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Mars 2015 – Le défi

alcool

J’écris ces quelques mots dans une oisiveté déconcertante, parce que je suis encore dans les limites du deadline, oui, vous savez, ces fameux deadlines que je m’oblige à suivre quelques fois par année? Oui voilà…

Alors, ça y est. La décision a été prise hier après-midi. Je me suis beaucoup observé durant le dernier mois, et force est d’admettre que l’alcool occupe beaucoup trop de place dans ma vie (et dans mon bedon!) Je sais, je sais, je suis un adepte des solutions radicales, mais avec le temps, je me rends compte que je dois suivre une ligne dure, sinon je m’accorde trop d’écarts.

Quand je suis sorti du bureau de mon patron, un mélange de sentiments de peur et de soulagement s’est mis à me faire tourner la tête. Je venais de sceller un pacte avec moi-même; le mois de mars sera celui de la remise à neuf (lire de la remise en forme). J’ai changé mon horaire de travail pour y inclure le gym 5 fois par semaine. Du lundi au vendredi. Bon, je fréquentais déjà le gym 3 fois par semaine depuis 2 ans, mais ça ne servait pas à grand-chose, puisque je buvais mes efforts en fin de journée. Je dois inévitablement accompagner l’entraînement intensif d’une limite drastique au niveau de l’alcool.

Je ne suis pas maso non plus, je me suis permis un écart d’alcool lors de 4 soirées du mois de mars. Elles sont déjà planifiées et les numéros gagnants sont les: 6, 13, 14 et 20 mars. Certains trouveront peut-être que mon pari ne tient plus la route, puisque je me permets ces 4 jours de boire, mais come on, ceux qui me lisent depuis longtemps savent que la restriction n’est clairement pas mon amie! Alors il faut savoir doser!

Ce que je veux dire, c’est que ce ne sera pas facile. Parce que je suis un buveur solitaire. Eh oui, je bois et j’y prends plus de plaisir lorsque je suis seul. Je sais que je ne suis pas une exception dans cette situation. Je dirais même qu’en milieu social, je bois beaucoup moins pour mieux me comporter, mais chez moi, entre mes quatre murs, c’est le party! Reste qu’à 31 ans, il faut savoir choisir le last call!

Voici donc ma tentative, mais surtout mon défi des prochaines semaines. On s’entend que les prochaines 48 heures seront hautes en intoxication, mais ça fait partie de la game! Voyez-vous comment ça me stresse? Je n’arrête pas d’écrire en franglais! ahah!

Dans un autre ordre d’idées, cette nuit, j’ai rêvé que je me défendais. Je me défendais de ne pas avoir écrit une ligne depuis bientôt un an. Je me revois encore, dans les limbes, en train de me justifier en disant «oui, mais mon roman n’est même pas sorti depuis un an encore!». Je me dis donc que cette pause plus calme pourrait être l’élément déclencheur d’un nouveau départ. Je risque probablement de venir écrire ma misère ici beaucoup plus fréquemment. Ça fait partie du jeu!

Bonne fin de semaine à tous. C’est la Nuit blanche, ce week-end! Qu’est-ce que je vais faire? J’attends la nouvelle saison de House of Cards de pied ferme! Ce sera une autre sorte de nuit blanche!

Chercher l’équilibre

Non, je ne suis pas mort! Je suis bien vivant, mais j’ai une certaine perte d’intérêt envers le fait de bloguer, d’abord parce que ce WordPress de merde me pose des problèmes, mais aussi parce que je me concentre à d’autres projets d’écriture (et on va l’avouer, bloguer prend du temps).

Je me sens en profonde réflexion sur mon prochain roman (enfin, celui qui est déjà écrit, mais non publié encore). Ce qui est ironique, c’est que je n’ai jamais eu autant de bons commentaires sur mes écrits (des commentaires positifs de la part de gens chez Radio-Canada et La Presse), mais ça stagne. Je voudrais le retravailler encore, mais je m’en empêche présentement, parce que je n’ai encore aucune nouvelle de mon éditeur. Il est très occupé, il m’a déjà dit que ça prendrait quelques semaines. Pas de problème. Pendant ce temps, je me concentre sur un autre roman. Un roman pour ados. Là encore, je me sens un peu perdu, parce qu’à force d’écrire, de se faire commenter, de se faire dire que c’est bon ou mauvais, on en vient à ne plus trop savoir ce que l’on devrait faire. Peu importe, je me lance quand même. Ce sera soit une courte aventure, ou une longue aventure remplie de hauts et bas. Le défi est lancé.

L’été est à nos portes, et me voilà de retour à fond dans le sport. Le gym fait partie de ma routine depuis février; 4 sessions par semaine. J’aime. J’aime parce que ça me donne un break de ma job. Une belle entente avec le boss pour me permettre d’aller m’entraîner à 14h pour revenir à 15h. Pour le moment, je m’y tiens et je suis très satisfait de ma motivation. Évidemment, rien de tout cela n’a d’incidence dans mon corps. Je suis le seul coupable. J’ai beau m’entraîner 4 fois par semaine et faire 7km de vélo pour revenir chez moi du travail chaque jour, c’est ensuite que le bât blesse. Mon système de récompense est malsain. Malsain dans le sens où je me récompense sans cesse, en me faisant croire que je fais beaucoup d’effort. Mais au final, j’annule tous ces efforts et ils se perdent. Statu quo.

Je suis toujours célibataire. Je ne rencontre plus beaucoup. Je suis dans une passe où je me lasse vite, parce que la trentaine arrive, parce que j’ai l’impression d’avoir vécu toute ma vie en condensé dans la vingtaine. Sentiment très mauvais. Pourtant, je ne lâche pas, je reste positif. Un jour, je recommencerai à aimer. Mais ce n’est pas au programme pour l’instant.

Ces temps-ci, je me sens comme un consommateur. Après la nouvelle laveuse-sécheuse et le lave-vaisselle, j’ai opté pour un nouveau Barbecue. Il faut que mes soupers soient mieux contrôlés. C’est là que le problème est. Je réussis à avoir un « régime» sain pour le déjeuner et le dîner, mais tout part en vrille quand j’arrive chez moi. Encore la mauvaise méthode des récompenses.

Je ne peux pas le nier. Je suis encore dans ma phase de plaisir. Ce qui signifie que mon plaisir passe avant ma logique. Ça se fait en un claquement de doigts, j’envoie tout balader et je me gâte. Mais ce n’est pas encore le point essentiel. Ce qui importe, c’est de retrouver la joie de vivre. D’accepter son sort. De passer à une autre étape de ma vie. Je me suis donné le défi pour 2013. Cesser la nostalgie, éliminer les souvenirs passés, les oublier pour de bons.

Ça m’a pris du temps avant de comprendre que ça ne sert à rien de courir après les gens qui ne nous aiment pas. Rien ne sert de donner de l’importance à des êtres qui s’en balancent. Voilà, c’est ma petite pensée de la journée.