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Bonne Saint-Valentin (lol)

Bonne Saint-Valentin aux couples! Du moins, aux couples qui s’aiment encore des deux côtés haha!

Non, pas de drama aujourd’hui! Je vais faire cela très bref, parce qu’il n’est pas question de faire pitié. J’en ai ma claque anyway. Je sais que je déverse souvent toute ma mélancolie ici; celle qui ne représente en rien ce que je suis réellement. Un beau personnage.

Bref, pas de flafla. Je dis bonne Saint-Valentin aux couples heureux, qui doivent représenter 5 % de mon lectorat lol. Je vais même y aller avec une philosophie clichée; la vie est un train où tu continues ton chemin pendant que des gens embarquent et débarquent de ton wagon. Tadam!

Si j’ai appris quelque chose dernièrement, c’est que la séduction vaut toujours mieux que le cadenas du couple. Yeah, I know… pas joyeux comme réflexion.

Ce serait pathétique de dire que la Saint-Valentin me ramène vers l’arrière. Je pense plutôt que je prends cette excuse de cette « fête » pour revenir vers l’arrière. Nuance. 

Ma raison me dit: ceux qui t’ont déjà aimé sont loin dans leur vie, loin dans leur propre but, loin de toi.

Ceux qui t’ont déjà aimé jadis ont fait table rase, n’existent plus. C’est à peine si nous allons revenir dans les rêves de ces gens-là.

Et, la plupart du temps, je réussis à m’en convaincre. Mais dans ces moments qui devraient être animés et remplis d’amour, je ne peux que regarder vers l’arrière. Aucune analyse sur mon bien-être ou si j’étais vraiment heureux. Aucune importance. Car, ce qui reste dans le cerveau est égoïste. Il relate toujours le meilleur des autres, les doux souvenirs, les petits cadeaux et le sexe fabuleux! Peu importe ce que représentait notre salaire ou notre triste condition de vie jadis.

J’apprends un peu plus chaque jour que les gens qui sont débarqués de notre train n’ont plus aucune destination semblable à la nôtre. C’est un dur apprentissage. Surtout avec les putains de réseaux sociaux; qui nous rappellent que notre jadis vit encore aujourd’hui. (Et évidemment, s’épanouit totalement sur Facebook, comme une petite parure, un petit velours, une petite réussite de son triste parcours).

Et malgré tout, je reste fier. Fier de ceux qui ont embarqué dans le train, qui ont voyagé pendant plusieurs stations. C’était beau, c’était bon. Jusqu’à la catastrophe. Celle qui arrive toujours. Celle où tout le monde survit, mais sans nous.

Quelle est ma plus belle réussite en ce premier anniversaire de célibat?

Probablement d’être beaucoup plus terre à terre, ou à tout le moins, conscient que ma propre nostalgie doit être freinée; parce qu’elle est fausse. C’est de voir l’autre heureux qui nous ramène à notre propre misère. C’est de voir l’être perdu tout en étant épanoui qui nous ramène à notre propre mal-être. C’est de voir l’autre heureux, tout simplement, sans nous, sans qu’il ait besoin de notre aide, de notre soutien, de tout ce qu’on pensait qu’il n’aurait jamais pu se passer dans sa vie.

C’est ça, le choc. Observer de loin la réussite d’un autre qui a connu un certain succès sans même qu’on ait levé le petit doigt. Observer la réussite d’un autre qui n’a plus besoin de nous. Observer la réussite d’un être qui se ment peut-être, mais qui, au final, réussira toujours à se mentir quand il pense à son passé. À notre nous. Notre moi uni. Oui, à cette personne qu’il a finalement quittée. Celle qui aurait tant voulu de cette nouvelle renaissance; celle qui sera destinée à un autre; au prochain, au suivant.