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La vie adulte qui te rentre dans face

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Eh bien, eh bien. Je sens que je me répète un peu, mais voilà, je n’ai pas beaucoup de temps à investir dans ce blogue. La raison est simple, je suis devenu un fucking adulte. C’est triste à dire dans un sens. Peut-être positif dans l’autre. Je ne sais pas, je suis encore en train de jauger toutes les répercussions de ma vie.

Avec un condo à payer, des factures qui s’accumulent, seulement quelques exemplaires de roman à vendre; on dirait que j’ai perdu le fil. Je m’éloigne de l’écriture, et, même si je trouve tout cela très malsain, je ne peux qu’en venir à une simple conclusion: il faut du temps pour écrire, mais surtout, il faut avoir quelque chose à dire. Ce qui n’est pas mon cas présentement. Non pas que je n’ai plus d’idées de roman, mais c’est comme si avec les années, je me rendais de plus en plus compte que mon rêve d’adolescence s’épuisait. D’ailleurs, il n’avait jamais été très solide, parce que j’ai souvent cherché la gloire avant la littérature.

Je pense que je me sentirai toujours un imposteur dans le domaine littéraire. J’ai beau avoir 6 romans de publiés derrière la cravate, j’ai toujours l’impression d’être au point A. J’essaie de minimiser la chose en me disant que lorsque j’aurai quelque chose à dire/écrire, je prendrais les moyens nécessaires pour y arriver.

Mais pour l’instant, en travaillant 55 h par semaine, je ne trouve plus le temps pour rien. J’ai compris ce qu’était le capitaliste malsain: soit perdre ses libertés afin de payer une hypothèque. Évidemment, je dramatise un peu. Même si j’ai plusieurs tâches à accomplir, même si je manque cruellement de temps à cause du travail, je crois qu’il y a (qu’il y aura) toujours une petite voix en moi qui va me hurler qu’il ne faut pas cesser l’écriture.

Mais, c’est difficile. Dans le sens où mes désirs de la vingtaine ne sont plus ce qu’ils sont maintenant dans la trentaine. Ce n’est pas que je ne veux pas, c’est surtout que je suis épuisé par le travail. On cherche tous à améliorer son sort. C’est humain. Et le sacrifice est humain aussi. On ne peut pas être mentalement à plusieurs endroits à la fois. C’est la triste réalité.

Et pourtant, je vais bien. Je dirais même que c’est tranquille. Terminé les grands questionnements de vie, terminé les souffrances atroces par rapport au passé. Je continue dans la vie, je fonce. J’essaie d’améliorer mon sort. On essaie tous d’améliorer son sort.

Je dirais que mes amis sont plus tristes que moi. Certains encore ancrés dans la dépendance, d’autres qui continuent de fréquenter les mauvaises personnes, et il y a ceux dont je ne pourrais dire, car le temps qui passe équivaut souvent à l’éloignement.

Je ne sais pas encore tout à fait quoi penser de mon été. Tranquille est le mot qui me revient sans cesse. J’ai vu ceux qui comptaient sporadiquement, et c’est comme si je connaissais déjà l’avenir. On ne peut plus être aussi perspicace que dans notre jeunesse. Chacun maîtrise à peu près son temps, ses envies et sa vie. Une chose est certaine, les événements se transforment, les amitiés changent, et plusieurs n’évoluent pas vers un bon chemin. Je suppose que ça fait partie de la vie.

Quand j’étais jeune et que je questionnais mes parents au sujet de leurs amis d’enfance, je n’arrivais pas à comprendre que seul le temps pouvait les distancier. Je m’imaginais de grands drames, des disputes, des ruptures douloureuses… mais avec les années, je comprends que l’on ne peut être maître de ce qui se produit dans la vie des autres. C’est peut-être mieux ainsi.

Mon copain n’arrête pas de me répéter qu’il faut s’entourer de relations saines et positives. Je commence à y croire de plus en plus. Avant le drama me faisait vivre, ou en tout cas, je sentais que je vivais plus en raison des situations intenses qui se produisaient dans ma vie ou autour de moi. Je suppose que vieillir entraîne une chose que je ne pourrais expliquer; il vaut mieux être entouré de gens simples et aimants, plutôt que de complications et de drames.

Je dois l’avouer, me sentir zen me semble étrange, surtout par rapport aux autres. Je suppose que je trouve mes complications dans le travail et les relations professionnelles. J’adore mon travail, mais beaucoup d’obstacles se dressent sur mon chemin. Des décisions difficiles seront sûrement à venir. Je tente de faire confiance au destin. Je sais, je sais, je suis peut-être naïf.

Tout ça est peut-être l’une des raisons de mon silence ici. Il n’y a rien à dire, sinon que de raconter les déboires de mes amis et connaissances. Je ne pense pas que ça leur plairait. Pour le reste, même si j’en arrache financièrement, tout ce que je peux dire, c’est que tout va bien. J’ai fermé beaucoup de portes. Je continuerai à en fermer dans les prochains mois.

Maintenant, je comprends mieux ce que me racontaient mes parents.

La pub en question

Il faudrait peut-être avertir la société Multi-Prêts que c’est assez out en 2013 d’utiliser des animaux dans les pubs. Sérieusement, ça fait très 2012. Fido, Telus et compagnie ont déjà saturé le marché (et ils ont d’ailleurs compris, ils se font plus discrets). Même la pub chiante de Subway avec le petit singe ne me semble plus passer dans notre petit écran.

C’est quand même paradoxal qu’une entreprise de pub propose un concept avec le seul animal disponible et n’ayant pas apparu à la télé: le paon. C’est encore plus étonnant que le bureau Marketing de cette société ait accepté le concept. Complètement dépassé. Un ton décalé. On fait vraiment de l’humour premier degré pour parler de possibilités hypothécaires?

 


L’explication du « remodelage du positionnement de marque » me fait sourire; j’ai l’impression qu’on m’explique 1+1=2.

«Notre mandat était de développer un symbole capable de bonifier les valeurs de la marque mais surtout d’illustrer clairement son offre sur le marché de par son statut de leader en courtage hypothécaire», explique Marc-André Trépanier, vice-président stratégie-conseil chez CARTEBLANCHE. «Le paon est devenu la manière iconique la plus forte d’illustrer le statut de courtiers ayant accès à une multitude de possibilités hypothécaires pour leurs clients.»

«C’était important que le sigle puisse évoquer un éventail de possibilités et que le grand public puisse saisir ce que peut concrètement représenter pour eux de faire confiance à un courtier hypothécaire», précise Sylvain Raymond, directeur de la créativité stratégique chez CARTEBLANCHE. «Le plumage du paon est donc devenu un outil communicationnel complémentaire qui matérialise l’accroche publicitaire «Déployez vos possibilités hypothécaires.» (extrait tiré du Bulletin Grenier).

Eh bien! Bon succès à vous. Mais selon moi, vous arrivez 2-3 ans en retard sur les autres.

Ça m’amène au concept de l’humour et des humoristes en publicité. Je trouve que c’est un pari fort risqué pour un humoriste de se lancer là-dedans. On l’a vu, ça peut parfois fonctionner (Martin Matte, Louis-José Houde ou encore André Sauvé dans Telus, tiens! Telus, ils ont lâché les animaux! On voit bien un tigre à la fin, mais il pourrait ne pas être là et ça ne changerait rien), mais parfois, c’est un flop total qui rend mal à l’aise. Ça passait déjà très limite avec Jean-Thomas Jobin pour ses annonces d’assurances. Là, Yves P. Pelletier (que je respecte et adore) se retrouve à jouer un humour qu’il n’a probablement que revêtu pour le chèque de paie en fin de compte (il faut bien vivre). Même chose avec Réal Béland, qui, oui, certes, joue un personnage, mais qui n’attire pas ma sympathie pour Harvey’s (peut-être parce que je ne suis pas le public visé des Boys).

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Pour finir, voici un exemple de publicité simple et pas cher qui réussit encore à me faire sourire, même si le concept a déjà été utilisé mille fois. Pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple. C’est un peu le résumé de la pub, mais également du message que la compagnie d’assurance essaie de passer. (C’est quand même spécial que la plupart des compagnies dont je parle en sont d’assurances et d’hypothèques, ça décrit bien le travail que ce genre de société doit faire pour atteindre son auditoire).

 


Il est rendu où Michel Goyette? lol
 

Je sais que sur le Facebook de Bélairdirect, certaines personnes trouvent le concept ringard, mais j’aime beaucoup mieux ce genre de parodie que de voir un Yves P. Pelletier créé un malaise qu’il n’endosse pas réellement (c’est du moins l’impression qui s’en dégage). Je crois surtout que les gens chialent sur Facebook parce que Bélairdirect n’a pas encore compris le Marketing Web et l’importance d’un gestionnaire de page Facebook. Les grandes entreprises qui ne l’ont pas encore fait devraient commencer à se réveiller drastiquement. Le Web est là pour rester. Facebook et Twitter ne peuvent plus être considérés comme une mode. Oui, ça vaut la peine de payer un 40k à 50k pour un bon gestionnaire de communauté. Ça rapporte.