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18 oct 2014

Mes coups de cœur et mes déceptions de l’automne télévisuel 2014

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Déjà la mi-saison télévisuelle qui se profile. Avec la température extérieure, on a parfois de la difficulté à se souvenir qu’on a déjà passé la mi-octobre. Qu’est-ce qui m’a intéressé cet automne en télévision, et qu’est-ce qui m’a déçu? Voici mon analyse des émissions que j’écoute ou que j’ai écoutées. Un constat simple; j’écoute beaucoup trop de télé (mais rarement en direct).

LE CLASSIQUE

Je parle de classique, mais pour moi, malgré ses cinq saisons, la sixième saison de The Good Wife reste encore du bonbon et agrémente mes dimanches soirs. J’ai écouté la série en rafale, et je trouve que c’est de la cruauté que de devoir me contenter d’un épisode par semaine. Retrouver Alicia Florrick (Julianna Margulies), c’est comme retrouver une bonne amie, celle dont on ne se lasse jamais d’entendre les histoires rocambolesques. Les quelques premiers épisodes de la saison étaient un peu plus lents, mais le tout a repris son envol avec l’épisode de dimanche dernier. S’il y a une série intelligente américaine à regarder, c’est bel et bien celle-ci.


 

LES ÉMISSIONS RÉCONFORTS

Plusieurs émissions réconforts sont de retour cette année. Quand je parle de ce type d’émission, j’inclus souvent les sitcoms et les comédies légères. Je pense à The Big Bang Theory, Modern family, American Dad, The Simpsons… Par contre, je dois avouer avoir perdu un intérêt complet envers la sitcom New Girl (depuis la 3e saison en fait. On pourrait résumer le tout par une série où le but est de crier plus fort que l’autre. Blahhh) Même chose avec une autre émission criarde: Hell’s kitcheen. Concept surutilisé qui commence à tourner sérieusement en rond. Ça se remarque en voyant que Ramsays tente de se diversifier avec d’autres types d’émissions.

Une autre émission réconfort que je regarde religieusement (mon côté gai sûrement), c’est Project runway. Chaque année, je me dis que ce ne sera pas aussi bon que l’année précédente, mais je finis par rester scotché à l’écran et j’écoute la saison au complet. En plus, cette année, on a eu droit à beaucoup de drama avec cette chère Korina, du vrai bonbon pour la télé!

Saturday Night Live m’amuse toujours autant même si le casting devient de plus en plus nouveau. On s’ennuie vite des vieux de la vieille (mais ça, c’est surtout signe que je vieillis). Ça faisait du bien de revoir Stefon la semaine dernière, mais sans Seth Meyers, on dirait que ce n’était pas tout à fait pareil.

D’ailleurs, au Québec, j’ai aussi deux émissions réconforts, soit Les Parent (on ne se tanne pas, de voir le beau Joey je veux dire haha) et bien sûr C’est juste de la TV, avec sa nouvelle mouture (oui, j’ai même appris à aimer Jean-Michel Dufaux, même si je trouve qu’il coupe encore un peu trop la parole aux autres; d’ailleurs, Dave Ouellet est devenu moins patient cette saison-ci.) Et ce que j’aime de C’est juste de la TV, c’est que l’équipe n’échappe pas à ses propres règles, et elle n’a pas peur de se mettre elle-même au réparateur, comme lors de ce fameux Quiz long et chiant d’il y a quelques semaines. Il en valait pourtant la peine simplement pour avoir ce moment de télé avec Marie-Soleil Michon qui laisse tomber tellement elle ne comprend plus le pointage (sa désinvolture était simplement parfaite). Je n’ai pas trouvé l’extrait en HD, mais voici un extrait de ce gros n’importe quoi!

On serait plusieurs à avoir fait part de nos commentaires négatifs sur le Twitter de l’émission. Gageons que ce Quiz ne reviendra pas (j’espère bien en tout cas!)

 

NOUVEAUTÉS

Au niveau des nouveautés américaines, c’est définitivement How to get away with murder qui m’a conquis cet automne. C’est joué gros, c’est parfois caricatural, il y a même certaines incohérences, mais c’est ce qu’on appelle du bon divertissement. Et ça passe vite vite vite. Je sais, on n’y croit pas pour deux secondes qu’un prof peut amener ses élèves sur une scène de crime ou qu’un délateur peut être libéré le jour de même alors que le procès n’est même pas terminé, mais ça n’enlève rien au plaisir. Et que dire des scènes plus chaudes entre Connor et des garçons! Non, je ne regarde pas juste pour ça, mais je ne peux m’empêcher de trouver le traitement de l’homosexualité bien fait, même si c’est un peu twisted. Ça me rappelle ce que j’ai pu écrire parfois! Gâtons-nous et regardons-en une!

 

Au niveau du Québec, ma série coup de cœur est définitivement Au secours de Béatrice. Et pourtant, je hais les séries qui ont pour décor un hôpital. Mais ici, le terme est exactement parfait: l’hôpital joue un décor, à peine un peu plus par moment. Le ton et le jeu des acteurs: parfaits et égaux. Que dire de Sophie Lorain; on se plaît à la revoir enfin au petit écran. Et j’ai de la difficulté à m’expliquer pourquoi, mais dans cette série, Gabriel Sabourin rayonne de sex appeal! C’est un acteur que j’ai toujours respecté, et je dois dire qu’ici, il est chaud. Et je m’étonne moi-même de le penser!

Bon, il paraît que certains ont grincé des dents en voyant la manière dont le psy pouvait se comporter durant la saison. Je comprends l’image faussée que cela pourrait donner, mais il faut se rappeler qu’on peut s’en permettre un peu plus en télé, donc je passe par-dessus ça pour le moment.

C’est un peu drôle que cette année, deux séries avec deux personnages féminins forts de ma jeunesse prennent le contrôle de notre téléviseur québécois. En effet, je parle de Sophie Lorain, mais je lance également un clin d’œil à Macha Grenon, qui revient aussi à l’écran après un long moment. En 1995, il s’agissait de mes deux actrices préférées dans la télésérie Scoop!

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Mais je dois faire un aveu, je n’ai pas accroché à la série de Macha Grenon, Nouvelle adresse. J’ai écouté deux, trois épisodes, et je ne sais pas, le déclic ne se fait pas. Peut-être que le sujet est trop loin de moi, car je ne connais encore personne dans mon entourage atteint d’un cancer. Ou du moins, personne très près de moi. Si on me demandait de choisir entre Sophie et Macha, c’est clairement Au secours de Béatrice qui gagnerait le pari. Et il en fallait beaucoup pour me faire revenir vers TVA!

 

LES DÉCEPTIONS

Ça arrive, même dans les meilleures séries télé; parfois, on étire la sauce et une série devient un gros n’importe quoi. Parfois, la série continue tellement longtemps qu’elle semble détonner avec la réalité dans laquelle elle a lieu. C’est dommage de cesser d’écouter ou d’écouter avec difficulté une série que l’on a jadis tant aimée.

C’est un peu ce qui se produit avec Toute la vérité cette saison. D’ailleurs, on a annoncé qu’il s’agissait de la dernière saison. Je pense qu’il était temps que ça se termine. Tous les acteurs ou presque sont déjà ailleurs, occupés par d’autres projets plus nouveaux. Le traitement fait au personnage de Patrice Robitaille (suicide ou non) n’était pas des plus subtils. Mon avis reste que l’acteur était trop en demande ailleurs et qu’il n’avait plus d’heures de tournage à offrir. Je me trompe peut-être, mais c’est un peu l’impression que j’ai de cette nouvelle saison. Ça joue sur le pilote automatique, sachant que de toute façon ça ne revient pas. Tout ça me semble soudainement manquer de profondeur.

Les Enfants de la télé ne me parle plus autant qu’avant non plus. Oui, les animateurs sont différents, le concept est le même, etc. Mais je ne sais pas si c’est ce qui cause mon désintérêt. Je suis plutôt là à hausser les épaules; si j’y pense, je l’écoute, sinon, ce n’est pas plus grave que ça.

Et non, je ne vous parlerai d’aucune émission de chansons ou de danse, car je hais ce type d’émission. Je n’en reviens pas encore que Gregory Charles a su réussir à obtenir une 2e saison du Choc des générations en ces temps de coupures à Radio-Canada! Même chose pour Un Air de famille, ou l’autre émission de TVA avec le gars des Grandes Gueules. Mais bon, je pourrais aller plus loin en disant que je hais Glee autant que toutes les comédies musicales, je vais donc me taire avant de me faire des ennemis farouches haha!

Je ne parlerai pas de Tout le monde en parle, simplement parce que c’est la même rengaine année après année. Ça manque de croustillant et de punch, mais voyez ce que ça donne quand Dany Turcotte essaie de faire une blague un peu plus salée; les matantes s’enflamment sur les réseaux sociaux et ça part en vrille. Je comprends un peu mieux pourquoi l’émission est si sage, mais je continue à croire que c’est pourtant le rôle de cette émission du dimanche que de ne pas être complaisante. Quand on dit qu’il se passe plus de débats au 125, rue Marie-Anne, dans l’émission de Christiane Charette (que j’adore), ça veut tout dire!
 

UN POUCE EN BAS POUR CBS

Je n’arrive pas à croire que CBS ait annulé la sitcom Friends with better lives. C’est une grave erreur à mon avis, car ça aurait très bien pu devenir une excellente sitcom une fois bien rôdé. Les premiers épisodes devaient évidemment mettre les personnages en place, mais la série devenait de mieux en mieux à chaque épisode. Et quelle joie de retrouver le ptit Dawson! Peut-être que le réseau trouvait que ça tournait trop autour de blagues sexuelles? Je ne sais pas, mais il faudrait bien qu’un autre réseau reprenne la série; je continue à croire qu’elle en vaut la peine.

Ceux qui ont aimé Friends devraient s’y plaire.

 

Bref, voilà encore une saison télé fort occupée, avec ses hauts et ses bas, comme à l’habitude. Maintenant, je sais ce que vous vous dites: lâche la tv pis va jouer dehors! 
 
Ok, Ok!

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30 sept 2014

Critique : Tomorrow’s Modern Boxes – Thom Yorke

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Ce n’est plus une surprise pour beaucoup de gens; presque tout le monde est au courant que Thom Yorke a sorti un nouvel album solo vendredi dernier.

Je me suis laissé quelques jours pour mieux faire mijoter le tout avant de balancer une critique sur laquelle je voudrais revenir plus tard. Maintenant, après plusieurs écoutes, me voilà convaincu: Thom Yorke a livré un effort qui présente somme toute quelques intérêts, mais qui ne révolutionnera pas son statut de bidouilleur.

Je vais tout de suite l’avouer, je préfère Yorke avec Radiohead que le Yorke électro. Attention, je ne dis pas que tout est mauvais quand il est seul. The Eraser était un excellent album. Et même sur la toile, j’ai lu plusieurs opinions qui disaient préférer ce nouvel album à ce qu’il a livré avec Atoms for Peace. Sur ce côté, je ne suis pas d’accord, et voici ce que j’en pense.

Tomorrow’s Modern Boxes n’est pas un mauvais album, il contient quelques titres intéressants, mais sur 8 chansons, je n’en apprécie que la moitié. C’est un score qui me fait penser à l’album The king of Limbs. En effet, le dernier disque de Radiohead (encore 8 morceaux! On s’ennuie des longues tracklists de 14 chansons de la période Hail to the thief!) n’était réussi qu’à demi.

Le problème avec Yorke, c’est que son travail en solo reste un travail solitaire assez hermétique. Il y a bien Nigel, mais je serais curieux d’entendre un album de collaborations entre Yorke et d’autres musiciens. Ce qui reflète un peu mon état d’esprit à l’écoute de ce dernier disque: je trouve qu’il manque d’envolées et de punch. C’est trop calme, un peu plat, et l’émotion vient rarement.

Je ne déteste pas ça, j’aime aussi la musique calme et relax, mais ce genre de downtempo (parfait pour l’automne, j’en conviens) finit par me lasser rapidement. Sur une courte galette de 8 pièces, l’effet se fait ressentir encore plus vite.

A Brain in a bottle annonce tout de suite le portrait de ce qui suivra. La voix de Thom Yorke joue à cache-cache, parfois derrière une beatbox, parfois à l’avant-plan. C’est agréable, il n’y a pas de doute, mais on doit reconnaître que la force vocale du chanteur n’est plus ce qu’elle était. Ou alors Yorke n’avait pas envie de grandes envolées. C’est peut-être un choix esthétique. L’impression qui s’en dégage, c’est que tout cela est bien gentil, mais en comparaison à The Eraser, où les morceaux me semblaient mieux construits, ici, tout me semble tourner en boucle. Boucles de voix, boucles de synthé, boucles de piano, boucles de beatbox et quelques effets électro discrets.

Ça fonctionne bien sur la chanson Guess Again! Mais on dirait presqu’un remix de Pyramid song. Heureusement, il y a bien une petite perle et je dirais même que l’oeuvre de ce disque ne réside qu’en une seule pièce: The Mother Lode. Même si on joue encore dans la répétition et les boucles, la voix de Yorke prend enfin son rôle au sérieux et occupe toute la place en tant qu’instrument. Les deux dernières minutes représentent ce qu’il y a de plus émotif, à mon avis, sur ce nouvel album solo.

J’aime bien la mélancolie de Trust Ray également. Mais je dois avouer que les dernières chansons me laissent de glace (jeu de mots plate à propos du titre de la pièce There Is No Ice (For My Drink)!) Je ne sais pas, après 5 morceaux dans un même genre, je trouve que l’album manque de substance et se répète. Pink section me donne une impression de remplissage. Peut-être que mon avis va évoluer avec le temps, mais pour moi, l’album d’Atoms for peace reste supérieur à cet album solo. Je sais que plusieurs me contrediront, mais c’est ma conclusion.

Maintenant, il ne reste qu’à espérer que Yorke se soit vidé l’âme en solo, mais surtout qu’il sera d’attaque pour le nouvel enregistrement de l’album de Radiohead. Les gars sont en studio depuis début septembre. On verra bien combien de temps ça va leur prendre avant de balancer un nouvel album sur la toile, méthode qui semble avoir gagné le cœur du groupe.

 

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28 sept 2014

Coming out, saison 2

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Mercredi dernier, c’était le lancement de la deuxième saison de Coming out, la série web réalisée par Mathieu Blanchard.

Je ne m’en cacherai pas, j’avais bien aimé la première saison de Coming out, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais demandé à Mathieu Blanchard de réaliser la bande-annonce de mon roman Peut-être jamais.

Le 25 septembre dernier, Mathieu Blanchard nous présentait la suite de sa série, à la façon Netflix, soit en balançant les 12 épisodes d’un seul coup. Vous pouvez donc voir toute la deuxième saison sur le site EnVedette.ca. C’est un choix volontaire de la part du réalisateur (et je lui avais fait part de mes appréhensions, mais je respecte sa décision). En fait, comme les épisodes durent entre 9 et 12 minutes, on pourrait dire qu’on se « gave » de la saison d’une seule traite, peut-être un peu trop rapidement pour prendre un certain recul.

En deux heures à peine, j’ai donc dévoré les 12 épisodes de cette nouvelle saison. Encore aujourd’hui, j’aurais préféré en avoir deux ou trois épisodes par semaine, simplement pour ne pas tout regarder comme un boulimique.

Dans ces nouveaux épisodes, la première chose qui nous frappe, c’est le changement de perception du personnage central (Mat). Lors de la première saison, on sentait le personnage principal beaucoup plus antipathique. On commençait donc à l’apprécier vers la fin de la saison, parce qu’il devenait de plus en plus fragile, ou plutôt parce qu’on s’était attaché à son côté un peu snob, voire diva.

La deuxième saison nous ramène un Mat plus calme, moins dans la confrontation et plus dans l’acceptation de ce que lui apporte la vie. Avec son retour, on retrouve ses démons, mais surtout cette relation ambiguë avec Ian, cet homme qu’il a (et aura toujours, nostalgiquement parlant) dans la peau. Et c’est là que Mathieu Blanchard excelle le plus; en nous présentant la vie à l’écran, car c’est souvent ce qui se produit dans certaines relations entre hommes; la passion avant l’amour, la sexualité avant la relation humaine.

Pour Mat, tout se mélange dans sa tête, et cette attirance est toujours présente pour l’amour du passé. Au fil des épisodes, il saura mieux comment définir cette relation particulière.

J’ai trouvé que cette saison était beaucoup plus sombre que la première, surtout dans les six premiers épisodes. Et, vous savez comme j’aime le drame! C’est donc quelque chose qui est venu me chercher plus personnellement, me faisant réfléchir à mon ex et à toutes ces histoires d’amour qui font du bien au début, avant de faire mal par la suite (mais, au final, on en redemanderait encore et encore)!

La seule chose qui m’aura irrité dans cette saison, c’est surtout un goût personnel, mais c’est au niveau de la musique francophone à la fin de certains épisodes. J’ai trouvé que la musique ne servait qu’à souligner les événements qui venaient de se produire peu avant. J’ai trouvé que ce n’était pas nécessaire d’appuyer pour faire comprendre l’épisode au spectateur. Mais c’est un avis très personnel, sachant que j’ai beaucoup de difficulté avec la musique francophone. Heureusement, la plupart du temps, les épisodes se terminent avec une musique sans voix, mais quand la voix y est et nous décrit étrangement la scène qui vient de se produire, ça casse mon moment de réflexion.

Outre ce petit détail, c’est une très bonne série, qui nous présente des personnages bien incarnés, pas surjoués. On joue dans la simplicité, sans forcer la note, et je crois que c’est vers cette orientation que devrait se diriger Mathieu Blanchard pour ses prochains projets.

En conclusion, on s’éloigne un peu du titre de la série, car l’évolution de la série suit l’évolution de la vie, et maintenant, le coming-out semble fait pour tous les personnages, indice qu’il est peut-être plus simple de sortir du placard en 2014 qu’il y a quelques années, mais peu importe, je crois que ce genre de série est très importante pour montrer des exemples aux plus jeunes, pour leur faire comprendre que ce n’est pas la fin du monde, et que tout finit par mieux aller. C’est d’ailleurs un peu ce que je voulais exprimer dans mon propre roman.

Une deuxième saison bien réussie! On se demande même s’il y en aura une troisième.

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28 sept 2014

Et au pire on se mariera – Théâtre Prospero

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Cette pièce de théâtre coup de poing, présentée jusqu’au 11 octobre prochain, est d’abord et avant tout un roman de Sophie Bienvenu (que je suis d’ailleurs en train de lire, car je ne dois pas avoir envie de fermer le chapitre tout de suite).

Nicolas Gendron, le metteur en scène, a su mettre tous les éléments en place pour intriguer le spectateur dès le départ; un décor sobre, mais un sol éclaté, un seul personnage, mais une actrice qui vous crache son énergie au visage et qui incarne une jeune fille de 13 ans jusqu’au bout des ongles. Cette comédienne, c’est Kim Despatis (et on pressent que ce n’est clairement pas la dernière fois que l’on entendra parler d’elle)!

Avec un texte aussi fort que celui de Bienvenu, il aurait été facile de se casser la gueule dans une incarnation caricaturale, mais malgré les 27 ans de Kim Despatis, on y croit dur comme fer, et cette énergie qu’elle nous crache au visage, on en redemande encore et encore.

Oscillant entre répliques humoristiques et moments dramatiques, Nicolas Gendron a su condenser le texte de Bienvenu pour livrer le cœur du roman sans en perdre les subtilités. Cette jeune fille qui nous raconte sa vie et l’environnement qui l’entoure (les putes trans, sa mère absente, l’ex-copain de sa mère un peu croche, son amant de deux fois son âge…) nous captive du début à la fin.

Imaginé comme un interrogatoire où l’on ne voit pas l’enquêtrice qui pose les questions, on suit le parcours et le passé (entre mensonges et vérités) de cette enfant qui a trop rapidement grandi en raison de son milieu et des gens qui l’ont accompagné. Si bien que la finale nous laisse songeurs. Peut-on croire Aïcha? Veut-elle protéger quelqu’un? Est-elle capable de se rendre jusque-là?

Peu importe, de toute façon, on lui pardonnerait tout, parce que sa voix, sa posture, ses histoires ou mensonges, tout ça nous happe dès les premières secondes de la pièce. Mais le plus essentiel, c’est qu’au-delà des mots, on se surprend à imaginer parfaitement les scènes racontées dans notre tête, on voit la mère, l’ex-copain, l’amant trop vieux. Tout ça est si limpide, comme si la voix de Kim Despatis venait s’imposer dans notre esprit pour dessiner les images de son passé.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas vu une pièce de théâtre aussi captivante. C’est rafraîchissant.

Au théâtre Prospero, jusqu’au 11 octobre

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28 sept 2014

Indécrottable optimiste

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Une autre belle critique du roman Peut-être jamais sur le blog de Phil: « Les livres que je lis ». Attention, beaucoup de détails du roman sont dévoilés dans la critique. Ceux qui ne l’ont pas lu, spoiler alert!

J’adore l’expression qui m’est attribuée: indécrottable optimiste!

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26 sept 2014

Tirage d’un exemplaire de Peut-être jamais

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Comme convenu, j’avais promis que j’allais faire tirer un exemplaire de mon roman Peut-être jamais lorsque ma page d’auteur allait atteindre 500 membres. C’est maintenant chose faite! (Et il était temps, car il me reste 5 copies du roman seulement!)

Gagnez une copie gratuite du roman de Maxime Collins (incluant l’envoi postal à titre gracieux).
Le concours se déroule du 26 septembre au 17 octobre 2014 (17H HNE).
Pour vous inscrire, voici les 2 étapes à suivre:
1- Cliquez sur «J’aime» pour aimer la page de l’auteur.
2- Cliquez sur «J’aime» ou écrivez un commentaire sous l’article annonçant le concours.

Soyez futé et augmentez vos participations en demandant à vos amis de s’inscrire aussi!
Le concours est ouvert à tous, peu importe votre lieu de résidence.
Bonne chance!

Pour ceux qui seraient trop impatients, il me reste encore 4 exemplaires à vendre! Vous pouvez faire l’achat du vôtre grâce au lien Paypal à votre droite. Sinon, rendez-vous sur www.maximecollins.com pour tous les renseignements! Premier arrivé, premier servi!

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15 sept 2014

Dernière soirée

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Ça y est. J’avais entouré la date de mon calendrier il y a deux mois déjà, voilà que cette date est arrivée. J’arrête de fumer à 23h59 ce soir. Je me demande encore sur quelle chanson je vais fumer ma dernière clope…

Pour les non-fumeurs, ça peut paraître débile, mais cesser de fumer, c’est un peu faire un deuil. Et vous commencez sûrement à me connaître, moi, mes deuils, je les vis à fond. Je n’ai pas le choix. C’est un peu dans mon ADN. Quand j’entreprends un grand virage, avant le deadline fatidique, je dois me rendre dans les contrées de l’extrême.

C’est ce qui explique sûrement pourquoi je me suis réveillé ce matin à 4h15, couché sur mon divan, dans les vapes, après avoir fumé et bu comme un trou. Même pas penser à souper. Certains trouveront ça enfantin, voire dramatique, mais j’assume complètement. Je suis un être qui doit aller au fond des choses avant de m’en départir. Il suffit de lire mon dernier roman pour le comprendre.

Arrêter de fumer, c’est bon pour ma santé, mais c’est surtout bon pour mon portefeuille. Je suis encore dans les dettes, et selon mes prévisions, je ne m’en sortirai pas avant le mois de novembre. J’ai décidé de prendre une attitude zen, du style « l’argent part et revient ».

Mon automne s’annonce très tranquille. Sans excès. Je me concentrai sur le gym, la bonne bouffe sans alcool et l’écriture. Il est temps de remettre la machine en marche. Je m’étais promis d’être non-fumeur avant mes 31 ans. Je tiendrai le coup. Cesser de fumer diminuera considérablement ma consommation d’alcool. Encore une bonne nouvelle pour mon portefeuille.

Ne vous étonnez donc pas si je vous envoie chier ou si je suis plus à pic. Ce n’est pas mon but, mais je sais ce que le manque de nicotine peut me faire. Les 8 premiers jours seront chaotiques. Ensuite, ça devrait se placer. Je croise les doigts.

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14 sept 2014

Vos commentaires!

Aujourd’hui, j’ai reçu un xième commentaire à propos de mon roman Peut-être jamais. Ça m’a donné le goût de présenter les commentaires reçus sur Facebook. La plupart sont très bien! Mais il y a toujours des cons dans la vie…

Le commentaire qui m’a fait penser à écrire ce topic vient de Eddy, qui m’écrit ceci:

Je vous envoie un Mail pour vous remercier pour ce roman, qui est riche en émotion, qui arrive à associer la sexualité et l’amour sans problème ! C’est un des meilleurs romans que j’ai eu l’occasion de lire. En regardant la bande-annonce la première fois, Je m’étais dit que c’était un livre un peu basé que sur le  » sexe « . J’ai acheté le livre et je l’ai lu en 2 jours ! Puis j’ai regardé la bande-annonce une deuxième fois. Vous avez réussi à faire la bande-annonce parfaite, avec du suspense, et qui donne envie de regarder! Encore une fois, merci pour ce roman et bravo pour avoir fait un roman aussi touchant !

Des commentaires de ce genre, j’en ai reçu des centaines, et j’en suis très reconnaissant! En voici d’autres, venant de Facebook!

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Évidemment, il y a toujours des connards dans la vie qui ne vivent pas en 2014. Même si j’essaie de calmer mes propos, c’est difficile de ne pas répondre en les envoyant chier!

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Bref, parlez s’en en mal ou en bien, mais parlez s’en à ce qu’on dit! Ce qui me dépasse, c’est qu’encore des gens parlent de la religion pour justifier leurs propos homophobes. Quelle tristesse! Mais je n’en ai rien à foutre!

Il me reste 10 copies à vendre! C’est fou! Je ne pensais pas que le roman allait s’avérer un si grand succès!

Aussi; beaucoup de gens me demandent si j’ai écris d’autres romans. Bien sûr! Pour ceux qui ont adoré Peut-être jamais, je leur suggère d’acheter le roman précédent (soit l’adolescence de Gabriel, qui se nomme Alexandre, dans le roman Pile ou Face!). Vous pouvez obtenir tous les détails de mes romans (et les commander) ici en version papier ou ici en version numérique.

 

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06 sept 2014

Un pouce en l’air, deux pouces en bas!

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On ne peut pas dire que la fin de l’été me soit très chanceuse, mais on peut dire que je suis un peu innocent aussi! L’histoire de mon aventure débute très «niaiseusement»…

La semaine passée, bonjour les grandes chaleurs, mais je tiens le coup et je vais au gym quand même. Il faut dire que depuis quelque temps, je suis assez motivé niveau sport et je fais environ du cardio 5 fois par semaine (en intervalles oui oui les puristes!)

Or, qui dit chaleur et cardio, dit aussi transpiration. Et moi, j’ai beau sortir de la douche après un gym, mon corps continue encore de carburer.

J’aime beaucoup une paire de jeans que j’ai portée quelques mois l’été passé, avant de la ranger parce que j’avais l’impression que le jeans me donnait de l’eczéma aux mains. Je suis retombé sur le jeans il y a deux semaines, et je l’ai essayé pour le fun. Quel confort! J’ai oublié cette histoire d’eczéma, en me disant que je verrais bien si dans deux jours, mes mains allaient recommencer à me faire des peaux sèches. Ce ne fut pas le cas.

Pourtant, je n’ai pas fait le lien tout de suite, mais chaleur, gym, transpiration et jeans louche… qu’est-ce qui s’est produit? Je me suis mis à faire une petite irritation entre les cuisses. Rien de très grave, des petits boutons inoffensifs.

Et c’est là que ma connerie continue. Je ne sais pas où j’ai entendu ça, mais on m’a souvent dit que lorsqu’on fait des petits boutons de chaleur, le gant de crin est une bonne solution pour revenir à une douceur de peau plus normale.

Peut-être… sauf quand la peau est déjà irritée? Bref, j’ai frotté ça avec le gant de crin qui se trouvait dans ma salle de bain. Et dans mon intelligence suprême, je me suis dit, mais pourquoi ne pas ajouter un peu de douceur. Je me souvenais que ma mère, qui faisait de l’eczéma aux mains, se badigeonnait tout ça de vaseline et mettait des gants pour la nuit. Why not?

J’ai donc appliqué une bonne couche de vaseline pour bébé sur l’irritation, puis je suis allé me coucher.

Une nuit passa… lol

Le lendemain, SCANDALE! Peau boursouflée, cloques d’eau; c’est pas beau pantoute! Pas trop le temps d’y penser, je remets mon jeans satanique et je pars travailler. Et tout au long de la journée, je sens le travail de l’infection qui commence.

Le mercredi soir, je commence à capoter et vais voir un pharmacien qui me dit de simplement appliquer du Polysporin. Wow! Le lendemain, le truc a doublé. Et là, je fais l’erreur d’aller sur le web, et de regarder de belles images sur Google. Pis là je chie dans mes culottes, car je commence à croire que j’ai de l’herpès ou des condylomes. Ouch. Je sais, je sais; ne jamais allez voir des photos ou des trucs/traitements sur le web, mais avouez, c’est plus fort que nous, on y va pareil!

Ce qui nous amène à aujourd’hui, et à ma belle aventure dans le système de santé québécois. Dès 8h00, on me refoule au CLSC, car trop de monde et pas assez de médecins (je ne sais pas pourquoi je mets un « s » à médecin, je soupçonne qu’il n’y en avait qu’un seul). On m’envoie dans une autre clinique. J’arrive là-bas, cool, c’est presque vide. Bizarre pour une clinique qui ouvre à 8h (il doit être 8h40 au maximum). C’est là que j’apprends que le médecin chill arrive seulement à dix heures du matin. Dans ma tête, je me vois déjà encore au travail à vingt heures ce soir, et j’en ai pas vraiment envie. Et c’est la qu’une amie me parle d’une clinique magique: La clinique médicale en route, qui est située directement dans la Gare Bonaventure. Ce qu’elle me dit, on dirait que je n’y crois pas tout de suite. Je me dis que je vais la maudire si elle a tort, mais je prends une chance et je quitte la clinique où j’étais le 6e sur la liste, mais à 10h, puis je marche 15 minutes au soleil tapant, avec ma plaie fraîche dans mon jeans (pas le même ce jour-ci). Je maudis ce 30 degrés et cette idée de me décider seulement .

Arrivé à la clinique, je m’informe et on prend mon numéro de cellulaire. On me dit que ça devrait être autour de 15h30, mais on ne peut rien promettre au niveau de l’heure. MAIS ON S’EN FOU. Pour moi, c’est une révolution. Enfin une clinique qui comprend la vie des travailleurs et qui vous appelle 5 minutes avant votre rendez-vous. Résultat: je suis reparti travaillé et je n’ai pas perdu ma journée à garder ma place pour voir un médecin 5 minutes! Magie!

Je ne sais pas si c’est répandu, mais moi je ne connaissais pas ça du tout en tout cas!

J’ai reçu un appel à 13h pile! Ça y était! C’était bientôt mon tour. Je n’ai même pas eu le temps de m’asseoir dans la salle d’attente, on me faisait déjà passer dans un cabinet. Cinq minutes plus tard, le médecin était là. Une jolie Asiatique coquine. Comme ma plaie se situait dans une zone où je devais baisser mes culottes, je lui ai offert la photo que j’avais prise la veille, mais elle voulait voir le réel. Et elle, d’ajouter: «Pourquoi je me priverais si je peux me gâter!». Alors, j’ai baissé mes culottes et mes boxers. Je me suis passé la réflexion que ça faisait un bail qu’une femme n’avait pas vu ma graine!

Quelques minutes plus tard, j’avais en main ma prescription et je repartais travailler. J’ai définitivement trouvé ma clinique favorite à Montréal!

Et j’en sors rassuré; pas de MTS en vue, seulement une infection de la peau. Fiou! Elle m’a dit de jeter mon gant de crin. C’était fait depuis longtemps!

Un gros pouce en l’air pour la Clinique médicale en Route!

Et deux gros pouces en bas pour le programme de fidélité le plus crosseur au monde: AIR MILES!

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Déjà, ce cher Air Miles avait court-circuité mes plans par deux fois. Avant, il fallait 190 points pour obtenir des billets de cinéma gratuits. Tout près du but, il y a quelques mois, voilà qu’Air Miles change les règles et augmente le paiement à 200 points. Je me dis que ce n’est pas la fin du monde, et j’attends patiemment d’obtenir les 200 points. Quand je les atteins, la promotion n’existe plus. Connerie!

Alors, je me dis, à quoi bon! Je change mon programme Air Miles Rêves pour un programme Air Miles Argent à 100%. Je sais que je dois acheter un portable chez Bureau en gros et j’aurai donc déjà plusieurs Air Miles dans mon solde Argent. Lors de mon changement, on m’envoie un courriel pour me dire qu’on a bien reçu mon changement (avec date et heure à l’appui).

J’achète mon portable durant la fin de semaine de la fête du Travail. J’obtiens 66 Air Miles. Pas mal pour un début!

Mais aujourd’hui, je me rends compte que les points se sont déposés dans mon solde Rêves! J’ai la preuve du changement et la preuve sur ma facture que le paiement de mon achat a été fait après le changement, mais évidemment, on m’astine (dans un français médiocre! Il faut que je vous copie l’extrait, sans altération!):

Bonjour Maxime,

Ici Cindy encore une fois et je vous remercie d¿avoir pris le temps de nous contacter a nouveau. Je suis tres desolee Maxime mais nous n¿avons pas facon de transferer vos AIR MILES au Compte Argent. Maxime, si vous desirez, vous pouvez contacter un Superviseur par telephone au 1-888-413-1311. Quand vous nous appelez, veuillez appuyer sur 2 pour le Francais et apres sur 1 pour le Groupe de Relations aux Adherents. Nous sommes ouverts du lundi au vendredi de 8 h (HNE). Nous sommes egalement disponibles le samedi de 9 h a 18 h (HNE). Nous nous demandons excuse pour tout inconvenient que vous avez subi Maxime et je vous remercie pour votre patience.

WoW! Pensez-vous vraiment que je vais aller m’obstiner avec quelqu’un qui ne sait pas aligner trois mots en français? I give up!

Alors voilà pour les petites histoires merdiques de mon anecdotique de vie. Sourions, ça pourrait toujours être pire!

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01 sept 2014

La nouvelle étape

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Fac le 1er septembre est arrivé. Ma dernière journée en tant que mon ancien moi (hey! Faut bien se convaincre hein). Avec le temps, je me rends compte que j’ai toujours été effrayé par le changement. Je sais, je sais, le changement fait souvent peur. Mais j’en suis à un point où ce changement est nécessaire; pour mon équilibre personnel et mental. Osti que ce ne sera pas facile!

Je viens de transférer mon CELI dans mon compte en banque. Tout ça pour payer mes dettes. On me dit que c’est à ça que ça sert un CELI, mais j’avais plutôt envisagé que ça servait à payer un cashdown sur un condo ou une maison, ou à faire un projet de voyage… Bahh… c’est la vie, l’argent, ça part et ça revient (j’espère).

Je recommence le Champix demain. Si vous me sentez dépressif pour les trois prochains mois, vous saurez pourquoi! Inutile de dire que je fume comme une cheminée depuis quelques jours. Je sais que j’ai toujours eu des dépendances. Je suis fier d’avoir réglé la pire (ceux qui ont lu mon roman comprendront), mais j’ai cette tendance de l’extrême qui n’en finit plus de vouloir finir. Ça fait partie de la game.

Mon laptop est mort vendredi dernier. J’ai dû en acheter un nouveau (eh oui, encore de l’argent sur la carte de crédit, comme si j’avais besoin de ça là!). Je viens tout juste de transférer tous mes fichiers importants. Avec mon nouveau portable, il n’y a plus de lecteur CD/DVD. C’est vraiment con. Ça m’a obligé à copier toutes mes archives qui se trouvaient sur CD. Ça m’a aussi obligé à regarder des choses que je n’aurais pas dû revoir. Retour de la spirale vers les histoires passées.

J’ai quand même réussi relativement bien à me libérer de ce passé pour de bon. Mais il me rend nostalgique, évidemment. Pourtant, pas question de m’apitoyer sur mon sort. Changer, c’est aussi rayer de la carte le passé. Et Dieu sait que pour moi, c’est tout un défi.

Mon plus gros problème ces temps-ci, c’est de me donner le go. Le GO pour accepter le changement, pour en finir avec ces soirées embrouillées sous l’alcool et les clopes. Cette fois-ci, c’est un peu comme le dernier appel; si je n’y arrive pas, j’ai bien peur de ne jamais y arriver. Alors, je joue toutes les cartes possibles. Cet automne sera tellement dramatique; on dirait que je peux le sentir. Et pour combler le tout, j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Je les vois déjà d’un très mauvais œil. S’ils sont aussi turbulents qu’aujourd’hui, je vais définitivement m’ennuyer du bébé naissant, qui braillait encore il y a quelques jours! Mais il faut accepter le changement. Le voir de façon positive. I try.

Comme je ne comblerai plus mes soirées d’alcool et de débauches, je vais réellement devoir me trouver de nouveaux passe-temps. Je le sais, ce sera hyper plate au début. Il faudra que je tienne le coup sans flancher. Et il faudra vraiment que je me remette à l’écriture.

Mon dernier roman a fait son temps. Il sera encore en vente jusqu’au 14 septembre environ (dans la plupart des librairies). C’est angoissant. Pas parce qu’on me retire d’une surface de vente; surtout parce que c’est encore le vide depuis la fin de cette aventure. Il faudra recréer, retravailler, souffrir, mais surtout tenter de trouver un filon, une histoire, un drame; quelque chose qui me porte et me pousse vers la création. Ce sera tout un défi après une pause de près de 6 mois.

Mais il le faut. Il le faut pour me sauver de ma léthargie.

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21 août 2014

Roman en vente PARTOUT dans le monde

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Bonne nouvelle pour les lecteurs francophones qui ne vivent pas au Canada! Il est maintenant possible de vous procurer un exemplaire papier dédicacé de Peut-être jamais PARTOUT dans le monde!





Passez votre commande dès aujourd’hui en utilisant Paypal!
Revoyez la bande-annonce du roman [version remixée par Muse]

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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18 août 2014

La fin du luxe

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Oui, je sais, certains ont remarqué que j’avais volontairement effacé une publication il y a quelques jours. Je la reprends en d’autres mots, maintenant.

J’annonçais dans ma dernière entrée supprimée que je venais de perdre un client de 8 ans: Google. Ce n’est pas rien, surtout en ce moment, où j’avais des investissements de plus de 8000$ en jeu. Ça fait partie de la vie. J’ai joué à la roulette russe, en faisant confiance à Google (qui payait sans faute depuis 8 ans quand même), mais également en étant obsédé par la montée des chiffres. Des chiffres virtuels qui ne se transféreront pas dans mon compte malheureusement.

 Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même, certes. Je reste calme. L’argent, ça part et ça revient. Le hic, c’est que je devrai vivre comme un pauvre pour les six prochains mois. Le deuxième hic, c’est que mon cerveau ne le comprend pas encore. Le petit coquin me glisse à l’oreille: «un peu plus, un moins de dettes, qu’est-ce que ça change?»

Il faudra que je l’envoie chier ce petit cerveau! Je ne peux pas l’écouter, ce serait de la folie. Je dois rembourser 6000$ (sans compter mes dépenses mensuelles) d’ici 21 jours! Défi de taille pour quelqu’un qui a toujours eu le contrôle sur ses finances.

Le pire, c’est que j’ai toujours eu un jugement inconscient envers mes amis. Je l’avoue à demi-mot, mais je me suis toujours dit que savoir gérer ses finances devrait être automatique dans l’esprit des gens. Malgré les embûches. Quand on est endetté, on ne s’endette pas plus, ça va de soi. Mais la perception change quand on se retrouve dans une situation similaire. Je fais moins le malin, maintenant.

Mon automne s’annonce tranquille. Très tranquille. Je passe de 70h de travail par semaine à environ 38h. Du temps libre que j’aurais jadis comblé avec de l’alcool (ben quoi, soyons honnête jusqu’au bout!) À présent, impossible de garder le même rythme que la vie d’avant.

J’essaie de récupérer le positif de la chose. Plus de temps, moins de brouillard, plus de solitude, moins de sorties. Je suis triste et zen à la fois. La vie vient de m’apprendre une belle leçon; même si on travaille fort pour son argent, des injustices peuvent arriver. Je suis loin d’avoir volé Google. J’ai travaillé honnêtement, avec passion et intérêt. Mais ce n’est pas une garantie de paiement. C’est la vie, il faut que j’en revienne.

Je me demande même si c’est un message du destin. Un truc volontaire pour me permettre de me remettre à l’écriture (et d’arrêter de chialer que je n’ai pas le temps parce que je travaille trop). C’est ici que ça se joue, en fait. Vais-je prendre ce temps et cette solitude pour en faire quelque chose de productif? À suivre…

Dans un autre ordre d’idées, j’ai présenté mon ami/copain/chum (on prend notre temps, on n’est pas trop certain) à ma famille, dimanche. Il a bien fait ça. Il faut dire que ce n’était pas difficile en comparaison à mon ex, qui disait trois mots dans mes soupers de famille. Je crois que mon mec a fait bonne impression. Ce n’était pas difficile d’être plus apprécié que Luc. Je ne sais pas où cette histoire me mènera, mais ça confirme une de mes théories: on ne peut jamais être heureux dans tous les domaines de notre vie en même temps. Soit on fait de l’argent, soit on vit l’amour.

Je me sens dans une situation où je n’ai pas le contrôle, où je laisse aller les choses, où je veux bien laisser le futur au destin. Mais une chose est certaine, il faudra changer mon mode de vie. Et je sais que je vais en baver. J’ose me mettre comme défi de remplacer mes sorties et mes consommations par des séances d’écriture et de sport. Peut-être que je rêve en couleurs. Peut-être. Mais c’est le programme de l’automne. Et pour le reste; je suis encore vivant, l’argent ne fait pas le bonheur, et je tenterai de m’en souvenir même dans 6 mois, quand je recommencerai à en faire.

Bonne fin d’été à tous!

P.S.: c’est le temps d’acheter mon roman si vous voulez me refiler un coup de pouce!

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13 août 2014

Séance de dédicace!

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Le samedi 16 août prochain, je participerai à la Foire du livre en plein air organisée par la Fierté. Je vous invite à venir acheter et faire dédicacer l’un des derniers exemplaires de Peut-être jamais.

Rendez-vous directement sur la Sainte-Catherine, coin Panet (en face du Second Cup). Vous pourrez m’y rencontrer de 13h00 à 17h00. Mon roman sera en vente au coût de 20$.

 

Au plaisir de vous y voir nombreux!

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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11 août 2014

L’événement «j’achète un livre québécois» et autres réflexions

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Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le 12 août est la journée pour encourager les auteurs québécois. Évidemment, vous pouvez acheter des livres québécois à l’année, mais le faites-vous?

Tant mieux si c’est le cas! Mais pour ceux qui n’achètent pas souvent de romans québécois, voilà votre occasion de soutenir les auteurs d’ici. Bien sûr, je vais prêcher pour ma paroisse et vous suggérez de mettre la main sur l’une des dernières copies de mon roman Peut-être jamais. Vous avez encore l’occasion d’acheter une copie dédicacée par la poste, ou vous pouvez vous rendre dans un Renaud-Bray, Archambault ou Coopsco pour obtenir votre copie papier. La version numérique est aussi en vente chez iTunes, Amazon ou Kobo.

Nous vous encourageons à vous prendre en photo avec votre roman et à publier le tout sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter en utilisant le mot clé #LittQc

Je sens la fin qui approche, et je dois avouer que je suis très satisfait. Mon roman aura survécu plus de trois mois dans les librairies (le temps moyen pour la durée de vie d’un livre québécois).

Cette finale m’amène aussi à réfléchir à la suite. Je ne veux pas me mettre de pression, mais je commence à me questionner pour tenter de me motiver un peu pour la suite. Je n’ai aucune idée de ce que l’avenir me réserve niveau littéraire, mais on verra bien ce que la vie me réserve.

C’est un peu dans cette optique que j’ai décidé de continuer à vivre ma vie. À 30 ans, je me rends compte qu’on ne peut pas faire autrement. J’ai compris… non, j’ai accepté, que les gens passent dans nos vies, nous accompagnent un certain moment, puis s’en vont. Que ce soit pour un malentendu, en raison d’un conflit, simplement à cause du temps qui sépare ou même par la mort, il est utopique de croire que ceux qui sont présents en ce moment le seront jusqu’à la toute fin. Il ne faut pas le voir d’une façon dramatique, il faut simplement accepter le fait.

L’humain est avant tout un animal, avec des sentiments et une certaine intelligence, certes, mais nous nous comportons tous de la même façon. On quitte les gens, on rencontre de nouvelles personnes, la roue tourne et le cycle continue jusqu’à notre finalité.

Une fois que ce concept est compris (et accepté), l’existence paraît soudainement plus douce, moins difficile à surmonter. La raison est simple; on cesse de s’accrocher au passé. Certaines relations, dont on ne croyait pouvoir se passer, n’étaient placées sur notre chemin que pour nous faire apprendre, comprendre, grandir, guérir, etc.

Ce ne sont pas toutes nos relations interpersonnelles qui restent au même stade durant la vie. Nous évoluons tous vers un but, rarement précis, mais le chemin est un but en soi. Il est tout à fait normal que des gens se détachent et ne nous suivent pas sur la même route.

J’ai perdu beaucoup de gens que j’appréciais durant les deux dernières années. J’ai souvent eu le réflexe de prendre un ton dramatique, de me plonger dans la mélancolie et de chercher à en savoir plus sur les raisons d’un tel abandon. Mais je faisais fausse route. Quand quelqu’un nous quitte, il faut simplement laisser aller. Et on ne sait jamais, cette personne pourrait revenir dans nos vies. Ou pas. Mais on sera déjà quelqu’un d’autre de toute façon.

C’est un peu le même feeling que de rencontrer de vieux amis du secondaire qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Souvent, un petit malaise plane. Ces gens que l’on avait placés dans une boîte à souvenirs ne ressemblent plus à l’idée que l’on avait d’eux à une autre époque. C’est la même chose avec les ex. Quand on les croise par hasard, le petit malaise est là. Persistant. Notre raison nous pousse à dire que la personne en question a changé; elle n’est plus la même, le lien partagé a disparu. Mais souvent, cette personne n’a pas changé, c’est simplement la distance et le fait de vivre autre chose avec d’autres gens qui nous indiquent la triste réalité des choses: certaines relations sont passagères. Certaines proximités, aussi intenses soient-elles, ne peuvent durer sur une longue ligne du temps.

Chaque rencontre peut se terminer comme un amour d’été. Quand la saison nous quitte, on en vient à se demander si on a vécu autant de complicité, si tout ça n’était pas un baume de notre inconscient qui reconstruit les souvenirs comme il en a bien envie.

Je ne cherche plus la vérité derrière mes échecs relationnels. Je préfère rationaliser le tout, me dire qu’une personne a été importante pour une certaine étape de ma vie, et son travail fait, elle s’en va ailleurs, pour réaliser un travail similaire avec quelqu’un d’autre. Et je représente probablement la même chose pour des gens que je ne vois plus non plus. It’s part of the process.

Une fois cette maxime bien comprise. Qu’en reste-t-il? D’abord, il y a ceux qui sont toujours là, ceux qui ne nous ont pas encore quittés malgré toutes ces années. Ce sont les plus importants, les plus essentiels. Puis, il y a les autres; ceux qui nous ont fait sourire, qui nous ont fait jouir, qui nous ont appris à devenir meilleurs ou à comprendre pourquoi nous n’étions pas si bons lors d’une certaine période.

Vivre est un long apprentissage. Je fais confiance au hasard et au destin, mais surtout aux personnes qui partagent un court moment ou un long moment sur mon chemin.

Je vous souhaite une belle fin d’été. À ceux qui sont encore à mes côtés, mais aussi à ceux qui ont, un jour, croisé mon amitié.

Toutes les informations pour se procurer Peut-être jamais

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27 juil 2014

Comment rompre les liens avec les relations passées

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Voici une méthode efficace pour en finir avec les exs qui hantent vos pensées.

Traduction libre du texte de Jocelyn Daher.

  • 1. Asseyez-vous dans un endroit tranquille et confortable. Fermez les yeux et commencer par prendre 10 respirations profondes et lentes.
  • 2. Pensez à la personne avec qui vous voulez couper les liens.
  • 3. Imaginez votre corps. Essayez de visualiser un cordon venant du coeur ou de toute autre région du corps où votre esprit serait connecté à cette personne.
  • 4. Continuez à respirer et imaginez comment vous vous sentez lorsque vous coupez ce cordon entre vous. Vous devriez ressentir une certaine densité, la taille des cordes et pourquoi elles sont déroulées. Imaginez-vous entrain de couper les cordes.
  • 5. Demandez à votre subconscient de libérer tous vos contrats et vos obligations avec cette personne. Cela comprend toutes les invasions matérielles dans votre environnement (voiture, maison, etc.), demander la libération et le retour complet de votre bilan énergétique d’origine dans votre corps.
  • 6. Enfin, envoyez de l’amour et de la gratitude à cette personne (pour les leçons apprises durant la relation et après la relation) et remerciez l’univers pour le retour de l’équilibre dans votre corps et dans votre environnement physique. Visualisez la fermeture de ce portail énergique.

 

Cet exercice semble bien fonctionner pour moi. Je vous souhaite autant de succès à vous aussi. Pas facile de couper le cordon avec les exs. Mais le temps arrange les choses. Je suis passé par-dessus, j’espère que vous le ferez aussi.

Quand j’observe mes amis, mes amis hétéros, je vois une espèce de course à l’engagement qui me semble plutôt vilaine, mais je ne veux pas juger les relations de mes amis. Ça ne me regarde pas. Je sais que je suis différent. Que mon homosexualité me rend différent. Et ça me convient dans un certain sens. Pas que je ne veuille pas m’engager, mais je suis loin de la course vers le mariage et les enfants. Si ça se passe, ça arrivera. Point.

Grosse fin de semaine. Souper pour la fête de mon père (60 ans) jeudi. Au restaurant Mèson, un petit resto espagnol fort sympathique dans Villeray. Menu excellent, service exceptionnel et dessert à se péter la tête sur le mur (si vous y passez, il ne faut pas rater le gâteau au chocolat. Je n’en ai jamais mangé d’aussi débile!).

Mon père s’est un peu plus ouvert concernant la lecture de mon roman. J’ai bien vu que ça avait été difficile pour lui. Il a expliqué qu’il devait s’arrêter souvent, parce que son poing chauffait. Il aurait bien voulu le foutre dans la face de mon ex. Ça m’a fait sourire, car j’ai trouvé ça cute. Ça faisait du bien de passer du temps avec mes parents. J’avais l’impression que ça faisait une éternité que je ne les avais pas vu. Si heureux, d’autant plus!

Je suis allé en «campagne» vendredi. Bon, pas trop loin de Montréal (Deux-Montagnes), mais le simple fait de prendre le train m’a rappelé la France. Inspirant. J’ai eu du très bon temps. Ça m’a montré qu’on peut être près de Montréal, mais dans la nature aussi. J’ai abusé de l’alcool, mais je ne m’en fais pas.

J’ai décidé de retourner au régime Paléo, en ajoutant le Fasting à tout ça. Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, il s’agit simplement de faire des jeûnes de 16 heures avant de manger. Ça semble immonde, mais en comptant les heures de sommeil, ce sera facile. Je l’espère, du moins. De toute façon, je mange bien, je vais bien, la vie est belle.

Bientôt, j’annoncerai un événement spécial concernant une séance de dédicace pour mon roman en plein air. Vous viendrez me faire coucou si vous êtes à Montréal!

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19 juil 2014

Bonne critique dans la revue Sortie

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Voici une excellente critique de Peut-être jamais écrite par Billy Robinson, libraire chez Coopsco. En cliquant sur l’image ci-dessous, vous aurez accès à la revue Sortie dans sa totalité. Bonne lecture!

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14 juil 2014

Mes 10 nouveaux commandements

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Je sais que je me répète, mais fuck! Ça va bien!

J’en suis à un stade de ma vie où j’ai décidé que je créais moi-même mon bonheur. Eh bien, ça fonctionne très bien! Je suis dans un tourbillon ces derniers temps; le tourbillon du travail et du succès.

Je ne peux m’en cacher, je réussis. Tout ce que j’entreprends depuis 2014 est positif. Je viens d’aller porter la dernière commande de mes romans chez Archambault. Commande finale. Si vous branliez dans le manche, il serait temps d’aller chercher votre copie de «Peut-être jamais»! Vous pouvez communiquer avec moi si vous désirez une dédicace. Mais wow! On y est. Ma dernière boîte de livres, qui se vide rapidement. Si je reviens un an en arrière, je n’y aurais pas cru. Même si les grands médias m’ont boudé et si les artistes que j’avais contactés n’ont pas rempli leur part de marché, je m’en fous! J’y suis arrivé. Par moi-même. J’ai vendu mon histoire, une histoire qui m’a tenu à cœur depuis des années. Une histoire dont je me détache avec légèreté.

J’ai décidé d’appliquer des concepts très simples à ma vie, et j’en ai fait un Top 10. Le voici:

  • 10. Tu n’écouteras plus les commentaires négatifs des autres.
  • 09. Tu travailleras à une hygiène de vie plus adéquate et sans excès.
  • 08. Tu cesseras de te questionner sur ta vie amoureuse. Vis-la, tout simplement.
  • 07. Tu ne t’acharneras pas pour voir des gens qui ne veulent pas de toi.
  • 06. Tu resteras modeste, même si tu fais de l’argent comme de l’eau.
  • 05. Tu mangeras le moins de viande et de produits laitiers possible.
  • 04. Tu seras toujours présent pour les amis qui comptent.
  • 03. Tu oublieras les histoires passées et les regrets.
  • 02. Tu vivras comme tu l’entends, même si tu ne suis pas la «normalité».
  • 01. Tu seras fier de ta vie et de tes 30 dernières années.

 

Mon ex a décidé de m’ignorer! Ben basta! Je m’en balance! J’ai décidé de faire table rase du passé, je n’ai plus besoin de gens qui ne veulent pas de moi dans leur vie. Et ce sera ma nouvelle doctrine de vie; si on ne veut pas de moi, je m’éclipse. Tout simplement. Ça vaut pour les amis, la famille, etc.

Je choisis d’être là où l’on veut que je sois. Pas par obligation, pas par imposition. C’est aussi simple que ça. Je suis rendu au point où je ferme plusieurs chapitres pour de bon. J’ai un moral superbe et je m’accepte tel que je suis, avec mes défauts et mes TOC!

J’ai remplacé les activités néfastes par le sport et le travail. Et je crois que ça me va très très bien. En d’autres mots; criss! Je suis heureux. Et ça, ça faisait au moins 5 ans que ce n’était pas arrivé!

Donc, voilà! Dépêchez-vous d’acheter votre copie papier de mon dernier roman avant que ce ne soit plus possible! Tourlou mes anges!

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05 juil 2014

Toujours sur le bonheur

Je vais toujours bien. Ça m’étonne presque. J’ai toujours pensé que la reconstruction de soi devait se faire dans une certaine souffrance. Certes, la nostalgie revient parfois, de tout petits moments d’égarement. Mais si peu.

Lâcher prise a toujours été quelque chose de plutôt difficile avec moi. Quand j’accroche, j’accroche solide, et pas à peu près. Mon côté extrémiste se révèle là, tout entier. J’ai pris la décision de tout cesser cela. Cessez de me battre contre les choses que je ne peux pas changer. M’attarder aux choses qui peuvent se moduler avec un peu de travail.

Je passe donc des fins de semaine tranquilles. Plutôt solitaire. Ça ne me dérange pas. Je travaille, j’en profite pour faire un déplacement. De junkie à Workaholic!

Je suis sorti avec la gang du tournage de Peut-être jamais jeudi dernier. C’était amusant. On s’est retrouvé à aller voir des graines de douchebags au Stock. Ça devait faire un bon cinq ans sinon plus que je n’avais pas mis les pieds là-bas. Je me suis rendu compte que le show semblait bien meilleur il y a quelques années. Ou alors mes goûts ont changé. Un petit coup d’oeil vers la salle m’a foutu une sorte de désolation. J’ai regardé tous ces vieux hommes très sérieux (car voir de la bite rend supposément sérieux à cet âge; peut-être en raison du choix ultime qui suivra dans l’isoloir?). Ça m’a fait légèrement penser à Monsieur Baldwin dans mon roman Comme si de rien n’était. Je me suis aussi dit qu’à force de chigner sur mon ex, j’allais probablement finir comme eux!

Je lui ai d’ailleurs écrit un dernier courriel. Trois phrases. Pour lui dire que j’étais heureux et que je lui souhaitais de l’être aussi. Je suis convaincu qu’il m’en veut, pour l’un des derniers articles affichés sur ce blogue. Un autosabotage bien en règle. Un dernier petit coup pour lui faire reprendre sa vie en mains. Je n’attends pas de remerciements de sa part. Je n’attends rien, en fait. Son orgueil, sa fierté, tout ça fera sans doute en sorte qu’il ne m’adressera plus jamais la parole. Ce n’est pas l’important. Il valait mieux ça et le sauver de son gouffre profond. Je l’ai remarqué avec le temps; il est souvent mieux d’accepter le blâme et de laisser les autres penser ce qu’ils veulent, car si ça les aide à avancer, à devenir meilleur, j’atteins mon but de toute façon. Je lui ai aussi dit que s’il était dans la marde, ma porte serait toujours ouverte. Comme elle est toujours ouverte pour les amis, les disparus comme les plus récents. Je ne suis pas du genre à garder de la rancune envers les gens. Je trouve ça inutile, ça ne fait qu’ajouter du noir sur nos épaules. Bref, je sais très bien que mon courriel a dû se retrouver dans la corbeille bien rapidement. Ça me fait sourire, un peu. Un jour, il comprendra pourquoi j’ai agi ainsi. Ou pas. Reste que depuis, il semble s’être pris en main. Il est enfin en appartement. Il va devenir un homme respectable, même si j’ai toujours un peu peur qu’il se démotive et s’enlève la vie. Je ne suis pas un sauveur. J’ai fait tout ce que je pouvais, alerté tous ceux que je pouvais. Je suis donc en paix complète. Et il est maintenant temps de penser à moi.

Il m’arrive encore de m’ennuyer du rythme de vie des fins de semaine d’avant. Mais quand j’ai un doute, quand je me mets à vouloir tout balancer et recommencer le train de vie que je menais jadis, je me rappelle que ça ne m’apportait rien de plus que des mauvaises décisions, une mauvaise santé et de mauvaises fréquentations. Alors, je tiens bon.

Je ne suis pas encore parfait (je ne le serai jamais), mais je suis zen. Et je suis bien. Le reste suivra. J’ai confiance.

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30 juin 2014

Chill out man

plage

 

Ça y est. On touche à autre chose, le tournant est définitivement arrivé. Je goûte au bonheur et j’en profite, car on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé.

Je ne suis pas habitué aux articles joyeux! C’est quelque chose de nouveau pour moi. Aujourd’hui, j’ai le même feeling que si j’étais sur une plage. Tous mes problèmes (ils sont si petits) n’existent plus. Et non, je ne suis pas sous influence haha!

Je bois bien un petit verre de blanc en écrivant ces lignes, mais je m’en fou! Je suis enfin libre de mon passé. Parce que je l’ai décidé. Parce que la vie m’amène de nouvelles expériences et des gens formidables sur ma route.

J’ai pourtant cette impression de n’être jamais en vacances (même si je le suis présentement). C’est que j’ai un peu trois emplois à la fois ces temps-ci. Celui qui achève, c’est la promotion de mon roman. Les commentaires de lecture continuent d’entrer à profusion; on aime, on veut prendre le personnage principal dans ses bras, on me rappelle que mon livre est trop court, que j’aurais pu continuer des centaines de pages encore. Mais non, ce n’était pas nécessaire. J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Et c’est merveilleux, j’en prends conscience simplement maintenant. Après tous les doutes, le cafard, la peur, la crainte d’avoir écrit quelque chose de trop dur, de trop réducteur, de trop coincé dans une petite niche; on envoie valser tout ça; j’ai écrit un roman sur la vie, sur une période de vie plutôt douloureuse, et j’en suis sorti, et le plus beau, c’est que la nostalgie s’est effacée avec la publication. Les idées noires se sont envolées. J’ai accepté la disparition d’un seul être, afin d’en faire entrer plusieurs autres dans ma vie. Et je me sens bien, je ne me suis jamais senti aussi bien depuis des années. I’m fixed.

J’ai recommencé à travailler pour Worldtop, une compagnie qui me tient à cœur, parce que les gens qui la forment sont sympathiques, ouverts d’esprit, heureux d’utiliser Internet et les réseaux sociaux à leur pleine capacité. Et j’ai de la misère à le croire, mais voilà, je fais déjà plus d’argent en une journée que mon emploi principal chez SDL. C’est merveilleux, je voudrais que ça dure pour la vie, et même si je ne me fais pas trop d’illusion, je sais que mon boss est astucieux, qu’il suit la technologie avec intérêt, et qu’au final, il nous proposera toujours quelque chose pour faire plus d’argent, car le but n’est pas secret: le but est de devenir riche. Tout simplement.

Ah oui! Je suis devenu végétarien aussi. Mais non restrictif. Je suis la logique du livre de Allen Carr. Très intéressant, d’ailleurs! Il explique que le but est d’améliorer son alimentation, sans restriction comme avec les régimes. Et honnêtement, ça fonctionne assez bien. De savoir qu’on peut faire des écarts de malbouffe (il inclut la viande et les produits laitiers dans cette catégorie), ça donne l’impression de ne pas être au régime, simplement de suivre le bon gros sens. Je n’ai pas de carences, je me nourris super bien, je me sens plus en forme, même mes cacas sont en santé haha!

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de bites non plus. Parlons-en! La vie m’amène d’étranges contradictions, mais elle me permet de mieux analyser mes désirs et mes pulsions. J’ai été gâté dernièrement. Vous le savez si vous me lisez depuis longtemps ou si vous avez lu mon roman, j’ai toujours ce rêve de bite parfaite. Je ne répéterai pas ce que la bite parfaite signifie pour moi, je l’ai assez dit. Tout ce que je veux ajouter, c’est que mes rencontres m’offrent de très beaux morceaux, mais ça va plus loin que ça. Je comprends que la bite vient avec le mode de vie. Ça sonne bizarre? Peu importe! Ce que je veux dire, c’est que la bite est attachée à un être (eh oui!) et le mode de vie de cet être me donne beaucoup d’indices sur mes propres désirs de bites! La vie m’oppose deux bites parfaites; celles qui viennent avec les mauvaises habitudes (excès, domination, drogue et relation malsaine) vs celles qui viennent avec le bon gars (respectueux, attentionné, à l’écoute, doux mais actif au lit).

Je me retrouve donc dans des situations opposées; une soirée à faire des lignes avec la bite parfaite, l’autre soirée à me coller et me faire masser par un autre homme à la bite parfaite. Parmi ces expériences, la réponse est déjà là; je n’ai plus besoin de dope pour apprécier ma vie sexuelle. Et ça, ben ça, c’est magique de le savoir. De l’apprécier.

Avec mon état si joyeux, je me rends compte que la seule chose qui me manque vraiment, ce sont les amis. Les « anciens » amis, même si je les considère comme mes amis encore. Le problème vient du fait que j’ai des amis aux agendas ultra booké, ce qui signifie que je vois mes amis selon les dates d’un calendrier. Ce n’est pas très agréable, sauf lors des dates précises où je les vois. Parfois, je l’avoue, quand je regarde mon newsfeed de Facebook, j’observe des gens qui semblent vivre des occasions amicales impromptues, au hasard. Et je l’ai déjà vécu également. C’est ce qui me manque le plus; appeler les amis sans rendez-vous, réussir à les rejoindre et les réunir comme ça, sans avoir besoin de passer par une date de calendrier.

J’ai des amis précoces. Non, ce n’est pas le mot, car qu’est-ce que la précocité? Surtout à notre âge! J’ai des amis en couple, qui préfèrent (évidemment) la vie de couple aux occasions hasardeuses. Je respecte cela. C’est pourquoi j’ai une nouvelle ouverture, pour rencontrer d’autres personnes, pour reformer un cercle plus aléatoire au niveau amical. Pas facile dans la trentaine, je le sais bien. Mais jamais je ne reprocherai à mes amis d’avoir d’autres activités sans moi. Ça fait partie de la game. Je n’ai plus envie de forcer quiconque à me voir. Je n’ai plus envie d’être l’organisateur de soirée où les amis se défileront. Ça ne m’intéresse plus. Je veux suivre la parade, ne plus être l’investigateur. Et ce simple constat m’enlève beaucoup de poids sur mes épaules. Même si je suis à côté d’un métro, les amis trouvent que j’habite loin de la vie active. Alors, soit. Je les verrai bien quand ils le voudront! Mais j’ai cessé d’en vouloir aux amis. Ils ne sont pas la cible. Ils font ce qu’ils peuvent avec le temps dont ils disposent.

Alors voilà; que ce soit au niveau monétaire, artistique, amical, sexuel; tout va bien. Je suis heureux. La drogue ne fait plus vraiment partie de ma vie. Je peux apprécier mon existence sans la brouiller. Parfois, je m’ennuie, mais c’est ainsi. Je travaille plus. Je profite du soleil. Je ne suis clairement pas à plaindre. Ce sera un bel été. Parce que je l’ai décidé.

Et les mots font de la pression. Ils sont là. Ils poussent. Ils veulent que je me lance vers un nouveau projet. Je ne connais pas encore ce projet. Je ne sais pas si je veux le connaître tout de suite. Tout va tellement bien. Pourquoi me mettre de la pression avec un nouveau roman? Probablement parce que c’est impossible de dissocier la littérature de ma vie. Je pense que je suis un conteur. Il me faut quelque chose à écrire. Et même si ça n’a pas rapport avec ma vie, je sens que le prochain projet est plus près que je n’aurais pu le croire. Histoire à suivre!

Bon été à tous! Soyez heureux et chill.

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17 juin 2014

Le point de non-retour

trois-fleches-circulaires

Ça y est. J’ai franchi le point de non-retour; l’inévitable qui amène la confession envers soi-même, le désir d’aller de l’avant et d’embrasser le changement.

Le premier indice de ce nouveau pas s’est révélé à moi mercredi passé, après une brosse qui m’a semblé légère, mais qui m’a montré que l’extrémisme faisait encore partie de moi. Je me revois encore, vers 2h00 du matin, en train d’écrire un article sur ce blogue, pour parler de lui. Mais la conscience s’est faite entendre cette fois-ci, et je n’ai rien publié. C’est un avancement.

Il n’y a pas à dire, j’ai fait beaucoup de cheminement au cours de ces deux dernières années; reconnaître mes problèmes, aller chercher de l’aide pour les régler, réussir un exploit que je croyais impossible (me libérer de la marijuana) et surtout, travailler sur moi-même, sur cette peur du vide et de l’ennui. On a tous un peu peur de la solitude, et j’ai trop souvent choisi de la combler à l’aide de diverses substances.

Encore aujourd’hui, ce n’est pas facile de contrôler la pulsion (le choix si simple de repousser ses propres problèmes avec une solution toute faite), et après  de nombreux traitements, j’ai pu me dire que j’étais guéri. Mais la guérison d’un problème en amène parfois d’autres. C’est l’histoire de ma vie après tout. Je suis fier de moi; je ne vide plus une bouteille de vin par soir depuis bien longtemps, je ne passe plus mes fins de semaine à fumer des joints et à rester prostré devant le vide, n’ayant envie de rien. Mais un problème persiste; celui de l’estime de moi.

Ou comment réussir à s’apprécier et à s’aimer, avec ses lacunes, ses petites bibites et cette forme de punition par la récompense. J’arrive à un stade où j’ai tant parlé de mon passé que celui-ci s’est détaché de moi pour devenir un Autre. Quelque chose qui ne me concernait plus. Le dernier roman y est pour beaucoup. Je me rends compte qu’il facile de se cacher derrière lui, de dire à ceux qui me posent des questions « oui, c’est arrivé. Mais je ne suis plus cette personne aujourd’hui. » C’est en partie vrai. En partie.

Parce qu’il me reste un grave problème que je traîne depuis l’adolescence, qui occupe mes pensées de temps en temps, voire sans cesse. J’ai toujours associé ma perception du vide à la perception de mon propre reflet, de mon image. Si la solitude est si présente, c’est qu’on m’a rejeté dans le passé, c’est que je n’arrive plus à plaire autant avec l’être que j’ai construit au fil du temps et qui me représente, moi, aux yeux des autres. Ce n’est pas toujours faux, mais il est clairement faux de penser que c’est la vérité ultime. J’ai peut-être réglé les plus graves problèmes liés à mes diverses dépendances (drogue, sexe, affection, surconsommation), mais je n’ai jamais réglé cette ambivalence constante, cette relation malsaine avec la nourriture, l’alimentation.

Depuis bientôt une année, je pratique le jeûne. Deux jours/nuits par semaine. Ne pas manger est devenu un défi. Il vaut mieux ramper à quatre pattes sur le plancher plutôt que d’ingérer un aliment qui me donnerait de l’énergie. Chaque vendredi soir, je plonge dans l’anorexie programmée; un contrôle qui me donne l’impression d’éviter les excès et de stabiliser mon poids. Mais qu’est-ce que j’évite au juste?

Je n’évite rien, je remplace le problème de boulimie que j’avais jadis quand je fumais de la mari; et quand je pars travailler le lundi matin, je me touche l’abdomen en me félicitant. J’ai réussi, pour un moment précis, un court laps de temps, à éviter la nourriture, comme si je préférais les carences alimentaires à une prise de poids. Et je contrôle tout ça depuis si longtemps, que c’est devenu une habitude que mon cerveau considère comme saine.

Il est temps que ça cesse. C’est pourquoi je suis retourné consulter pour ces troubles alimentaires. Ça coûte une fortune, certes, mais je me dois d’investir dans ma santé, si je veux passer le cap des 40 ans. Ce ne sera pas facile; de supprimer ces habitudes, cette routine de fin de semaine qui me tient à l’écart de la vie, parce que je ne peux simplement pas me déplacer par manque de force et d’énergie. J’ai beau m’entraîner la semaine, je perds tout la fin de semaine.

Je sais que je dois chercher sous la surface, ce qui me fait agir de la sorte. Je ne peux plus me cacher derrière la douleur d’une relation amoureuse malsaine. Il n’y a plus grand-chose qui m’attache à mon passé. Le but de mon roman était d’ailleurs clair: faire table rase du passé, observer ce que j’ai été, comment j’ai agis, pourquoi je me suis adonné à ce genre d’activités. Certes, il y a ce désir de plaire, ce désir de ne pas être rejeté par l’autre, et Dieu sait que dans le monde gai, tout est une question d’apparence, mais il est temps de voir au-delà de ce faux-semblant.

Ce ne sera pas facile. De combattre les envies de revenir vers l’arrière, de retourner aux vieilles habitudes, aux solutions simples qui fonctionnaient bien. Mais je sais qu’à ce rythme, je vais mourir bientôt. Et je n’ai pas envie de mourir. J’ai envie de vivre, de partager ma vie et mon sourire, de trouver un équilibre.

Je suis arrivé à un point de ma vie où je peux regarder vers l’arrière et comprendre les erreurs à ne pas reproduire. Mais je préfère surtout regarder vers l’avenir, cesser d’avoir toutes ces angoisses et ces peurs malsaines; toujours craindre de ne jamais plus aimer et être aimé; et accuser injustement mon apparence physique pour tous mes maux.

J’ai longtemps cru que l’anorexie était un geste d’amour envers mon corps; le restreindre pour lui donner meilleure apparence, plus belle vitalité. Ça ne tient plus la route. Je sais que je m’embarque dans un long cheminement rempli d’embûches et d’obstacles. De toute façon, c’est trop tard. J’ai ouvert la porte à une vie plus saine, et je le saurai tout de suite si je me mens. Je connais mes patterns. Je sais ce que je dois surveiller. Et ça n’a rien à voir avec la volonté. Prendre soin de sa santé, c’est aussi éviter les restrictions ou les régimes miracles. Ça ne fonctionne pas.

On a tous nos petits problèmes. On ne réussira jamais à les régler complètement. On ne peut qu’espérer et devenir meilleur, d’abord pour soi-même, ensuite pour celui ou celle que l’on aime. Il est temps de prendre le taureau par les cornes, de cesser de se cacher derrière une superficialité mensongère.

Ma décision est prise. Elle est irrévocable. Je vais travailler à m’aider, à devenir quelqu’un de sain et d’équilibré. De toute façon, c’est ça ou la mort.

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