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26 fév 2015

Mars 2015 – Le défi

alcool

J’écris ces quelques mots dans une oisiveté déconcertante, parce que je suis encore dans les limites du deadline, oui, vous savez, ces fameux deadlines que je m’oblige à suivre quelques fois par année? Oui voilà…

Alors, ça y est. La décision a été prise hier après-midi. Je me suis beaucoup observé durant le dernier mois, et force est d’admettre que l’alcool occupe beaucoup trop de place dans ma vie (et dans mon bedon!) Je sais, je sais, je suis un adepte des solutions radicales, mais avec le temps, je me rends compte que je dois suivre une ligne dure, sinon je m’accorde trop d’écarts.

Quand je suis sorti du bureau de mon patron, un mélange de sentiments de peur et de soulagement s’est mis à me faire tourner la tête. Je venais de sceller un pacte avec moi-même; le mois de mars sera celui de la remise à neuf (lire de la remise en forme). J’ai changé mon horaire de travail pour y inclure le gym 5 fois par semaine. Du lundi au vendredi. Bon, je fréquentais déjà le gym 3 fois par semaine depuis 2 ans, mais ça ne servait pas à grand-chose, puisque je buvais mes efforts en fin de journée. Je dois inévitablement accompagner l’entraînement intensif d’une limite drastique au niveau de l’alcool.

Je ne suis pas maso non plus, je me suis permis un écart d’alcool lors de 4 soirées du mois de mars. Elles sont déjà planifiées et les numéros gagnants sont les: 6, 13, 14 et 20 mars. Certains trouveront peut-être que mon pari ne tient plus la route, puisque je me permets ces 4 jours de boire, mais come on, ceux qui me lisent depuis longtemps savent que la restriction n’est clairement pas mon amie! Alors il faut savoir doser!

Ce que je veux dire, c’est que ce ne sera pas facile. Parce que je suis un buveur solitaire. Eh oui, je bois et j’y prends plus de plaisir lorsque je suis seul. Je sais que je ne suis pas une exception dans cette situation. Je dirais même qu’en milieu social, je bois beaucoup moins pour mieux me comporter, mais chez moi, entre mes quatre murs, c’est le party! Reste qu’à 31 ans, il faut savoir choisir le last call!

Voici donc ma tentative, mais surtout mon défi des prochaines semaines. On s’entend que les prochaines 48 heures seront hautes en intoxication, mais ça fait partie de la game! Voyez-vous comment ça me stresse? Je n’arrête pas d’écrire en franglais! ahah!

Dans un autre ordre d’idées, cette nuit, j’ai rêvé que je me défendais. Je me défendais de ne pas avoir écrit une ligne depuis bientôt un an. Je me revois encore, dans les limbes, en train de me justifier en disant «oui, mais mon roman n’est même pas sorti depuis un an encore!». Je me dis donc que cette pause plus calme pourrait être l’élément déclencheur d’un nouveau départ. Je risque probablement de venir écrire ma misère ici beaucoup plus fréquemment. Ça fait partie du jeu!

Bonne fin de semaine à tous. C’est la Nuit blanche, ce week-end! Qu’est-ce que je vais faire? J’attends la nouvelle saison de House of Cards de pied ferme! Ce sera une autre sorte de nuit blanche!

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25 fév 2015

Entrevue et extrait exclusif du roman Peut-être jamais sur La Cité!

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Je vous invite à lire l’entrevue que j’ai accordée à La Cité, un site interactif qui s’intéresse à la bisexualité, mais aussi à la sexualité et à l’identité. Je vous invite également à lire un extrait exclusif du roman Peut-être jamais, soit les pages 61 à 69. Bonne lecture! 


 

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23 fév 2015

2009-2015

jay

Ce soir, j’avais rendez-vous au Gesù avec Jay-Jay Johanson, pour un concert bien différent de ce que j’avais vécu en 2009 à l’Ex-centris.

Je ne sais pas trop comment aborder la chose. En fait, je suis mélangé entre déception et soulagement. Je m’explique: pour moi, Jay Jay Johanson est un artiste mélancolique, qui joue des pièces mélancoliques. En 2009, quand je l’ai vu en concert pour la première fois, il venait de sortir l’excellent disque Self Portrait et une année avant, nous avions eu droit à son disque au titre long de deux pieds The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known. Deux disque que j’avais énormément écouté. Deux disques que j’écoutais encore plus parce que je venais de me faire crisser-là par mon ex.

Je ne me rappelle pas de grand chose, outre le regard du journaliste Charles deschenes qui m’observait en se demandant pourquoi je pleurais du début à la fin du show. Oui, j’avais bu de la vieille bière en grosse Quilles, oui j’avais fumé mille cigarettes, et oui, j’étais au gouffre du désespoir. Mais la libération que ce concert m’avait fait… ouf, c’était magique, lumineux (malgré tout) et simplement parfait dans le choix des chansons.

Ce n’était pas le cas, ce soir. Je n’ai pas versé une larme. Zéro. Je dois avouer que ma première impression a été d’être en colère (et de chialer, diront certains) mais après coup, je dois me rendre à l’évidence. Ce n’est pas nécessairement le concert qui était problématique (même si j’ai trouvé le choix des chansons douteux; pré-enregistrement de guitare pour Hawkeye, alors qu’il aurait très bien pu faire Suffering. Mais surtout, absence de toutes pièces de l’album Self Portrait). Avec le mince recul, je me suis rendu compte que tout partait de moi; de mes émotions, de ce que je vis, ou plutôt de ce que je ne vis plus.

Et j’ai compris que je venais de passer un nouveau chapitre. Même si mes pièces favorites avaient été jouées, je ne pense pas que j’aurais vécu la même tristesse, parce que je ne suis plus où j’étais. Tout simplement. Et ça, pour moi, c’est tout un avancement. Parce que j’ai tellement retenu le passé et sa fausse illusion nostalgique; ça aurait été dramatique de me sentir dans le même état d’esprit qu’en 2009.

Ça m’a fait réfléchir sur la raison pour laquelle je vais voir des concerts, et sur ce fameux hasard qui nous fait choisir un artiste chouchou plutôt qu’un autre. Car la musique, comme les souvenirs, avance et se modifie selon notre perception du temps. Je ne suis plus l’être que j’étais en 2009, je ne suis plus le garçon ravagé par une rupture, celui que je décris si bien dans Peut-être jamais est rendu loin de moi. Il est une entité à part entière qui ne m’appartient plus. Je trouve que c’est un très beau deuil. Sans souffrance, sans déchirement. Le temps a fait son travail, et je le félicite.

Je commence peu à peu à apprécier le fait de vieillir. Certes, je déteste trouver un cheveu blanc par-ci par-là, mais je travaille à accepter le fait que je ne suis plus dans la vingtaine. J’ai toujours autant de difficulté à voir les amis jadis proches s’éloigner, mais je comprends un peu plus. Je comprends que la vie nous amène des gens et que ceux-ci repartent plus loin par moment. Quand je regarde vers l’arrière, je sais que je n’ai pas toujours été parfait, mais je suis quand même heureux de mes acquis. Même si je sais que l’acquis ne rime jamais avec l’amitié. Je n’ai cependant plus la force de me battre pour des gens qui ne veulent plus être en ma présence. Ça n’a rien d’égoïste. Je comprends l’évolution humaine, les changements de cap, les nouvelles relations qui nous font partir à la dérive. Bref!

Toute cette histoire de concert m’a fait réfléchir aux moments marquants où j’ai pleuré ma vie durant une chanson. Et, même si mes amis pensent que ça arrive sans cesse, je peux dire que c’est somme toute très rare. Je peux compter ces moments sur une main, ou peut-être six doigts. Les voici donc:

1. Godspeed you! Black emperor – BBF3 (2000 / 2011)

2. Radiohead – Fake plastic trees (2001)

3. Massive Attack – Group 4 (2006)

4. Interpol – The Lighthouse (2011)

5. Radiohead – Reckoner (2012)

Et évidemment, le show de Jay-Jay Johanson en entier en 2009 ;)

C’est tout, en fait. Je n’ai pas tant braillé que ça dans les concerts, vous voyez! :)

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21 fév 2015

Dubai s’enflamme


dubai

Alors qu’on veut construire un phare à Québec, la tour Torch (!) s’enflamme à Dubai!

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20 fév 2015

Librairie du Square

crédit photo: Radio-Canada

Françoise Careille – Librairie du Square

Pour les personnes de Montréal qui ne désirent pas passer par les grandes chaînes comme Archambault ou Renaud-Bray, vous pouvez visiter La Librairie du Square (3453 Rue Saint-Denis), une librairie indépendante fort agréable, tenue par Françoise Careille, qui vend quelques exemplaires de Peut-être jamais!

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12 fév 2015

nouveau site

Capture d'écran 2015-02-12 21.43.05

Un nouveau site pour le roman Peut-être jamais!

Vous pouvez visiter le nouveau site d’achat pour obtenir votre exemplaire du roman Peut-être jamais! Passez par www.maximecollins.com ou www.peut-etre-jamais.com !

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10 fév 2015

Web 2.0: Dénoncez l’homophobie et retrouvez-vous misogyne en moins de 24 heures

taboucrédit photo : www.journaldesfemmes.com

 

 

J’avais oublié l’adage du Web 2.0: dénoncez quelque chose et l’on vous accusera automatiquement d’autres choses en moins de 24h.

C’est exactement ce qui s’est passé avec mon entrée d’hier, et je suis bluffé (encore une fois) d’être passé de dénonciateur à «agresseur» (rien de moins!)

C’est que j’ai osé utiliser le mot « tabou », pas pour viser directement, mais plutôt pour décrire, de manière peut-être maladroite, j’en conviens, une comparaison entre ce qui est accepté par Facebook et refusé lorsqu’on l’appose, beaucoup plus doucement, à une situation entre deux hommes.

Pour avoir lu l’oeuvre complète de Simone de Beauvoir et avoir suivi de nombreux cours sur le féminisme en études littéraires à l’université, je trouve plutôt malhonnête de me faire accuser de misogynie, surtout parce que j’ai l’impression qu’on se sert de mon propos sur l’homophobie de Facebook pour déplacer le sujet vers une fausse accusation de misogynie. Alors voilà ce qu’on aurait dû lire au lieu de ma tournure de phrase qui contenait une supposée accusation portée envers les femmes. (Un peu plus et on m’accusait de propager la culture du viol…)

Ce que je voulais exprimer, donc, c’était ce clivage devenu monnaie courante concernant l’hypersexualisation des vidéoclips de rap, vidéos qui sont créées et pensées par des hommes, et surtout fait pour tenter/réussir à convaincre de cette sexualité déformée qui prévaut, soit que le corps des femmes est un objet qu’on peut piller sans problème et affiché dans toutes les situations sexistes possibles, comme s’il s’agissait d’une réalité caduc. En aucun cas, et voilà où l’on m’a mal cité, je n’ai affirmé que les femmes qui tournaient ces clips étaient directement des « salopes » (dois-je avoir peur de réutiliser ce mot puisqu’on m’a accusé de violence verbale?)

Je pense que le déraillement a eu lieu parce que j’ai voulu faire une comparaison entre ma bande-annonce et le vidéoclip de Nicki Minaj (Anaconda). Ma réflexion était simple: pourquoi Facebook autorise autant de nudité et de situations sexistes dans des vidéoclips hétéronormatifs, mais qu’il refuse quelque chose de 100 fois plus doux concernant une situation homosexuelle? Je reste encore convaincu qu’une bonne partie de la réponse se trouve derrière le fait qu’il s’agit d’une représentation qui montre deux hommes qui s’aiment. C’est ce que je considère comme de l’homophobie latente.

Ensuite, que Nicki Minaj veuille se dénuder, jouer avec ses fesses et se frotter au sol au nom du féministe (ou au nom de la célébrité ou de l’argent, d’ailleurs), soit. Je revendique seulement qu’un homme puisse faire la même chose. Sans censure.

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09 fév 2015

Homophobie chez Facebook

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Alors là, je suis bluffé par l’homophobie de Facebook. Je m’explique…

Il y a un an, j’ai publié la bande-annonce de mon roman Peut-être jamais. Aucun problème pour la publication. J’ai évidemment profité de l’option publicitaire offerte par Facebook. En 2014, pas de problème pour publier la vidéo et en faire la promotion. Après tout, il n’y a eu aucune censure de la part de Youtube ou de Vimeo.

Les mois passent… et c’est seulement ces dernières semaines que les problèmes commencent. Après une publicité de la bande-annonce qui roule depuis 365 jours, tout à coup, Facebook juge la vidéo trop osée pour ses membres. Je décide de prendre le tout avec un grain de sel, me disant que c’est probablement l’image fixe de la vidéo qui pose problème (on voit deux garçons sur le point de s’embrasser). Je décide de changer cette image pour quelque chose de plus doux, mais rien n’y fait. Facebook décide que ce n’est pas l’image de présentation le problème, c’est la vidéo au complet.

Je décide de porter le jugement en appel, et j’échange de nombreux courriels avec le service de publicité de la boîte. Je suis même étonné qu’on me réponde rapidement et directement, mais ce qu’on me dit est très honteux. On considère que deux hommes qui vont s’embrasser est de la pornographie, ce qui me met vraiment hors de moi. J’ai beau faire un parallèle avec toutes les vidéos sexuelles et beaucoup plus dénudées qui sont affichées sur ce réseau social (je pense aux vidéoclips en petites tenues de filles qui se se frottent ou même de vidéos carrément sexistes où l’on voit la poitrine généreuse d’une fille à peine habillée), rien à faire. On considère que ma vidéo reste de la pornographie.

Je m’excuse, mais on est fucking loin de la porno avec ma bande-annonce. D’abord, on voit à peine des corps nus, et les plans sont très serrés sur les visages plutôt que sur les corps. Je n’ai pas d’autres choix que d’accuser Facebook de faire du profilage homophobe. Pour tester mon appréhension, je mets une vidéo d’un couple hétéro sexuel peu vêtu qui s’embrasse; tiens donc! Aucune censure. Je pousse mon étude plus loin, et je place la même vidéo sur Twitter, histoire de voir ce qu’eux en pensent: aucune censure encore.

Je trouve ça tellement désolant qu’en 2015 encore on a de la difficulté à accepter la différence. Ça me met vraiment hors de moi. Après plusieurs échanges avec le service de publicité, et en appuyant sur le fait que la publicité est en ligne depuis un an et a été vue par plus de 150 000 personnes; on me répond ceci:

Your ad was previously approved to help it not lose its delivery potential. However, please note, one ad can be subject to multiple levels of review.

Comme c’est facile… Évidemment, je ne peux rien faire de plus pour les convaincre. C’est peine perdue. Ma bande-annonce n’est plus acceptée sur le réseau social, et je suis désolé, mais c’est clairement de l’homophobie dissimulé. Décidément, les États-Unis ont encore beaucoup de chemin à faire.

Pendant ce temps, tous les vidéoclips de femmes-objets qui se la jouent «salopes» passent sans problème, mais quel sacrilège de voir deux hommes qui s’aiment… Honte à Facebook pour ce coup-là.

Je vous invite à partager en grand nombre la bande-annonce de Peut-être jamais sur Facebook. Il suffit de poster cette adresse dans votre statut: https://vimeo.com/102979807

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07 fév 2015

Des nouvelles

Je sais, je sais, je me fais plus discret ces derniers temps. Pas toujours facile de jongler avec la vie quotidienne et ses petits caprices. Je profite de ce petit moment pour vous dire que je vais bien, très bien même.

Bon, la perfection n’existe pas, et je dois avouer que je suis en plein combat contre les kilogras que j’ai pris en trop durant le temps des Fêtes; mais ça n’a rien à voir avec ma gourmandise, c’est plutôt la cheville cassée qui m’a immobilisé et empêché de faire du cardio. Je dois avouer que c’est difficile de reprendre le rythme de cet automne, mais j’attribue cela à la météo… et à un peu de paresse.

La vie est douce et tranquille, sauf dans mes nuits. J’ai recommencé à faire dix mille rêves étranges. J’en suis même à rêver que j’ai déjà écrit mon prochain roman et que c’est excellent haha! Parlant de roman, il m’en reste encore quelques-uns et ils sont à petits prix (voir dans le coin à droite de votre écran pour un achat rapide). On a sûrement dépassé les 600 exemplaires vendus, et j’ai arrêté de compter depuis longtemps.

Ce qui est intéressant, c’est que le temps arrange les choses. J’ai enfin fait la paix avec moi-même et mon passé. Je crois que c’est une excellente nouvelle pour moi. J’ai pris la décision de ranger tout ça dans une petite boîte et de continuer à vivre ma vie comme si ça n’existait plus trop. Je ne renie pas la personne que j’ai été, mais j’ai cessé de plonger dans une nostalgie qui me bloquait dans mon avancement. Un jour ou l’autre, il faut bien passer à autre chose.

Je suis encore en questionnement par rapport à ce blogue. Il ne faut pas m’en vouloir. Passé 30 ans, je n’ai plus aussi envie d’étaler ma vie privée sur la toile. Ma vie se retrouve bien assez dans mes précédents romans ;)

Donc, en résumé, je me sens bien, je vais bien, je suis bien entouré. Plus vraiment par les amis du passé, qui semblent avoir d’autres préoccupations et d’autres activités, mais ça fait partie de la game. Au fond de moi, je sais qui importe et qui n’est plus essentiel. Je n’en veux à personne, je n’ai aucun ennemi et je suis zen. Il ne me reste qu’à me botter le cul pour enclencher le processus d’écriture d’un nouveau roman.

Et encore aujourd’hui, je doute qu’il arrivera. 

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31 jan 2015

Tournage de Peut-être jamais.

 

Bande-annonce [REMIX] du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from M2014 on Vimeo.

Le 1er et 2 février 2014 avait lieu le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais. Il vous est encore possible d’acheter votre exemplaire papier en utilisant PayPal à la droite de l’écran, en vous rendant sur www.maximecollins.com, en le commandant sur Amazon (Canada/Europe) ou en visitant Renaud-Bray. Vous pouvez également vous procurez une copie numérique sur Amazon, Kobo, Fnac, iTunes ou directement ici.

 

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04 jan 2015

Top 10 musical – 2014

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Jamais très très facile de choisir un TOP10 pour une année entière. Il y a toujours des oubliés ou des choix déchirants, mais je crois que c’est un bon exercice pour analyser ce qui nous a marqués le plus durant les 12 derniers mois.

Ma constatation, c’est que mes goûts ont été plutôt mainstream, cette année. Bon, j’exagère un peu, mais ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de groupes obscurs ou très underground. Parfois, je trouve que plus on vieillit, et plus on cherche la facilité en musique, mais je continue à me forcer pour faire des découvertes, et je trouve toujours quelque chose qui n’a pas encore atteint son plein potentiel! Loin d’être une fierté de hipster, c’est surtout le plaisir de partager mes découvertes qui m’anime. Allons-y!

Numéro 10

Black Keys – Turn blue

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On commence avec quelque chose qui n’est pas très original. J’ai d’ailleurs longuement hésité entre The Black Keys et le petit dernier de Röyksopp, mais j’ai finalement tranché, parce que le disque de Röyksopp m’a trop agacé avec ses gammicks dignes des années 2000 (on frôlait parfois le trance un peu cheap par moment). Bref, pour revenir à Turn blue, il gagne la dixième position parce que The Black Keys a réussi à faire un bon disque qui ressemble à leur matériel tout en s’en éloignant (bon, sans prise de risque, mais il vaut mieux un ver d’oreille qu’une chanson qui ne va nulle part!) Je sais que plusieurs n’aiment pas la réalisation de Danger Mouse, mais moi elle ne me pose aucun problème. Ça ne révolutionne pas le genre, mais The Black Keys, c’est comme une bonne bière entre amis, c’est toujours agréable quand ça se produit, encore plus quand ce n’était pas prévu!

Pièces à écouter: Year in Review, Fever, In our Prime, 10 lovers, Weight of Love

Numéro 09

GusGus – Mexico

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Alors là, on change complètement de genre. Je dois avouer que j’arrive sur le tard avec GusGus, car c’est avec cet album que je les découvre. On m’en avait déjà parlé, mais c’est Rajotte qui m’a poussé à l’écouter. Je suis bien allé jeter une oreille dans la discographie du groupe, mais je dois avouer que c’est vraiment ce petit dernier qui me branche. C’est le genre de disque à écouter avant de sortir ou pour se donner de la motivation en fin de soirée (ou pour se réveiller le matin, pour certains!) On flirte avec le dance, l’électro, les textures sont intéressantes, le mélange de la voix masculine et féminine aussi. Un peu à la manière de The Black Keys, ça ne révolutionne rien, mais c’est juste agréable et dansant. La chanson Crossfade, ma préférée, m’est restée très longtemps dans la tête. On y revient souvent pour mettre de l’ambiance.

Pièces à écouter: Crossfade, Another Life, Airwaves, This is What You Get When You Mess With Love

Numéro 08

Interpol – El Pintor

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La première écoute a été une catastrophe! Voilà, c’est dit. Je pense même que j’avais déclaré à l’époque qu’elle m’avait donné un mal de tête. Mais le disque méritait un peu de travail et d’attention de ma part. Ce n’est pas le chef d’oeuvre du groupe, et je ne sais pas si on peut l’espérer encore un jour, mais je pense que Interpol a livré de bonnes chansons. Pas de grands succès éclatants, mais quelques bons riffs qui nous ont fait oublié l’album précédent (les albums précédents, devrais-je dire!) Si vous êtes comme moi et que les paroles passent en deuxième, vous trouverez votre bonheur et reconnaîtrez la patte d’Interpol. Je suis vraiment triste qu’une tempête de neige les ait empêchés de venir jouer à Montréal (surtout que j’avais convaincu le groupe de jouer deux de mes chansons favorites!). C’est parti remise, mais dans très très longtemps.

Pièces à écouter: My Desire, Same Town, New Story, My Blue Supreme, Breaker 1

Numéro 07

Spoon – They Want My Soul

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Belle surprise que cette présence de Spoon dans mon Top 10. Je dois avouer que je les avais perdus de vu depuis 2006, parce que leur nouveau matériel ne surpassait pas l’excellent disque Ga Ga Ga Ga Ga. C’est donc avec joie que j’accueille cette petite pépite musicale qui est livrée avec une maîtrise parfaite, tout en gardant son côté catchy et amuseur. On sent que le groupe a encore beaucoup de plaisir, et les mélodies me semblent plus travaillées que sur leurs deux derniers compacts. Ceux qui me connaissent savent que j’aime la musique mélancolique, mais pas racoleuse. Et j’ai l’impression que c’est exactement ce que nous présente Spoon. C’est réussi!

Pièce à écouter: Outliner, Knock Knock Knock, Rainy Taxi, I Just Don’t Understand


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03 jan 2015

BILAN 2014

fluctu
 

C’est toujours la même petite angoisse en début d’année. Même si on se dit que notre meilleure résolution serait de ne pas prendre de résolutions. Jetez un œil vers la dernière année amène son lot de remises en question. Comme si on voulait additionner et soustraire les bons et les moins bons coups de 2014. Oh well…

La première constatation, c’est que mon année 2014 a été bien remplie, mais que j’ai fait mon lot de conneries (comme à chaque année, je suppose!) Je ne sais pas si c’est parce que la fin décembre m’a amené un défi de plus qui m’a fait prendre du recul et me regarder moi-même aller, mais force est d’admettre que la perfection n’est pas pour bientôt en ce qui a trait à mon hygiène de vie et mon comportement. Mais je ne me jette pas la pierre, d’autres le feront mieux que moi de toute façon.

Ma conclusion est quand même positive: ça aurait pu être pire que ça. Il y a eu du très bon, et un peu de mauvais. Au final, 2014 n’a pas été catastrophique; elle m’a surtout montré que je peux faire la job d’un entrepreneur, même avec peu de moyens au départ. C’est une bonne nouvelle, quoique je ne sais pas encore comment m’en servir.

2014 m’a tout de même apporté beaucoup plus de questionnements que de réponses, notamment en ce qui concerne mes projets d’avenir et ce que je voudrais réaliser comme prochain défi. Quand j’avais 28 ou 29 ans, et que j’avais lu Réussir son hypermodernité et sauver le reste de sa vie en 25 étapes faciles de Nicolas Langelier, je pensais avoir saisi toute l’essence du propos. Mais c’est seulement à 31 ans que je comprends vraiment tout ce que ça représente. Je ne suis pas à plaindre dans mon cheminement artistique (si je jouais au jeu de la comparaison, on pourrait nuancer, mais là n’est pas le point); je crois donc que je me suis débrouillé avec mes moyens et avec ma détermination, et tous ces efforts ont somme toute été récompensés. J’ai appris le dur défi de construire son «CV artistique». Mais voilà que je comprends une réalité un peu plus difficile; ce n’était qu’une pierre parmi d’autres, et je n’en suis qu’à construire des fondations pour une certaine suite. Mon plus grand problème présentement, c’est de donner une orientation à ces fondations, et surtout me décider pour savoir quelle pierre je veux ajouter pour continuer ma «construction». Pour le moment, c’est le doute. Et le doute n’est pas une mauvaise chose en soi. Seulement, je sais que je devrai trancher bientôt.

2014 m’a donné des envies diverses. J’ai beaucoup observé le milieu de la réalisation, de la scénarisation, des acteurs et des producteurs. J’aimerais bien faire plus de ce côté-là, car je suis de plus en plus attiré par le travail d’équipe, chose totalement opposée à l’écriture d’un roman. J’aurais cette espèce de désir de collaboration avec un scénariste, et je pense que le simple fait de repasser sur un scénario déjà écrit par un autre me ferait triper. C’est comme si peu à peu, j’avais envie d’ouvrir mes horizons, de sortir de la solitude du roman, pour communiquer plus, pour prendre le pouls d’une équipe, pour vivre l’esprit de groupe et la discussion des brainstorms. Je pense qu’il faudrait que je rencontre un mentor; le hic, c’est que je voudrais apporter ma contribution sur son projet, pas nécessairement imposer mes idées de projet. Bref, il faut que j’explore ce domaine en 2015.

Après avoir travaillé quelques années sur un roman et avoir vécu sa mise en marché de A à Z, j’ai beaucoup appris du milieu littéraire. Je ne veux pas le renier, mais je veux un peu de recul. Les bons coups ont été nombreux avec Peut-être jamais, et l’expérience, quoiqu’éreintante, a été formidable. Elle m’a surtout fait rencontrer une panoplie de gens formidables, et les retours ont été excellents. Maintenant qu’on peut dire que le projet est bouclé et réussi, j’en suis à me demander What’s next? Sans être une résolution, j’aimerais bien me donner un ultimatum (vous savez que j’en suis friand): je me dis que je veux être fixé sur mon prochain projet avant le premier anniversaire du lancement de mon roman (31 mars 2015). La marge est assez large, et on verra ce que le premier trimestre me réserve).

J’ai pris les dernières semaines pour me poser (et c’est le cas de le dire); m’être cassé la cheville n’a pas été une expérience agréable, mais elle m’a permis de m’arrêter réellement. De ne pas trop me perdre dans le tourbillon des Fêtes sans fin. J’ai eu du plaisir en famille et entre amis, mais raisonnablement. Bon ok, le 31 décembre, j’ai fait la folie d’aller cogner chez mes voisins pour finir le jour de l’An avec eux. Et j’ai eu du plaisir. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de mes voisins, résumons le tout de la façon suivante: Madame hurlait son bonheur sexuel un peu trop fort et trop souvent à mon goût, et même si je comprenais la raison de sa passion (son mec), ce n’était pas cool quand ça arrivait 4 fois par jour/nuit! On en a même parlé, verre de champagne à la main, et on a réussi à tourner le tout à blague. Maintenant, reste à savoir si ma présence aura été un « OK » pour qu’ils soient encore plus bruyants, ou si tout cela instaurera un respect un peu plus fréquent. 2015 nous le dira.

2014 aura aussi été l’année des engueulades et des réconciliations. J’en compte 2-3 de marquantes, où mon lâchez prise m’a permis de me rendre compte que toutes ces obstinations ne mènent à rien. Je sais que je n’ai pas été très très patient quand j’étais dans la planification de mon livre et de son marketing. Une période stressante qui a pu se refléter sur mon comportement plus incisif et direct. Mais je n’ai plus d’ennemis. Je n’en ai pas besoin. On ne peut pas faire l’unanimité, certes, mais je ne m’en fais pas trop. C’est la raison pour laquelle, pour l’une des premières fois, je n’ai aucune animosité ou malaises avec quiconque en ce début d’année. Pas d’histoires non-réglées, pas de conflits que je veux oublier. De ce côté-là, je suis en totale zénitude, et je suis bien avec moi-même.

Perdre ma motricité m’a aussi permis d’être plus reconnaissant pour cette chose que l’on prend trop souvent pour acquise: la santé. Je ne peux pas dire que je ménage ma santé à 100% encore, mais mon but est de travailler vraiment fort pour arriver à une année où j’aurai laissé de côté plusieurs mauvaises habitudes. J’ai déjà commencé le travail avec la vilaine cigarette. Oui, il m’est arrivé d’en griller une dans un party, mais ce désir de m’allumer une clope après un repas ou en journée est définitivement derrière moi. Je refuse de retourner dans ce monde que j’ai eu tant de mal à quitter. Je ne veux plus acheter de paquets, et si je dois donner 2$ pour en griller une parce que j’ai levé un peu trop le coude, je le ferai en me disant que plus jamais je ne veux retrouver de bâtons de tabac dans ma poche ou à la maison. Et puis, fumer, c’est tellement out. Plus je vieillis et plus je me rends compte que je dois améliorer mon cardio. Je croise fortement les doigts pour ne pas avoir de séquelles de mon accident dans le métro, car j’ai besoin de l’entraînement pour me donner une discipline de vie. J’ai hâte de retourner au travail, surtout pour les sessions de gym en après-midi. En 2013, je m’étais d’ailleurs promis de faire un don aux Amputés de guerre. Je ne l’avais pourtant pas fait, et je me suis trouvé cheap. Cette année, ma cheville cassée m’a rappelé plus ardemment la difficulté que certains amputés doivent subir dans leur démarche pour réapprendre à vivre avec un membre en moins. Je suis loin de me considérer comme une victime au même égard qu’eux. Mais de les comprendre un peu, dans une moindre mesure, m’a permis de me mettre à leur place. Je voulais donner pour cette cause depuis longtemps. J’avais déjà donné mon temps en tant que bénévole chez Gai Écoute, mais cette fois-ci, il me semblait important de faire quelque chose de différent. Et pour ceux qui ne le savaient pas, les Amputés de guerre fournissent aussi des services (gratuits et sans obligation ni harcèlement) très intéressants, notamment le plus populaire: le fameux système de plaques porte-clés numérotées. Saviez-vous que si vous retrouvez des clés dotées d’un numéro des Amputés de guerre, il vous suffisait de les déposer dans une boîte aux lettres?

En 2014, j’ai également consulté pour mes problèmes liés à la nourriture. Il y a eu beaucoup de chemins de parcourus et je suis content d’avoir continué, malgré le prix des séances et mon pauvre régime d’assurances. Je le répète; pour moi, voir un psy est une activité dont tout le monde devrait se vanter. Si j’avais des moyens infinis, je prendrais rendez-vous toutes les deux semaines toute l’année. Ma psychanalyse s’est transformée, après six mois d’analyse, et la source du problème se déterre tranquillement. Ça passe par le cœur, évidemment. Ça brasse les sentiments et les souvenirs. Et je pense même que c’est la raison pour laquelle je deviens de moins en moins personnel ici.

L’autre raison, c’est que je ne peux plus tout dire. À mon âge, un blogue qui s’écrit sous notre propre nom devient une menace directe envers nous-mêmes. Je ne dis pas que je dois me censurer (je n’écrirais plus du tout si c’était le cas), mais il m’est arrivé d’éviter de venir écrire, parce que je savais que mes propos blesseraient des gens ou ne me feraient pas une bonne publicité. Et quand je parle de publicité, je ne veux pas dire que j’ai peur de passer pour le salaud ou le garçon pas gentil. Je ne cherche pas à protéger mon ego, j’en viens tout simplement à une conclusion normale pour un homme d’une trentaine d’années: il vaut parfois mieux se fermer la gueule! Tout simplement.

Je crois que j’essaie peu à peu de m’éloigner de la nostalgie aussi. Ce blogue a tout de même 16 ans derrière la cravate. Tout dire à 20 ans et tout dire à 30 ans n’invitent pas aux mêmes conséquences. Mais je ne lâche pas pour autant. Je cherche toujours de nouvelles orientations pour ce blogue. Il est comme un ado en constante quête de mutation. C’est humain. Je voudrais peut-être me diriger vers l’entrevue. Dans divers domaines. C’est une approche que je vais tenter d’élaborer durant les prochains mois. En parlant sans cesse de moi, j’ai parfois eu l’impression que certains pouvaient penser qu’il ne s’agissait que d’un plan marketing pour vendre plus de livres. Ces gens ne devaient pas me connaître avant. Mais qu’importe! J’ai une idée qui se construit peu à peu et qui me semble intéressante; mélangeant littérature et musique. On verra si les artistes embarquent, car j’ai de plus en plus envie de parler des autres. Après avoir raconté toute ta vie, il était temps! (je suis certain que c’est ce que certains diront haha!)

Bref, 2014 est terminé, je considère que j’ai marqué l’année comme un grain de poussière dans l’océan, mais j’y étais, bien présent; avec une offre qui fait changement et qui ne plaît pas à tous. Et, tant mieux! Il faut de la variété, surtout quand on apprend que 97% du marketing littéraire est en fonction des livres de cuisine (page 27 pour les curieux)! Il y a bien les livres numériques, mais j’ai l’impression que mes clients sont surtout situés en France, en Suisse et en Belgique. La vague viendra peut-être plus tard pour le Québec.

Je termine sur mon bon coup et mon moins bon coup à propos de mon roman, justement.

  • Bon coup: Définitivement la bande-annonce du roman, qui continue à circuler sur la toile et à faire connaître le livre dans les autres pays francophones.
  • Moins bon coup: Définitivement la date du lancement, qui tombait un lundi, fin mars, une semaine avant les élections provinciales. Il y a des choses qu’on ne contrôle pas, mais si un jour je fais une autre soirée importante, je viserai probablement les jeudis, sans hockey de préférence ;)

Dans les prochains jours, j’essaierai de faire mon Top 10 des albums musicaux qui m’ont marqué en 2014. C’est toujours un moment déchirant!

Voilà, c’est ainsi que je finis mon pseudo-bilan. Je suis confiant pour 2015, et je souhaite de la santé à tout le monde. À moi aussi et à mes proches. Soyez vrais entre vous, c’est vraiment tout ce qui compte. J’ai laissé tomber l’hypocrisie et les beaux sourires faux en 2014 et c’était l’une des plus belles résolutions. On continue à s’aimer soi-même et à faire fi des méchancetés des autres!

Je sais que la culture occupe une place de moins en moins grande dans la vie des gens, mais souvenez-vous que c’est ce qui nourrit votre âme et fait de vous des personnes plus ouvertes et empathiques envers les autres!

Bonne année 2015 à mes lecteurs et à tous ceux qui viennent d’arriver ici pour la première fois!

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27 déc 2014

Peut-être jamais à la FNAC

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Peut-être jamais est maintenant dispo dans les FNAC en achat numérique! Merci aux amis français d’avoir insisté ;)

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24 déc 2014

Joyeux Noël

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J’espère que tous mes lecteurs profitent de ces derniers jours de l’année pour passer du temps en famille! Je vous souhaite un superbe Noël 2014. En espérant que vous n’êtes pas dans ma situation d’handicapé temporaire!

N’oubliez pas, ce ne sont pas les cadeaux qui comptent, mais bien ceux qui les offrent!

Parlant de cadeau, voici le mien, en boxing day 2 jours en avance.

Jusqu’au 26 décembre 11:59 (HE), procurez-vous mon roman numérique (Epub, Mobi ou PDF) à 3,99$, soit 60% de rabais sur le prix original (9,99$):

 

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Offre disponible pour tous les pays, peu importe votre devise monétaire! Il suffit de choisir votre format, d’inscrire votre courriel et de cliquer sur «Ajouter au panier»; vous serez redirigé vers une page Paypal pour effectuer votre achat (il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour effectuer l’achat).


La promotion est terminée! Merci à tous les acheteurs! Vous pouvez encore acheter le roman en version numérique sur www.maximecollins.com ou en utilisant le paiement Paypal à la droite de l’écran. Pour le roman papier, c’est encore possible dans certaines librairies!

 

 Voici d’ailleurs une dernière mise à jour des exemplaires papiers vendus en librairie.

Dernière ligne droite!

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18 déc 2014

Ces moments de silence, suivi de: comment je me suis pété la gueule dans les profondeurs de la STM

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Presque un mois sans dire un mot. J’en ai eu envie quelquefois, puis j’oubliais, tout simplement. Je me suis posé la question, à savoir si ça signifiait que je n’avais plus rien à raconter, si je n’avais plus envie de m’expliquer ma propre vie…

La conclusion est plus subtile (difficile?) qu’une simple rationalisation de mon état. Je vis souvent le même genre de petite descente quand le projet sur lequel j’ai travaillé meurt à petit feu tranquillement. Ce n’est pas la peine de ne plus le vivre; durant ces moments, je me rends compte que j’ai fait le tour, et qu’il faudra éventuellement quelque chose, car l’humain est en constante quête de renouveau. Et ce renouveau, je ne l’ai pas encore retrouvé, et je ne suis pas convaincu que je le retrouverai dans le roman, mais ça, qui sait…

Je pourrais parler de ménage dans ma vie, mais ceux qui importent sont au courant.

Je pourrais parler de mon ex, mais j’en ai fait le tour, même si j’ai vécu tout un lot d’émotions en le croisant dernièrement.

Je pourrais parler de ma vie de couple, parce que je suis en couple avec un homme.

Je pourrais parler des ventes de mon roman, mais elles vont si bien qu’il ne reste que des miettes de livres ici et là.

Je pourrais parler de mon psy, de mes efforts pour atteindre un équilibre alimentaire, de ma manière de contrôler mes mauvaises pulsions en ce qui a trait à l’alcool.

Je pourrais me féliciter d’avoir terminé mon traitement pour cesser la cigarette lundi dernier.

Mais je pense que la vie m’a fait attendre, parce qu’elle ne voulait pas que j’écrive encore. Elle préférait me donner un nouveau défi; soit celui de me casser la gueule dans les profondeurs de la STM.

Eh oui, la STM s’est bien vengée de mes innombrables piques concernant son service et le salaire trop élevé de ses dirigeants. C’est comme si l’entreprise de transport en commun avait planifié une incantation vaudou contre moi. En fait, c’est ce que j’aimerais pouvoir dire, pour me cacher derrière ma connerie humaine, mais j’en suis venu à la conclusion qu’il fallait que j’affronte ma stupidité comme un grand. Car c’est l’un des défis que la vie m’a donné dernièrement. Voici donc le récit qui a chamboulé ma vie en trois secondes…

C’était samedi dernier, en fin d’après-midi, je devais prendre le métro, puis prendre un autobus, puis prendre un train. C’est le chemin à suivre pour se rendre chez mon copain, qui habite, comme j’aime le dire, en campagne. Je n’étais pas en retard. Peut-être un peu juste, mais si la lumière au coin de la rue était restée rouge quelques secondes de plus, probablement que je n’écrirais pas ces lignes aujourd’hui.

J’ai donc dévalé les escaliers roulants de la station de métro, comme je l’ai fait des milliers de fois. Un couple niaisait et prenait son temps devant moi, et j’ai senti l’impatience grandir dans mon ventre. C’est que j’entendais déjà le wagon qui s’en venait à quai. Quand je l’ai aperçu, il était déjà là depuis un bon moment (5 secondes). Je n’avais pas encore entendu la petite musique qui t’annonce, en te narguant presque, que c’est trop tard. J’ai donc dévalé les quelques marches en écoutant cette chanson maudite et en voyant les portes commencer à se refermer. Il me restait trois secondes. J’aurais pu simplement insérer mon sac de gym entre les portes et causer une réouverture, mais tout à coup, le défi était de réussir à rentrer dans le wagon, à y faire passer mon corps en entier. Et je me revois, aux pas de course, propulsant d’abord mon sac devant moi, réussissant à poser un pied à l’intérieur du wagon.

Ce que je n’avais pas prévu, c’était la mince couche d’eau sur le quai. La température douce qui rend la neige en slush, tout ça traîné par les bottes des gens… Mon soulier n’avait rien vu venir non plus, et c’est à ce moment que le glissement s’est produit. D’abord, dès la première fraction de seconde, je me suis étendu de tout mon long dans le wagon; j’ai presque pensé crier « victoire! ». J’aurais eu l’air complètement fou étendu au sol, mais bahhhh, j’avais vécu pire humiliation. Mais lorsque j’ai entendu un «CRACK!» par-dessus la musique de mes écouteurs, j’ai compris avant même de hurler ce qui venait d’arriver. Mon pied gauche, entre le quai et le wagon, dans ce petit espace vide où rien ne devrait s’insérer, à défaut de ne plus jamais le revoir. J’y ai vu mon pied; se tordre, se mutiler, devenir guenille dans un mouvement qui n’avait rien de naturel. Je suis tombé, le pied coincé, et mon propre poids a fracturé ma cheville… c’était inévitable. Et je le savais déjà, alors j’en ai profité pour hurler et sacrer, couché par terre, pendant que le wagon reprenait sa route vers la prochaine station, comme si de rien n’était.

Quand des passagers ont tenté de me toucher la jambe, j’ai tout de suite crié qu’il ne fallait surtout pas, qu’elle était sûrement cassée. Je me suis donc agrippé à deux gaillards, jeunes et beaux d’ailleurs (je l’ai remarqué; c’est bien la preuve que ce n’était pas mon jour de mort haha). Les deux mecs m’ont fait monter à l’étage vers le changeur. L’un a dit: « ça paraît que tu as mal! » C’est là que j’ai compris que je dégoûtais à pleine sueur, en choc traumatique, sur l’adrénaline. J’étais trempé de partout.

Le changeur était une exception à la règle: super sympathique. Il m’a servi de l’eau, m’a donné des essuie-tout pour m’essuyer la face un peu. Je ne voulais pas appeler d’ambulance, car j’étais tout près d’un hôpital. J’ai attendu les policiers du métro; encore deux beaux jeunes hommes gentils. Ils m’ont soutenu dans ma triste marche jusqu’à l’hôpital de l’autre côté de la rue. Et là-bas, une belle attente allait commencer.

Un seul médecin pour voir la pièce entière remplie de gens. Système de santé pathétique. Vraiment. Et la niaiserie encore pire; impossible de passer une radiographie avant que le médecin l’autorise. Ri-di-cu-le. Je savais pourtant que j’avais une fracture, c’était inévitable. Mais non, j’ai dû attendre 4 heures pour voir un médecin cinq secondes qui m’a dit que tout ce qu’il y avait à faire était d’aller faire… une radiographie (nonnn??? Vraiment??!) En observant les méthodes et les règles complètement ridicules de l’hôpital dans lequel je me trouvais, j’ai compris pourquoi le système de santé était ridiculement engorgé. J’en ai d’ailleurs vu de toutes les couleurs durant mon attente.

Je suis sorti vers 22h00 le soir, avec un plâtre temporaire et un verdict que je connaissais déjà au fond de moi: fracture de la cheville gauche. Le médecin n’étant pas capable de lire une radiographie comme il faut, il m’a donné rendez-vous le lundi suivant, afin qu’un radiologiste donne son avis sur la blessure (le technicien m’ayant fait passer la radio ne devant pas être assez qualifié, je suppose).

Je suis sorti de l’hôpital avec une constatation; bon dieu, il ne faudrait pas être sur le bord de la mort et atterrir dans cet endroit! Heureusement, ce n’était pas mon cas, et j’étais bien accompagné de mon meilleur ami Thomas. On a ensuite passé la soirée ensemble. Ça faisait un bail qu’on ne s’était pas vu. J’aurais préféré d’autres conditions, mais la vie ne nous laisse pas toujours le choix. Elle ne lui a pas laissé beaucoup de choix non plus; il a dû me déshabiller pour la pose du plâtre et il a joué au taxi. En poussant mon fauteuil roulant dans le couloir de l’hôpital, on s’est passé la réflexion qu’on ne vivait jamais de moment comme les autres. Nous, on ne vit pas des enterrements de vie de gars ou des mariages; on est surtout là quand l’un ou l’autre est dans la deep shit. C’est ça, la vraie amitié.

Plus tard dans la soirée, Juan est venu faire son tour, complètement saoul, et ça a permis de détendre l’atmosphère. C’était une belle visite. Mon mec est venu me voir le lendemain, puis lundi mes parents sont venus me chercher pour aller passer du temps à la maison familiale. J’ai eu droit à un arrêt de travail jusqu’en janvier, mais comme mon assurance au travail est merdique (pas d’assurance courte durée), j’ai dealé pour pouvoir continuer à travailler de la maison. Je me tape présentement des 12 heures par jour. Mais de toute façon, je n’ai que ça à faire.

Je ne serai donc pas très très sorteux durant le temps des Fêtes. L’an passé, c’était la grippe du siècle. Cette année, c’est l’handicap. J’essaie de prendre tout ça avec un grain de sel. La rengaine «chanceux dans sa malchance » s’applique souvent dans ma vie.

Toute cette aventure me fait réaliser qu’on ne sait jamais quand la vie peut basculer. Sans prendre un ton dramatique, mais… c’est si vrai qu’on ne sait pas quand notre dernier souffle sera venu. Et je suppose que c’est correct comme ça. Je ne peux pas dramatiser la chose, parce que je chignais qu’il ne se passait pas grand-chose dans ma vie dernièrement. Eh bien, voilà le nouveau défi. En fait, il y en a deux; et le plus difficile ne sera pas dans les mouvements, mais bien au niveau de la prise de poids. En arrêt de travail, mais aussi en arrêt de gym (ou du moins de cardio), j’espère que ça ne fessera pas trop fort sur la silhouette. Pour le reste, ce sera un bel indice d’observer qui viendra me voir et qui ne sera pas là. Une autre méthode pour connaître ses vrais amis en soi.

Ce qui est le plus chiant quand on perd l’usage temporaire d’une jambe? SE LAVER! Bordel que c’est un casse-tête! Une chose est certaine en tout cas, je vais économiser de l’argent. Vous imaginez? Je ne peux pas faire d’épicerie, et je ne peux même pas décider d’aller m’acheter une bouteille de vin au coin de la rue.

Sinon, je suis un danger public en fauteuil roulant. Et je suis un danger pour moi-même avec des béquilles (le p’tit Jezus ne serait pas content de m’entendre sacrer de même lol).

Alors voilà! Je vous souhaite un beau temps des Fêtes; plus actif que le mien (ce ne sera pas difficile!). Pour ceux qui cherchent encore mon roman, il reste 19 copies au Québec et 5 copies en France. J’ai aussi deux copies que je peux dédicacer pour ceux qui passent par Paypal (voir les infos dans le coin droit!) Dépêchez-vous ;)

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22 nov 2014

Damien Rice – Montréal (review)

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C’était hier soir que la mini-tournée de Damien Rice se terminait au Métropolis de Montréal. On connaissait la générosité de l’artiste en concert, mais le public ne s’attendait certainement pas à avoir droit à un si long spectacle. Après un peu plus de trois heures sur scène, pas de doute possible, pari gagné. Damien Rice réussit son retour et dépasse les attentes. On remercie d’ailleurs le vin et le saké, car oui, ils ont leur part de responsabilité durant cette soirée!

Ce n’était pas gagné d’avance. Lorsque le chanteur s’est pointé sur la trop grande scène du Métropolis, il semblait fatigué et un peu irrité. Il n’a pas adressé la parole au public, public qui était plutôt bruyant lors des premières chansons. Je ne comprendrai jamais ceux qui hurlent durant les passages calmes d’une chanson en concert; c’est comme interrompre un coït de façon radicale en parlant de sa belle-mère. Il faut croire que l’excitation de ne pas avoir vu l’artiste depuis 8 ans devait jouer chez certaines personnes.

Seul avec sa guitare, Rice a donc enchaîné les titres comme un automate. Il aura fallu attendre 7 pièces avant que quelques mots ne sortent de sa bouche. Mais une fois qu’il commence, Rice a du mal à s’arrêter. Et puisque le public en redemandait, c’est là qu’on a compris peu à peu que l’on s’enlignait vers un concert d’anthologie.

Il n’y a pas à dire; les nouvelles chansons de l’album My favorite faded fantasy s’harmonisent parfaitement aux vieilles pièces; elles apportent même un nouveau vent de fraîcheur et j’ai trouvé ces dernières compositions beaucoup plus intéressantes que les pièces de « 9 ». Puisque Rice avait fait la demande de fermer les bars de la salle pour toute la durée du concert, plusieurs personnes ont opté pour l’achat d’une bouteille de vin. Avoir su, j’en aurais acheté deux!

Oui, je le reconnais, j’étais le « fatigant » qui demandait sans cesse The Box en gueulant sans gêne. Et Rice, de répondre: « You’re so demanding!», mais à ma défense, je sais qu’il adore les propositions venant du public. J’ai donc obtenu ce que je voulais. Et je dois dire que j’en ai obtenu plus, car j’avais préparé le terrain sur Twitter. C’est fou comment Twitter a changé la relation à l’artiste. En résumé, il y a une semaine ou deux, j’apostrophais Rice pour lui suggérer d’interpréter la longue pièce de son nouveau disque It takes a lot to know a man. Je justifiais mon choix en lui disant que pour sa dernière date de tournée, ce serait parfait de terminer avec une chanson qu’il n’a encore jamais jouée. Fruit du hasard ou petit bout de phrase qui fait son cheminement dans la tête d’un artiste, j’ai été agréablement surpris de le voir jouer cette chanson, et pas seulement quelques petits accords, mais plutôt presque au complet. Il faut dire que ce qui s’était passé avant, avec Cheers Darlin’ (il invite une jeune femme sur la scène et ils s’enfilent une bouteille de vin complète en plus de quelques verres de saké) a dû le détendre, car on a ensuite eu droit à un artiste qui ne veut plus quitter la scène.

J’ai donc poussé ma chance un peu plus, réclamant I remember (avec plusieurs autres personnes dans la foule). Rice a construit un beau climax, répétant « I remember » des dizaines de fois durant ses histoires pour nous narguer, avant de jouer autre chose. Mais après 22 chansons, il ne manquait que celle-ci. Et c’est sur cette pièce, rappelant le fantôme de la voix de Liza (qui ne l’accompagne plus du tout et ne travaille plus avec lui non plus) que Rice a quitté le Métropolis. Un peu plus et on devait le sortait de la scène de force!

Un beau concert de fin de tournée, et surtout une promesse de revenir au Théâtre St-Denis en avril (je prédis le 9 ou le 12 avril).

Pour quelqu’un qui avait affirmé haut et fort que j’allais me faire chier en raison d’un concert acoustique sans groupe pour l’accompagner (sans piano non plus!), je dois me rétracter et avouer que j’ai passé une soirée digne des meilleurs concerts de 2014, et pour une fois, je peux même dire que j’ai obtenu tout ce que je voulais entendre. C’est un petit baume qui a permis d’effacer l’annulation du concert d’Interpol la veille. Là aussi, j’avais travaillé fort sur Twitter pour obtenir deux chansons! Demandez et vous recevrez, non?

 

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04 nov 2014

Ce qu’il en reste [mise à jour]

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MISE À JOUR DES DERNIERS STOCKS!
 

On approche terriblement vite de la fin des ventes de Peut-être jamais. Pour un roman qui devait durer maximum 3 mois sur les tablettes, je peux dire mission accomplie! Après 9 mois en vente, aucune librairie n’a effectué de retour précoce. Dans le milieu de l’édition québécoise, c’est somme toute un bel exploit, et c’est surtout signe que mon plan marketing n’était pas illusoire, et, peut-être aussi, que le roman était pas mal haha ;)

Ceux qui n’ont pas eu encore la chance de se procurer le livre peuvent encore le faire à certaines adresses précises que je vous donne ci-dessous. Je le redis; ce sont les derniers stocks, il n’y a pas de retour de librairies. Voici donc la liste et le nombre de livre en stock en date du 18 novembre:

 

 

Vous pouvez bien évidemment cliquer sur les liens de ces librairies pour commander le roman par Internet afin de le recevoir par la poste. Pour ce qui est des 4 exemplaires en ma possession, il suffit de m’écrire ou de faire votre achat directement à la droite de cet écran ou sur www.maximecollins.comPremier arrivé, premier servi.

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01 nov 2014

Long Long way

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Avertissement: je me sers d’une pseudo critique de disque pour tout ramener vers moi et ma vie. Time to get personnal.

C’est toujours comme ça les débuts de novembre. On se promène dans le froid qui commence. Les morts retournent à leur mortalité. Les gens sont hung over de leur party d’Halloween auxquels je ne participe jamais. Je hais me déguiser. Ça doit faire partie d’un processus inconscient: j’ai tant cherché à savoir qui j’étais qu’il n’est plus question de le masquer. Bref. Novembre amène inévitablement le côté « réchauffons-nous à la maison avec un petit gin et écoutons de la musique émotive pour prendre conscience de nos pertes et de nos gains ».

Trame sonore parfaite: le nouvel album de Damien Rice, My favorite faded fantasy; qui sort seulement lundi ou mardi, mais je m’en contre-fou; au prix où il vend ses billets de concert, j’écoute l’album avant le temps sans le moindre remords! Je suis particulièrement heureux de l’entendre. Un de mes amis me disait que Damien lui avait manqué. C’est un peu le même feeling que j’avais. Sur cet album, il y a deux perles entourées d’excellentes chansons, soit: It takes a lot to know a man (une pièce de près de 10 minutes, mélancolique comme ça faisait longtemps que j’en avais entendu dans ce genre), mais surtout The Box, la petite pépite de l’album; simplement parfaite. La présence des violons qui se marient avec le piano est d’une subtilité étonnante, et on s’étonne à se laisser porter dans un mélancolique-espoir qui coïncide trop bien avec cette période de l’année. Bref, si vous aimez les songwriters acoustiques et symphoniques, garochez-vous sur ce nouvel album.

Et puis, le froid, novembre, la noirceur, l’isolement, la musique mélanco… tout ça ne peut que me faire penser à ma vie présente. Mon meilleur ami me disait dernièrement que plusieurs belles choses m’arrivaient, mais que j’avais tout de même l’air blasé. Je n’ai pas su le contredire, parce qu’il devait y avoir une partie de vérité dans ses paroles. Ce n’est pas que je suis blasé, en fait, c’est que j’apprends à vivre avec la résignation, cette dernière étape du deuil.

Ça m’aura pris 5 ans et deux mois. Comme d’habitude. Parce que c’est toujours la même chose. Je m’enferme dans une boîte, je continue de vivre avec les fantômes, je me saoule à la mélancolie, aux histoires heureuses du passé et j’oublie de vivre ce qui se produit maintenant, ce qui se déroule sous mes yeux. Puis, un jour comme un autre, un matin d’automne, je me réveille et c’est différent. Je ne pleure plus depuis 2012. Je ne le pleure plus. Il s’efface dans le brouillard; même ses yeux sérieux qui me regardaient jouir ne sont plus aussi clairs. Et peu à peu, je finis par hausser les épaules. La résignation. Savoir que se battre est vain. Qu’il n’y a plus rien à aller chercher. Non, ce n’est pas une libération. C’est surtout le naturel de la vie. La logique pure. Le fait de ne plus voir quelqu’un l’éloigne automatiquement. Et à petits pas, on finit par se convaincre: si l’autre ne veut plus de nous dans sa vie, il ne mérite plus qu’on s’attarde une seule seconde à son être.

Alors, ce serait faux de dire qu’il n’y a pas de mélancolie à écrire ces lignes. Ce serait faux aussi de parler de libération. En fait, la réalité, c’est qu’il n’y a rien. Et peu importe s’il y avait mélancolie ou libération, il n’y aurait rien tout de même. Plus rien à changer. Plus rien qui peut faire la moindre différence. Nous sommes une histoire. Une histoire du passé. Comme celle qui la précédait, comme la première qui m’avait tant ravagé. Et en repensant à la première, on sourit. Tout simplement. C’est tout ce qui reste à faire. Même pas besoin de se dire qu’on était fou, aveuglé par l’amour ou la présence de l’autre. Ça n’a plus d’importance.

Il en restera des photos, des courriels, des lettres, des souvenirs. Et pour moi, il en restera un roman. Est-ce une bonne chose ou non? Ce n’est pas la question. Ce fut le cas avec les relations précédentes aussi. Mais j’ose espérer avoir appris, et ne plus me lancer dans quelque chose du genre à l’avenir. Peu importe. S’il y a une chose dont j’ai conscience, c’est que j’en ai assez parlé. Mon ex peut maintenant aller rejoindre le destin de son personnage.

Je vais bien. J’ai vendu toutes mes copies, mais mieux encore, il n’y aura presque pas de retours de librairies, car elles ont tout vendu elles aussi.

2014-10-27 18.42.24

Je me revois encore, à pareille date, il y a deux ans, à pleurer comme une madeleine alors que je terminais l’écriture de ce livre. Ça reste un accomplissement, mais ce ne sera jamais l’accomplissement de ma vie. Parce qu’il renferme beaucoup trop de souffrances pour être réellement positif. Alors je m’accroche à ce dont je me suis toujours accroché; les retours de lecture, les remerciements sur l’aide que mes écrits ont pu amener, même les relations toxiques qui se sont terminées après la lecture de ce roman. J’avais oublié la générosité des lecteurs. Car chaque histoire écrite renferme des centaines d’histoires similaires.

J’ai rencontré mon traducteur littéraire en personne, jeudi. Il arrivait directement de Victoria, en Colombie-Britannique. Il n’a fallu qu’un demi-verre de vin rouge afin que le courant passe. On a fini par vider la bouteille. J’ai écouté son parcours avec fascination, j’ai apprécié son honnêteté. J’oublie souvent que les gens qui m’ont lu ont un peu l’impression de me connaître. Et je suis surtout heureux de ne pas décevoir ou trop être à côté de l’image qu’ils ont de moi, à travers le prisme de Gabriel.

Nous allons continuer notre projet de traduction. Nous sommes tous les deux convaincus qu’il y a un marché anglophone pour mon roman. C’est toujours agréable de savoir que quelqu’un d’aussi expérimenté en traduction peut visualiser la voix du personnage et déclarer en toute honnêteté que le livre se lit d’une traite, un peu à la manière d’un roman policier. Quand mon traducteur m’a annoncé que sa femme s’appelait Sarah, et qu’il avait un entourage rempli de références par rapport aux noms des personnages de mon roman; ça m’a fait sourire. Mais surtout, ça me montre qu’encore une fois, on lit pour se créer sa propre histoire; avec son passé et ses références. Je dois avouer que j’étais tout de même très heureux d’avoir tant de commentaires positifs de la part d’un homme, un homme hétéro. C’est encore une preuve que le roman n’a pas de frontière.

Je commence aussi tranquillement à me mettre dans la peau de mon prochain personnage: un jeune homme complètement obsédé par son poids; qui pratique le surentraînement, qui flirte avec l’anorexie et qui met sa vie en danger avec des produits pas trop clean. Pour écrire un livre, je dois me mettre dans la peau de mon personnage principal. Alors, je n’échappe pas à la règle. J’ai recommencé l’entraînement 4 à 5 fois par semaine, un vrai entraînement souffrant et difficile. J’ai faim tout le temps. Et c’est justement cette alerte du cerveau dont j’ai besoin. Vivre avec l’impression de ne pas avoir assez mangé, vivre tous les désagréments psychologiques d’une certaine forme de «restriction» alimentaire. Mon psy capote un peu; car ce genre d’expérimentation peut virer très mal, mais je suis suivi et peu importe ce que me diront les autres; si je veux écrire une histoire qui a du sens, je dois me plonger dedans avec la même obsession de mon personnage. Et puis, on ne se le cachera pas; j’ai du poids à perdre de toute façon! Ça va me faire bizarre de me retrouver comme à 15-16 ans, dans le même pattern, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner un peu de vraisemblance à un personnage. Je m’y engage à 100%, parce que je n’ai pas le choix de le vivre moi-même si je veux le transposer de façon réaliste.

Dans les autres nouvelles, ça fera bientôt deux mois que je ne fume plus la cigarette. Ça a fait drastiquement baisser ma consommation d’alcool également. Ça tombe bien, parce que je n’arrive pas à me sortir de mes dettes de l’épisode de Google de cet été. Chaque fois que je rembourse une carte de crédit, j’en fais grimper une autre. Ce petit jeu peut continuer très longtemps. Mais avec des paiements de 1300$ aux deux semaines, ce n’est pas évident de tenir la route. Je ne sais pas si ça ajoute au fait que je donne une impression de moi à l’air blasé, mais je n’ai pas le choix de vivre dans le strict minimum, de moins sortir et d’éviter les restaurants (mon personnage de roman refuserait tout restaurant de toute manière; car il n’aurait pas le contrôle de ce qu’il ingurgite). Je ne sais pas si la vie m’offre un beau test, ou si c’est moi qui le crée pour me punir d’être une mauvaise personne. Je ne saurais dire pourquoi j’ai toujours cette impression d’être une mauvaise personne. C’est un sentiment ancré en moi depuis tant d’années; j’ai toujours eu l’impression d’être en tort, d’être mauvais, méchant, égoïste, cruel… Tout ça vient inévitablement des anciennes relations, de ce qu’on m’a lancé pour me blesser, de ce que le quotidien m’amène pour m’abaisser un peu plus chaque jour.

Ça n’a que très peu d’importance. Du moins, pour l’instant. Je continue mon petit chemin. J’expérimente. Je grandis. J’apprends à vivre avec l’adulte en moi. J’ai longtemps été confiné dans une boîte maudite, on m’a souvent attribué une personnalité, un genre, un jugement ou une impression. Je suis en constant apprentissage pour tenter de me foutre de l’opinion des autres. Mais avouez que ce n’est pas toujours facile. Ça se travaille, évidemment. Au contraire d’un acteur qui se fait juger sur son apparence, moi, on me juge sur mes écrits et ce que je dis/pense. Peu de gens le savent, outre les écrivains bien sûr, mais c’est la forme de jugement la plus difficile à gérer. Un acteur peut se cacher derrière son personnage, peut justifier ses paroles en se cachant derrière un scénariste. Mais l’écrivain, lui, est sur la ligne de mire. Il va au front, il se fait atteindre par les projectiles; ces paroles malhonnêtes qui sont souvent lancées par rapport à des extraits de livres, des bouts de texte hors contexte, etc. Se battre contre ça est inutile. Il vaut mieux livrer un livre et fermer les yeux, choisir ce que l’on veut entendre.

Ça fait cinq longues années que je repousse mon évolution; le fait de devenir vraiment adulte. Mais ça se termine maintenant. Je garderai mon cœur jeune, mais mes actions ne seront plus juvéniles. J’ai cessé de pleurer le passé. [Je te le laisse, Erik!] Je suis bien où je suis, à présent. Entouré de ceux qui comptent, loin des gens négatifs, même dans mon lit. J’ai fait la paix avec ceux qui me cherchaient des ennuis. En fait, ça ne vaut pas la peine. J’ai aussi fait la paix avec ceux que je croyais mes amis, mais qui ne sont en fait que des connaissances. Ça va, la vie se chargera de décider de notre sort. Plus envie de me battre pour les amours, les amitiés, les histoires d’embrouilles familiales. Ça ne me concerne plus. Je reprends le contrôle de mon être; que ceux qui m’aiment vraiment me suivent, et que les autres prennent un autre chemin.

J’aurai 31 ans dans quelques jours. Et je n’ai jamais été aussi zen de toute ma vie. J’ai accepté ma réalité. J’ai choisi mes prochains défis. Il y aura des échecs, c’est inévitable, mais qui ne tombe jamais ne peut pas réellement triompher. Et puis, n’est-ce pas le propre même de la vie? On finit tous par se casser la gueule quelquefois. Ceux qui réussiront sont ceux qui le reconnaissent.

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28 oct 2014

Good morning!

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Je peux enfin en parler; «Peut-être jamais» fait sa première incursion dans le marché anglophone, et vous pouvez déjà lire un long extrait du roman traduit en anglais sur le site de QuébecReads ainsi qu’une critique (également en anglais) de David Warriner.

 

Ça sonne tellement bien, je trouve! Voilà une nouvelle aventure qui commence!

We spend our lives running away from something. Or from each other. It’s inevitable. We’re living proof of that. Here. Now. I want to think about something else, but I just can’t shake this sense of unease. We’re already somewhere else, far from conflict. And we’re acting as if nothing is wrong. [read the full excerpt]

 

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18 oct 2014

Mes coups de cœur et mes déceptions de l’automne télévisuel 2014

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Déjà la mi-saison télévisuelle qui se profile. Avec la température extérieure, on a parfois de la difficulté à se souvenir qu’on a déjà passé la mi-octobre. Qu’est-ce qui m’a intéressé cet automne en télévision, et qu’est-ce qui m’a déçu? Voici mon analyse des émissions que j’écoute ou que j’ai écoutées. Un constat simple; j’écoute beaucoup trop de télé (mais rarement en direct).

LE CLASSIQUE

Je parle de classique, mais pour moi, malgré ses cinq saisons, la sixième saison de The Good Wife reste encore du bonbon et agrémente mes dimanches soirs. J’ai écouté la série en rafale, et je trouve que c’est de la cruauté que de devoir me contenter d’un épisode par semaine. Retrouver Alicia Florrick (Julianna Margulies), c’est comme retrouver une bonne amie, celle dont on ne se lasse jamais d’entendre les histoires rocambolesques. Les quelques premiers épisodes de la saison étaient un peu plus lents, mais le tout a repris son envol avec l’épisode de dimanche dernier. S’il y a une série intelligente américaine à regarder, c’est bel et bien celle-ci.


 

LES ÉMISSIONS RÉCONFORTS

Plusieurs émissions réconforts sont de retour cette année. Quand je parle de ce type d’émission, j’inclus souvent les sitcoms et les comédies légères. Je pense à The Big Bang Theory, Modern family, American Dad, The Simpsons… Par contre, je dois avouer avoir perdu un intérêt complet envers la sitcom New Girl (depuis la 3e saison en fait. On pourrait résumer le tout par une série où le but est de crier plus fort que l’autre. Blahhh) Même chose avec une autre émission criarde: Hell’s kitcheen. Concept surutilisé qui commence à tourner sérieusement en rond. Ça se remarque en voyant que Ramsays tente de se diversifier avec d’autres types d’émissions.

Une autre émission réconfort que je regarde religieusement (mon côté gai sûrement), c’est Project runway. Chaque année, je me dis que ce ne sera pas aussi bon que l’année précédente, mais je finis par rester scotché à l’écran et j’écoute la saison au complet. En plus, cette année, on a eu droit à beaucoup de drama avec cette chère Korina, du vrai bonbon pour la télé!

Saturday Night Live m’amuse toujours autant même si le casting devient de plus en plus nouveau. On s’ennuie vite des vieux de la vieille (mais ça, c’est surtout signe que je vieillis). Ça faisait du bien de revoir Stefon la semaine dernière, mais sans Seth Meyers, on dirait que ce n’était pas tout à fait pareil.

D’ailleurs, au Québec, j’ai aussi deux émissions réconforts, soit Les Parent (on ne se tanne pas, de voir le beau Joey je veux dire haha) et bien sûr C’est juste de la TV, avec sa nouvelle mouture (oui, j’ai même appris à aimer Jean-Michel Dufaux, même si je trouve qu’il coupe encore un peu trop la parole aux autres; d’ailleurs, Dave Ouellet est devenu moins patient cette saison-ci.) Et ce que j’aime de C’est juste de la TV, c’est que l’équipe n’échappe pas à ses propres règles, et elle n’a pas peur de se mettre elle-même au réparateur, comme lors de ce fameux Quiz long et chiant d’il y a quelques semaines. Il en valait pourtant la peine simplement pour avoir ce moment de télé avec Marie-Soleil Michon qui laisse tomber tellement elle ne comprend plus le pointage (sa désinvolture était simplement parfaite). Je n’ai pas trouvé l’extrait en HD, mais voici un extrait de ce gros n’importe quoi!

On serait plusieurs à avoir fait part de nos commentaires négatifs sur le Twitter de l’émission. Gageons que ce Quiz ne reviendra pas (j’espère bien en tout cas!)

 

NOUVEAUTÉS

Au niveau des nouveautés américaines, c’est définitivement How to get away with murder qui m’a conquis cet automne. C’est joué gros, c’est parfois caricatural, il y a même certaines incohérences, mais c’est ce qu’on appelle du bon divertissement. Et ça passe vite vite vite. Je sais, on n’y croit pas pour deux secondes qu’un prof peut amener ses élèves sur une scène de crime ou qu’un délateur peut être libéré le jour de même alors que le procès n’est même pas terminé, mais ça n’enlève rien au plaisir. Et que dire des scènes plus chaudes entre Connor et des garçons! Non, je ne regarde pas juste pour ça, mais je ne peux m’empêcher de trouver le traitement de l’homosexualité bien fait, même si c’est un peu twisted. Ça me rappelle ce que j’ai pu écrire parfois! Gâtons-nous et regardons-en une!

 

Au niveau du Québec, ma série coup de cœur est définitivement Au secours de Béatrice. Et pourtant, je hais les séries qui ont pour décor un hôpital. Mais ici, le terme est exactement parfait: l’hôpital joue un décor, à peine un peu plus par moment. Le ton et le jeu des acteurs: parfaits et égaux. Que dire de Sophie Lorain; on se plaît à la revoir enfin au petit écran. Et j’ai de la difficulté à m’expliquer pourquoi, mais dans cette série, Gabriel Sabourin rayonne de sex appeal! C’est un acteur que j’ai toujours respecté, et je dois dire qu’ici, il est chaud. Et je m’étonne moi-même de le penser!

Bon, il paraît que certains ont grincé des dents en voyant la manière dont le psy pouvait se comporter durant la saison. Je comprends l’image faussée que cela pourrait donner, mais il faut se rappeler qu’on peut s’en permettre un peu plus en télé, donc je passe par-dessus ça pour le moment.

C’est un peu drôle que cette année, deux séries avec deux personnages féminins forts de ma jeunesse prennent le contrôle de notre téléviseur québécois. En effet, je parle de Sophie Lorain, mais je lance également un clin d’œil à Macha Grenon, qui revient aussi à l’écran après un long moment. En 1995, il s’agissait de mes deux actrices préférées dans la télésérie Scoop!

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Mais je dois faire un aveu, je n’ai pas accroché à la série de Macha Grenon, Nouvelle adresse. J’ai écouté deux, trois épisodes, et je ne sais pas, le déclic ne se fait pas. Peut-être que le sujet est trop loin de moi, car je ne connais encore personne dans mon entourage atteint d’un cancer. Ou du moins, personne très près de moi. Si on me demandait de choisir entre Sophie et Macha, c’est clairement Au secours de Béatrice qui gagnerait le pari. Et il en fallait beaucoup pour me faire revenir vers TVA!

 

LES DÉCEPTIONS

Ça arrive, même dans les meilleures séries télé; parfois, on étire la sauce et une série devient un gros n’importe quoi. Parfois, la série continue tellement longtemps qu’elle semble détonner avec la réalité dans laquelle elle a lieu. C’est dommage de cesser d’écouter ou d’écouter avec difficulté une série que l’on a jadis tant aimée.

C’est un peu ce qui se produit avec Toute la vérité cette saison. D’ailleurs, on a annoncé qu’il s’agissait de la dernière saison. Je pense qu’il était temps que ça se termine. Tous les acteurs ou presque sont déjà ailleurs, occupés par d’autres projets plus nouveaux. Le traitement fait au personnage de Patrice Robitaille (suicide ou non) n’était pas des plus subtils. Mon avis reste que l’acteur était trop en demande ailleurs et qu’il n’avait plus d’heures de tournage à offrir. Je me trompe peut-être, mais c’est un peu l’impression que j’ai de cette nouvelle saison. Ça joue sur le pilote automatique, sachant que de toute façon ça ne revient pas. Tout ça me semble soudainement manquer de profondeur.

Les Enfants de la télé ne me parle plus autant qu’avant non plus. Oui, les animateurs sont différents, le concept est le même, etc. Mais je ne sais pas si c’est ce qui cause mon désintérêt. Je suis plutôt là à hausser les épaules; si j’y pense, je l’écoute, sinon, ce n’est pas plus grave que ça.

Et non, je ne vous parlerai d’aucune émission de chansons ou de danse, car je hais ce type d’émission. Je n’en reviens pas encore que Gregory Charles a su réussir à obtenir une 2e saison du Choc des générations en ces temps de coupures à Radio-Canada! Même chose pour Un Air de famille, ou l’autre émission de TVA avec le gars des Grandes Gueules. Mais bon, je pourrais aller plus loin en disant que je hais Glee autant que toutes les comédies musicales, je vais donc me taire avant de me faire des ennemis farouches haha!

Je ne parlerai pas de Tout le monde en parle, simplement parce que c’est la même rengaine année après année. Ça manque de croustillant et de punch, mais voyez ce que ça donne quand Dany Turcotte essaie de faire une blague un peu plus salée; les matantes s’enflamment sur les réseaux sociaux et ça part en vrille. Je comprends un peu mieux pourquoi l’émission est si sage, mais je continue à croire que c’est pourtant le rôle de cette émission du dimanche que de ne pas être complaisante. Quand on dit qu’il se passe plus de débats au 125, rue Marie-Anne, dans l’émission de Christiane Charette (que j’adore), ça veut tout dire!
 

UN POUCE EN BAS POUR CBS

Je n’arrive pas à croire que CBS ait annulé la sitcom Friends with better lives. C’est une grave erreur à mon avis, car ça aurait très bien pu devenir une excellente sitcom une fois bien rôdé. Les premiers épisodes devaient évidemment mettre les personnages en place, mais la série devenait de mieux en mieux à chaque épisode. Et quelle joie de retrouver le ptit Dawson! Peut-être que le réseau trouvait que ça tournait trop autour de blagues sexuelles? Je ne sais pas, mais il faudrait bien qu’un autre réseau reprenne la série; je continue à croire qu’elle en vaut la peine.

Ceux qui ont aimé Friends devraient s’y plaire.

 

Bref, voilà encore une saison télé fort occupée, avec ses hauts et ses bas, comme à l’habitude. Maintenant, je sais ce que vous vous dites: lâche la tv pis va jouer dehors! 
 
Ok, Ok!

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