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Les phases

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Mes chers amis, d’abord, je m’excuse pour le peu de mises à jour ici. Je suis pris dans un tourbillon de vie très intense, duquel j’ose espérer me sortir en mai… seulement.

Ces dernières semaines ont été charnières, parce qu’elles m’ont fait grandir. Encore un peu plus. Pas que de bonnes nouvelles, certes, mais beaucoup de positif. La plus grosse problématique, c’est qu’il m’est de plus en plus difficile de parler de moi-même aussi librement que je le faisais jadis. Et puis, ça devient égocentrique à la longue, non?

Je vis une période faste. Mais rempli de questionnements (ça, ça ne change pas!), ce qui est nouveau, c’est surtout les prises de décisions que je dois effectuer dans les prochains mois. On pense que notre vie sera un long fleuve tranquille dans la trentaine, eh bien, on a tout faux. C’est comme si je devais faire des choix obscurs qui sont garants de mon avenir. Mais c’est peut-être moi qui mets trop l’accent sur les répercussions de chaque petit mouvement de vie.

J’en parlais avec mon psy dernièrement; je suis dans plusieurs phases, comme la lune; où l’on mélange deuils et maturité. Je sais, je sais, la vie est faite d’une suite de petits deuils, c’est ce qu’on appelle l’évolution. Il faut savoir oublier des gestes, des pratiques, des moments, des anciens amis… 2016 sera définitivement la fin de plusieurs chapitres, à commencer avec un grand morceau; celui de mon appartement. Ça peut paraître étrange pour certains, mais depuis 4 ans, j’ai accumulé tant de souvenirs dans mon antre. Ce n’est pas le lieu qui importe vraiment, c’est plutôt la mémoire des gens qui sont venus le partager avec moi. Je me rappelle 2011, quand je suis débarqué ici, dans ce petit espace agréable et nouveau. Je traînais encore des histoires, des douleurs, des déceptions. On en traîne toujours, peu importe où l’on pose ses pieds. Mais il s’agissait d’un grand pas pour moi. Après deux échecs amoureux; prendre la chance d’un renouveau, essayer de se libérer des démons du passé. Tout ça s’est passé relativement bien, puis mal, puis bien, puis mal.

Bientôt, je laisserai cet espace derrière moi. Je tenterai l’inconnu. Je m’approcherai encore un peu plus de ce moment «adulte» que j’ai tant voulu repousser malgré tout. Mais à force de repousser l’évidence, on devient une caricature de la personne que l’on voudrait être.

Dans ce lieu, plusieurs hommes sont passés. Peu sont restés. Même chose pour les amis. D’une année à l’autre, ce n’est jamais pareil. On crée des liens, on en brise d’autres. Ça fait partir du vécu. J’ai longtemps cru que j’étais une mauvaise personne; parce que j’ai rarement été complètement heureux de vivre. J’apprends peu à peu à ne plus m’en faire. À me dire qu’il y aura toujours quelque chose d’autre. Il le faut. Sinon, on meurt.

Mon psy dit que je n’ai pas assez de fun. Que le seul plaisir qui semble me convenir vient des nombreuses substances qui ont parsemé mon chemin. Je travaille sur mon cas. Par phase. Et c’est un peu ma thématique de 2016; une phase par mois. En essayant de ne pas trop stresser, d’éviter la pression. Pas facile. Je suis quelqu’un qui me réfugie sans cesse dans le plaisir rapide; celui qui se consomme et s’oublie dès le lendemain. Mais peu à peu, mon but est d’éliminer ce genre de plaisir néfaste à ma vie. Je n’ai pas encore tous les moyens ou toutes les solutions pour réussir à me protéger de la nostalgie et du présent. J’y travaille, certes, mais j’ai une propension à revenir vers l’arrière, à toujours trouver que c’était mieux avant. Parfois, je me dis que je fais erreur, que de quitter mon petit nid pas cher et confortable, pour me cribler de dettes et d’insécurités, n’est pas la solution ultime. Mais j’ai vécu un déclic dernièrement: il faut avancer. Il faut foncer vers cette peur de l’inconnu, au risque de se péter la gueule, évidemment.

Les prochaines semaines seront des semaines cruciales pour mon avenir. Et je haïs cela, dans la mesure où je sais très bien que dès que l’on fait des plans, la vie se charge de faire dévier notre trajet pour nous amener vers un autre chemin. Je tente de ne pas me faire d’attentes, de ne pas trop organiser tout ce qui s’en vient, mais c’est fou, je pourrais dresser une liste de 20 items que je dois planifier prochainement. C’est même beaucoup plus angoissant que la publication de mon dernier roman. Il y a des coups de dés hasardeux, et il y a de la planification à effectuer, mais vous le savez, plus on planifie, moins ça se passe comme on l’espérait. Je dois être superstitieux, je préfère m’attendre au pire, même si je sais que le pire pourrait être encore pire et me surprendre.

Il m’arrive de plus en plus de me questionner, comme ça, en me demandant si toutes ces actions vont voir le jour, si je ne mourrai pas avant d’un accident banal. J’admire les gens qui se croient prédestinés. Parce que je n’arrive pas à me visualiser dans une simple vie, dans la simplicité du quotidien. On dirait qu’il y a toujours une faille, un mais si

Même si le prochain roman avance, je m’interroge sans cesse. Qu’est-ce que j’essaie de dire? Qu’est-ce que je ne saisis pas dans cette histoire, dans ces personnages? C’est la première fois que j’ai tant de recul devant un texte. Peut-être parce qu’il n’est pas écrit au «Je». Peut-être parce que cette histoire concerne les autres, et pas moi tout à fait directement. Quoique…

Ça m’a fait bizarre quand Renaud-Bray m’a annoncé qu’il ne restait que deux exemplaires de mon livre à vendre. Même chose chez Archambault. Même un rabais de 50% avec le code JAN1650 chez Kobo jusqu’au 31 janvier… Ça m’indique que c’est la fin d’un chapitre plus grand encore. Et pourtant, je continue sans cesse à recevoir des commentaires de lecteurs (ce que j’apprécie au plus haut point). Mais de plus en plus, c’est comme si on me parlait d’un livre qui ne me concerne pas. Il a maintenant sa propre vie, il n’existe plus dans mes veines. Il raconte le passé, et ce passé n’est plus présent. Encore un petit deuil, un tout petit.

Je ne deviens plus adulte. Je suis adulte. Et cette constatation me fige, me fout la chienne, vient jouer dans mon cerveau de jeune adolescent attardé. Je ne fais que penser à la suite, à ce qui s’en vient, et quand j’ai un peu trop peur, je cherche le plaisir facile. Ça crée des conflits, en moi, avec les autres. Ça me fait douter de chaque petit choix. Et puis, tout à coup, je me frappe métaphoriquement; je me dis que c’est ça vieillir. On a beau croiser notre passé; que ce soit des anciens amants au supermarché ou à la bibliothèque, que ce soit des anciennes connaissances qu’on ignore dans le métro (que pourrait-on se dire?) ou que ce soit simplement des hasards qui nous rappellent que nous n’avons plus 20 ans. Tout ça devient angoisse. Tout ça donne le goût de se réfugier dans ce qu’on connait le mieux. Et pourtant, je travaille à me sortir de ce cycle. Mais il n’y a rien de facile.

Pour que ce soit facile, il faudra passer l’étape des deuils. Faire en sorte que le passé n’existe plus. Qu’il soit un roman, une histoire, une page écrite et déchirée.

Encore aujourd’hui, je considère que j’ai eu de la chance. D’abord, de me sortir des habitudes vicieuses, ensuite d’avoir réussi à créer à partir des pires moments. Il ne me reste qu’à cesser de vanter ce passé qui était loin d’être rose. Mais le défi, il est là; se sentir bien dans le moment présent, sans chercher le regret à travers la nostalgie et les gens qui nous ont percutés de plein fouet plusieurs années avant.

J’ai laissé tomber les résolutions. J’ai laissé tomber les countdown. Être adulte, c’est apprendre à assumer ses décisions; faire face à ses choix, même si le résultat n’est pas celui qu’on attendait. Ouais, voilà. On en est là. Et la liste est longue. Je ne sais toujours pas si, une fois les éléments de cette liste rayée, je serai plus heureux. Mais une chose est certaine, j’aurai essayé.

On s’en reparlera au mois de mai.

Dans le Fugues cette semaine

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Cette semaine, j’ai accordé une entrevue à Samuel Larochelle pour le magazine Fugues à propos de mes déboires avec la censure de Facebook concernant ma bande-annonce pour mon roman Peut-être jamais.

Quelle surprise (ironie); je me rends compte que je suis loin d’être le seul dans ma situation! Facebook censure beaucoup plus que l’on pense, mais surtout, il semble y avoir une fixation contre les images ou vidéos à caractère homosexuel. Est-ce représentatif de la société d’aujourd’hui? J’ose espéré que non, mais je ne suis pas dupe. Je sais qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour éduquer les gens, même ceux qui ont un pouvoir décisionnel.

De mon côté, la relation avec Facebook s’est envenimée. Las de toujours contrôler et supprimer mes publicités, le réseau social a décidé de bannir toute publication de vidéo sur ma page d’auteur. C’est vraiment honteux de leur part. Mais je ne peux pas y faire grand-chose. Je perds des ventes de 200$ par jour environ, car la publicité était vraiment payante au niveau des ventes de roman. C’est très triste, mais comment réussir à se battre contre un géant? J’invite tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Facebook à partager la bande-annonce sur leur page et à acheter mon roman, si le coeur vous en dit 🙂

Je croyais terminer les ventes avec mes derniers exemplaires, mais Archambault m’a demandé de nouvelles copies, nous sommes donc retourné en réimpression pour une sixième fois en un an! J’ai déjà atteint mon but depuis longtemps avec ce livre, je continue parce qu’il y a de la demande, mais je dois avouer que je suis un peu fatigué de ne pas réussir à atteindre les gens en raison de ma bande-annonce banni sur ma page. Mais on ne lâche pas! Après tout, je ne serai pas le premier auteur que l’on aura voulu mettre à l’index!

Tous les renseignements sur mon roman et la bande-annonce se trouve sur www.peut-etre-jamais.com!

Librairie du Square

crédit photo: Radio-Canada

Françoise Careille – Librairie du Square

Pour les personnes de Montréal qui ne désirent pas passer par les grandes chaînes comme Archambault ou Renaud-Bray, vous pouvez visiter La Librairie du Square (3453 Rue Saint-Denis), une librairie indépendante fort agréable, tenue par Françoise Careille, qui vend quelques exemplaires de Peut-être jamais!

Tournage de Peut-être jamais.

 

Bande-annonce [REMIX] du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from M2014 on Vimeo.

Le 1er et 2 février 2014 avait lieu le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais. Il vous est encore possible d’acheter votre exemplaire papier en utilisant PayPal à la droite de l’écran, en vous rendant sur www.maximecollins.com, en le commandant sur Amazon (Canada/Europe) ou en visitant Renaud-Bray. Vous pouvez également vous procurez une copie numérique sur Amazon, Kobo, Fnac, iTunes ou directement ici.

 

Ce qu’il en reste [mise à jour]

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MISE À JOUR DES DERNIERS STOCKS!
 

On approche terriblement vite de la fin des ventes de Peut-être jamais. Pour un roman qui devait durer maximum 3 mois sur les tablettes, je peux dire mission accomplie! Après 9 mois en vente, aucune librairie n’a effectué de retour précoce. Dans le milieu de l’édition québécoise, c’est somme toute un bel exploit, et c’est surtout signe que mon plan marketing n’était pas illusoire, et, peut-être aussi, que le roman était pas mal haha 😉

Ceux qui n’ont pas eu encore la chance de se procurer le livre peuvent encore le faire à certaines adresses précises que je vous donne ci-dessous. Je le redis; ce sont les derniers stocks, il n’y a pas de retour de librairies. Voici donc la liste et le nombre de livre en stock en date du 18 novembre:

 

 

Vous pouvez bien évidemment cliquer sur les liens de ces librairies pour commander le roman par Internet afin de le recevoir par la poste. Pour ce qui est des 4 exemplaires en ma possession, il suffit de m’écrire ou de faire votre achat directement à la droite de cet écran ou sur www.maximecollins.comPremier arrivé, premier servi.

Vos commentaires!

Aujourd’hui, j’ai reçu un xième commentaire à propos de mon roman Peut-être jamais. Ça m’a donné le goût de présenter les commentaires reçus sur Facebook. La plupart sont très bien! Mais il y a toujours des cons dans la vie…

Le commentaire qui m’a fait penser à écrire ce topic vient de Eddy, qui m’écrit ceci:

Je vous envoie un Mail pour vous remercier pour ce roman, qui est riche en émotion, qui arrive à associer la sexualité et l’amour sans problème ! C’est un des meilleurs romans que j’ai eu l’occasion de lire. En regardant la bande-annonce la première fois, Je m’étais dit que c’était un livre un peu basé que sur le  » sexe « . J’ai acheté le livre et je l’ai lu en 2 jours ! Puis j’ai regardé la bande-annonce une deuxième fois. Vous avez réussi à faire la bande-annonce parfaite, avec du suspense, et qui donne envie de regarder! Encore une fois, merci pour ce roman et bravo pour avoir fait un roman aussi touchant !

Des commentaires de ce genre, j’en ai reçu des centaines, et j’en suis très reconnaissant! En voici d’autres, venant de Facebook!

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Évidemment, il y a toujours des connards dans la vie qui ne vivent pas en 2014. Même si j’essaie de calmer mes propos, c’est difficile de ne pas répondre en les envoyant chier!

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Bref, parlez s’en en mal ou en bien, mais parlez s’en à ce qu’on dit! Ce qui me dépasse, c’est qu’encore des gens parlent de la religion pour justifier leurs propos homophobes. Quelle tristesse! Mais je n’en ai rien à foutre!

Il me reste 10 copies à vendre! C’est fou! Je ne pensais pas que le roman allait s’avérer un si grand succès!

Aussi; beaucoup de gens me demandent si j’ai écris d’autres romans. Bien sûr! Pour ceux qui ont adoré Peut-être jamais, je leur suggère d’acheter le roman précédent (soit l’adolescence de Gabriel, qui se nomme Alexandre, dans le roman Pile ou Face!). Vous pouvez obtenir tous les détails de mes romans (et les commander) ici en version papier ou ici en version numérique.

 

Roman en vente PARTOUT dans le monde

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Bonne nouvelle pour les lecteurs francophones qui ne vivent pas au Canada! Il est maintenant possible de vous procurer un exemplaire papier dédicacé de Peut-être jamais PARTOUT dans le monde!





Passez votre commande dès aujourd’hui en utilisant Paypal!
Revoyez la bande-annonce du roman [version remixée par Muse]

Bande-annonce du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from Maxime Collins on Vimeo.

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L’événement «j’achète un livre québécois» et autres réflexions

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Pour ceux qui ne le savaient pas encore, le 12 août est la journée pour encourager les auteurs québécois. Évidemment, vous pouvez acheter des livres québécois à l’année, mais le faites-vous?

Tant mieux si c’est le cas! Mais pour ceux qui n’achètent pas souvent de romans québécois, voilà votre occasion de soutenir les auteurs d’ici. Bien sûr, je vais prêcher pour ma paroisse et vous suggérez de mettre la main sur l’une des dernières copies de mon roman Peut-être jamais. Vous avez encore l’occasion d’acheter une copie dédicacée par la poste, ou vous pouvez vous rendre dans un Renaud-Bray, Archambault ou Coopsco pour obtenir votre copie papier. La version numérique est aussi en vente chez iTunes, Amazon ou Kobo.

Nous vous encourageons à vous prendre en photo avec votre roman et à publier le tout sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter en utilisant le mot clé #LittQc

Je sens la fin qui approche, et je dois avouer que je suis très satisfait. Mon roman aura survécu plus de trois mois dans les librairies (le temps moyen pour la durée de vie d’un livre québécois).

Cette finale m’amène aussi à réfléchir à la suite. Je ne veux pas me mettre de pression, mais je commence à me questionner pour tenter de me motiver un peu pour la suite. Je n’ai aucune idée de ce que l’avenir me réserve niveau littéraire, mais on verra bien ce que la vie me réserve.

C’est un peu dans cette optique que j’ai décidé de continuer à vivre ma vie. À 30 ans, je me rends compte qu’on ne peut pas faire autrement. J’ai compris… non, j’ai accepté, que les gens passent dans nos vies, nous accompagnent un certain moment, puis s’en vont. Que ce soit pour un malentendu, en raison d’un conflit, simplement à cause du temps qui sépare ou même par la mort, il est utopique de croire que ceux qui sont présents en ce moment le seront jusqu’à la toute fin. Il ne faut pas le voir d’une façon dramatique, il faut simplement accepter le fait.

L’humain est avant tout un animal, avec des sentiments et une certaine intelligence, certes, mais nous nous comportons tous de la même façon. On quitte les gens, on rencontre de nouvelles personnes, la roue tourne et le cycle continue jusqu’à notre finalité.

Une fois que ce concept est compris (et accepté), l’existence paraît soudainement plus douce, moins difficile à surmonter. La raison est simple; on cesse de s’accrocher au passé. Certaines relations, dont on ne croyait pouvoir se passer, n’étaient placées sur notre chemin que pour nous faire apprendre, comprendre, grandir, guérir, etc.

Ce ne sont pas toutes nos relations interpersonnelles qui restent au même stade durant la vie. Nous évoluons tous vers un but, rarement précis, mais le chemin est un but en soi. Il est tout à fait normal que des gens se détachent et ne nous suivent pas sur la même route.

J’ai perdu beaucoup de gens que j’appréciais durant les deux dernières années. J’ai souvent eu le réflexe de prendre un ton dramatique, de me plonger dans la mélancolie et de chercher à en savoir plus sur les raisons d’un tel abandon. Mais je faisais fausse route. Quand quelqu’un nous quitte, il faut simplement laisser aller. Et on ne sait jamais, cette personne pourrait revenir dans nos vies. Ou pas. Mais on sera déjà quelqu’un d’autre de toute façon.

C’est un peu le même feeling que de rencontrer de vieux amis du secondaire qu’on n’a pas vus depuis longtemps. Souvent, un petit malaise plane. Ces gens que l’on avait placés dans une boîte à souvenirs ne ressemblent plus à l’idée que l’on avait d’eux à une autre époque. C’est la même chose avec les ex. Quand on les croise par hasard, le petit malaise est là. Persistant. Notre raison nous pousse à dire que la personne en question a changé; elle n’est plus la même, le lien partagé a disparu. Mais souvent, cette personne n’a pas changé, c’est simplement la distance et le fait de vivre autre chose avec d’autres gens qui nous indiquent la triste réalité des choses: certaines relations sont passagères. Certaines proximités, aussi intenses soient-elles, ne peuvent durer sur une longue ligne du temps.

Chaque rencontre peut se terminer comme un amour d’été. Quand la saison nous quitte, on en vient à se demander si on a vécu autant de complicité, si tout ça n’était pas un baume de notre inconscient qui reconstruit les souvenirs comme il en a bien envie.

Je ne cherche plus la vérité derrière mes échecs relationnels. Je préfère rationaliser le tout, me dire qu’une personne a été importante pour une certaine étape de ma vie, et son travail fait, elle s’en va ailleurs, pour réaliser un travail similaire avec quelqu’un d’autre. Et je représente probablement la même chose pour des gens que je ne vois plus non plus. It’s part of the process.

Une fois cette maxime bien comprise. Qu’en reste-t-il? D’abord, il y a ceux qui sont toujours là, ceux qui ne nous ont pas encore quittés malgré toutes ces années. Ce sont les plus importants, les plus essentiels. Puis, il y a les autres; ceux qui nous ont fait sourire, qui nous ont fait jouir, qui nous ont appris à devenir meilleurs ou à comprendre pourquoi nous n’étions pas si bons lors d’une certaine période.

Vivre est un long apprentissage. Je fais confiance au hasard et au destin, mais surtout aux personnes qui partagent un court moment ou un long moment sur mon chemin.

Je vous souhaite une belle fin d’été. À ceux qui sont encore à mes côtés, mais aussi à ceux qui ont, un jour, croisé mon amitié.

Toutes les informations pour se procurer Peut-être jamais

Mes 10 nouveaux commandements

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Je sais que je me répète, mais fuck! Ça va bien!

J’en suis à un stade de ma vie où j’ai décidé que je créais moi-même mon bonheur. Eh bien, ça fonctionne très bien! Je suis dans un tourbillon ces derniers temps; le tourbillon du travail et du succès.

Je ne peux m’en cacher, je réussis. Tout ce que j’entreprends depuis 2014 est positif. Je viens d’aller porter la dernière commande de mes romans chez Archambault. Commande finale. Si vous branliez dans le manche, il serait temps d’aller chercher votre copie de «Peut-être jamais»! Vous pouvez communiquer avec moi si vous désirez une dédicace. Mais wow! On y est. Ma dernière boîte de livres, qui se vide rapidement. Si je reviens un an en arrière, je n’y aurais pas cru. Même si les grands médias m’ont boudé et si les artistes que j’avais contactés n’ont pas rempli leur part de marché, je m’en fous! J’y suis arrivé. Par moi-même. J’ai vendu mon histoire, une histoire qui m’a tenu à cœur depuis des années. Une histoire dont je me détache avec légèreté.

J’ai décidé d’appliquer des concepts très simples à ma vie, et j’en ai fait un Top 10. Le voici:

  • 10. Tu n’écouteras plus les commentaires négatifs des autres.
  • 09. Tu travailleras à une hygiène de vie plus adéquate et sans excès.
  • 08. Tu cesseras de te questionner sur ta vie amoureuse. Vis-la, tout simplement.
  • 07. Tu ne t’acharneras pas pour voir des gens qui ne veulent pas de toi.
  • 06. Tu resteras modeste, même si tu fais de l’argent comme de l’eau.
  • 05. Tu mangeras le moins de viande et de produits laitiers possible.
  • 04. Tu seras toujours présent pour les amis qui comptent.
  • 03. Tu oublieras les histoires passées et les regrets.
  • 02. Tu vivras comme tu l’entends, même si tu ne suis pas la «normalité».
  • 01. Tu seras fier de ta vie et de tes 30 dernières années.

 

Mon ex a décidé de m’ignorer! Ben basta! Je m’en balance! J’ai décidé de faire table rase du passé, je n’ai plus besoin de gens qui ne veulent pas de moi dans leur vie. Et ce sera ma nouvelle doctrine de vie; si on ne veut pas de moi, je m’éclipse. Tout simplement. Ça vaut pour les amis, la famille, etc.

Je choisis d’être là où l’on veut que je sois. Pas par obligation, pas par imposition. C’est aussi simple que ça. Je suis rendu au point où je ferme plusieurs chapitres pour de bon. J’ai un moral superbe et je m’accepte tel que je suis, avec mes défauts et mes TOC!

J’ai remplacé les activités néfastes par le sport et le travail. Et je crois que ça me va très très bien. En d’autres mots; criss! Je suis heureux. Et ça, ça faisait au moins 5 ans que ce n’était pas arrivé!

Donc, voilà! Dépêchez-vous d’acheter votre copie papier de mon dernier roman avant que ce ne soit plus possible! Tourlou mes anges!

De retour après une petite pause

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De retour après un peu plus d’un mois de promotion. Retour sur les dernières semaines.

Il s’en est passé des choses depuis quelque temps. Au niveau professionnel, au niveau personnel aussi. Des histoires joyeuses, d’autres histoires moins joyeuses. Parlons d’abord de mon livre (oui, encore!), mon but ultime est atteint depuis longtemps. Je voulais vendre 100 copies, c’est chose faite, les attentes sont même dépassées. Ce ne fut pas facile. On peut presque dire que dans ce monde virtuel, j’ai choisi le mauvais métier. C’est fou comme les gens ne considèrent plus la lecture comme un passe-temps. Dommage, mais il faut s’adapter au marché. Il faut aussi être zen avec cette expérience. Et je crois que ça y est, je le suis.

J’ai dû en achaler une coupe sur mon Facebook, et je m’en excuse, mais parfois, il faut forcer la chose pour « réveiller » les paresseux. J’ai donc dû utiliser la méthode de l’envoi postal à de nombreuses reprises (une centaine de fois au minimum!). Après, c’est une histoire de relation entre deux personnes. Si toute cette aventure m’a appris une chose, c’est d’abord celle de l’amitié. J’ai retrouvé des amis grâce à ce livre. Des amis que je croyais loin, mais des gens pour qui je comptais plus que je ne le pensais. Je me suis mis une gang d’écrivains à dos; ce sont des choses qui arrivent. On ne peut jamais dénoncer sans recevoir les conséquences de nos actions (de nos écrits). Au final, les personnes qui comptent m’auront encouragé dans cette histoire. Les autres n’ont aucune importance. J’ai également perdu quelques amis. Enfin, je pensais qu’ils étaient des amis, mais j’ai eu des preuves tangibles que je m’imaginais des choses. Ça fait partie de la vie aussi.

C’était donc mon entrée dans le « vrai » monde adulte. Comprendre qu’il ne faut rien attendre des autres. Que personne ne nous doit rien, peu importe ce que nous leur avons apporté dans leur vie. Ça va, je passe l’éponge. À 30 ans, un ménage s’imposait. Je ne dirai rien non plus sur les « artistes » avec qui j’ai communiqué. Ils ont d’autres choses à faire que de lire. Dommage. Mais véridique. Pas de rancoeur. De la déception pour certains qui étaient près de moi. Mais en général, je connais ma chance et j’en suis reconnaissant.

J’avais l’intention de devenir un « vrai » adulte au mois d’avril. C’est un échec total. Tant au niveau de l’alcool, des excès ou de tout ce que je pensais faire pour être plus sage. Il paraît que le 30 ans est le nouveau 20 ans. Je n’aurais jamais su si bien dire!

Ma mère a lu mon livre. Commentaires positifs. Quelques « craques » sur mon ex. Mais ça va; elle y avait bien droit. La confrontation avec ma grand-mère a aussi eu lieu. En cinq minutes, tout au plus. J’ose espérer qu’elle a compris que ce roman ne la concernait pas. Une de mes tantes y est allée de commentaires maladroits, mais ça fait partie de la « game ». J’ai reparlé avec mon ex, aussi. Ça ne va pas trop bien pour lui. Je m’inquiète. Même si je sais que ce n’est pas ma place.

Je suis encore en questionnement à propos d’un nouveau projet. Je me rends compte que plus l’on vieillit, plus il est difficile de se lancer dans l’écriture, de l’assumer sans douter. Je me demande si je dois nécessairement être dans une période de souffrance pour écrire. J’espère que non. Mais ça, l’avenir nous le dira.

Il me reste 92 livres à vendre. Je sais que la mort de mon livre sera dictée le 30 juin prochain. Le temps file vite. J’aimerais me donner le défi de vendre ces copies pour atteindre le maximum de gens. Peut-être que c’est utopique, mais j’ose encore y croire. On verra bien!

Critique de L’Ivre de Lire

Livre de lire - Critique Peut-être jamais Maxime Collins

Critique du roman « Peut-être jamais » sur le blogue de L’Ivre de Lire.

Extrait:

« C’est un roman qui m’a fait du bien, car, même s’il est parfois particulièrement dur, il m’a aussi
parlé d’amour : d’un amour fou et incroyable, un amour qui peut certes être destructeur, mais qui,
aussi, nous aide à dépasser les moments difficiles pour, toujours, aller de l’avant et se réinventer. »

J’aime

LE MAKING OF DE LA BANDE-ANNONCE DE PEUT-ÊTRE JAMAIS (À DÉCOUVRIR DURANT LES ONZE PROCHAINS JOURS!)

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Il ne reste que 11 jours avant le lancement de mon roman Peut-être jamais, et ce genre de « deadline » ramène toujours une espèce d’angoisse chez moi; des souvenirs, de la nostalgie, et un retour vers l’arrière. Au lieu d’écrire des statuts mélos comme j’ai pu le faire dernièrement sur Facebook, je préfère revenir vers quelque chose de plus joyeux. En fait, je viens de recevoir les photos qui ont été prises sur le plateau de tournage de la bande-annonce du roman.

C’était prévisible; de voir des scènes du roman tournées devant moi, ça allait définitivement me mettre à l’envers, ou du moins, me rappeler certains chapitres que j’ai écrits, des scènes parfois très collées à ma propre vie. Je le répète souvent, mais ce roman, c’est un retour de 10 années vers l’arrière, alors je ne pouvais être qu’ému lors du tournage.

Comme certaines prises se présentent en accélérées dans la bande-annonce, c’est aussi une façon d’expliquer les choses, de faire des liens et de partager mon feeling sur tout ce que vous voyez dans la bande-annonce.

À partir d’aujourd’hui, et pour les 11 jours à venir, je vous propose mes impressions sur le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais, mais aussi du contenu exclusif, comme chacune des chansons utilisées pour chaque chapitre, des photos « derrière la caméra » lors du tournage et des extraits du roman. Dès 6h00 du matin chaque jour, apprenez-en davantage sur cette aventure qui aura duré près de 5 ans!

Tournage, ça y est

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Ça y est. Dans quelques heures, le tournage de « Peut-être jamais » se déroulera. J’en suis aux derniers préparatifs, et je dois dire que c’est excitant et angoissant à la fois. Je ne sais toujours pas ce qui se passera avec la vie de ce roman après l’avoir envoyé dans le « monde public », mais pour l’instant, je n’ai pas le temps d’y penser. Ce qui m’importe, c’est que tout se passe bien. Mais je connais les tournages, et je sais que c’est un rendez-vous vers l’inattendu. Chaque fois.

Un ami me faisait remarquer que « putain! Tu imagines, tu vas voir ce que tu as créé dans ta tête se dérouler devant toi! ». Oui, c’est bien vrai, c’est déjà un accomplissement en soi. Je me demande comment je vais réagir d’ailleurs. C’est tout de même un peu étrange d’affronter des scènes qui se produisaient dans ma tête, dans mon imaginaire, hors de mon cerveau, vivant devant moi. Et, il y a beaucoup de sexe.

Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi. Pourquoi je suis né avec ce questionnement identitaire, avec cette vision de la vie qui fait en sorte que le sexe a une importance primordiale dans une existence. Quand j’entends des gens dirent que le sexe n’est pas important dans leur couple, je n’arrive pas à y croire. Je me dis qu’il doit y avoir une attente, une déception, quelque chose qui fait en sorte que le « cul » ne prenne pas autant d’importance. Loin d’en faire une obsession, je dois tout de même reconnaître que c’est d’abord la sexualité qui crée les relations de couple. Pas de bon sexe, pas de vie commune. Il me semble que ça va de soi, mais certaines personnes veulent peut-être se cacher la vérité.

Mon but est de rester zen. Respirer et expirer. Je sais que des problèmes vont se produire, des complications, des trucs de logistiques, des promesses de gens non-respectées; tout ça fait partie de la « game » du tournage, faut « dealer » avec. Il faut le prendre avec un grain de sel, se dire qu’on va faire le tournage le plus parfait qu’on imagine. Ça me stresse, mais ça n’a pas d’importance.

Résultat au début du mois de mars, si tout va bien. Le temps file, la promotion s’enligne. On ne sait jamais vraiment quel sera le résultat. Mais le but premier, c’est que je continue de croire que ce roman peut intéresser les gens, mieux encore; il peut répondre aux questionnements et aider. C’est tout ce qui compte. Après tout, je n’ai jamais écrit dans le but de plaire à un public précis. Et ce texte sera une belle preuve de ce que j’annonce. On joue sur les doubles standard; un récit moderne qui ne plaira pas à tous. Je l’accepte, et je l’assume. Oui, c’est vraiment tout ce qui compte. 

Lundi matin, je sens que je serai essoufflé. Fatigué aussi. Mais je pourrai me dire que c’est fait. Une autre pierre viendra s’ajouter à ce projet, à cette chose qui sort peu à peu de moi pour devenir un inconnu à mes yeux; un objet qui ne m’appartient plus.

La dernière relecture

Fin
C’est fait.
Je viens de relire mon roman pour la dernière fois de ma vie.

Je relirai peut-être les phrases des dernières corrections pour m’assurer qu’elles sont bien entrées. Mais je n’ouvrirai plus jamais ce livre pour le relire en entier.

J’ai pleuré.
Bien sûr.
Parce que le processus du deuil arrive à sa fin. La vraie fin. Peu importe ce qui se passera avec le texte par la suite, ça ne me concernera plus. Ce bébé que j’ai couvé depuis 5 années déjà, il faut le laisser voler de ses propres ailes.

Le destin de ce livre ne m’appartient déjà plus. Et, je l’accepte.

Il était temps.