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Amours plurielles

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Il n’y a pas à redire, même si la cause contre l’homophobie est loin d’être gagnée, pendant qu’une exposition de photos dans un parc subit la haine de certains radicaux imbéciles à Toulouse, en France, au Québec, ce même genre d’exposition peut avoir lieu dans un collège! Je sais qu’on a toujours été un peu plus à l’avance par rapport à notre niveau de tolérance à Montréal, mais je dois avouer que j’ai été charmé par cette petite expo dont les clichés ont été pris par Marianne Braunwell (avec la collaboration de Béatrice Noël et d’Amélie-Shuka Gadbois-Blanchette).

J’ai beaucoup aimé l’idée du projet, soit de mettre en avant-plan les élèves et les professeurs d’une école qui jouent très bien le jeu des amours plurielles devant la caméra (alors que la plupart des acteurs ne sont pas gais ou lesbiennes). Ces jeunes (et moins jeunes) ont sûrement dû démontrer beaucoup d’ouverture pour accepter de se mettre dans cet état de vulnérabilité, mais au-delà du risque posé, il y a surtout un naturel et une poésie qui se dégagent de tous ces clichés.

Une exposition qui nous amène à nous poser plusieurs questions sur la tolérance et la différence, et c’est terriblement d’actualité ces derniers jours, alors que l’on semble vivre dans un monde qui accorde beaucoup trop d’importance à la peur de l’Autre et de l’inconnu.

Je dois avouer que ma partie favorite de l’exposition a concerné une présentation sur cubes où l’on voit Tous les matins du monde en compagnie de Charles-Alexandre Brazeau Robinson et de Charles-Antoine Garneau.

Ce qu’il y a de beau, ce sont aussi leurs témoignages par rapport à cette expérience :

« Cela ne me dérangeait pas de poser pour Amours plurielles, je supporte la cause et je rendais service à une amie. C’était drôle, car je n’avais jamais vécu ce genre d’expérience, mais disons que c’était assez gênant au début, mais on s’habitue. » Charles-Alexandre Brazeau Robinson

« J’ai accepté ce projet, car je trouvais cela intéressant et que je trouvais que c’était une opportunité pour montrer qu’être homosexuel ce n’est pas mal. C’était assez malaisant lors de la prise des premières photos, mais plus qu’on en prenait plus on était à l’aise. » Charles-Antoine Garneau

Vous pouvez retrouver toutes les photos et divers textes concernant ce beau projet sur le site http://amoursplurielles.com.

 

 

 

Avancer

condo

La vie est parfois très très lente, puis lors de certains moments, tout s’accélère et on comprend souvent tout ce qui nous ralentissait autant.

Ce n’est pas qu’il ce soit passé des choses extravagantes dans ma vie au cours des dernières semaines, mais c’est simplement le relent des expériences passées et le recul de certains événements qui m’ont fait accélérer dans ce que je peux considérer mon nouveau point de départ.

Je dois l’avouer, ma dernière entrée de blogue a fait jaser plus que je ne le croyais. Comme quoi, il suffit d’écrire quelques mots comme masturbation, sperme et homosexualité pour sonner une cloche chez les gens et se propager sur la toile. Je prends note!

En fait, ma dernière entrée a été écrite à chaud, en revenant de la soirée où j’avais rencontré Jean-François (roman Pile ou Face, et un peu au début de Peut-être jamais pour ceux qui suivent mes écrits). Enfin, «rencontré» est un grand mot. Croiser du regard serait plus approprié. Je crois que c’est extrêmement libérateur d’avoir vécu cette soirée. Malgré mes mots maussades qui ont suivi.

Pourquoi au juste? Parce que ça m’a permis de relativiser sur mes amours passées. Depuis quelque temps, je sens le détachement complet se faire à propos de mon passé, et je dois avouer que c’est l’une des premières fois de ma vie que je vis ce genre de feeling. Ne plus en avoir à foutre ne veut pas dire nécessairement oublier tout ce qui a précédé, mais au moins, émotionnellement, en faire le deuil et régler tout ça une fois pour toutes. C’était déjà chose faite avec le premier amour depuis longtemps, mais c’était plus difficile avec mon ex. Pourtant, à présent, je me sens libre. Je sais, je sais, je suis un mec de cycle, et ça me prend environ 5 ans pour en finir avec l’histoire d’avant, et j’accepte ma lenteur (chacun son rythme dans les deuils).

J’ai enfin compris qu’il n’y a plus rien à faire quand on ne peut plus rien retirer d’une relation. Je suis Scorpion. Je m’attache aux gens et je ne les laisse que rarement partir, à moins que ce soit ma propre décision. Évidemment, la vie nous joue des tours et comme on ne peut pas contrôler les gens, j’ai parfois souffert du départ de certaines personnes. Mais j’en suis venu à me dire que, dans le fond, j’ai eu tout ce que je désirais avec mes anciennes relations. Il n’y a plus rien à retirer de tout ça. Et s’il y a quelque chose qui me frustre (et qui me permet de tirer la plogue plus facilement), c’est bien de me faire ignorer ou de me faire rayer de la vie de quelqu’un sans autres explications.

Et c’est exactement ce qui s’est passé avec mon ex. En quelque sorte.

J’ai toujours dit que la meilleure preuve d’amour, ce n’était de ne jamais attacher quelqu’un à nous. Et je continue dans mon exploration de cette maxime. Par contre, mon côté scorpion n’accepte que très rarement de reprendre quelqu’un qui m’a jeté. Je l’ai déjà fait, et ça ne m’a qu’amené du négatif. J’ai donc naturellement décidé de classer cette histoire pour de bon. Il n’y a plus rien à tirer de tout cela depuis longtemps de toute façon. À force d’avoir voulu aider des gens qui ne se rendent pas compte de tous les efforts qu’on met pour eux, on perd l’intérêt. Et c’est exactement ce qui s’est produit. Je reprendrai donc mon franglais de ma dernière entrée: I don’t care anymore.

C’est fou comme c’est libérateur. Je me dis que j’avais peut-être besoin d’un nouveau projet pour m’éloigner de toute cette noirceur. Présentement, c’est le projet de condo qui m’en demande beaucoup. En 2014, le projet de roman m’en demandait encore plus, mais il était relié de façon malsaine à cet ex. Aujourd’hui, plus rien ne nous relie, et le cordon semble officiellement coupé. Alors, je lui souhaite la meilleure des chances dans sa vie. Et je me tourne vers le présent et l’avenir.

Ces derniers jours, j’ai capoté un peu. Je n’avais pas compris qu’acheter un condo neuf demande tant de prises de décisions. C’est quasiment comme avoir une entreprise privée. Et comme je ne suis pas un grand amateur de design et que je ne connais rien aux tendances cuisine et salle de bain, je dois dire que l’aventure s’est vécue en montagnes russes! Mais, ce soir, tout a été décidé. Et j’assume assez bien mes choix. Reste à voir comment ça se transposera une fois réalisé, mais ça… c’est à suivre… en avril prochain!

Voilà donc ma nouvelle aventure à court terme. Comme vous commencez à me connaître, vous savez que j’aime me la jouer dramatique. Donc, je n’arrête pas de pousser mes craintes, du style: «je vais faire faillite!», «je vais haïr ça», «le promoteur va me crosser, je le sens», «mais dans quoi je me suis embarqué?», etc, etc, etc. Mais ça fait partie de la game, et il faut simplement que je me calme les nerfs. Après tout, ce n’est que du matériel et du cash. Vaut mieux se concentrer sur les relations et les gens.

Avec tout ça, c’est aussi le temps d’en finir très bientôt avec la vente de mon roman. Ça tombe bien, il ne reste pas beaucoup d’exemplaires à vendre. J’en ai 13 en ma possession, et voici la liste des autres endroits où vous pourrez le trouver (à noter que Archambault a réussi à avoir quelques copies supplémentaires! Eh oui, peu importe le Archambault, vous pouvez le demander à votre librairie locale si vous ne vivez pas près de Montréal!):

Vous pouvez encore commander votre exemplaire avec la promo dédicace + bande-sonore et précédent roman en format numérique (Comme si de rien n’était) sur la page du roman au www.peut-etre-jamais.com!

Mes coups de cœur et mes déceptions de l’automne télévisuel 2014

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Déjà la mi-saison télévisuelle qui se profile. Avec la température extérieure, on a parfois de la difficulté à se souvenir qu’on a déjà passé la mi-octobre. Qu’est-ce qui m’a intéressé cet automne en télévision, et qu’est-ce qui m’a déçu? Voici mon analyse des émissions que j’écoute ou que j’ai écoutées. Un constat simple; j’écoute beaucoup trop de télé (mais rarement en direct).

LE CLASSIQUE

Je parle de classique, mais pour moi, malgré ses cinq saisons, la sixième saison de The Good Wife reste encore du bonbon et agrémente mes dimanches soirs. J’ai écouté la série en rafale, et je trouve que c’est de la cruauté que de devoir me contenter d’un épisode par semaine. Retrouver Alicia Florrick (Julianna Margulies), c’est comme retrouver une bonne amie, celle dont on ne se lasse jamais d’entendre les histoires rocambolesques. Les quelques premiers épisodes de la saison étaient un peu plus lents, mais le tout a repris son envol avec l’épisode de dimanche dernier. S’il y a une série intelligente américaine à regarder, c’est bel et bien celle-ci.


 

LES ÉMISSIONS RÉCONFORTS

Plusieurs émissions réconforts sont de retour cette année. Quand je parle de ce type d’émission, j’inclus souvent les sitcoms et les comédies légères. Je pense à The Big Bang Theory, Modern family, American Dad, The Simpsons… Par contre, je dois avouer avoir perdu un intérêt complet envers la sitcom New Girl (depuis la 3e saison en fait. On pourrait résumer le tout par une série où le but est de crier plus fort que l’autre. Blahhh) Même chose avec une autre émission criarde: Hell’s kitcheen. Concept surutilisé qui commence à tourner sérieusement en rond. Ça se remarque en voyant que Ramsays tente de se diversifier avec d’autres types d’émissions.

Une autre émission réconfort que je regarde religieusement (mon côté gai sûrement), c’est Project runway. Chaque année, je me dis que ce ne sera pas aussi bon que l’année précédente, mais je finis par rester scotché à l’écran et j’écoute la saison au complet. En plus, cette année, on a eu droit à beaucoup de drama avec cette chère Korina, du vrai bonbon pour la télé!

Saturday Night Live m’amuse toujours autant même si le casting devient de plus en plus nouveau. On s’ennuie vite des vieux de la vieille (mais ça, c’est surtout signe que je vieillis). Ça faisait du bien de revoir Stefon la semaine dernière, mais sans Seth Meyers, on dirait que ce n’était pas tout à fait pareil.

D’ailleurs, au Québec, j’ai aussi deux émissions réconforts, soit Les Parent (on ne se tanne pas, de voir le beau Joey je veux dire haha) et bien sûr C’est juste de la TV, avec sa nouvelle mouture (oui, j’ai même appris à aimer Jean-Michel Dufaux, même si je trouve qu’il coupe encore un peu trop la parole aux autres; d’ailleurs, Dave Ouellet est devenu moins patient cette saison-ci.) Et ce que j’aime de C’est juste de la TV, c’est que l’équipe n’échappe pas à ses propres règles, et elle n’a pas peur de se mettre elle-même au réparateur, comme lors de ce fameux Quiz long et chiant d’il y a quelques semaines. Il en valait pourtant la peine simplement pour avoir ce moment de télé avec Marie-Soleil Michon qui laisse tomber tellement elle ne comprend plus le pointage (sa désinvolture était simplement parfaite). Je n’ai pas trouvé l’extrait en HD, mais voici un extrait de ce gros n’importe quoi!

On serait plusieurs à avoir fait part de nos commentaires négatifs sur le Twitter de l’émission. Gageons que ce Quiz ne reviendra pas (j’espère bien en tout cas!)

 

NOUVEAUTÉS

Au niveau des nouveautés américaines, c’est définitivement How to get away with murder qui m’a conquis cet automne. C’est joué gros, c’est parfois caricatural, il y a même certaines incohérences, mais c’est ce qu’on appelle du bon divertissement. Et ça passe vite vite vite. Je sais, on n’y croit pas pour deux secondes qu’un prof peut amener ses élèves sur une scène de crime ou qu’un délateur peut être libéré le jour de même alors que le procès n’est même pas terminé, mais ça n’enlève rien au plaisir. Et que dire des scènes plus chaudes entre Connor et des garçons! Non, je ne regarde pas juste pour ça, mais je ne peux m’empêcher de trouver le traitement de l’homosexualité bien fait, même si c’est un peu twisted. Ça me rappelle ce que j’ai pu écrire parfois! Gâtons-nous et regardons-en une!

 

Au niveau du Québec, ma série coup de cœur est définitivement Au secours de Béatrice. Et pourtant, je hais les séries qui ont pour décor un hôpital. Mais ici, le terme est exactement parfait: l’hôpital joue un décor, à peine un peu plus par moment. Le ton et le jeu des acteurs: parfaits et égaux. Que dire de Sophie Lorain; on se plaît à la revoir enfin au petit écran. Et j’ai de la difficulté à m’expliquer pourquoi, mais dans cette série, Gabriel Sabourin rayonne de sex appeal! C’est un acteur que j’ai toujours respecté, et je dois dire qu’ici, il est chaud. Et je m’étonne moi-même de le penser!

Bon, il paraît que certains ont grincé des dents en voyant la manière dont le psy pouvait se comporter durant la saison. Je comprends l’image faussée que cela pourrait donner, mais il faut se rappeler qu’on peut s’en permettre un peu plus en télé, donc je passe par-dessus ça pour le moment.

C’est un peu drôle que cette année, deux séries avec deux personnages féminins forts de ma jeunesse prennent le contrôle de notre téléviseur québécois. En effet, je parle de Sophie Lorain, mais je lance également un clin d’œil à Macha Grenon, qui revient aussi à l’écran après un long moment. En 1995, il s’agissait de mes deux actrices préférées dans la télésérie Scoop!

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Mais je dois faire un aveu, je n’ai pas accroché à la série de Macha Grenon, Nouvelle adresse. J’ai écouté deux, trois épisodes, et je ne sais pas, le déclic ne se fait pas. Peut-être que le sujet est trop loin de moi, car je ne connais encore personne dans mon entourage atteint d’un cancer. Ou du moins, personne très près de moi. Si on me demandait de choisir entre Sophie et Macha, c’est clairement Au secours de Béatrice qui gagnerait le pari. Et il en fallait beaucoup pour me faire revenir vers TVA!

 

LES DÉCEPTIONS

Ça arrive, même dans les meilleures séries télé; parfois, on étire la sauce et une série devient un gros n’importe quoi. Parfois, la série continue tellement longtemps qu’elle semble détonner avec la réalité dans laquelle elle a lieu. C’est dommage de cesser d’écouter ou d’écouter avec difficulté une série que l’on a jadis tant aimée.

C’est un peu ce qui se produit avec Toute la vérité cette saison. D’ailleurs, on a annoncé qu’il s’agissait de la dernière saison. Je pense qu’il était temps que ça se termine. Tous les acteurs ou presque sont déjà ailleurs, occupés par d’autres projets plus nouveaux. Le traitement fait au personnage de Patrice Robitaille (suicide ou non) n’était pas des plus subtils. Mon avis reste que l’acteur était trop en demande ailleurs et qu’il n’avait plus d’heures de tournage à offrir. Je me trompe peut-être, mais c’est un peu l’impression que j’ai de cette nouvelle saison. Ça joue sur le pilote automatique, sachant que de toute façon ça ne revient pas. Tout ça me semble soudainement manquer de profondeur.

Les Enfants de la télé ne me parle plus autant qu’avant non plus. Oui, les animateurs sont différents, le concept est le même, etc. Mais je ne sais pas si c’est ce qui cause mon désintérêt. Je suis plutôt là à hausser les épaules; si j’y pense, je l’écoute, sinon, ce n’est pas plus grave que ça.

Et non, je ne vous parlerai d’aucune émission de chansons ou de danse, car je hais ce type d’émission. Je n’en reviens pas encore que Gregory Charles a su réussir à obtenir une 2e saison du Choc des générations en ces temps de coupures à Radio-Canada! Même chose pour Un Air de famille, ou l’autre émission de TVA avec le gars des Grandes Gueules. Mais bon, je pourrais aller plus loin en disant que je hais Glee autant que toutes les comédies musicales, je vais donc me taire avant de me faire des ennemis farouches haha!

Je ne parlerai pas de Tout le monde en parle, simplement parce que c’est la même rengaine année après année. Ça manque de croustillant et de punch, mais voyez ce que ça donne quand Dany Turcotte essaie de faire une blague un peu plus salée; les matantes s’enflamment sur les réseaux sociaux et ça part en vrille. Je comprends un peu mieux pourquoi l’émission est si sage, mais je continue à croire que c’est pourtant le rôle de cette émission du dimanche que de ne pas être complaisante. Quand on dit qu’il se passe plus de débats au 125, rue Marie-Anne, dans l’émission de Christiane Charette (que j’adore), ça veut tout dire!
 

UN POUCE EN BAS POUR CBS

Je n’arrive pas à croire que CBS ait annulé la sitcom Friends with better lives. C’est une grave erreur à mon avis, car ça aurait très bien pu devenir une excellente sitcom une fois bien rôdé. Les premiers épisodes devaient évidemment mettre les personnages en place, mais la série devenait de mieux en mieux à chaque épisode. Et quelle joie de retrouver le ptit Dawson! Peut-être que le réseau trouvait que ça tournait trop autour de blagues sexuelles? Je ne sais pas, mais il faudrait bien qu’un autre réseau reprenne la série; je continue à croire qu’elle en vaut la peine.

Ceux qui ont aimé Friends devraient s’y plaire.

 

Bref, voilà encore une saison télé fort occupée, avec ses hauts et ses bas, comme à l’habitude. Maintenant, je sais ce que vous vous dites: lâche la tv pis va jouer dehors! 
 
Ok, Ok!

Coming out, saison 2

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Mercredi dernier, c’était le lancement de la deuxième saison de Coming out, la série web réalisée par Mathieu Blanchard.

Je ne m’en cacherai pas, j’avais bien aimé la première saison de Coming out, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais demandé à Mathieu Blanchard de réaliser la bande-annonce de mon roman Peut-être jamais.

Le 25 septembre dernier, Mathieu Blanchard nous présentait la suite de sa série, à la façon Netflix, soit en balançant les 12 épisodes d’un seul coup. Vous pouvez donc voir toute la deuxième saison sur le site EnVedette.ca. C’est un choix volontaire de la part du réalisateur (et je lui avais fait part de mes appréhensions, mais je respecte sa décision). En fait, comme les épisodes durent entre 9 et 12 minutes, on pourrait dire qu’on se « gave » de la saison d’une seule traite, peut-être un peu trop rapidement pour prendre un certain recul.

En deux heures à peine, j’ai donc dévoré les 12 épisodes de cette nouvelle saison. Encore aujourd’hui, j’aurais préféré en avoir deux ou trois épisodes par semaine, simplement pour ne pas tout regarder comme un boulimique.

Dans ces nouveaux épisodes, la première chose qui nous frappe, c’est le changement de perception du personnage central (Mat). Lors de la première saison, on sentait le personnage principal beaucoup plus antipathique. On commençait donc à l’apprécier vers la fin de la saison, parce qu’il devenait de plus en plus fragile, ou plutôt parce qu’on s’était attaché à son côté un peu snob, voire diva.

La deuxième saison nous ramène un Mat plus calme, moins dans la confrontation et plus dans l’acceptation de ce que lui apporte la vie. Avec son retour, on retrouve ses démons, mais surtout cette relation ambiguë avec Ian, cet homme qu’il a (et aura toujours, nostalgiquement parlant) dans la peau. Et c’est là que Mathieu Blanchard excelle le plus; en nous présentant la vie à l’écran, car c’est souvent ce qui se produit dans certaines relations entre hommes; la passion avant l’amour, la sexualité avant la relation humaine.

Pour Mat, tout se mélange dans sa tête, et cette attirance est toujours présente pour l’amour du passé. Au fil des épisodes, il saura mieux comment définir cette relation particulière.

J’ai trouvé que cette saison était beaucoup plus sombre que la première, surtout dans les six premiers épisodes. Et, vous savez comme j’aime le drame! C’est donc quelque chose qui est venu me chercher plus personnellement, me faisant réfléchir à mon ex et à toutes ces histoires d’amour qui font du bien au début, avant de faire mal par la suite (mais, au final, on en redemanderait encore et encore)!

La seule chose qui m’aura irrité dans cette saison, c’est surtout un goût personnel, mais c’est au niveau de la musique francophone à la fin de certains épisodes. J’ai trouvé que la musique ne servait qu’à souligner les événements qui venaient de se produire peu avant. J’ai trouvé que ce n’était pas nécessaire d’appuyer pour faire comprendre l’épisode au spectateur. Mais c’est un avis très personnel, sachant que j’ai beaucoup de difficulté avec la musique francophone. Heureusement, la plupart du temps, les épisodes se terminent avec une musique sans voix, mais quand la voix y est et nous décrit étrangement la scène qui vient de se produire, ça casse mon moment de réflexion.

Outre ce petit détail, c’est une très bonne série, qui nous présente des personnages bien incarnés, pas surjoués. On joue dans la simplicité, sans forcer la note, et je crois que c’est vers cette orientation que devrait se diriger Mathieu Blanchard pour ses prochains projets.

En conclusion, on s’éloigne un peu du titre de la série, car l’évolution de la série suit l’évolution de la vie, et maintenant, le coming-out semble fait pour tous les personnages, indice qu’il est peut-être plus simple de sortir du placard en 2014 qu’il y a quelques années, mais peu importe, je crois que ce genre de série est très importante pour montrer des exemples aux plus jeunes, pour leur faire comprendre que ce n’est pas la fin du monde, et que tout finit par mieux aller. C’est d’ailleurs un peu ce que je voulais exprimer dans mon propre roman.

Une deuxième saison bien réussie! On se demande même s’il y en aura une troisième.

L’ignorance

Une belle preuve d’ignorance, de préjugés et de manque d’éducation.

Finalement, deux idiots qui refoulent.

Qui se font passer pour ouverts, alors qu’ils n’ont aucune idée qu’ils proposent exactement le portrait type de l’homophobe.

On sait pourquoi Radio X pogne juste à Québec.

Extrait de Jeff Fillion ici. La rhétorique est tellement faible et les exemples tellement faux que le CRTC devrait éliminer cette marde-là. La honte du Québec.