suis rendu au point où je ferme plusieurs chapitres pour de bon. J’ai un moral superbe et je m’accepte tel que je suis, avec mes défauts et mes TOC!

J’ai remplacé les activités néfastes par le sport et le travail. Et je crois que ça me va très très bien. En d’autres mots; criss! Je suis heureux. Et ça, ça faisait au moins 5 ans que ce n’était pas arrivé!

Donc, voilà! Dépêchez-vous d’acheter votre copie papier de mon dernier roman avant que ce ne soit plus possible! Tourlou mes anges!

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05 juil 2014

Toujours sur le bonheur

Je vais toujours bien. Ça m’étonne presque. J’ai toujours pensé que la reconstruction de soi devait se faire dans une certaine souffrance. Certes, la nostalgie revient parfois, de tout petits moments d’égarement. Mais si peu.

Lâcher prise a toujours été quelque chose de plutôt difficile avec moi. Quand j’accroche, j’accroche solide, et pas à peu près. Mon côté extrémiste se révèle là, tout entier. J’ai pris la décision de tout cesser cela. Cessez de me battre contre les choses que je ne peux pas changer. M’attarder aux choses qui peuvent se moduler avec un peu de travail.

Je passe donc des fins de semaine tranquilles. Plutôt solitaire. Ça ne me dérange pas. Je travaille, j’en profite pour faire un déplacement. De junkie à Workaholic!

Je suis sorti avec la gang du tournage de Peut-être jamais jeudi dernier. C’était amusant. On s’est retrouvé à aller voir des graines de douchebags au Stock. Ça devait faire un bon cinq ans sinon plus que je n’avais pas mis les pieds là-bas. Je me suis rendu compte que le show semblait bien meilleur il y a quelques années. Ou alors mes goûts ont changé. Un petit coup d’oeil vers la salle m’a foutu une sorte de désolation. J’ai regardé tous ces vieux hommes très sérieux (car voir de la bite rend supposément sérieux à cet âge; peut-être en raison du choix ultime qui suivra dans l’isoloir?). Ça m’a fait légèrement penser à Monsieur Baldwin dans mon roman Comme si de rien n’était. Je me suis aussi dit qu’à force de chigner sur mon ex, j’allais probablement finir comme eux!

Je lui ai d’ailleurs écrit un dernier courriel. Trois phrases. Pour lui dire que j’étais heureux et que je lui souhaitais de l’être aussi. Je suis convaincu qu’il m’en veut, pour l’un des derniers articles affichés sur ce blogue. Un autosabotage bien en règle. Un dernier petit coup pour lui faire reprendre sa vie en mains. Je n’attends pas de remerciements de sa part. Je n’attends rien, en fait. Son orgueil, sa fierté, tout ça fera sans doute en sorte qu’il ne m’adressera plus jamais la parole. Ce n’est pas l’important. Il valait mieux ça et le sauver de son gouffre profond. Je l’ai remarqué avec le temps; il est souvent mieux d’accepter le blâme et de laisser les autres penser ce qu’ils veulent, car si ça les aide à avancer, à devenir meilleur, j’atteins mon but de toute façon. Je lui ai aussi dit que s’il était dans la marde, ma porte serait toujours ouverte. Comme elle est toujours ouverte pour les amis, les disparus comme les plus récents. Je ne suis pas du genre à garder de la rancune envers les gens. Je trouve ça inutile, ça ne fait qu’ajouter du noir sur nos épaules. Bref, je sais très bien que mon courriel a dû se retrouver dans la corbeille bien rapidement. Ça me fait sourire, un peu. Un jour, il comprendra pourquoi j’ai agi ainsi. Ou pas. Reste que depuis, il semble s’être pris en main. Il est enfin en appartement. Il va devenir un homme respectable, même si j’ai toujours un peu peur qu’il se démotive et s’enlève la vie. Je ne suis pas un sauveur. J’ai fait tout ce que je pouvais, alerté tous ceux que je pouvais. Je suis donc en paix complète. Et il est maintenant temps de penser à moi.

Il m’arrive encore de m’ennuyer du rythme de vie des fins de semaine d’avant. Mais quand j’ai un doute, quand je me mets à vouloir tout balancer et recommencer le train de vie que je menais jadis, je me rappelle que ça ne m’apportait rien de plus que des mauvaises décisions, une mauvaise santé et de mauvaises fréquentations. Alors, je tiens bon.

Je ne suis pas encore parfait (je ne le serai jamais), mais je suis zen. Et je suis bien. Le reste suivra. J’ai confiance.

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30 juin 2014

Chill out man

plage

 

Ça y est. On touche à autre chose, le tournant est définitivement arrivé. Je goûte au bonheur et j’en profite, car on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé.

Je ne suis pas habitué aux articles joyeux! C’est quelque chose de nouveau pour moi. Aujourd’hui, j’ai le même feeling que si j’étais sur une plage. Tous mes problèmes (ils sont si petits) n’existent plus. Et non, je ne suis pas sous influence haha!

Je bois bien un petit verre de blanc en écrivant ces lignes, mais je m’en fou! Je suis enfin libre de mon passé. Parce que je l’ai décidé. Parce que la vie m’amène de nouvelles expériences et des gens formidables sur ma route.

J’ai pourtant cette impression de n’être jamais en vacances (même si je le suis présentement). C’est que j’ai un peu trois emplois à la fois ces temps-ci. Celui qui achève, c’est la promotion de mon roman. Les commentaires de lecture continuent d’entrer à profusion; on aime, on veut prendre le personnage principal dans ses bras, on me rappelle que mon livre est trop court, que j’aurais pu continuer des centaines de pages encore. Mais non, ce n’était pas nécessaire. J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Et c’est merveilleux, j’en prends conscience simplement maintenant. Après tous les doutes, le cafard, la peur, la crainte d’avoir écrit quelque chose de trop dur, de trop réducteur, de trop coincé dans une petite niche; on envoie valser tout ça; j’ai écrit un roman sur la vie, sur une période de vie plutôt douloureuse, et j’en suis sorti, et le plus beau, c’est que la nostalgie s’est effacée avec la publication. Les idées noires se sont envolées. J’ai accepté la disparition d’un seul être, afin d’en faire entrer plusieurs autres dans ma vie. Et je me sens bien, je ne me suis jamais senti aussi bien depuis des années. I’m fixed.

J’ai recommencé à travailler pour Worldtop, une compagnie qui me tient à cœur, parce que les gens qui la forment sont sympathiques, ouverts d’esprit, heureux d’utiliser Internet et les réseaux sociaux à leur pleine capacité. Et j’ai de la misère à le croire, mais voilà, je fais déjà plus d’argent en une journée que mon emploi principal chez SDL. C’est merveilleux, je voudrais que ça dure pour la vie, et même si je ne me fais pas trop d’illusion, je sais que mon boss est astucieux, qu’il suit la technologie avec intérêt, et qu’au final, il nous proposera toujours quelque chose pour faire plus d’argent, car le but n’est pas secret: le but est de devenir riche. Tout simplement.

Ah oui! Je suis devenu végétarien aussi. Mais non restrictif. Je suis la logique du livre de Allen Carr. Très intéressant, d’ailleurs! Il explique que le but est d’améliorer son alimentation, sans restriction comme avec les régimes. Et honnêtement, ça fonctionne assez bien. De savoir qu’on peut faire des écarts de malbouffe (il inclut la viande et les produits laitiers dans cette catégorie), ça donne l’impression de ne pas être au régime, simplement de suivre le bon gros sens. Je n’ai pas de carences, je me nourris super bien, je me sens plus en forme, même mes cacas sont en santé haha!

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de bites non plus. Parlons-en! La vie m’amène d’étranges contradictions, mais elle me permet de mieux analyser mes désirs et mes pulsions. J’ai été gâté dernièrement. Vous le savez si vous me lisez depuis longtemps ou si vous avez lu mon roman, j’ai toujours ce rêve de bite parfaite. Je ne répéterai pas ce que la bite parfaite signifie pour moi, je l’ai assez dit. Tout ce que je veux ajouter, c’est que mes rencontres m’offrent de très beaux morceaux, mais ça va plus loin que ça. Je comprends que la bite vient avec le mode de vie. Ça sonne bizarre? Peu importe! Ce que je veux dire, c’est que la bite est attachée à un être (eh oui!) et le mode de vie de cet être me donne beaucoup d’indices sur mes propres désirs de bites! La vie m’oppose deux bites parfaites; celles qui viennent avec les mauvaises habitudes (excès, domination, drogue et relation malsaine) vs celles qui viennent avec le bon gars (respectueux, attentionné, à l’écoute, doux mais actif au lit).

Je me retrouve donc dans des situations opposées; une soirée à faire des lignes avec la bite parfaite, l’autre soirée à me coller et me faire masser par un autre homme à la bite parfaite. Parmi ces expériences, la réponse est déjà là; je n’ai plus besoin de dope pour apprécier ma vie sexuelle. Et ça, ben ça, c’est magique de le savoir. De l’apprécier.

Avec mon état si joyeux, je me rends compte que la seule chose qui me manque vraiment, ce sont les amis. Les « anciens » amis, même si je les considère comme mes amis encore. Le problème vient du fait que j’ai des amis aux agendas ultra booké, ce qui signifie que je vois mes amis selon les dates d’un calendrier. Ce n’est pas très agréable, sauf lors des dates précises où je les vois. Parfois, je l’avoue, quand je regarde mon newsfeed de Facebook, j’observe des gens qui semblent vivre des occasions amicales impromptues, au hasard. Et je l’ai déjà vécu également. C’est ce qui me manque le plus; appeler les amis sans rendez-vous, réussir à les rejoindre et les réunir comme ça, sans avoir besoin de passer par une date de calendrier.

J’ai des amis précoces. Non, ce n’est pas le mot, car qu’est-ce que la précocité? Surtout à notre âge! J’ai des amis en couple, qui préfèrent (évidemment) la vie de couple aux occasions hasardeuses. Je respecte cela. C’est pourquoi j’ai une nouvelle ouverture, pour rencontrer d’autres personnes, pour reformer un cercle plus aléatoire au niveau amical. Pas facile dans la trentaine, je le sais bien. Mais jamais je ne reprocherai à mes amis d’avoir d’autres activités sans moi. Ça fait partie de la game. Je n’ai plus envie de forcer quiconque à me voir. Je n’ai plus envie d’être l’organisateur de soirée où les amis se défileront. Ça ne m’intéresse plus. Je veux suivre la parade, ne plus être l’investigateur. Et ce simple constat m’enlève beaucoup de poids sur mes épaules. Même si je suis à côté d’un métro, les amis trouvent que j’habite loin de la vie active. Alors, soit. Je les verrai bien quand ils le voudront! Mais j’ai cessé d’en vouloir aux amis. Ils ne sont pas la cible. Ils font ce qu’ils peuvent avec le temps dont ils disposent.

Alors voilà; que ce soit au niveau monétaire, artistique, amical, sexuel; tout va bien. Je suis heureux. La drogue ne fait plus vraiment partie de ma vie. Je peux apprécier mon existence sans la brouiller. Parfois, je m’ennuie, mais c’est ainsi. Je travaille plus. Je profite du soleil. Je ne suis clairement pas à plaindre. Ce sera un bel été. Parce que je l’ai décidé.

Et les mots font de la pression. Ils sont là. Ils poussent. Ils veulent que je me lance vers un nouveau projet. Je ne connais pas encore ce projet. Je ne sais pas si je veux le connaître tout de suite. Tout va tellement bien. Pourquoi me mettre de la pression avec un nouveau roman? Probablement parce que c’est impossible de dissocier la littérature de ma vie. Je pense que je suis un conteur. Il me faut quelque chose à écrire. Et même si ça n’a pas rapport avec ma vie, je sens que le prochain projet est plus près que je n’aurais pu le croire. Histoire à suivre!

Bon été à tous! Soyez heureux et chill.

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17 juin 2014

Le point de non-retour

trois-fleches-circulaires

Ça y est. J’ai franchi le point de non-retour; l’inévitable qui amène la confession envers soi-même, le désir d’aller de l’avant et d’embrasser le changement.

Le premier indice de ce nouveau pas s’est révélé à moi mercredi passé, après une brosse qui m’a semblé légère, mais qui m’a montré que l’extrémisme faisait encore partie de moi. Je me revois encore, vers 2h00 du matin, en train d’écrire un article sur ce blogue, pour parler de lui. Mais la conscience s’est faite entendre cette fois-ci, et je n’ai rien publié. C’est un avancement.

Il n’y a pas à dire, j’ai fait beaucoup de cheminement au cours de ces deux dernières années; reconnaître mes problèmes, aller chercher de l’aide pour les régler, réussir un exploit que je croyais impossible (me libérer de la marijuana) et surtout, travailler sur moi-même, sur cette peur du vide et de l’ennui. On a tous un peu peur de la solitude, et j’ai trop souvent choisi de la combler à l’aide de diverses substances.

Encore aujourd’hui, ce n’est pas facile de contrôler la pulsion (le choix si simple de repousser ses propres problèmes avec une solution toute faite), et après  de nombreux traitements, j’ai pu me dire que j’étais guéri. Mais la guérison d’un problème en amène parfois d’autres. C’est l’histoire de ma vie après tout. Je suis fier de moi; je ne vide plus une bouteille de vin par soir depuis bien longtemps, je ne passe plus mes fins de semaine à fumer des joints et à rester prostré devant le vide, n’ayant envie de rien. Mais un problème persiste; celui de l’estime de moi.

Ou comment réussir à s’apprécier et à s’aimer, avec ses lacunes, ses petites bibites et cette forme de punition par la récompense. J’arrive à un stade où j’ai tant parlé de mon passé que celui-ci s’est détaché de moi pour devenir un Autre. Quelque chose qui ne me concernait plus. Le dernier roman y est pour beaucoup. Je me rends compte qu’il facile de se cacher derrière lui, de dire à ceux qui me posent des questions « oui, c’est arrivé. Mais je ne suis plus cette personne aujourd’hui. » C’est en partie vrai. En partie.

Parce qu’il me reste un grave problème que je traîne depuis l’adolescence, qui occupe mes pensées de temps en temps, voire sans cesse. J’ai toujours associé ma perception du vide à la perception de mon propre reflet, de mon image. Si la solitude est si présente, c’est qu’on m’a rejeté dans le passé, c’est que je n’arrive plus à plaire autant avec l’être que j’ai construit au fil du temps et qui me représente, moi, aux yeux des autres. Ce n’est pas toujours faux, mais il est clairement faux de penser que c’est la vérité ultime. J’ai peut-être réglé les plus graves problèmes liés à mes diverses dépendances (drogue, sexe, affection, surconsommation), mais je n’ai jamais réglé cette ambivalence constante, cette relation malsaine avec la nourriture, l’alimentation.

Depuis bientôt une année, je pratique le jeûne. Deux jours/nuits par semaine. Ne pas manger est devenu un défi. Il vaut mieux ramper à quatre pattes sur le plancher plutôt que d’ingérer un aliment qui me donnerait de l’énergie. Chaque vendredi soir, je plonge dans l’anorexie programmée; un contrôle qui me donne l’impression d’éviter les excès et de stabiliser mon poids. Mais qu’est-ce que j’évite au juste?

Je n’évite rien, je remplace le problème de boulimie que j’avais jadis quand je fumais de la mari; et quand je pars travailler le lundi matin, je me touche l’abdomen en me félicitant. J’ai réussi, pour un moment précis, un court laps de temps, à éviter la nourriture, comme si je préférais les carences alimentaires à une prise de poids. Et je contrôle tout ça depuis si longtemps, que c’est devenu une habitude que mon cerveau considère comme saine.

Il est temps que ça cesse. C’est pourquoi je suis retourné consulter pour ces troubles alimentaires. Ça coûte une fortune, certes, mais je me dois d’investir dans ma santé, si je veux passer le cap des 40 ans. Ce ne sera pas facile; de supprimer ces habitudes, cette routine de fin de semaine qui me tient à l’écart de la vie, parce que je ne peux simplement pas me déplacer par manque de force et d’énergie. J’ai beau m’entraîner la semaine, je perds tout la fin de semaine.

Je sais que je dois chercher sous la surface, ce qui me fait agir de la sorte. Je ne peux plus me cacher derrière la douleur d’une relation amoureuse malsaine. Il n’y a plus grand-chose qui m’attache à mon passé. Le but de mon roman était d’ailleurs clair: faire table rase du passé, observer ce que j’ai été, comment j’ai agis, pourquoi je me suis adonné à ce genre d’activités. Certes, il y a ce désir de plaire, ce désir de ne pas être rejeté par l’autre, et Dieu sait que dans le monde gai, tout est une question d’apparence, mais il est temps de voir au-delà de ce faux-semblant.

Ce ne sera pas facile. De combattre les envies de revenir vers l’arrière, de retourner aux vieilles habitudes, aux solutions simples qui fonctionnaient bien. Mais je sais qu’à ce rythme, je vais mourir bientôt. Et je n’ai pas envie de mourir. J’ai envie de vivre, de partager ma vie et mon sourire, de trouver un équilibre.

Je suis arrivé à un point de ma vie où je peux regarder vers l’arrière et comprendre les erreurs à ne pas reproduire. Mais je préfère surtout regarder vers l’avenir, cesser d’avoir toutes ces angoisses et ces peurs malsaines; toujours craindre de ne jamais plus aimer et être aimé; et accuser injustement mon apparence physique pour tous mes maux.

J’ai longtemps cru que l’anorexie était un geste d’amour envers mon corps; le restreindre pour lui donner meilleure apparence, plus belle vitalité. Ça ne tient plus la route. Je sais que je m’embarque dans un long cheminement rempli d’embûches et d’obstacles. De toute façon, c’est trop tard. J’ai ouvert la porte à une vie plus saine, et je le saurai tout de suite si je me mens. Je connais mes patterns. Je sais ce que je dois surveiller. Et ça n’a rien à voir avec la volonté. Prendre soin de sa santé, c’est aussi éviter les restrictions ou les régimes miracles. Ça ne fonctionne pas.

On a tous nos petits problèmes. On ne réussira jamais à les régler complètement. On ne peut qu’espérer et devenir meilleur, d’abord pour soi-même, ensuite pour celui ou celle que l’on aime. Il est temps de prendre le taureau par les cornes, de cesser de se cacher derrière une superficialité mensongère.

Ma décision est prise. Elle est irrévocable. Je vais travailler à m’aider, à devenir quelqu’un de sain et d’équilibré. De toute façon, c’est ça ou la mort.

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16 juin 2014

Best Sellers chez Amazon.ca

amazonBSell

Encore d’excellentes nouvelles. Cette fois-ci, le roman Peut-être jamais (version numérique) se retrouve #2 des ventes d’Amazon.ca

Le plus surprenant est la suite; car ce qui vient au #3 est bel et bien un autre livre de moi, mon premier roman écrit à 17 ans, Pile ou Face, duquel ce blogue porte encore son nom (ou vice-versa!).

Je me questionnais justement sur la pertinence de remettre mes vieux bouquins en vente; je me questionne parfois encore. Il est évident que mon écriture de 17 ans vs mon écriture d’aujourd’hui est complètement différente. Il faut que les lecteurs en soient conscients. Je relis rarement mes romans, car je n’aime pas cette automatisme que de vouloir corriger ses phrases 10 ans plus tard. Nous sommes déjà des éternels insatisfaits, même quand vient le temps de déposer un roman. Imaginez après tant d’années.

Pour l’instant, les romans (les 6) sont en ventes sur Amazon et bientôt sur kobo. Il faut le voir comme une sorte d’analyse, de progression ou d’étapes pour arriver à la finalité du dernier roman publié, je suppose. Mais bon, je ne sais même pas pourquoi je me défends; à ce jour, le roman Pile ou Face reste encore celui qui aura provoqué le plus de réactions.

Si vous souhaitez une copie papier dédicacée de mon petit dernier, ne perdez plus trop de temps!

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09 juin 2014

Coopsco

photoscoQuelle belle initiative que ces cartons style sms à la librairie Coopsco de Sainte-Foy!

Comme je le mentionnais il y a quelques jours, le livre a fait son entrée dans la chaîne Coopsco, d’abord à Sainte-Foy, puis à l’École Supérieur de Technologie à Montréal (Coop-ETS). Si vous faites affaire avec une autre Coopsco, il vous sera également possible de faire venir le roman, il suffit de le demander à votre libraire.

J’encourage donc tous mes lecteurs résidents à Sainte-Foy ou de passage dans le coin à faire un arrêt à la Coopsco Sainte-Foy! Les membres obtiennent d’ailleurs un rabais sur le livre.

élipse,noir,blogue

Vous pouvez également vérifier la disponibilité du roman dans les Coopsco de la province sur le site principal de la chaîne (mise à jour aux 24 heures).

Bonne nouvelle! Archambault a renouvelé sa commande de livres. Vous pouvez acheter Peut-être jamais directement au magasin de Berri, ou encore vous présenter dans tout Archambault pour l’obtenir en commande. Il est également possible de l’acheter sur le site Internet d’Archambault, mais rendu là, aussi bien passer par moi et recevoir un livre signé à la main!

Avez-vous le sentiment qu’on va y arriver? Moi je l’ai presque! Bientôt le chiffre magique de 500 exemplaires écoulés. Chaque jour, je me rappelle que vendre son roman, c’est se vendre soi-même aussi. Je sais qu’on ne peut plus dissocier l’auteur de son livre, car il devient son propre moteur marketing. Théoriser sur le sujet est intéressant. Le vivre comme ce qui se passe présentement n’est pas toujours facile à gérer. Trouver une certaine ligne entre trop se vendre et ne pas assez oser devient un jeu d’essais-erreurs. Je crois tout de même qu’il est normal de tenter par tous les moyens de faire connaître son produit, car oui; le livre est aussi un produit, qu’il soit doté d’un aura culturel/littéraire/intellectuel, on ne peut pas se le cacher, c’est d’abord et avant tout une transaction. Je te raconte une histoire, je t’accompagne, je te fais réfléchir, je te fais peut-être même bander; et tout ça pour 19,95$? Marketing ou pas, c’est un bon deal!

 

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07 juin 2014

DOSSIER DE PRESSE 2014

Amis journalistes, blogueurs, lecteurs ou simple curieux; vous pouvez dès maintenant télécharger mon dossier de presse complet au format PDF (bio/publications/dossier Peut-être jamais ainsi que dossier Comme si de rien n’était). Ce document est public et peut être envoyé et copié sans problème.  

À l’avenir, vous retrouverez les mises à jour du dossier de presse directement au début de la section Livres.

Cliquez sur le lien pour afficher dans cet écran ou clic droit pour enregistrer le fichier sur votre ordinateur:

DOSSIER DE PRESSE – MAXIME COLLINS – 2014 [dernière mise à jour: 7 juin 2014]

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02 juin 2014

Superbe critique de Livresquement boulimique + Club de lecture du mois de juin

livresquement

C’est avec beaucoup de bonheur que j’accueille cette excellente critique du site Livresquement boulimique. Ça fait chaud au cœur de lire d’aussi bons mots. En prime, le roman Peut-être jamais sera le livre du mois de juin du Club de lecture du même nom. N’hésitez pas à aller y écrire votre appréciation (ou si vous avez détesté hehe).

Extrait:

«L’histoire est complète, toute en rondeur – c’est ainsi que je réfère aux histoires où rien ne manque –, mais qui n’est pas lisse. Elle est chargée des hauts et des bas – plutôt des bas – de la vie affective de Gab. L’auteur ne ménage pas le lecteur dans cette mise à nu. Il dit les choses telles qu’elles sont. Il ne cache rien. Ça nous confronte parfois, avoir la vérité en face nous bouscule. Il y a des passages qui révolteront le lecteur. Est-ce que cela heurtera ses valeurs? Peut-être. À mon avis, c’est nécessaire.»

Pour lire la critique complète, cliquez ici.

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25 mai 2014

Un dernier message que tu ne liras pas

soleil

Six petits « bips ». Comme six petits coups secs qui résonnent dans la noirceur de la nuit. 4h30 du matin, et déjà mon irritation m’empêche de refermer l’œil. Mais qui donc ose m’écrire six fois de suite à cette heure tardive? J’ai pensé à Alix, mais ça n’avait pas de sens, il ne se couche jamais aussi tard. C’est pourtant le seul qui écrit de courts messages l’un à la suite de l’autre. C’était trop tentant, j’ai saisi mon téléphone cellulaire pour identifier le nom de celui ou celle qui m’importunait dans mon sommeil. J’aurais dû le savoir. C’était lui, évidemment.

À quoi bon! Aussi bien répondre sur-le-champ. Après des messages ambigus la semaine passée (que j’avais analysé comme des appels à l’aide) il valait mieux ne pas prendre de chance. Il a d’abord paru surpris de ma réponse. J’ai coupé court en lui demandant ce qu’il faisait debout un dimanche matin. Il n’a pas répondu tout de suite, préférant dire qu’il voulait qu’on se voie parce qu’il avait besoin de se changer les idées. Je me suis mordu une lèvre. Avant, quand il me lançait ce genre de phrases, c’était pour s’envoyer en l’air. En secret.

Je ne pouvais pas le voir en après-midi ni le soir; 5 à 7, suivi d’un concert. Je lui ai proposé de passer chez lui ensuite, mais il ne voulait pas. J’ai compris qu’il ne voulait pas que je vienne le voir dans son nouvel appartement. En fait, il évitait toujours les rencontres qui pouvaient nous offrir un peu trop de proximité. Il me connaissait bien. Moi aussi, je me serais méfié de moi-même.

Nous ne sommes pas arrivés à une entente, si bien que j’ai senti une certaine rage dans ses écrits. Puis, il a proposé: « tout de suite »! Le sachant à l’autre bout de la ville, je l’ai averti qu’il était 4h45 du matin et que le métro ne fonctionnait pas. Il a suggéré de venir me rejoindre dans notre ancien coin, me donnant rendez-vous devant notre ancien appartement, dans la Petite-Italie. J’ai trouvé ça un peu cruel, mais je n’ai rien relevé.

À 5h00 du matin, je me suis levé, un peu tête en l’air, ne sachant pas trop ce que je foutais là. Je me suis rappelé ses idées noires, j’ai tenté de chasser le reste de ma pensée (ce n’est pas à toi de t’occuper de lui) mais je m’en serais voulu s’il y avait eu mort d’homme. Dans ma cuisine, devant le soleil levant, mon chat ne comprenait pas trop ce que je faisais non plus. J’ai fait jouer de la musique. Obstacles  de Syd Matters. J’ai fumé une cigarette en me rappelant que je devais arrêter de fumer pour la xième fois. Que je devais cesser d’écrire des textes au Je aussi. Haussement d’épaule en buvant un verre de jus d’orange. We played hide and seek in waterfalls / We were younger, we were younger

J’ai enfilé un t-shirt trop petit pour moi, parce que les excès de la semaine précédente étaient beaucoup trop violents. Une paire de lunettes fumées et j’étais prêt pour un trajet de deux stations de métro. Malgré le mois de mai, il faisait froid. J’ai laissé échapper un « pays de cul », puis je me suis engouffré dans la chaleur d’une station. Seul. Qui d’autre aurait répondu à l’appel un dimanche matin, si tôt? Je venais évidemment de rater le premier wagon. 10 minutes à attendre. Il allait être en retard, donc aucune importance.

Dehors, à deux rues de notre ancien appartement, j’ai réalisé l’ironie de la chose. Se donner rendez-vous devant le lieu de notre deuxième et dernière chance. Où le bonheur n’avait point eu le temps de se créer, trop vite ravagé par l’annonce d’une autre séparation. De la rue, j’ai levé la tête vers le 2e étage, me demandant si les nouveaux locataires étaient heureux ici. La chanson Changes de Girls in hawaii dans les oreilles. J’ai retenu un haut-le-coeur, vestige d’une pensée romantique pour un passé révolu depuis… depuis déjà 5 ans. Jour pour jour, en ce dimanche de mai. J’ai eu beau me dire que les signes de la vie n’étaient que hasards, on a eu beau me reprocher que je faisais trop de liens, comme dans un roman, mais impossible de ne pas souligner l’étrangeté de la chose. Le 7 mai 2009, on emménageait ici. En 2014, j’y étais encore, et j’attendais toujours le même homme. I’m stuck under a balcony in the moisture of the mist / Smoking cigarettes ’cause I’m in despair / Is it some kind of boredom or just the need to fill myself up /It makes me smoke much more than I would want to…aaarrg

Il est arrivé avec son 10 minutes de retard habituel. En applaudissant. En guise de félicitations. Parce que j’étais à l’heure. Pourtant, je savais qu’il avait toujours été pire que moi. En plus de me retarder dans ma vie et mes futures relations.

Nous avons marché vers le restaurant de déjeuners ouvert très tôt, même le dimanche. Il venait de finir sa dernière bière. Je savais ce que ça voulait dire sans avoir à poser d’autres questions. And you look so nervous, so nervous, so nervous / You won’t conceal those cracks for live

Face à face dans une banquette, un menu ouvert que nous allions consulter seulement une heure plus tard, j’ai pris des nouvelles. Je l’avais bien vu quelques semaines auparavant; pour lui remettre mon fameux livre, celui que je n’aurais jamais écrit sans son aide (j’ai pensé: sans toute cette souffrance). Un peu plus et il me disait que je n’étais rien sans lui. Il y a quelques années, j’aurais sûrement adhéré à ses paroles. Des flashs de notre dernière rencontre ont alors submergé mon esprit. Souvenirs flous. Attirances. Alcool. Consommation. Un autre sarcasme de la vie, pour me prouver que c’est elle qui décidait de la fin, que j’aie sorti un roman ou non. Je me suis mis à sourire. Je ne regrettais rien de notre dernière rencontre, même si elle me tuait un peu plus en dedans. I’m just lying, just lying, just lying / Just lying again / Sitting aside in the sadness sometimes / You can see us faces down

Il m’a raconté ses problèmes de colocation. Je me suis demandé pourquoi ce garçon faisait craquer tant de mecs autour de lui. Alors qu’il me disait que les coups de foudre sont impossibles, je lui ai répondu que « pourtant, il en avait eu un dès qu’il m’avait rencontré à l’époque ». Hésitation de quelques secondes, puis approbation. Petit bonheur inutile, car tout ça n’existait plus depuis bien longtemps. Je me suis encore demandé ce que je faisais ici, et si Alix avait raison quand il m’avait dit de me méfier (attention, s’il coule, il va vouloir sombrer avec toi).

Il m’a parlé de son père. Qui lit encore mon blog, parait-il. Il le soupçonne même d’avoir acheté mon roman. La curiosité n’a pas de limites, je le comprends un peu. Ça m’a fait penser à mes parents. Ils ont eu des mots très durs pour le dernier homme qui a partagé ma vie, personnage ou pas. Les sœurs de Luc, elles, se sont arrêtées à la bande-annonce. Elles ont demandé si c’était tiré de notre histoire. En voyant la gueule de l’acteur, je ne peux pas croire qu’elles aient douté. Il m’a raconté qu’il les avait rassurées, parlant de texte romancé. Il n’a pas tort, il y a de la fiction… Mais il faut être dupe pour croire que la réalité ne vient pas se mêler de tout ça. Bon, de toute façon, ça n’a aucune importance. Je salue quand même le père de Luc, lui souhaite la meilleure des chances s’il se lance dans la lecture de mon livre. Moi-même, je ne sais pas si je voudrais en lire et en savoir autant si j’avais un fils.

Ça me ramène à la force incroyable de mes parents. Qui, eux, ont tout lu déjà. Au contraire des autres, ils n’ont pas cherché à connaître la vérité dans la fiction. Ma mère m’a bien posé certaines questions précises, mais elle ne s’est pas aventurée au sujet de ce qui touchait l’intimité sexuelle des personnages. Mon père est plus timide. C’est normal. Je sais qu’il éprouve beaucoup de colère et qu’il utilise des termes grossiers pour décrire certaines personnes liées au livre. Je ne pense pas en savoir plus. Tout était dit quand papa m’a demandé si j’allais écrire un « vrai roman » un jour. Il s’est ensuite mis à me parler de polar et de romans policiers. Petit soupir.

Retour au déjeuner. 6h00 du matin. Je l’écoute encore parler. J’ai parfois l’impression que je suis le seul qui l’écoute parler ainsi. J’ose glisser l’idée de son chum. Oui, il a un copain depuis 4 ans déjà. Un copain qu’il voit peu. Ça me fait hausser les épaules, me dire que c’est normal si ça va bien. Et je sais que c’est lui qui devrait se trouver à ma place présentement. Évidemment, la complexité des histoires qu’il vit ne permet pas de mettre son chum dans les confidences. Lui, je ne l’ai jamais vu. Enfin. À peine croisé au coin d’une rue un samedi soir en allant au dépanneur. Quand je pense à lui, je pense à son ancien bon ami, qui fut mon amant, et dont je me suis inspiré pour une scène de sexe vers la fin de mon livre. Le monde est petit. Très petit.

Nous avons fini par commander de la nourriture. La dernière fois que j’avais les fesses dans ce restaurant, nous vivions encore ensemble. Des liens, encore des liens. Il n’y a que ça qui nous unit; les liens du passé, les liens du passé qui se recoupent avec le présent. Et même s’il a changé, même si je ne veux pas revenir en couple avec lui, il y a cette force d’attraction malsaine, ce désir invisible qui fait office d’aimant. Si je n’écoutais que mes pulsions, je serais déjà assis à ses côtés, à le toucher et à profiter d’un corps que je ne reconnaîtrais pas.

Après trois heures dans le restaurant, nous sommes sortis pour marcher et digérer. Même si j’avais dormi deux, trois heures cette nuit-là, il m’a fait marcher de Jean-Talon à la rue Sainte-Catherine. Soleil éblouissant. Comme si la vie n’avait pas vraiment changé. Nous avons parlé de son pénis. Et il n’en fallait pas plus pour que mon attirance revienne en force. En observant la scène d’un point de vue extérieur, je n’y voyais qu’un désespoir. Un désespoir vain, comme si l’unique but était d’obtenir satisfaction. Et puis, la vérité s’est amenée d’elle-même. Ça ne changerait jamais.

J’ai compris que je pouvais comparer notre histoire à celle vécue avec mon ex-copine. Même en étant gai à 100%, je sais que la seule femme que je pourrais baiser sans soucis serait bel et bien Sarah. Par habitude? Par naturel? Par connaissance d’un corps passé que je ne connais pourtant plus maintenant? Je suis convaincu que ce serait la seule qui pourrait encore réussir à me faire goûter au corps féminin. Eh bien, je sens cette espèce de similitude avec mon ex. Cette impression que même si je le reverrai dans 10 ans, j’aurais toujours cette attirance, cette forme d’attraction poétique et sexuelle à la fois. Un intérêt de mon corps vers le sien, sans même le vouloir.

Je n’ai aucun désir de reformer un couple avec lui, pas envie de partager une vie commune dans un appartement. Mais toute forme d’amitié entre nous se transforme en option sexuelle dans mon esprit. Je me rends compte que ça ne sert à rien de me mentir à ce sujet. Il n’y a pas d’ambiguïté. Il est passé à autre chose. Moi, j’ai écrit un livre et je l’ai gardé près de moi grâce à un personnage. Ce n’est pas sa faute. C’est la mienne. J’assume. J’assume aussi le fait que je suis passé à autre chose. Le problème, c’est la proximité. Qu’elle existe une fois par année ou une fois par mois ne change rien. Comme si chaque occasion remettait les compteurs à zéro. Ce n’est pas du jeu pour moi. Et ce n’est pas de sa faute, ou si peu, par moment.

Cette histoire, c’est une histoire banale comme des milliers d’autres. Une attirance sexuelle interdite entre deux êtres pour diverses raisons. Un truc inévitable. Un truc que je dois me forcer à éviter. J’aurai toujours une certaine affection pour lui, mais il est temps qu’il me laisse partir et qu’il cesse de revenir me chercher. Ça fait de la peine de penser que ma place n’est plus là, que je devrai probablement le forcer à me remplacer par son copain. Parce que c’est son rôle à lui à présent.

Je n’ai pas assez de résilience pour faire ami-ami avec mes exs. Parce que l’attraction physique gagne tout le temps. Je suis un être de pulsions. J’en parlais justement avec une collègue de travail qui vient de se séparer. Elle a tout de suite installé des balises claires entre son ex-copain et elle, car ils doivent partager l’appartement jusqu’en juillet. Elle ne me dit peut-être pas tout, mais j’admire son courage et sa conviction. Quand c’est fini, c’est fini. Et, elle a raison. C’est le seul moyen de vraiment tourner la page et de concevoir un avenir avec quelqu’un d’autre.

J’ai compris pourquoi j’étais célibataire depuis si longtemps. Vivre dans le passé est une partie du problème, mais c’est surtout la réactualisation d’un amour passé qui m’a nui. Ce n’est pas la faute de Luc. J’ai longtemps été son confident. Il voudrait que je continue à l’être (mais uniquement quand ça l’arrange). Il restera centré sur lui-même comme je l’ai toujours connu. Ça fait partie de sa personnalité. Je ne pourrai jamais le changer. Mais je peux tenter de me changer moi. Et ces derniers jours, je vis une certaine libération. D’abord, pour avoir compris que ce n’était pas l’amour qui me guidait vers lui. C’est une question de disponibilité des corps. Je suis convaincu que si Luc était célibataire, nous aurions vécu encore du sexe pendant un long moment, jusqu’à ce que l’ennui prenne toute la place. Et je ne crois pas que l’ennui comme souvenir d’une relation est mieux que la passion qui finit drastiquement.

Quand j’ai publié mon roman, je m’étais dit que je fermais le dossier le soir même. La vie s’est amusée à me faire comprendre qu’il y avait des choses que je ne contrôlais pas. Tout comme je ne contrôle pas toujours ce qui me fait bander. Mais les pulsions se contrôlent, ou du moins, elles peuvent être évitées si on prend des précautions. C’est un peu dire que mon ex est contagieux, et que dès que je le fréquente, je fais de la fièvre et le désire encore. Le temps et l’absence font diminuer les fièvres. J’ai fini d’être dans l’attente pour une simple relation sexuelle. Avant, j’étais dans l’attente par amour. Comme ce n’est plus le cas, la seule chose qui me rappelle mon désir est sa présence. Il n’y a pas 10 000 solutions.

Je mise sur le fait qu’il ne fasse pas trop de conneries. C’est tout ce que je peux souhaiter. Et espérer qu’il s’en sorte psychologiquement. Mais, à partir de maintenant, j’ai choisi de ne pas sombrer avec lui. Je lui ai laissé le contrôle très longtemps. Trop longtemps. Et d’une certaine façon, il s’en foutait. Il a toujours pensé qu’il y avait droit en tout temps. Les années passent, la vie change, et je dois m’aider d’abord. Me la jouer égoïste, oui peut-être. Quoi qu’il en soit, le deuil est terminé. Il ne faut plus rouvrir la brèche ou faire saigner la cicatrice du passé.

Je disparaîtrai doucement. Et son père, s’il me lit vraiment, ne lui parlera pas de cette publication. Tout se fera sous silence, pour son bien à lui, pour qu’il m’oublie sans même s’en rendre compte. Ce sera sans conflits, sans arguments et sans rancœur. Il vivra sa vie d’adulte, avec ses hauts et ses bas, et ce réflexe si naturel de m’écrire ou de me parler s’en ira avec le temps. Je lui faciliterai la tâche, car je ne le relancerai pas. Retenir ses pulsions, les contrôler pour le bien de l’autre, mais surtout pour son propre bien. Nous sommes tous les deux dans la trentaine. Il n’y a plus d’excuses pour aller puiser dans le passé et chambouler le présent. Nous sommes deux hommes. Deux hommes en paix malgré les vagues douloureuses de la solitude et du temps. Deux hommes qui font de leur mieux, avec leurs démons, leurs souvenirs, et une forme d’affection l’un pour l’autre que je n’aurai que trop rarement vécu dans ma vie.

Et si je n’avais qu’un tout petit souhait à lancer dans l’univers, ce serait de recommencer toute cette histoire folle… Avec un autre.

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16 mai 2014

Nouvelle critique du roman + commentaires iTunes des lecteurs

recrue

Une nouvelle critique du roman Peut-être jamais vient de paraître sur le site de la Recrue du mois. La Recrue du mois avait fait beaucoup pour le roman Comme si de rien n’était en 2010 (auteur du mois de juillet 2010).

Il s’agit là d’une très belle critique bien apprécié. J’en retiens surtout le dernier paragraphe, fort véridique, à mon avis:

« Maxime Collins sait indéniablement comment raconter une histoire, camper un personnage – qu’il lui ressemble ou non n’a ici aucune importance –, établir une atmosphère en quelques lignes. Certains seront peut-être rebutés parce que le narrateur évoque ouvertement sa vie sexuelle. Ils se priveront d’un indéniable plaisir de lecture.» (Lucie Renaud, mai 2014)

Vous pouvez cliquez ici pour lire la critique complète.

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Commentaires de lecteurs sur iTunes à propos du roman Peut-être jamais (cliquez pour lire)

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