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Radiohead – 15 ans plus tard

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Difficile de croire que ça fait déjà 15 ans que j’ai vu mon premier show de Radiohead. La bonne nouvelle dans toute cette histoire? Le t-shirt acheté en 2001 à Oxford en Angleterre me faisait encore parfaitement hier, 15 ans plus tard!

Ne nous excitons pas! Je devais avoir acheté un t-shirt vraiment trop grand pour moi à l’époque haha! Je ne ferai pas de critique du show, puisque pour une fois (si rare, diront certains!) le groupe a joué tout ce que j’avais envie d’entendre. Pas de temps mort. Quasi un sans-faute. Et pourtant, c’est la première fois que je ne pleurais pas lors d’un show de Radiohead. Les temps changent, je suppose. Même pas une petite larme sur Reckoner ou Let down! Ce n’est pas une question de fierté. C’est peut-être dû à l’environnement festif d’Osheaga. C’est peut-être aussi parce que j’ai enfin avancé dans ma vie. Je ne suis plus stuck between pieces (la pognes-tu?)

Je suppose qu’avec le temps, je deviens plus zen. Ou je lâche prise. Enfin. C’est quand même étrange de ne plus avoir de petit hamster qui court de désespoir dans sa tête. Pas que je m’en ennuie, loin de là, mais toujours cette impression de vivre plus intensément dans la douleur.

Être heureux et léger, ça s’apprend. Souvent à la dure. Oh, j’ai encore des petits problèmes à régler, mais bon Dieu qu’ils semblent minces à comparer à il y a quelques années.

C’est drôle, car chaque fois que je vais voir un show de Radiohead, on dirait que ça marque une étape importante dans ma vie, une étape de changement. C’était mon 9e show en 15 ans, je ne peux plus dire qu’on ne change pas! C’est sûr qu’on ne pas tout contrôler dans notre vie. Surtout pas les autres. Je l’ai appris difficilement, mais là je le comprends mieux. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais pour le moment, je ne m’en tire pas si mal. Je déteste écrire ce genre de phrase noir sur blanc, parce que souvent les lendemains après avoir écrit ça, ça devient super apocalyptique! Je préfère dire que tout est relativement parfait, même si rien n’est jamais parfait.

Je n’écris plus. Je sais, je sais, c’est triste. Mais je me rends compte avec les années que je dois vivre avant d’écrire. Je ne pense pas m’en sortir; il faut toujours que je m’inspire de mon vécu pour mettre en scène des livres qui me plaisent. On ne peut pas vivre et écrire à la fois. Certains sont capables. Il semble que ce ne soit pas mon cas. J’accepte le tout. Je ferai probablement un autre défi de NanoWrimo en novembre, histoire de terminer un 2e roman que j’avais commencé l’automne passé. Pour ce qui est de celui qui repose présentement, les chances sont minces. Ça parle de prise d’otages, et tous les événements qui se déroulent dans le monde ne me donnent pas vraiment envie de continuer le récit. On verra bien s’il ressort du tiroir un jour.

Il me reste encore une dizaine de romans à vendre, je ne pense pas en faire imprimer d’autres. Je les garde pour l’événement du 12 août. J’espère que vous ferez votre part (que ce soit avec mon livre ou non) pour acheter un roman québécois ce jour-là!

Roman en vente PARTOUT dans le monde

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Bonne nouvelle pour les lecteurs francophones qui ne vivent pas au Canada! Il est maintenant possible de vous procurer un exemplaire papier dédicacé de Peut-être jamais PARTOUT dans le monde!





Passez votre commande dès aujourd’hui en utilisant Paypal!
Revoyez la bande-annonce du roman [version remixée par Muse]

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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L’événement «j’achète un livre québécois» et autres réflexions

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Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le 12 août est la journée pour encourager les auteurs québécois. Évidemment, vous pouvez acheter des livres québécois à l’année, mais le faites-vous?

Tant mieux si c’est le cas! Mais pour ceux qui n’achètent pas souvent de romans québécois, voilà votre occasion de soutenir les auteurs d’ici. Bien sûr, je vais prêcher pour ma paroisse et vous suggérez de mettre la main sur l’une des dernières copies de mon roman Peut-être jamais. Vous avez encore l’occasion d’acheter une copie dédicacée par la poste, ou vous pouvez vous rendre dans un Renaud-Bray, Archambault ou Coopsco pour obtenir votre copie papier. La version numérique est aussi en vente chez iTunes, Amazon ou Kobo.

Nous vous encourageons à vous prendre en photo avec votre roman et à publier le tout sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter en utilisant le mot clé #LittQc

Je sens la fin qui approche, et je dois avouer que je suis très satisfait. Mon roman aura survécu plus de trois mois dans les librairies (le temps moyen pour la durée de vie d’un livre québécois).

Cette finale m’amène aussi à réfléchir à la suite. Je ne veux pas me mettre de pression, mais je commence à me questionner pour tenter de me motiver un peu pour la suite. Je n’ai aucune idée de ce que l’avenir me réserve niveau littéraire, mais on verra bien ce que la vie me réserve.

C’est un peu dans cette optique que j’ai décidé de continuer à vivre ma vie. À 30 ans, je me rends compte qu’on ne peut pas faire autrement. J’ai compris… non, j’ai accepté, que les gens passent dans nos vies, nous accompagnent un certain moment, puis s’en vont. Que ce soit pour un malentendu, en raison d’un conflit, simplement à cause du temps qui sépare ou même par la mort, il est utopique de croire que ceux qui sont présents en ce moment le seront jusqu’à la toute fin. Il ne faut pas le voir d’une façon dramatique, il faut simplement accepter le fait.

L’humain est avant tout un animal, avec des sentiments et une certaine intelligence, certes, mais nous nous comportons tous de la même façon. On quitte les gens, on rencontre de nouvelles personnes, la roue tourne et le cycle continue jusqu’à notre finalité.

Une fois que ce concept est compris (et accepté), l’existence paraît soudainement plus douce, moins difficile à surmonter. La raison est simple; on cesse de s’accrocher au passé. Certaines relations, dont on ne croyait pouvoir se passer, n’étaient placées sur notre chemin que pour nous faire apprendre, comprendre, grandir, guérir, etc.

Ce ne sont pas toutes nos relations interpersonnelles qui restent au même stade durant la vie. Nous évoluons tous vers un but, rarement précis, mais le chemin est un but en soi. Il est tout à fait normal que des gens se détachent et ne nous suivent pas sur la même route.

J’ai perdu beaucoup de gens que j’appréciais durant les deux dernières années. J’ai souvent eu le réflexe de prendre un ton dramatique, de me plonger dans la mélancolie et de chercher à en savoir plus sur les raisons d’un tel abandon. Mais je faisais fausse route. Quand quelqu’un nous quitte, il faut simplement laisser aller. Et on ne sait jamais, cette personne pourrait revenir dans nos vies. Ou pas. Mais on sera déjà quelqu’un d’autre de toute façon.

C’est un peu le même feeling que de rencontrer de vieux amis du secondaire qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Souvent, un petit malaise plane. Ces gens que l’on avait placés dans une boîte à souvenirs ne ressemblent plus à l’idée que l’on avait d’eux à une autre époque. C’est la même chose avec les ex. Quand on les croise par hasard, le petit malaise est là. Persistant. Notre raison nous pousse à dire que la personne en question a changé; elle n’est plus la même, le lien partagé a disparu. Mais souvent, cette personne n’a pas changé, c’est simplement la distance et le fait de vivre autre chose avec d’autres gens qui nous indiquent la triste réalité des choses: certaines relations sont passagères. Certaines proximités, aussi intenses soient-elles, ne peuvent durer sur une longue ligne du temps.

Chaque rencontre peut se terminer comme un amour d’été. Quand la saison nous quitte, on en vient à se demander si on a vécu autant de complicité, si tout ça n’était pas un baume de notre inconscient qui reconstruit les souvenirs comme il en a bien envie.

Je ne cherche plus la vérité derrière mes échecs relationnels. Je préfère rationaliser le tout, me dire qu’une personne a été importante pour une certaine étape de ma vie, et son travail fait, elle s’en va ailleurs, pour réaliser un travail similaire avec quelqu’un d’autre. Et je représente probablement la même chose pour des gens que je ne vois plus non plus. It’s part of the process.

Une fois cette maxime bien comprise. Qu’en reste-t-il? D’abord, il y a ceux qui sont toujours là, ceux qui ne nous ont pas encore quittés malgré toutes ces années. Ce sont les plus importants, les plus essentiels. Puis, il y a les autres; ceux qui nous ont fait sourire, qui nous ont fait jouir, qui nous ont appris à devenir meilleurs ou à comprendre pourquoi nous n’étions pas si bons lors d’une certaine période.

Vivre est un long apprentissage. Je fais confiance au hasard et au destin, mais surtout aux personnes qui partagent un court moment ou un long moment sur mon chemin.

Je vous souhaite une belle fin d’été. À ceux qui sont encore à mes côtés, mais aussi à ceux qui ont, un jour, croisé mon amitié.

Toutes les informations pour se procurer Peut-être jamais