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Réfléchir pour se réinventer

Oui, oui, j’existe encore! J’ai simplement appris à fermer ma bouche quand je sentais que je n’avais rien de pertinent à dire. Ça vaut mieux sur notre cher Internet 3.0.

J’aime bien donner de mes nouvelles, mais on dirait que c’est de moins en moins important pour moi de mettre à jour ce blogue. La raison se trouve peut-être simplement dans ma vie présente: je n’ai pas grand-chose à dire, ou plutôt, je n’ai envie de ne rien dire, pour la simple et bonne raison que je me concentre sur moi, et que j’ai de plus en plus horreur de parler de mes petits white rich people problems. Je le dis à la rigolade, bien sûr, car je suis loin d’être riche. Mais je suis blanc et je suis un privilégié de la société. C’est comme si tout ça m’avait explosé au visage ces derniers temps. J’en parlais à mon psy, justement. En lui disant que… well, ce qu’on est en train de faire, c’est de parler de problématiques tellement minimes, que c’est presque honteux de dire que ce sont des problèmes.

Que ce soit au niveau de la perception physique de soi-même, de ses problèmes financiers ou relationnels, je trouve que c’est un peu chercher le pou dans un jardin en santé. J’exagère un peu la métaphore; car je sais qu’on peut être riche et bien entouré, mais ça ne fait pas de nous quelqu’un de bien dans sa peau. J’ajouterais quand même que si on se compare, on se console. Ça ne veut pas dire que je minimise mes questionnements, ça veut juste dire que je les perçois par rapport à ce que j’observe autour de moi.

J’ai la chance de pouvoir «arriver» à vivre seul dans un condo, j’ai la «chance» d’avoir deux jobs pour y arriver. J’ai la «chance» de mettre ma santé en jeu pour des enjeux monétaires, sans me sentir brûler entièrement. Mais tout ça est très relatif. S’il y a une chose qu’on ne peut m’accuser d’être, c’est bien de faire de l’argent sans travailler. J’en connais peu qui se taperaient des 60 à 80 heures par semaine. Avouons-le, la plupart des gens chignent dès qu’ils atteignent 40 heures. Et j’étais pareil aussi avant. Être responsable et assumer un mode de vie plus intéressant est souvent plus difficile et rempli de sacrifices. J’en assume les conséquences. Et même après des semaines de travail trop folles, je me considère chanceux de ne justement pas avoir deux emplois au salaire minimum.

C’est un peu comme si je remerciais la vie, tout en comprenant que les gens qui nous observent en pensant que tout est si facile pour faire de l’argent se foutent le doigt dans l’œil solide. Souvent, on regarde le gazon du voisin et on se dit: bah… il fout rien, et il gagne une fortune! C’est tellement ne pas connaître la condition des autres. Je suis tombé malade solidement la semaine dernière. Et je sais que la cause était un mélange de trop de travail et de trop de sport. À vrai dire, c’est ce qui représente le mieux ma vie ces derniers temps. J’essaie de garder la tête haute, en partageant ma vie professionnelle devant un ordinateur vs des sessions de sport intensives. Pas toujours facile.

Côté perso, j’ai aussi vécu de vilaines montagnes russes, parce lui (oui, lui, le méchant mec du roman), m’est revenu avec une proposition débile. Je l’ai évidemment balayé d’une main, mais je lui en avais proposé une autre, et il devait y réfléchir… mais ce fut un échec. Après m’avoir dit qu’il me reviendrait dans les prochains jours, plus d’un mois plus tard, aucune nouvelle. La déception a refait place à la colère, puis à la résignation. Finalement, tout ça m’aura appris que de revenir vers le passé est TOUJOURS une mauvaise chose. Je sais, je sais, il y a des gens qui nous accrochent, qui pensent peut-être eux-mêmes qu’ils auront un pouvoir infini sur nous, mais se faire niaiser aux deux ans, ça finit par lasser, et on finit par ne plus avoir une once d’intérêt envers ces personnes toxiques qui ne pensent qu’à leur petit bonheur, tout en nous plaçant dans une case «au cas où».

Je pourrais faire tellement de ravage en déballant toute cette histoire en public. Mais encore une fois, cette personne n’en vaut plus la peine. Elle n’a plus ses couilles de jadis. Sûrement trop centré à reconquérir une autre histoire passée. Je n’ai plus de sympathie pour ce genre de personne, malgré le seul souvenir qui reste; celui du bon sexe. Eh bien, désolé, mais le sexe n’est rien sans une certaine forme de respect de la part de l’autre. Comprenez-moi bien, j’ai toujours adoré les jeux de rôles, mais j’ai toujours détesté me faire prendre pour un épais dans un contexte non sexuel. Il y a certaines personnes qui doivent disparaître de nos vies pour de bon. Cette personne a choisi le silence (si, si, après m’avoir dit qu’elle me répondrait dans quelques jours). C’est tellement pathétique que tout intérêt de ma part s’est évanoui entièrement.

Qu’en est-il donc de ma vie sexuelle alors? Un gros zéro. Rien. Niet. Et je m’en fous. Pour le moment, je n’ai aucune envie de baiser des inconnus, je n’ai aucune envie de faire du dating, je me sens un peu asexué. C’est comme si tout l’élément sexuel qui prenait une place si importante dans ma vie s’était évanoui doucement. C’est peut-être l’âge. Quoique je me trouve un peu jeune pour ne plus avoir de pulsion. Mais je me suis rendu compte que les pulsions qui me poussaient à rencontrer pour du cul étaient également toxiques, et souvent se produisaient sous influence. Puisque je vis maintenant une vie rangée sans artifices, les pulsions se sont atténuées naturellement. Évidemment que je souhaite vivre une sexualité active et épanouissante. Mais pour le moment, mes efforts sont ailleurs. L’intérêt n’y est plus. Des histoires sans lendemain, très peu pour moi.

J’ai terminé mon prochain roman il y a un mois. Il est présentement dans les mains de mon premier lecteur bêta. Je n’y crois pas trop, à ce livre. Mais je suis heureux de l’avoir complété. D’avoir encore une fois réalisé un projet de A à Z. Il ne se passera probablement rien avec le texte (je baisse vraiment mes attentes), mais au moins, je serai allé au bout de cette histoire. Mon psy me demandait s’il ne s’agissait pas d’un deuil caché envers l’écriture. Je lui ai répondu que je n’en savais rien. Si j’ai quelque chose de plus à écrire plus tard, je pense que je le ferai, mais je reste ancré dans cette école qui me dicte que je dois vivre ma vie avant de pouvoir la transposer par écrit. La bonne nouvelle, c’est que le dernier roman n’a rien à voir avec ma vie personnelle. C’est d’ailleurs peut-être la première raison qui me fait dire que ça n’ira pas plus loin. On verra bien ce que le futur me réserve.

Mon végétarisme continue. Ça fera bientôt plus de 8 mois. Je m’en porte très bien. J’essaie de commencer à flirter avec le vegan. Mon seul problème reste le fromage. Dans quelques jours, je testerai mon premier «fauxmage» fait maison. On verra bien. Je dirais que la nutrition est ma principale activité après le travail et le sport. Et pourtant, ma physionomie ne se transforme pas (dans ma perception, je reste toujours aussi gros). Mais bon, je le fais pour d’autres raisons aussi. Et je sens que je vais toujours devoir me battre envers cette perception de moi-même. Autant l’accepter et explorer avec celle-ci.

Sinon, sur une note plus optimiste, je vais bien. Bon, j’ai l’impression de sortir d’une guerre à cause d’un rhume d’été persistant, mais sinon, je suis bien chez moi, je vois des amis en masse, même si les anciens amis n’offrent aucune nouvelle d’eux-mêmes; ils sont occupés ailleurs, c’est leur choix. Mais je vais relativement bien. Ça fait tout de même plus de 4 ans que je n’ai pas pris de vacances (genre une semaine de congé), et je devrais réviser ça l’an prochain, car je pense qu’il serait sain pour moi de faire au moins un petit voyage, mais bon, on fait comme on peut avec un condo à payer seul. Pour le moment, je ne m’en fais pas trop. Je me considère toujours comme un privilégié de la vie, même si je roule de paie en paie. J’ai quand même évolué énormément depuis la dernière année. Et on dirait qu’il m’est impossible de chigner sur ma triste condition. Je trouve que ce serait malhonnête.

Si je pouvais faire un souhait monumental pour l’année 2018, ce serait de rencontrer un homme qui me plaît, avec qui je pourrais enfin prévoir de fonder une famille.

La fin de l’aventure approche

remi

Grosse semaine pour moi. Il s’est passé 14 000 affaires. Que ce soit mon bannissement de Facebook, mes pourparlers avec iTunes, les papiers de condo qui n’en finissent plus, le temps supplémentaire grugé par ma job ou la presque mort de mon chat Rémi… ouf, par où commencer?

Allons-y par le début; la fin de l’aventure du roman Peut-être jamais s’achève. Je ne suis pas à plaindre, ça fera bientôt 20 mois. Mais c’est Facebook qui a mis la hachette dans mon élan de ventes à l’international. Après avoir banni plusieurs de mes publicités pour ma bande-annonce, voilà que mon compte publicitaire a été banni au complet. Ce que ça signifie? Ça veut dire que je ne peux plus faire aucune publicité sur le réseau. Conséquence? Mes ventes en Europe se sont effondrées. Me voilà donc, avec mes 23 dernières copies… Il faudra bien que je me débrouille pour les vendre tout de même, et ça, c’est sans compter les exemplaires qui restent au Archambault et Renaud-Bray. Je fais confiance à ma bonne étoile, et peut-être à toi, qui lis cette entrée de blogue; c’est ta dernière chance d’acheter une copie, car je n’en recommanderai plus, puisque je n’ai plus de moyen pour publiciser mon livre.

On dit que rien n’arrive pour rien dans la vie. Eh bien, je vais tenter de me la jouer zen et de me dire que ça suffit. Ce roman a eu une belle existence. Il est temps de passer à autre chose, tout simplement. Si certains veulent m’aider à trouver preneur pour les derniers exemplaires, n’hésitez pas à communiquer avec moi! Au final, j’aurai vendu près de 1500 romans. Pas mal pour un livre que les éditeurs hésitaient à publier. Quelle sera la suite des choses? Je n’en ai aucune idée, je suis tellement pris dans différentes choses ces derniers temps. Ça m’amène à parler de iTunes, et de son système à la Kafka. Depuis avril 2014, iTunes retient mes paiements pour mes ventes de roman, sous prétexte que je dois leur envoyer des formulaires de taxes canadiennes. Je les ai envoyés deux fois, mais rien ne bouge, et les réponses se font rares et nébuleuses. Encore de l’argent que je ne suis pas certain de toucher. Les dessous du monde littéraire = beaucoup d’obstacles. Histoire à suivre, si Brandon du service des taxes peut enfin me répondre un jour…

Sinon, oui, j’ai acheté un condo sur l’île de Montréal. Projet un peu fou, mais pour le moment, j’aime ce que j’ai acheté. C’est du neuf. C’est tout près d’un métro. Je suis au Top de l’immeuble comme je le voulais, avec un balcon vers les feux de la Ronde et un accès à la terrasse du toit. J’ai obtenu un deal dans mes prix, enfin, il y a tellement de flou dans ces histoires d’achat, que je ne sais pas si je m’en sortirai. À suivre ici aussi. C’est pour avril 2016.

J’ai vécu beaucoup de stress ces derniers jours. J’ai pleuré beaucoup. Je croyais que je vivais mes dernières 24 heures avec mon chat, Rémi. Pour ceux qui ont lu mon roman, inutile de dire que la fiction a presque rejoint la réalité, mais pas aussi rose bonbon. L’idée de perdre mon chat m’a inévitablement fait penser à mon ex, et à tout le chemin que j’avais parcouru depuis. Reste que toute cette histoire me semble triste à mourir. Mais la mort fait partie de la vie. Et ça m’a donné une bonne impression de ce qui s’en vient à l’avenir, malheureusement. On ne sait pas encore ce que Rémi a. Peut-être une bactérie, peut-être un virus, peut-être une grosse fièvre pour avoir avalé de quoi. D’ici deux semaines, si son état ne s’améliore pas, je devrai retourner chez le véto. Encore une histoire à suivre…

J’ai l’impression que ma vie s’accélère. Ou que le monde adulte m’avale et me dit que c’est le moment de faire un homme de moi. C’est sûrement ça, et pour l’une des premières fois, on dirait que j’accepte de me faire absorber par ce monstre. En me regardant dans le miroir, je vois bien que l’adolescent en moi s’éloigne de plus en plus. J’ai encore quelques dépendances à régler, mais elles sont d’ordre mineur. Je suis fier de ne plus me saouler, de ne plus toucher aux bouteilles de vin si facile à vider. Je n’ai été saoul qu’une seule fois durant tout l’été, et c’était la semaine passée. Je me sens prêt à vieillir. Même si cette semaine m’a rentré dedans comme un 18 roues. Wellit gets better, comme on dit.

Après un mois de silence

plage

J’aurais pouvoir aimé dire «après un mois de vacances», mais ce serait un énorme mensonge, car je n’ai pas de vacances – en tout cas, pas de longues semaines! J’ai choisi volontairement de prendre une pause de mon blogue, parce que c’est l’été et je suis humain, après tout! Ça fait du bien de s’éloigner un peu, par moment.

Est-ce que j’ai réalisé tout ce que je voulais faire pendant mon été? Loin de là. En fait, mon constat est plutôt simple: on se donne beaucoup de défis pour la période estivale, alors qu’on devrait justement réduire le tout au minimum, et simplement profiter de ce que la vie nous présente. N’empêche, il s’est quand même passé beaucoup de choses dans ma vie, de petits changements, de nouveaux constats et de nouvelles résolutions.

La plus belle résolution réalisée déjà depuis mai dernier, c’est mon arrêt d’alcool. Surtout mon arrêt de vin. J’ai adopté la bière 3% Clear 2.0 de Sleeman (bonjour la pub gratuite!) et je m’en tiens à ça. C’est comme si j’avais enfin appris à boire avec modération, mais surtout, je n’ai plus l’envie de me saouler la gueule comme un porc, et je l’ai surtout constaté il y 2 semaines, quand je suis sorti en ville pour le lancement du DVD de Coming-out de mon ami Mathieu Blanchard. J’avais fait une exception à la règle, et après trois coupes de vin, j’étais saoul sur le carreau! Il faut croire que le corps s’habitue vite à ne plus être intoxiqué. Ce qui me plait, c’est que ce n’est plus un effort à fournir, c’est devenu naturel; l’envie de boire de grande quantité d’alcool m’est passée. J’ai confiance que ça dure.

Un autre grand constat dans ma vie, c’est que je viens de comprendre que mon époque « concerts » était peut-être révolue. Après avoir subi une énorme déception au concert d’Interpol au Métropolis à la fin juillet, je me suis rendu que je ne faisais que chialer sans cesse sur mon insatisfaction lors des concerts. C’est souvent lié aux setlists des groupes, je l’avoue, mais après réflexion, c’est de plus en plus lié à la maudite salle du Métropolis que je déteste. Le coup de grâce est arrivé quand, pour faire plus d’argent (pour accueillir plus de fans, diront les acteurs d’Evenko), la salle a décidé de retirer les bancs au deuxième étage. Déjà que ces bancs inconfortables n’étaient pas un luxe, maintenant nous avons droit à des gens évachés sur les comptoirs et debout pendant trop longtemps (surtout dans le cas d’Interpol où le groupe est arrivé sur scène à 23h). Après une bonne analyse de la situation, je me suis rendu compte que j’engloutissais d’énormes sommes d’argent (en frais afférents, hein Evenko!) dans tous ces concerts rarement intéressants. Car outre le billet de spectacle, il faut inclure l’alcool (quoique maintenant c’est moins imposant!) et ça inclut souvent une sortie en ville, donc resto et autres dépenses. Évidemment, je ne crois pas être capable d’éviter les concerts en tout temps. Par exemple, si Radiohead revient en concert à Montréal un jour, c’est clair que j’y serai. Mais je tenterai d’éviter le Métropolis le plus possible. C’est dommage pour Patrick Watson qui y joue en décembre, mais je m’en tiens à ma décision.

Est-ce que j’ai écrit durant l’été? Pas une miette. J’ai bien deux idées de projet, mais je ne suis pas encore rendu à l’étape de l’écriture. J’ai donc pris des notes, lu quelques ouvrages (pfff! Regardez le mensonge ici haha, j’ai commencé à lire quelques ouvrages serait plus adéquat comme formulation!) mais je ne me sens pas prêt encore. La paresse? Oui, il y a un peu de ça. Il faut dire que je suis encore bien occupé par la vente de Peut-être jamais. Je suis toujours dans un entre-deux concernant la durée de vie de ce projet. Je n’aurais pas cru vendre encore autant un an et demi après la publication. C’est une excellente nouvelle, mais c’est comme si je ne voulais pas que le roman meure. Et c’est peut-être ce qui m’empêche de me concentrer sur du nouveau. Parlant de vente de romans, Renaud-Bray et Archambault sont vraiment à fond dans le projet et ont tous les deux repris une bonne quantité de romans. C’était la deuxième fois pour Renaud-Bray (normal, car ils avaient demandé 125 livres lors de leur première commande) et c’est déjà la huitième fois pour Archambault. Je continue à être agréablement surpris de toutes ces ventes. Je suis présentement à sec niveau roman, mais je devrais recevoir une nouvelle commande d’ici 2-3 jours. Vous pouvez donc toujours commander votre exemplaire dédicacé, qui vient avec deux cadeaux, soit mon roman précédent en format numérique de votre choix (Comme si de rien n’était) ainsi que la bande-sonore du roman Peut-être jamais! Nous avons dépassé le cap des 1000 copies vendues depuis belle lurette, et qui sait, peut-être que je serai classé dans les best-sellers très bientôt (au Québec, on parle de best-seller dès 1500 exemplaires vendus!). À suivre! Si vous avez lu le roman et si vous désirez en parler, je vous suggère de joindre mes deux pages Facebook, celle du livre et celle de l’auteur!

Sinon, dans les autres nouvelles, ben… j’ai perdu 20 livres! Il faut croire qu’avec moi, c’est pendant l’été que je maigris, et pas pendant l’hiver! Évidemment, il ne faut pas se leurrer; la seule solution pour perdre du poids pour moi, c’est de diminuer la quantité de nourriture que j’ingère (certains capoteraient à voir comment je mange peu par moment), et d’accentuer le gym et le sport. Ah! Et le fait de ne plus vider de bouteille de vin doit m’aider aussi! J’ai aussi le projet de recommencer à courir en septembre. J’étais bien parti au début de l’été, mais mon cousin m’a lâché trop vite, et je n’avais pas encore acquis la confiance en moi pour partir courir tout seul (la paresse, encore?) Je dois avouer que j’aimais bien me faire pousser dans le cul par mon cousin. Dommage. Mais je sais qu’il faut apprendre à se «gérer» soi-même.

Bref, voilà pour les grandes lignes de ma vie pour cet été. Je tais d’autres éléments de ma vie, parce que vous savez qu’on ne peut pas tout raconter sur un blogue lorsqu’on devient connu. C’est maintenant mon cas, et je dois dealer avec ça. Bonne fin d’été à tous! Et merci encore de m’avoir encouragé dans mon projet littéraire un peu fou qui ne cadre pas du tout avec l’offre de livres sur le marché en ce moment! J’ai toujours pensé que j’avais un groupe de lecteurs différents des autres lecteurs traditionnels, et ça, j’en suis fier!

Pas encore tout à fait «ça»

updown

Il y a de ces moments dans la vie où tout peut basculer d’un côté positif ou négatif. J’ai vécu ce genre de semaine. Une longue semaine qui a commencé dans un down très intense… parce que j’ai fait du binge watching pour me taper les 2 saisons complètes de la série Nouvelle adresse.

J’en avais déjà parlé lors des premiers épisodes de la série; je ne m’y retrouvais pas et je trouvais le sujet trop dramatique pour vraiment embarquer. J’ai redonné une chance, et même si le sujet, qui ne fait que devenir de plus en plus dramatique, m’était connu, j’ai fini par être complètement absorbé. Avec la finale de la deuxième saison, je suis très satisfait et j’ai hâte de voir la suite. Je dois avouer que je m’étais beaucoup plus accroché aux histoires secondaires qu’à l’histoire principale. Beaucoup de vérités et de réalité dans cette série. Je reviens donc sur mes paroles et je la suggère fortement.

Revenir sur mes paroles, je le fais de plus en plus souvent. Je pense que c’est signe de sagesse et du fait de vieillir aussi. Je pense surtout à mon entraînement pour perdre du poids. Je croyais, naïvement peut-être, que le gym 4 fois par semaine allait régler mes problèmes, mais force est de constater que ce n’est pas encore assez. Je croyais que de réduire ma consommation d’alcool allait aider aussi, ce n’est pas assez non plus. Je comprends de plus en plus que pour atteindre ses buts, il faut travailler, puis s’arrêter pour analyser les résultats. La plupart du temps, on se rend compte que même si on travaille fort, ce n’est pas encore tout à fait ça. Ce n’est pas assez. Je me suis donc rendu à l’évidence. Il faudra en faire plus. Encore plus. Je dois avouer que ça me fait un peu peur, mais je n’ai d’autres choix que de repousser les limites des limites que je pensais acceptables. Même mon cousin m’a proposé d’aller courir sur le Mont-Royal avec lui. Je hais la course. Mais je pense que je n’ai plus le choix. Alors, on va travailler là-dessus dans les prochaines semaines.

Je reviens aussi sur mes paroles à propos des amis. Je dois avouer que je pensais que ça y était de mes anciennes relations. J’allais un peu à reculons à cette fête du vendredi soir. Mais j’avais tout faux. Encore une fois, je me suis trompé, car j’ai passé une excellente soirée en compagnie de gens, qui se sont éloignés, certes, mais qui restent encore très importants pour moi. J’espère que ce sera l’adage d’un été prometteur à venir. Je suis toujours plein d’espoir quand la saison estivale s’amène. Ça ne fonctionne pas toujours comme je le veux, mais ma nouvelle maxime est de faire le plus d’efforts possible pour en arriver à être heureux dans tous les domaines de ma vie.

Mon chum ne cesse de me rappeler que seuls le présent et l’avenir comptent. Je travaille encore à oublier le passé. Et je sais que dès que la drogue est en jeu, c’est ce passé qui revient me hanter ou m’exciter si facilement. La coupure est bien là, mais on a tous des moments de faiblesse. Il faut que je me dise que ces moments ne sont que passages, presque créés par ma faute.

La semaine passée, quelques jours après ma dernière entrée sur ce blogue, Facebook a une nouvelle fois banni ma publicité pour mon roman. Cette fois-ci, je ne peux même plus afficher la bande-annonce sur ma propre page personnelle. C’est ridicule, mais bon, c’était aussi le temps de prendre une décision logique par rapport à mon roman. Il a déjà plus d’une année sur le marché, je crois qu’il est temps de passer à autre chose. Il me reste une dizaine de copies. Je n’ai pas de doute, je les écoulerai facilement. Mais ce sera ensuite terminé. J’aurais bien voulu atteindre le chiffre magique de 1 000 exemplaires vendus. Mais je me contenterai de 850 copies, et avec le sourire.

Le temps passe, les projets du passé doivent s’effacer aussi pour laisser la place à d’autres objectifs.

Mars 2015 – Le défi

alcool

J’écris ces quelques mots dans une oisiveté déconcertante, parce que je suis encore dans les limites du deadline, oui, vous savez, ces fameux deadlines que je m’oblige à suivre quelques fois par année? Oui voilà…

Alors, ça y est. La décision a été prise hier après-midi. Je me suis beaucoup observé durant le dernier mois, et force est d’admettre que l’alcool occupe beaucoup trop de place dans ma vie (et dans mon bedon!) Je sais, je sais, je suis un adepte des solutions radicales, mais avec le temps, je me rends compte que je dois suivre une ligne dure, sinon je m’accorde trop d’écarts.

Quand je suis sorti du bureau de mon patron, un mélange de sentiments de peur et de soulagement s’est mis à me faire tourner la tête. Je venais de sceller un pacte avec moi-même; le mois de mars sera celui de la remise à neuf (lire de la remise en forme). J’ai changé mon horaire de travail pour y inclure le gym 5 fois par semaine. Du lundi au vendredi. Bon, je fréquentais déjà le gym 3 fois par semaine depuis 2 ans, mais ça ne servait pas à grand-chose, puisque je buvais mes efforts en fin de journée. Je dois inévitablement accompagner l’entraînement intensif d’une limite drastique au niveau de l’alcool.

Je ne suis pas maso non plus, je me suis permis un écart d’alcool lors de 4 soirées du mois de mars. Elles sont déjà planifiées et les numéros gagnants sont les: 6, 13, 14 et 20 mars. Certains trouveront peut-être que mon pari ne tient plus la route, puisque je me permets ces 4 jours de boire, mais come on, ceux qui me lisent depuis longtemps savent que la restriction n’est clairement pas mon amie! Alors il faut savoir doser!

Ce que je veux dire, c’est que ce ne sera pas facile. Parce que je suis un buveur solitaire. Eh oui, je bois et j’y prends plus de plaisir lorsque je suis seul. Je sais que je ne suis pas une exception dans cette situation. Je dirais même qu’en milieu social, je bois beaucoup moins pour mieux me comporter, mais chez moi, entre mes quatre murs, c’est le party! Reste qu’à 31 ans, il faut savoir choisir le last call!

Voici donc ma tentative, mais surtout mon défi des prochaines semaines. On s’entend que les prochaines 48 heures seront hautes en intoxication, mais ça fait partie de la game! Voyez-vous comment ça me stresse? Je n’arrête pas d’écrire en franglais! ahah!

Dans un autre ordre d’idées, cette nuit, j’ai rêvé que je me défendais. Je me défendais de ne pas avoir écrit une ligne depuis bientôt un an. Je me revois encore, dans les limbes, en train de me justifier en disant «oui, mais mon roman n’est même pas sorti depuis un an encore!». Je me dis donc que cette pause plus calme pourrait être l’élément déclencheur d’un nouveau départ. Je risque probablement de venir écrire ma misère ici beaucoup plus fréquemment. Ça fait partie du jeu!

Bonne fin de semaine à tous. C’est la Nuit blanche, ce week-end! Qu’est-ce que je vais faire? J’attends la nouvelle saison de House of Cards de pied ferme! Ce sera une autre sorte de nuit blanche!

Des nouvelles

Je sais, je sais, je me fais plus discret ces derniers temps. Pas toujours facile de jongler avec la vie quotidienne et ses petits caprices. Je profite de ce petit moment pour vous dire que je vais bien, très bien même.

Bon, la perfection n’existe pas, et je dois avouer que je suis en plein combat contre les kilogras que j’ai pris en trop durant le temps des Fêtes; mais ça n’a rien à voir avec ma gourmandise, c’est plutôt la cheville cassée qui m’a immobilisé et empêché de faire du cardio. Je dois avouer que c’est difficile de reprendre le rythme de cet automne, mais j’attribue cela à la météo… et à un peu de paresse.

La vie est douce et tranquille, sauf dans mes nuits. J’ai recommencé à faire dix mille rêves étranges. J’en suis même à rêver que j’ai déjà écrit mon prochain roman et que c’est excellent haha! Parlant de roman, il m’en reste encore quelques-uns et ils sont à petits prix (voir dans le coin à droite de votre écran pour un achat rapide). On a sûrement dépassé les 600 exemplaires vendus, et j’ai arrêté de compter depuis longtemps.

Ce qui est intéressant, c’est que le temps arrange les choses. J’ai enfin fait la paix avec moi-même et mon passé. Je crois que c’est une excellente nouvelle pour moi. J’ai pris la décision de ranger tout ça dans une petite boîte et de continuer à vivre ma vie comme si ça n’existait plus trop. Je ne renie pas la personne que j’ai été, mais j’ai cessé de plonger dans une nostalgie qui me bloquait dans mon avancement. Un jour ou l’autre, il faut bien passer à autre chose.

Je suis encore en questionnement par rapport à ce blogue. Il ne faut pas m’en vouloir. Passé 30 ans, je n’ai plus aussi envie d’étaler ma vie privée sur la toile. Ma vie se retrouve bien assez dans mes précédents romans 😉

Donc, en résumé, je me sens bien, je vais bien, je suis bien entouré. Plus vraiment par les amis du passé, qui semblent avoir d’autres préoccupations et d’autres activités, mais ça fait partie de la game. Au fond de moi, je sais qui importe et qui n’est plus essentiel. Je n’en veux à personne, je n’ai aucun ennemi et je suis zen. Il ne me reste qu’à me botter le cul pour enclencher le processus d’écriture d’un nouveau roman.

Et encore aujourd’hui, je doute qu’il arrivera. 

Ces moments de silence, suivi de: comment je me suis pété la gueule dans les profondeurs de la STM

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Presque un mois sans dire un mot. J’en ai eu envie quelquefois, puis j’oubliais, tout simplement. Je me suis posé la question, à savoir si ça signifiait que je n’avais plus rien à raconter, si je n’avais plus envie de m’expliquer ma propre vie…

La conclusion est plus subtile (difficile?) qu’une simple rationalisation de mon état. Je vis souvent le même genre de petite descente quand le projet sur lequel j’ai travaillé meurt à petit feu tranquillement. Ce n’est pas la peine de ne plus le vivre; durant ces moments, je me rends compte que j’ai fait le tour, et qu’il faudra éventuellement quelque chose, car l’humain est en constante quête de renouveau. Et ce renouveau, je ne l’ai pas encore retrouvé, et je ne suis pas convaincu que je le retrouverai dans le roman, mais ça, qui sait…

Je pourrais parler de ménage dans ma vie, mais ceux qui importent sont au courant.

Je pourrais parler de mon ex, mais j’en ai fait le tour, même si j’ai vécu tout un lot d’émotions en le croisant dernièrement.

Je pourrais parler de ma vie de couple, parce que je suis en couple avec un homme.

Je pourrais parler des ventes de mon roman, mais elles vont si bien qu’il ne reste que des miettes de livres ici et là.

Je pourrais parler de mon psy, de mes efforts pour atteindre un équilibre alimentaire, de ma manière de contrôler mes mauvaises pulsions en ce qui a trait à l’alcool.

Je pourrais me féliciter d’avoir terminé mon traitement pour cesser la cigarette lundi dernier.

Mais je pense que la vie m’a fait attendre, parce qu’elle ne voulait pas que j’écrive encore. Elle préférait me donner un nouveau défi; soit celui de me casser la gueule dans les profondeurs de la STM.

Eh oui, la STM s’est bien vengée de mes innombrables piques concernant son service et le salaire trop élevé de ses dirigeants. C’est comme si l’entreprise de transport en commun avait planifié une incantation vaudou contre moi. En fait, c’est ce que j’aimerais pouvoir dire, pour me cacher derrière ma connerie humaine, mais j’en suis venu à la conclusion qu’il fallait que j’affronte ma stupidité comme un grand. Car c’est l’un des défis que la vie m’a donné dernièrement. Voici donc le récit qui a chamboulé ma vie en trois secondes…

C’était samedi dernier, en fin d’après-midi, je devais prendre le métro, puis prendre un autobus, puis prendre un train. C’est le chemin à suivre pour se rendre chez mon copain, qui habite, comme j’aime le dire, en campagne. Je n’étais pas en retard. Peut-être un peu juste, mais si la lumière au coin de la rue était restée rouge quelques secondes de plus, probablement que je n’écrirais pas ces lignes aujourd’hui.

J’ai donc dévalé les escaliers roulants de la station de métro, comme je l’ai fait des milliers de fois. Un couple niaisait et prenait son temps devant moi, et j’ai senti l’impatience grandir dans mon ventre. C’est que j’entendais déjà le wagon qui s’en venait à quai. Quand je l’ai aperçu, il était déjà là depuis un bon moment (5 secondes). Je n’avais pas encore entendu la petite musique qui t’annonce, en te narguant presque, que c’est trop tard. J’ai donc dévalé les quelques marches en écoutant cette chanson maudite et en voyant les portes commencer à se refermer. Il me restait trois secondes. J’aurais pu simplement insérer mon sac de gym entre les portes et causer une réouverture, mais tout à coup, le défi était de réussir à rentrer dans le wagon, à y faire passer mon corps en entier. Et je me revois, aux pas de course, propulsant d’abord mon sac devant moi, réussissant à poser un pied à l’intérieur du wagon.

Ce que je n’avais pas prévu, c’était la mince couche d’eau sur le quai. La température douce qui rend la neige en slush, tout ça traîné par les bottes des gens… Mon soulier n’avait rien vu venir non plus, et c’est à ce moment que le glissement s’est produit. D’abord, dès la première fraction de seconde, je me suis étendu de tout mon long dans le wagon; j’ai presque pensé crier « victoire! ». J’aurais eu l’air complètement fou étendu au sol, mais bahhhh, j’avais vécu pire humiliation. Mais lorsque j’ai entendu un «CRACK!» par-dessus la musique de mes écouteurs, j’ai compris avant même de hurler ce qui venait d’arriver. Mon pied gauche, entre le quai et le wagon, dans ce petit espace vide où rien ne devrait s’insérer, à défaut de ne plus jamais le revoir. J’y ai vu mon pied; se tordre, se mutiler, devenir guenille dans un mouvement qui n’avait rien de naturel. Je suis tombé, le pied coincé, et mon propre poids a fracturé ma cheville… c’était inévitable. Et je le savais déjà, alors j’en ai profité pour hurler et sacrer, couché par terre, pendant que le wagon reprenait sa route vers la prochaine station, comme si de rien n’était.

Quand des passagers ont tenté de me toucher la jambe, j’ai tout de suite crié qu’il ne fallait surtout pas, qu’elle était sûrement cassée. Je me suis donc agrippé à deux gaillards, jeunes et beaux d’ailleurs (je l’ai remarqué; c’est bien la preuve que ce n’était pas mon jour de mort haha). Les deux mecs m’ont fait monter à l’étage vers le changeur. L’un a dit: « ça paraît que tu as mal! » C’est là que j’ai compris que je dégoûtais à pleine sueur, en choc traumatique, sur l’adrénaline. J’étais trempé de partout.

Le changeur était une exception à la règle: super sympathique. Il m’a servi de l’eau, m’a donné des essuie-tout pour m’essuyer la face un peu. Je ne voulais pas appeler d’ambulance, car j’étais tout près d’un hôpital. J’ai attendu les policiers du métro; encore deux beaux jeunes hommes gentils. Ils m’ont soutenu dans ma triste marche jusqu’à l’hôpital de l’autre côté de la rue. Et là-bas, une belle attente allait commencer.

Un seul médecin pour voir la pièce entière remplie de gens. Système de santé pathétique. Vraiment. Et la niaiserie encore pire; impossible de passer une radiographie avant que le médecin l’autorise. Ri-di-cu-le. Je savais pourtant que j’avais une fracture, c’était inévitable. Mais non, j’ai dû attendre 4 heures pour voir un médecin cinq secondes qui m’a dit que tout ce qu’il y avait à faire était d’aller faire… une radiographie (nonnn??? Vraiment??!) En observant les méthodes et les règles complètement ridicules de l’hôpital dans lequel je me trouvais, j’ai compris pourquoi le système de santé était ridiculement engorgé. J’en ai d’ailleurs vu de toutes les couleurs durant mon attente.

Je suis sorti vers 22h00 le soir, avec un plâtre temporaire et un verdict que je connaissais déjà au fond de moi: fracture de la cheville gauche. Le médecin n’étant pas capable de lire une radiographie comme il faut, il m’a donné rendez-vous le lundi suivant, afin qu’un radiologiste donne son avis sur la blessure (le technicien m’ayant fait passer la radio ne devant pas être assez qualifié, je suppose).

Je suis sorti de l’hôpital avec une constatation; bon dieu, il ne faudrait pas être sur le bord de la mort et atterrir dans cet endroit! Heureusement, ce n’était pas mon cas, et j’étais bien accompagné de mon meilleur ami Thomas. On a ensuite passé la soirée ensemble. Ça faisait un bail qu’on ne s’était pas vu. J’aurais préféré d’autres conditions, mais la vie ne nous laisse pas toujours le choix. Elle ne lui a pas laissé beaucoup de choix non plus; il a dû me déshabiller pour la pose du plâtre et il a joué au taxi. En poussant mon fauteuil roulant dans le couloir de l’hôpital, on s’est passé la réflexion qu’on ne vivait jamais de moment comme les autres. Nous, on ne vit pas des enterrements de vie de gars ou des mariages; on est surtout là quand l’un ou l’autre est dans la deep shit. C’est ça, la vraie amitié.

Plus tard dans la soirée, Juan est venu faire son tour, complètement saoul, et ça a permis de détendre l’atmosphère. C’était une belle visite. Mon mec est venu me voir le lendemain, puis lundi mes parents sont venus me chercher pour aller passer du temps à la maison familiale. J’ai eu droit à un arrêt de travail jusqu’en janvier, mais comme mon assurance au travail est merdique (pas d’assurance courte durée), j’ai dealé pour pouvoir continuer à travailler de la maison. Je me tape présentement des 12 heures par jour. Mais de toute façon, je n’ai que ça à faire.

Je ne serai donc pas très très sorteux durant le temps des Fêtes. L’an passé, c’était la grippe du siècle. Cette année, c’est l’handicap. J’essaie de prendre tout ça avec un grain de sel. La rengaine «chanceux dans sa malchance » s’applique souvent dans ma vie.

Toute cette aventure me fait réaliser qu’on ne sait jamais quand la vie peut basculer. Sans prendre un ton dramatique, mais… c’est si vrai qu’on ne sait pas quand notre dernier souffle sera venu. Et je suppose que c’est correct comme ça. Je ne peux pas dramatiser la chose, parce que je chignais qu’il ne se passait pas grand-chose dans ma vie dernièrement. Eh bien, voilà le nouveau défi. En fait, il y en a deux; et le plus difficile ne sera pas dans les mouvements, mais bien au niveau de la prise de poids. En arrêt de travail, mais aussi en arrêt de gym (ou du moins de cardio), j’espère que ça ne fessera pas trop fort sur la silhouette. Pour le reste, ce sera un bel indice d’observer qui viendra me voir et qui ne sera pas là. Une autre méthode pour connaître ses vrais amis en soi.

Ce qui est le plus chiant quand on perd l’usage temporaire d’une jambe? SE LAVER! Bordel que c’est un casse-tête! Une chose est certaine en tout cas, je vais économiser de l’argent. Vous imaginez? Je ne peux pas faire d’épicerie, et je ne peux même pas décider d’aller m’acheter une bouteille de vin au coin de la rue.

Sinon, je suis un danger public en fauteuil roulant. Et je suis un danger pour moi-même avec des béquilles (le p’tit Jezus ne serait pas content de m’entendre sacrer de même lol).

Alors voilà! Je vous souhaite un beau temps des Fêtes; plus actif que le mien (ce ne sera pas difficile!). Pour ceux qui cherchent encore mon roman, il reste 19 copies au Québec et 5 copies en France. J’ai aussi deux copies que je peux dédicacer pour ceux qui passent par Paypal (voir les infos dans le coin droit!) Dépêchez-vous 😉

La nouvelle étape

echelons

Fac le 1er septembre est arrivé. Ma dernière journée en tant que mon ancien moi (hey! Faut bien se convaincre hein). Avec le temps, je me rends compte que j’ai toujours été effrayé par le changement. Je sais, je sais, le changement fait souvent peur. Mais j’en suis à un point où ce changement est nécessaire; pour mon équilibre personnel et mental. Osti que ce ne sera pas facile!

Je viens de transférer mon CELI dans mon compte en banque. Tout ça pour payer mes dettes. On me dit que c’est à ça que ça sert un CELI, mais j’avais plutôt envisagé que ça servait à payer un cashdown sur un condo ou une maison, ou à faire un projet de voyage… Bahh… c’est la vie, l’argent, ça part et ça revient (j’espère).

Je recommence le Champix demain. Si vous me sentez dépressif pour les trois prochains mois, vous saurez pourquoi! Inutile de dire que je fume comme une cheminée depuis quelques jours. Je sais que j’ai toujours eu des dépendances. Je suis fier d’avoir réglé la pire (ceux qui ont lu mon roman comprendront), mais j’ai cette tendance de l’extrême qui n’en finit plus de vouloir finir. Ça fait partie de la game.

Mon laptop est mort vendredi dernier. J’ai dû en acheter un nouveau (eh oui, encore de l’argent sur la carte de crédit, comme si j’avais besoin de ça là!). Je viens tout juste de transférer tous mes fichiers importants. Avec mon nouveau portable, il n’y a plus de lecteur CD/DVD. C’est vraiment con. Ça m’a obligé à copier toutes mes archives qui se trouvaient sur CD. Ça m’a aussi obligé à regarder des choses que je n’aurais pas dû revoir. Retour de la spirale vers les histoires passées.

J’ai quand même réussi relativement bien à me libérer de ce passé pour de bon. Mais il me rend nostalgique, évidemment. Pourtant, pas question de m’apitoyer sur mon sort. Changer, c’est aussi rayer de la carte le passé. Et Dieu sait que pour moi, c’est tout un défi.

Mon plus gros problème ces temps-ci, c’est de me donner le go. Le GO pour accepter le changement, pour en finir avec ces soirées embrouillées sous l’alcool et les clopes. Cette fois-ci, c’est un peu comme le dernier appel; si je n’y arrive pas, j’ai bien peur de ne jamais y arriver. Alors, je joue toutes les cartes possibles. Cet automne sera tellement dramatique; on dirait que je peux le sentir. Et pour combler le tout, j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Je les vois déjà d’un très mauvais œil. S’ils sont aussi turbulents qu’aujourd’hui, je vais définitivement m’ennuyer du bébé naissant, qui braillait encore il y a quelques jours! Mais il faut accepter le changement. Le voir de façon positive. I try.

Comme je ne comblerai plus mes soirées d’alcool et de débauches, je vais réellement devoir me trouver de nouveaux passe-temps. Je le sais, ce sera hyper plate au début. Il faudra que je tienne le coup sans flancher. Et il faudra vraiment que je me remette à l’écriture.

Mon dernier roman a fait son temps. Il sera encore en vente jusqu’au 14 septembre environ (dans la plupart des librairies). C’est angoissant. Pas parce qu’on me retire d’une surface de vente; surtout parce que c’est encore le vide depuis la fin de cette aventure. Il faudra recréer, retravailler, souffrir, mais surtout tenter de trouver un filon, une histoire, un drame; quelque chose qui me porte et me pousse vers la création. Ce sera tout un défi après une pause de près de 6 mois.

Mais il le faut. Il le faut pour me sauver de ma léthargie.

Bonne critique dans la revue Sortie

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Voici une excellente critique de Peut-être jamais écrite par Billy Robinson, libraire chez Coopsco. En cliquant sur l’image ci-dessous, vous aurez accès à la revue Sortie dans sa totalité. Bonne lecture!

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Mes 10 nouveaux commandements

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Je sais que je me répète, mais fuck! Ça va bien!

J’en suis à un stade de ma vie où j’ai décidé que je créais moi-même mon bonheur. Eh bien, ça fonctionne très bien! Je suis dans un tourbillon ces derniers temps; le tourbillon du travail et du succès.

Je ne peux m’en cacher, je réussis. Tout ce que j’entreprends depuis 2014 est positif. Je viens d’aller porter la dernière commande de mes romans chez Archambault. Commande finale. Si vous branliez dans le manche, il serait temps d’aller chercher votre copie de «Peut-être jamais»! Vous pouvez communiquer avec moi si vous désirez une dédicace. Mais wow! On y est. Ma dernière boîte de livres, qui se vide rapidement. Si je reviens un an en arrière, je n’y aurais pas cru. Même si les grands médias m’ont boudé et si les artistes que j’avais contactés n’ont pas rempli leur part de marché, je m’en fous! J’y suis arrivé. Par moi-même. J’ai vendu mon histoire, une histoire qui m’a tenu à cœur depuis des années. Une histoire dont je me détache avec légèreté.

J’ai décidé d’appliquer des concepts très simples à ma vie, et j’en ai fait un Top 10. Le voici:

  • 10. Tu n’écouteras plus les commentaires négatifs des autres.
  • 09. Tu travailleras à une hygiène de vie plus adéquate et sans excès.
  • 08. Tu cesseras de te questionner sur ta vie amoureuse. Vis-la, tout simplement.
  • 07. Tu ne t’acharneras pas pour voir des gens qui ne veulent pas de toi.
  • 06. Tu resteras modeste, même si tu fais de l’argent comme de l’eau.
  • 05. Tu mangeras le moins de viande et de produits laitiers possible.
  • 04. Tu seras toujours présent pour les amis qui comptent.
  • 03. Tu oublieras les histoires passées et les regrets.
  • 02. Tu vivras comme tu l’entends, même si tu ne suis pas la «normalité».
  • 01. Tu seras fier de ta vie et de tes 30 dernières années.

 

Mon ex a décidé de m’ignorer! Ben basta! Je m’en balance! J’ai décidé de faire table rase du passé, je n’ai plus besoin de gens qui ne veulent pas de moi dans leur vie. Et ce sera ma nouvelle doctrine de vie; si on ne veut pas de moi, je m’éclipse. Tout simplement. Ça vaut pour les amis, la famille, etc.

Je choisis d’être là où l’on veut que je sois. Pas par obligation, pas par imposition. C’est aussi simple que ça. Je suis rendu au point où je ferme plusieurs chapitres pour de bon. J’ai un moral superbe et je m’accepte tel que je suis, avec mes défauts et mes TOC!

J’ai remplacé les activités néfastes par le sport et le travail. Et je crois que ça me va très très bien. En d’autres mots; criss! Je suis heureux. Et ça, ça faisait au moins 5 ans que ce n’était pas arrivé!

Donc, voilà! Dépêchez-vous d’acheter votre copie papier de mon dernier roman avant que ce ne soit plus possible! Tourlou mes anges!

Chill out man

plage

 

Ça y est. On touche à autre chose, le tournant est définitivement arrivé. Je goûte au bonheur et j’en profite, car on ne sait jamais quand il peut nous être enlevé.

Je ne suis pas habitué aux articles joyeux! C’est quelque chose de nouveau pour moi. Aujourd’hui, j’ai le même feeling que si j’étais sur une plage. Tous mes problèmes (ils sont si petits) n’existent plus. Et non, je ne suis pas sous influence haha!

Je bois bien un petit verre de blanc en écrivant ces lignes, mais je m’en fou! Je suis enfin libre de mon passé. Parce que je l’ai décidé. Parce que la vie m’amène de nouvelles expériences et des gens formidables sur ma route.

J’ai pourtant cette impression de n’être jamais en vacances (même si je le suis présentement). C’est que j’ai un peu trois emplois à la fois ces temps-ci. Celui qui achève, c’est la promotion de mon roman. Les commentaires de lecture continuent d’entrer à profusion; on aime, on veut prendre le personnage principal dans ses bras, on me rappelle que mon livre est trop court, que j’aurais pu continuer des centaines de pages encore. Mais non, ce n’était pas nécessaire. J’ai dit tout ce que j’avais à dire. Et c’est merveilleux, j’en prends conscience simplement maintenant. Après tous les doutes, le cafard, la peur, la crainte d’avoir écrit quelque chose de trop dur, de trop réducteur, de trop coincé dans une petite niche; on envoie valser tout ça; j’ai écrit un roman sur la vie, sur une période de vie plutôt douloureuse, et j’en suis sorti, et le plus beau, c’est que la nostalgie s’est effacée avec la publication. Les idées noires se sont envolées. J’ai accepté la disparition d’un seul être, afin d’en faire entrer plusieurs autres dans ma vie. Et je me sens bien, je ne me suis jamais senti aussi bien depuis des années. I’m fixed.

J’ai recommencé à travailler pour Worldtop, une compagnie qui me tient à cœur, parce que les gens qui la forment sont sympathiques, ouverts d’esprit, heureux d’utiliser Internet et les réseaux sociaux à leur pleine capacité. Et j’ai de la misère à le croire, mais voilà, je fais déjà plus d’argent en une journée que mon emploi principal chez SDL. C’est merveilleux, je voudrais que ça dure pour la vie, et même si je ne me fais pas trop d’illusion, je sais que mon boss est astucieux, qu’il suit la technologie avec intérêt, et qu’au final, il nous proposera toujours quelque chose pour faire plus d’argent, car le but n’est pas secret: le but est de devenir riche. Tout simplement.

Ah oui! Je suis devenu végétarien aussi. Mais non restrictif. Je suis la logique du livre de Allen Carr. Très intéressant, d’ailleurs! Il explique que le but est d’améliorer son alimentation, sans restriction comme avec les régimes. Et honnêtement, ça fonctionne assez bien. De savoir qu’on peut faire des écarts de malbouffe (il inclut la viande et les produits laitiers dans cette catégorie), ça donne l’impression de ne pas être au régime, simplement de suivre le bon gros sens. Je n’ai pas de carences, je me nourris super bien, je me sens plus en forme, même mes cacas sont en santé haha!

Ça fait longtemps que je n’ai pas parlé de bites non plus. Parlons-en! La vie m’amène d’étranges contradictions, mais elle me permet de mieux analyser mes désirs et mes pulsions. J’ai été gâté dernièrement. Vous le savez si vous me lisez depuis longtemps ou si vous avez lu mon roman, j’ai toujours ce rêve de bite parfaite. Je ne répéterai pas ce que la bite parfaite signifie pour moi, je l’ai assez dit. Tout ce que je veux ajouter, c’est que mes rencontres m’offrent de très beaux morceaux, mais ça va plus loin que ça. Je comprends que la bite vient avec le mode de vie. Ça sonne bizarre? Peu importe! Ce que je veux dire, c’est que la bite est attachée à un être (eh oui!) et le mode de vie de cet être me donne beaucoup d’indices sur mes propres désirs de bites! La vie m’oppose deux bites parfaites; celles qui viennent avec les mauvaises habitudes (excès, domination, drogue et relation malsaine) vs celles qui viennent avec le bon gars (respectueux, attentionné, à l’écoute, doux mais actif au lit).

Je me retrouve donc dans des situations opposées; une soirée à faire des lignes avec la bite parfaite, l’autre soirée à me coller et me faire masser par un autre homme à la bite parfaite. Parmi ces expériences, la réponse est déjà là; je n’ai plus besoin de dope pour apprécier ma vie sexuelle. Et ça, ben ça, c’est magique de le savoir. De l’apprécier.

Avec mon état si joyeux, je me rends compte que la seule chose qui me manque vraiment, ce sont les amis. Les « anciens » amis, même si je les considère comme mes amis encore. Le problème vient du fait que j’ai des amis aux agendas ultra booké, ce qui signifie que je vois mes amis selon les dates d’un calendrier. Ce n’est pas très agréable, sauf lors des dates précises où je les vois. Parfois, je l’avoue, quand je regarde mon newsfeed de Facebook, j’observe des gens qui semblent vivre des occasions amicales impromptues, au hasard. Et je l’ai déjà vécu également. C’est ce qui me manque le plus; appeler les amis sans rendez-vous, réussir à les rejoindre et les réunir comme ça, sans avoir besoin de passer par une date de calendrier.

J’ai des amis précoces. Non, ce n’est pas le mot, car qu’est-ce que la précocité? Surtout à notre âge! J’ai des amis en couple, qui préfèrent (évidemment) la vie de couple aux occasions hasardeuses. Je respecte cela. C’est pourquoi j’ai une nouvelle ouverture, pour rencontrer d’autres personnes, pour reformer un cercle plus aléatoire au niveau amical. Pas facile dans la trentaine, je le sais bien. Mais jamais je ne reprocherai à mes amis d’avoir d’autres activités sans moi. Ça fait partie de la game. Je n’ai plus envie de forcer quiconque à me voir. Je n’ai plus envie d’être l’organisateur de soirée où les amis se défileront. Ça ne m’intéresse plus. Je veux suivre la parade, ne plus être l’investigateur. Et ce simple constat m’enlève beaucoup de poids sur mes épaules. Même si je suis à côté d’un métro, les amis trouvent que j’habite loin de la vie active. Alors, soit. Je les verrai bien quand ils le voudront! Mais j’ai cessé d’en vouloir aux amis. Ils ne sont pas la cible. Ils font ce qu’ils peuvent avec le temps dont ils disposent.

Alors voilà; que ce soit au niveau monétaire, artistique, amical, sexuel; tout va bien. Je suis heureux. La drogue ne fait plus vraiment partie de ma vie. Je peux apprécier mon existence sans la brouiller. Parfois, je m’ennuie, mais c’est ainsi. Je travaille plus. Je profite du soleil. Je ne suis clairement pas à plaindre. Ce sera un bel été. Parce que je l’ai décidé.

Et les mots font de la pression. Ils sont là. Ils poussent. Ils veulent que je me lance vers un nouveau projet. Je ne connais pas encore ce projet. Je ne sais pas si je veux le connaître tout de suite. Tout va tellement bien. Pourquoi me mettre de la pression avec un nouveau roman? Probablement parce que c’est impossible de dissocier la littérature de ma vie. Je pense que je suis un conteur. Il me faut quelque chose à écrire. Et même si ça n’a pas rapport avec ma vie, je sens que le prochain projet est plus près que je n’aurais pu le croire. Histoire à suivre!

Bon été à tous! Soyez heureux et chill.

Le meilleur et le pire de Facebook

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Le meilleur et le pire de Facebook, où comment je peux être étonné et irrité à la fois!

Cette fin de semaine, c’était le dernier effort actif de promotion sur Facebook à propos du roman Peut-être jamais. La ligne est mince entre le désir d’écouler mes ventes et celui de me retrouver comme une personne qui harcèle trop sa liste d’«amis». Oui, je mets le mot «amis» entre guillemets, car il faut bien comprendre qu’avec Facebook, on a plusieurs amis quand ils ont besoin de nous, mais le contraire n’est pas nécessairement vrai!

Allons-y donc avec les fleurs dès le départ. Je suis complètement renversé. Je n’en reviens tout simplement pas. Vendredi soir, une idée m’amène à écrire personnellement à ma liste de Facebook, une personne à la fois. Je tente le tout pour le tout, puisque je dois écouler les dernières copies restantes, vestige de mon lancement du 31 mars. Honnêtement, je n’y croyais pas trop. Je me disais que j’allais réussir à vendre 2-3 copies grâce à ces messages personnalisés, mais surprise! Le taux de réponse dans la journée même est vite devenu insoutenable. Je n’arrivais plus à fournir à la demande de renseignements. En plus d’être flatteur, j’ai mieux compris que Facebook faisait vraiment une sélection ambiguë pour l’affichage des pages et statuts (ce qui a été d’ailleurs confirmé dernièrement).

Cela m’a évidemment amené à faire une analyse plus profonde d’une situation qui touche plusieurs artistes (écrivains et autres). Je me suis mis à observer plus attentivement les réponses positives et négatives des «amis» pour arriver à un constat flagrant: j’ai été déjoué dans ma faible anticipation de réponses! En fait, je m’attendais à ce qu’un groupe s’intéresse au livre, plutôt qu’un autre, et c’est tout le contraire qui s’est produit.

Je croyais qu’en tant écrivain, il allait de soi d’encourager nos collègues, mais les réponses reçues font état d’une tout autre réalité. Ce sont les gens qui ne lisent pas à priori qui ont communiqué avec moi le plus rapidement. J’en reste encore ébahi. En quelques minutes, une trentaine de personnes ont voulu commander le roman. Je me suis félicité d’avoir eu l’audace de renvoyer un dernier message.

Et les «collègues écrivains» eux? Tout le contraire. Des excuses banales (j’ai trop de livres à lire) ou pire, des crochets «vu» et aucune réponse. Ça confirme assez bien la logique de l’écrivain égocentrique (lisez-moi, mais je ne vous lirai pas!) En fait, ça me confronte à une réalité que je croyais tout autre: je pensais que le milieu vivait artificiellement en se soutenant mutuellement entre auteurs, mais j’ai vite compris que je faisais fausse route. Les vrais lecteurs ne sont pas écrivains. Les vrais lecteurs ne sont pas des lecteurs à la base. C’est d’autant plus agréable de les voir m’encourager, alors qu’ils ne lisent qu’un ou deux romans par année.

Plusieurs écrivains que je respectais et encourageais m’ont déçu dans leurs réponses. Mais je n’ai pas d’amertume. Au contraire, je les remercie. Maintenant, je sais qui encourager et qui ignorer totalement. C’est un beau service que l’on me rend. Il me fait aussi prendre conscience de l’étendue de Facebook, mais également de ses limites. Un peu à l’image de mon lancement, ceux que je croyais assurément présents n’ont pas été au rendez-vous, et ceux que je n’attendais pas sont venus avec cœur et gentillesse.

Voilà donc le portrait officiel: les écrivains québécois ne se lisent pas entre eux. Ils ne s’intéressent qu’à leur petit nombril. Et, à l’avenir, ce ne sera pas moi qui vais les soutenir non plus! Je leur répondrai avec un grand sourire virtuel que «je les lirai quand leur dernier roman sera en bibliothèque». N’est-ce pas les encourager tout de même? Ça semble être leur logique, alors suivons-là 😉

Je parle de tout ça à la légère et avec le sourire, mais ça me montre bien que le milieu littéraire est un milieu très sombre. Ce n’est pas là que je veux évoluer, ce n’est plus là que je veux atteindre quoi que ce soit. J’écris pour ceux qui ne lisent pas beaucoup, mais qui aiment se plonger dans une histoire qui les bouleversera. Si je peux donner le goût à la lecture à quelques personnes, c’est un défi atteint!

Alors, la conclusion? Vos lecteurs ne sont pas nécessairement ceux que vous pensez! Il y a un monde d’hypocrisie dans le milieu littéraire et artistique, et honnêtement, ça me passe 100 pieds par-dessus la tête. Je n’en ai rien à faire. Je préfère encore que ce soit un ancien ami du secondaire qui achète mon roman plutôt qu’un péteux de brou qui se prétend auteur en ayant publié une nouvelle littéraire inutile dans une revue que personne n’achète.

Au final, je n’ai pas du tout à me plaindre. Je me sens comme un auteur qui souligne son irritation le ventre plein! Certes, passer de 3000 copies vendues à 300 exemplaires vendus pourrait en décourager certains, mais on s’en fout! Mon but reste le même; écouler mes dernières copies de lancement avant le 30 juin. Je suis confiant en mon potentiel (même si je ne connais aucunement mon prochain projet littéraire) et je sais que ce livre pourrait en aider certains.

L’ironie habituelle dans tout cela? Mon roman est un succès en France! Les commentaires que je reçois sont, ma foi, presque perturbants! Quand une jeune femme française m’écrit pour me dire que Peut-être jamais l’a «turné on», je crois que c’est magnifique, que tout est possible.

Je crois au livre papier autant qu’au livre numérique. Chaque texte finit par se faufiler et trouver son lecteur. Que ce lecteur soit un érudit ou un non-lecteur importe peu; je cherche à créer la réflexion et l’émotion. Et en ce moment, j’attends encore la critique négative qui pourrait me dire le contraire. Pour le moment, tout ce que j’entends est au-dessus de mes attentes.

Tout. Sauf ma grand-mère qui semble être affectée par un chapitre de ce texte. Je sens déjà les futures scènes dramatiques à venir…

Parlant de Facebook, si vous lisez, avez lu ou allé lire mon roman Peut-être jamais, n’hésitez pas à l’indiquer directement sur Facebook, section livres!

CHAPITRE 4 : 2006 [MAKING OF]

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L’ÉQUIPE TECHNIQUE

Quand on pense au travail d’une bande-annonce, il faut également songer au travail derrière la caméra. Plus d’une personne ont participé au déroulement du tournage, et elles étaient tous essentielles au processus. Que ce soit au niveau de la caméra, du maquillage, du chronomètre ou même pour les photos du making of que j’affiche présentement, je me dois de remercier toute cette fabuleuse équipe.

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Philippe Franche, DOP             Mathieu Blanchard, Réalisateur               Margaux Davoine, Scripte

0319-jade_nicolas1-MO-LRJade Tousignant, Maquilleuse, en compagnie de Nicolas Gendron

0313-Jade_lili-MO-LRJade Tousignant en compagnie de Lili Gagnon

0310-mathieu_cam-ascenceur2-MO-LRNicolas Gendron regarde une scène précédemment tournée en compagnie du réalisateur Mathieu Blanchard et du caméraman Philippe Franche.

0075-philippe1-MO-LRPhilippe Franche, DOP 

Évidemment, je tiens à remercier chaleureusement le Photographe de plateau, Pierre Cavale, qui n’a bien sûr pas de photo de lui sur les lieux du tournage, puisqu’il était responsable de les prendre. Je lui emprunte donc une photo de lui-même sur son site, www.pierrecavale.com, et j’ai choisi cette photo avec une guitare, car Pierre présentait dernièrement un court-métrage où il a également composer la chanson-titre que vous pouvez écouter et acheter ici!

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Pierre Cavale, Photographe de plateau


 

CHAPITRE 4: 2006

 

 

J’ai choisi la pièce Morning Mist de Sébastien Schuller, parce que, pour moi, cette chanson me ramène sans cesse à l’exil, à cette décision volontaire de partir pour refaire sa vie dans un ailleurs inconnu. Que ce soit pour un laps de temps défini ou pour la vie, il y a dans ce geste un courage et une détermination que je ne peux qu’admirer. Et, il y a la fuite, car elle est inévitable, et souvent, j’ai un peu l’impression qu’on ne sait pas toujours ce qu’on fuit. Mon personnage de Gabriel est un peu dans cette situation, mais cette « fuite » l’aide à en apprendre plus sur sa vie et ses désirs. Cette fuite devient le déclic dans la création de son avenir. Il faut parfois que les gens nous manquent avant de comprendre leur réelle place dans notre vie. La distance créée par le voyage permet ce genre de constatation, une constatation bien plus efficace qu’une rupture, par exemple, qui, elle, n’offre plus de retour vers l’arrière ou de nouvelle chance.

 

This time if it’s hard to describe
How in your strange dreams you soar
You hear this call
On your own
When you stroll away
The wind’s blowing (it’s blowing)
Drives you home
When you stroll away
When you’ve lost trust and faith
What was strong on your mind
The wind’s coming to take you
And it drives you at night
Morning Mist – Sébastien Schuller


 

« Il était soudain tout ce que j’avais toujours souhaité; petit (il ne prenait pas trop d’espace dans le lit), imberbe (sa douceur de bébé me faisait déposer mes lèvres partout sur sa peau) et son sexe, idéal, un contraste démesuré par rapport à la taille de son corps. On aurait dit une déformation, une maladie, un cancer qui aurait poussé pour rejoindre le sol. Quand il se levait pour s’habiller, je le fixais en retenant mon souffle. Puis, c’était plus fort que moi, je devais lui susurrer: «Décalotte-la!» Parfois, il obéissait, mais souvent, il se fâchait. Il me répétait qu’il était celui qui donne les ordres, que je pouvais bien quémander, mais qu’il avait toujours le dernier mot. Tout ce qu’il me disait s’ajoutait à mon excitation déjà prenante. Je buvais ses paroles comme des règles d’autorité que je ne devais jamais enfreindre. Il était roi et maître, mon plaisir devait passer par le sien, car c’était bien là la définition de mon rôle, un rôle qui me faisait ouvrir la bouche et les jambes. Impossible de me refuser à lui. Le désir de le voir nu, la pulsion de le toucher «là», de remonter les doigts vers son gland pour jouer avec l’urètre et tenter de recueillir une goutte de liquide transparent; une victoire bien méritée que je portais directement à mes lèvres, comme s’il s’agissait d’un miel rare. Devant mes gestes, Luc continuait à me fixer d’un regard sévère qui me bouleversait. Parfois, il lançait un sourire satisfait et, s’il ouvrait la bouche pour me dire que je faisais du «bon travail», j’en perdais tous mes moyens.» p. 91 

 

*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau, de Philippe Franche, DOP et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***

LE MAKING OF DE LA BANDE-ANNONCE DE PEUT-ÊTRE JAMAIS (À DÉCOUVRIR DURANT LES ONZE PROCHAINS JOURS!)

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Il ne reste que 11 jours avant le lancement de mon roman Peut-être jamais, et ce genre de « deadline » ramène toujours une espèce d’angoisse chez moi; des souvenirs, de la nostalgie, et un retour vers l’arrière. Au lieu d’écrire des statuts mélos comme j’ai pu le faire dernièrement sur Facebook, je préfère revenir vers quelque chose de plus joyeux. En fait, je viens de recevoir les photos qui ont été prises sur le plateau de tournage de la bande-annonce du roman.

C’était prévisible; de voir des scènes du roman tournées devant moi, ça allait définitivement me mettre à l’envers, ou du moins, me rappeler certains chapitres que j’ai écrits, des scènes parfois très collées à ma propre vie. Je le répète souvent, mais ce roman, c’est un retour de 10 années vers l’arrière, alors je ne pouvais être qu’ému lors du tournage.

Comme certaines prises se présentent en accélérées dans la bande-annonce, c’est aussi une façon d’expliquer les choses, de faire des liens et de partager mon feeling sur tout ce que vous voyez dans la bande-annonce.

À partir d’aujourd’hui, et pour les 11 jours à venir, je vous propose mes impressions sur le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais, mais aussi du contenu exclusif, comme chacune des chansons utilisées pour chaque chapitre, des photos « derrière la caméra » lors du tournage et des extraits du roman. Dès 6h00 du matin chaque jour, apprenez-en davantage sur cette aventure qui aura duré près de 5 ans!

En Europe!

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Ça y est, le roman Peut-être jamais a fait son apparition en Europe!

Les Parisiens peuvent directement aller le chercher sur place, à la Librairie du Québec à Paris, au 30, rue Gay Lussac.

Plus de renseignements: Peut-être jamais à la Librairie du Québec à Paris

Les européens qui désirent acheter le livre peuvent aussi le commander directement de la librairie.

Ceux qui désirent une dédicace de ma part peuvent me contacter ou acheter directement leur copie sur le site de vente du roman, qui se trouve ici: Vente du roman Peut-être jamais de Maxime Collins (dès le 31 mars)

La dernière relecture

Fin
C’est fait.
Je viens de relire mon roman pour la dernière fois de ma vie.

Je relirai peut-être les phrases des dernières corrections pour m’assurer qu’elles sont bien entrées. Mais je n’ouvrirai plus jamais ce livre pour le relire en entier.

J’ai pleuré.
Bien sûr.
Parce que le processus du deuil arrive à sa fin. La vraie fin. Peu importe ce qui se passera avec le texte par la suite, ça ne me concernera plus. Ce bébé que j’ai couvé depuis 5 années déjà, il faut le laisser voler de ses propres ailes.

Le destin de ce livre ne m’appartient déjà plus. Et, je l’accepte.

Il était temps.

Le tourbillon

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J’ai compris aujourd’hui pourquoi je préférais la littérature à la réalisation. Je suis dans un tourbillon complètement fou, je dors 3 heures par nuit, je regarde un projet prendre vie, ce monstre que je traîne sur mes épaules comme un fardeau depuis si longtemps. Ces temps-ci ma vie se résume à faire un casting, trouver des lieux de tournage, trouver des techniciens, des spotlights, des accessoires, une maquilleuse, planifier une logistique au plus simple qui se révèle inévitablement complexe. Et le temps qui tourne. En prime, corriger le manuscrit, encore et toujours; préférer ne pas dormir, parce que je sais que je n’échapperai pas à son visage dans mes rêves.

Je surfe sur une vague qui ne me semble jamais vouloir se briser. Je vois le rivage, mais il est encore loin. Et le temps coule. Encore une fois, je ne peux pas le nier; si ce n’était de l’aide de tous ceux qui gravitent autour de moi, je ne serais pas très loin dans toute cette aventure. Des fois je serais curieux de voir l’avancement de ce projet comme une barre de téléchargement. En est-on à 50%, 60%, 15% ? Au final, je préfère ne pas savoir.

Tout ça me tient occupé. M’empêche de penser à la grande finale. À ce 31 mars qui se pointe doucement, mais sûrement. J’aimerais avancer le temps, voir ce qui sera accompli, ce qui n’aura pas eu lieu. Mais il ne vaut mieux pas. Pour le moment, je navigue sur l’espoir, et malgré le stress, je continue à me dire que tout est possible, que tout peut se réaliser.

Je ne peux pas le nier. Quand la vague aura atteint le rivage, que je serai à quai, j’ai peur. Une légère crainte. La joie de l’accomplissement, mais le gouffre; celui d’être vidé. De ne plus avoir rien à l’agenda. Mais encore une fois, il vaut mieux ne pas y réfléchir. Je préfère me dire que je suis vivant, que je profite des derniers instants avant de pouvoir clore ce deuil qui aura été immensément trop long. Mais bientôt, oui, bientôt, je pourrai me dire que toute bonne (ou mauvaise) chose a une fin.

Pour le moment, le tourbillon continue, l’histoire s’écrit, et je me force le cul pour que ce soit le plus parfait possible. Pour que j’arrive enfin à me dire que je suis fier d’avoir vécu tout cela pour en arriver à «ça». Parce oui, il va falloir être fort en criss pour arriver à assumer et à soutenir ce projet complètement débile. À suivre.

2014

2014C’est avec une certaine joie que je reviens à la vie et vous souhaite une excellente année 2014. On ne se le cachera pas, 2013 a été plutôt merdique dans son ensemble. C’était une année de reconstruction (j’allais dire: un peu comme les 4 précédentes. Mais c’est faux, puisque c’était la première vraie année où je me prenais enfin en main, en décidant d’éliminer mon passé pour de bon).

Pas facile de ne pas replonger dans la nostalgie, cette habitude que j’ai créée moi-même en raison de mon retour vers l’écriture autofictionnelle. Mais c’est ce long parcours qui s’achève bientôt. Ça va bouger ici pendant les 3 prochains mois. Enfin, un peu d’action.

Je n’ai encore aucune idée de ce que je vais réussir. C’est un coup de dés. Un exploit si tout se passe bien comme je l’entends et le vois. Les derniers mois ont été des montagnes russes au niveau professionnel. J’ai avancé pour mieux reculer pour encore avancer et reculer un peu plus. Mais au moins, pas de surplace.

Si tout va bien, si les étoiles sont alignées, si si si et si… il faudrait que je cesse de penser que c’est impossible, que ça n’aura pas lieu, parce qu’en principe, c’est quasiment fait. V0us devriez retrouver un prochain roman de mon cru d’ici maximum trois mois, dans toutes les librairies.

Là, vous me connaissez, je cherche surtout à faire comme j’aime le faire: une vidéo promo pour annoncer la date de lancement et la sortie du roman. J’ai réussi à obtenir la chanson que je voulais utiliser gratuitement. J’ai été surpris de la rapidité (et facilité) de l’acte. J’ai dû remonter jusqu’à Londres pour obtenir une copie signée du directeur de Mute Records (UK). Il faut que je mette des images sur ça à présent. Et il faut le faire vite, parce que dans le meilleur des mondes, ma bande-annonce de roman serait en ligne dès le 1er mars.

J’ai déjà commencé le jeu des médias et de la promotion. Je suis agréablement surpris par les réponses des acteurs, des journalistes, des blogueurs et des critiques. En fait, je suis autant surpris de leur réponse que de leur opinion sur le texte. Moi qui croyais avoir écrit un roman pointu qui n’allait intéresser que quelques âmes dépravées, voilà qu’on me dit que ce livre devrait être un film, que tout le monde peut se lire à travers lui, que le livre est essentiel pour les jeunes et les moins jeunes, qu’ils soient gais ou non. Tout ça me fait sourire, me pousse à assumer la plus grosse autofiction présentée.

Mais avec toute nouvelle offrande, vient aussi le contrepoids d’un départ. Car il le faut bien. À 30 ans, j’ai clairement fait le tour du jardin de l’autofiction. J’ai planté ce que j’avais à y planter, j’ai laissé grandir, envahir et pourrir… je m’en suis éloigné, mais jamais assez longtemps. Et, depuis 5 ans, j’y suis encore, je m’en obsède. Et je dirais que ce n’est pas très bon pour la santé. Je vais dire comme Élizabeth Gilbert (Mange, prie, aime): c’est dans la création fictive que l’écrivain se révèle le plus. Pas dans la semi-autobiographie, et encore moins dans l’autofiction à mon avis. C’est pour cette raison que ce pari est doublement risqué. Parce que ce roman à venir est la dernière pierre de mon cycle autofictionnel. Rien d’autre ne suivra.

Enfin, rien d’autre. Je souhaite bien sûr pouvoir continuer à écrire. Mais tout ce qui sera lié de près à ma vie, à mon expérience, à une certaine recherche de l’identité sexuelle. Tout ça sera mis de côté. Pour toujours. Parce que je n’ai plus l’intention d’explorer le filon. Il m’a dit ce qu’il avait dire. Il m’a fait découvrir les folies humaines, et les désespoirs les plus creux.

Selon moi, pour recommencer à écrire, je devrai changer de style. Carrément. Et peut-être que je n’en serai pas capable. Mais on verra quand le moment sera venu. Je n’ai pas l’intention de me forcer à écrire une histoire qui ne m’intéresse pas. J’espère seulement réussir à écrire une histoire qui saura me captiver, sans qu’elle ait autant d’échos personnels.

Je m’enfonce déjà trop loin pour le moment. Ce qu’il faut retenir. Mon prochain roman sortira fin mars. La couverture est presque terminée. Je suis très satisfait. J’ai trouvé un éditeur. Une petite maison qui publie de l’érotisme. J’ai dû aller là, parce que j’ai bien vu qu’aucune autre maison d’édition n’avait les couilles de publier un texte aussi difficile. Et pourtant, j’ai eu les réflexions d’une trentaine de personnes qui l’ont lu; ce roman captive. Il est lu, en moyenne, en 48h. Pourtant, c’est le plus gros roman que j’aie écrit à ce jour.

Trente personnes qui aiment un livre ne représentent pas la terre entière. Certes. Mais c’est toujours bien mieux que rien. Pour le reste. Faudra assumer. Auprès de la famille, des collègues, des connaissances et des inconnus. Je sais d’avance que la distanciation entre le Je du texte et l’auteur ne se fera pas (et pourtant!) Mais je n’ai pas l’intention de me battre; ça ne ferait que prouver ma culpabilité. Or, je ne suis coupable de rien, sinon d’avoir vécu ma vie comme je l’entendais, en expérimentant et en goûtant à tous les plaisirs possibles, par crainte de ne pas avoir tout fait avant de mourir.

Ah oui, ça s’apelle Peut-être jamais et ça sort le 31 mars.

Auteur 2.0

 

 

Cover PatDion


 

J’allais écrire un long « post » de blogue sur les discussions entourant le prix du livre, les problèmes des librairies et des éditeurs, mais surtout, le calvaire d’un auteur; qui se tape toute la job et qui ne reçoit à peu près rien, mais deux blogueurs ont exprimé exactement ma pensée dans leurs récents écrits.

Premièrement, le chroniqueur Patrick Dion fait un Radiohead de lui-même en offrant son plus récent livre dans une formule « payez ce que vous voulez » pour le format électronique. Le format livre est à 15 $. Tout ça me rappelle mes jeunes années, quand on me traitait de fou en 2001, alors que je vendais le roman « Pile ou Face » dans un genre similaire. J’avais été le premier étonné d’en écouler 300 copies. Ça en faisait des jeunes lecteurs qui me suivaient depuis 1998, avec qui je me suis questionné sur le cul et les relations interpersonnelles, posé là, tout près d’eux sur leur table de nuit. Un petit miracle en soi. Aujourd’hui, ces jeunes sont dans la trentaine comme moi, et je leur souhaite d’avoir compris qui ils étaient vraiment (bonjour l’optimisme!).

Bref! Patrick Dion dit quelque chose de très vrai dans son billet :

«  Je pensais qu’une fois publié, un auteur voyait les portes des maisons d’édition s’ouvrir de façon magique devant lui. J’avais tort. »

 

Je me souviens m’être dit la même chose, au mot près. Je croyais que

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Journée littéraire

Grosse journée littéraire aujourd’hui. Vraiment. Ça faisait longtemps.

 

D’abord, je viens d’envoyer la première partie de mon roman jeunesse à un éditeur. C’était une commande, je n’ai aucune idée si ça va fonctionner ou non, on verra bien. Chaque fois que j’écris un texte, je suis convaincu que ça pourrait aider des jeunes homosexuels, mais c’est difficile de convaincre un éditeur de ça.

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre de refus pour mon roman adulte. Une lettre de refus positive. Je sais, c’est dur à croire, mais je voulais quand même la partager avec vous, parce que ce n’est pas que du négatif. Voilà ce qu’on m’écrit :

 

Contrairement à Osti de fif!, Mauvaises années ne traite pas de la difficulté d’être homosexuel dans notre société contemporaine. L’histoire parle avant tout de la recherche de l’amour, de la compréhension des relations humaines, et avant toute chose, de la recherche de soi. Elle aurait très bien pu être racontée d’un point de vue hétérosexuel : la bisexualité, puis l’homosexualité sont les mondes dans lesquels Gab se perd pour ensuite évoluer, mais ils ne sont en rien la trame de fond. Le thème principal abordé est celui de la relation dominant/dominé, et les conséquences qu’elle peut avoir.

Un récit profond sur le respect de soi-même et la quête de l’équilibre.

 
 

Points positifs

• Excellente connaissance et maîtrise de la langue : grammaire, conjugaison, orthographe, et surtout typographie –> gain de temps pour le réviseur.

• Très bonne plume, qui coule et se lit bien. On ne bute pas à la lecture et c’est le genre de livre qu’on a dû mal à poser quand on le commence.

• Traduit parfaitement bien les sentiments humains en mots.

• Histoire qui entraîne le lecteur et ne le laisse souffler qu’à la toute fin : la tension du drame ne cesse de monter, à en devenir quasiment insupportable. Mais la fin apaisée et sereine est plus que bienvenue : elle permet de ne pas laisser au lecteur un goût trop amer de sa lecture, lui donne de l’espoir et lui permet de fermer le livre satisfait.

• Encourage la réflexion sur un sujet bien plus vaste que l’homosexualité : l’histoire nous fait réfléchir à nos propres attentes de la vie, aux interactions humaines et sociales et à la recherche de soi.

Points négatifs

• Termes sexuels très crus, qui pourraient rebuter certains lecteurs. Important d’en avertir le public auparavant. Cependant, je ne pense pas qu’il faille changer le registre de langue pour autant : le personnage principal évolue dans son monde, un monde dans lequel il est  soumis à son partenaire sexuel et où il accepte et prend même du plaisir à entendre des termes très crus.

• Les scènes de sexe homosexuelles pourraient déranger les lecteurs ayant, à la base, des difficultés avec les relations homosexuelles et le sexe cru.

 

On s’entend que c’est très positif comme rapport. Mais il manque quelque chose; la vente. J’ai parfois l’impression que les maisons d’édition sont frileuses; elles ne veulent pas se risquer dans les thématiques de l’homosexualité. C’est triste, certes, mais bon.

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce texte. En fait, ce qui me fruste un peu, c’est que tout le monde a aimé ça, mais personne ne veut se mouiller.

Histoire à suivre…