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Radiohead – 15 ans plus tard

rdoxford

Difficile de croire que ça fait déjà 15 ans que j’ai vu mon premier show de Radiohead. La bonne nouvelle dans toute cette histoire? Le t-shirt acheté en 2001 à Oxford en Angleterre me faisait encore parfaitement hier, 15 ans plus tard!

Ne nous excitons pas! Je devais avoir acheté un t-shirt vraiment trop grand pour moi à l’époque haha! Je ne ferai pas de critique du show, puisque pour une fois (si rare, diront certains!) le groupe a joué tout ce que j’avais envie d’entendre. Pas de temps mort. Quasi un sans-faute. Et pourtant, c’est la première fois que je ne pleurais pas lors d’un show de Radiohead. Les temps changent, je suppose. Même pas une petite larme sur Reckoner ou Let down! Ce n’est pas une question de fierté. C’est peut-être dû à l’environnement festif d’Osheaga. C’est peut-être aussi parce que j’ai enfin avancé dans ma vie. Je ne suis plus stuck between pieces (la pognes-tu?)

Je suppose qu’avec le temps, je deviens plus zen. Ou je lâche prise. Enfin. C’est quand même étrange de ne plus avoir de petit hamster qui court de désespoir dans sa tête. Pas que je m’en ennuie, loin de là, mais toujours cette impression de vivre plus intensément dans la douleur.

Être heureux et léger, ça s’apprend. Souvent à la dure. Oh, j’ai encore des petits problèmes à régler, mais bon Dieu qu’ils semblent minces à comparer à il y a quelques années.

C’est drôle, car chaque fois que je vais voir un show de Radiohead, on dirait que ça marque une étape importante dans ma vie, une étape de changement. C’était mon 9e show en 15 ans, je ne peux plus dire qu’on ne change pas! C’est sûr qu’on ne pas tout contrôler dans notre vie. Surtout pas les autres. Je l’ai appris difficilement, mais là je le comprends mieux. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais pour le moment, je ne m’en tire pas si mal. Je déteste écrire ce genre de phrase noir sur blanc, parce que souvent les lendemains après avoir écrit ça, ça devient super apocalyptique! Je préfère dire que tout est relativement parfait, même si rien n’est jamais parfait.

Je n’écris plus. Je sais, je sais, c’est triste. Mais je me rends compte avec les années que je dois vivre avant d’écrire. Je ne pense pas m’en sortir; il faut toujours que je m’inspire de mon vécu pour mettre en scène des livres qui me plaisent. On ne peut pas vivre et écrire à la fois. Certains sont capables. Il semble que ce ne soit pas mon cas. J’accepte le tout. Je ferai probablement un autre défi de NanoWrimo en novembre, histoire de terminer un 2e roman que j’avais commencé l’automne passé. Pour ce qui est de celui qui repose présentement, les chances sont minces. Ça parle de prise d’otages, et tous les événements qui se déroulent dans le monde ne me donnent pas vraiment envie de continuer le récit. On verra bien s’il ressort du tiroir un jour.

Il me reste encore une dizaine de romans à vendre, je ne pense pas en faire imprimer d’autres. Je les garde pour l’événement du 12 août. J’espère que vous ferez votre part (que ce soit avec mon livre ou non) pour acheter un roman québécois ce jour-là!

Écrire un roman en 28 jours

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Nous sommes le 28 novembre 2015, et je viens de mettre un point final à un nouveau roman écrit en 28 jours, qui fait pour l’instant 196 pages, 45 chapitres et 51 218 mots.

Peu importe le contenu de ce roman, la première chose que je tiens à faire, c’est me féliciter moi-même. Vraiment. Je n’aurais jamais cru qu’un simple défi sur Internet allait me pousser autant. Ni que j’allais être si assidu. Quand je lisais certains auteurs connus dirent qu’ils écrivent leur roman en 29 jours, je me disais: «Facile! Ils font ça de leur journée, sans se soucier d’avoir un 2e emploi, de devoir continuer à payer le loyer et tout le tralala.» Et malgré tout, j’y suis parvenu. En travaillant 38 heures par semaine, en m’entraînant 4 à 5 fois par semaine aussi. C’est certain que ma vie sociale en a pris un coup, mais présentement, ce doit être mon foie qui remercie enfin le ciel que ce soit terminé. Du moins, cette partie.

Je ne mentirai pas. Écrire demande de la volonté. C’est un défi. Écrire chaque jour demande plus que ça. Et s’il n’y avait pas eu l’alcool, je ne sais pas si j’y serais arrivé après les longues journées de travail. J’ai évité les saoûleries (parce qu’écrire saoul ne fonctionne pas). La bière low calories m’a beaucoup aidé, et quelques bouteilles de vin ici et là. Pour les dernières 48 heures, et pour les dernières scènes plus difficiles que je devais écrire, je me suis permis du rhum (ce fut la seule fois).

On ne se mentira pas. Il s’agit d’un premier jet. c’est raw. Je sais très bien que je devrais ajouter 10 000 mots pour ensuite en raturer 15 000. Ça fait partie du processus de la réécriture. Mais je n’en suis pas encore là. Pour le moment, je profite de ce succès. Parce qu’il faut cesser de se mentir; après Peut-être jamais, j’ai vécu une longue période de page blanche (presque 3 ans). J’avais besoin de quelque chose pour me botter le cul, pour me remettre en selle.

J’ai suivi les conseils du NanoWrimo: ne pas se relire. Juste écrire, continuer où l’on s’est arrêté chaque jour. La proximité avec mes personnages s’est développée, mais pas dans la même optique qu’avec mon livre précédent. J’ai ajouté de la distance, du recul, j’ai choisi (pour le moment) de raconter l’histoire à la 3e personne. Ça m’a permis d’être moins affecté par les événements, de moins m’investir dans les émotions de mes personnages. Peut-être que c’est un piège, peut-être que le livre s’en ressentira. Je n’en ai aucune idée à cette étape.

C’est la première fois que j’écrivais un roman sans suivre un plan précis. J’avais bien une idée qui me trottait dans la tête depuis un an (signe qu’elle est potable pour l’exploiter), mais je n’ai pas pris des pages et des pages de notes, je n’ai pas dressé de plan chapitre par chapitre, je me suis laissé aller au gré du moment. Ça annonce beaucoup de rature, de coins qui ont peut-être été tournés trop ronds, mais pour le moment, je repousse tous ces doutes et ces questionnements. Je me suis donné un défi, je l’ai relevé, je m’y suis tenu, et ça, ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Pour vous donner une idée, j’ai écrit le roman Peut-être jamais sur une période de 5 ans. Il faisait environ 55 000 mots.

Écrire sans faire de plan, c’est surtout problématique pour terminer un livre. Je ne peux pas dire que je suis 100% satisfait de ma finale, mais elle est différente de tout ce que j’ai écrit depuis que j’ai commencé à écrire des livres. Il y a quelque chose d’universel, de plus général dans mon écriture. Je n’ai pas encore trouvé de titre pour le roman. C’est un autre des nombreux détails qui sera à élaborer avec le travail de réécriture.

Je crois que je reste assez zen. Je ne prédis pas que ce roman sortira un jour dans le public. Ça, c’est le travail qui va suivre qui va le dicter. Il y a mille choses à revoir, mais au moins, je sens que mes personnages sont ancrés et solides. Il faudra mettre du temps pour les amplifier, pour leur donner un sens et des justifications à leurs actes, mais ils sont quand même bien construits. Je pensais devoir me battre avec des problèmes de récits, d’anachronismes, des problématiques qui m’auraient fait douter de la suite du récit, mais c’est comme si j’avais vomi une ligne du temps, et elle me semble solide pour le moment.

Mon roman traite de plusieurs sujets; il s’intéresse aux demi-vérités, aux subterfuges, aux mensonges que les hommes se racontent pour se sentir plus légers, à toutes ces omissions qu’on cache aux autres. On reconnaîtra ma plume, car je touche encore aux sujets des dépendances, des obsessions, même un peu aux jeux de rôles dans les relations. Mais rien à voir avec le précédent.

Ça fait du bien d’écrire sur des choses que l’on ne vit pas nécessairement. Quoique certains me reconnaîtront quand même parmi tous les personnages. Le livre est aussi beaucoup plus violent, et il aurait pu l’être encore plus, mais les événements qui se sont déroulés à Paris dernièrement ont changé ma perception des choses. Pour le mieux, je crois.

Plein de doutes et de questionnements continuent de s’entrecroiser dans ma tête; est-ce plausible? Est-ce logique? Y a-t-il un sens aux actions de ces personnages? Sont-ils assez humains ou trop robots? Beaucoup de travail à venir, certes, mais pour le moment, je prends une pause, je lève mon verre, et je profite de cette belle réalisation.

Ne pas se poser de questions

Point_d'interrogation

C’est un peu ironique de venir prendre le temps d’écrire ici alors que je suis en retard dans mon défi du Nanowrimo, mais je me rends compte que c’est quasiment essentiel de faire le lien entre ces deux formes d’écriture. Du moins, je crois que ça m’aide à respirer un peu.

Ce n’est pas très dramatique, mais je vais devoir mettre les bouchées doubles ce week-end si je veux y arriver. Ce n’est pas si mal, je pensais que ce genre de nouvelles négatives allaient arriver bien plus tôt! On ne lâche pas. C’est un peu bizarre d’écrire sans se poser de questions (bon, on l’avoue, je n’y arrive pas totalement, parce que ça arrive que le «à quoi bon?» me passe en tête, mais j’essaie de le chasser vite vite.) 7 123 mots pour le moment. Et ce soir, j’ai osé (enfin, c’est sorti tout seul), j’ai écrit ma première scène de cul. J’essaie d’y aller avec un peu plus de parcimonie tout de même. Je ne veux pas répéter l’expérience du roman précédent. Mais c’est intéressant de décrire des choses fictives, en utilisant la 3e personne en prime, histoire de me détacher de tout ça.

J’ai enfin réussi à obtenir une copie audio de Peut-être jamais, celle qui est dédiée à la Bibliothèque Nationale. Ça dure 5h41!!! C’est vraiment spécial d’entendre ses écrits à haute voix, qui plus est, lus par quelqu’un d’autre. On dirait que par écrit, c’est plus doux, alors que quand c’est lu, ça fesse beaucoup plus. Ça m’a donné une autre image du roman, une image plus dure, plus difficile et hard. C’est une expérience.

Me forcer à écrire chaque soir m’a aussi forcé à rétablir une routine de vie plus stricte. Et je me suis découvert une obsession pour la course en prime. Décidément, le mois de novembre s’annonce coupé au couteau dans son horaire. Mon agenda est déjà bien rempli (trop), et le reste est dédié à écrire et lire. Je suis quand même bien heureux de m’être imposé ce rythme de vie. Je ne sais pas si ça va donner quelque chose de concret, mais au moins, le coup de pied au cul est là.

Et même si j’ai le sentiment ne pas avoir atteint la vie parfaite (est-ce possible?) je me sens sur les bons rails. Plus le temps avance, et plus je me questionne, à savoir ce que je recherche tant, ce qui me manque tant pour atteindre ce bonheur que l’on recherche sans cesse. J’ai la fâcheuse habitude de me dire que j’avais trouvé l’équilibre, une fois que je l’ai perdue. Ce doit être pourquoi je me pose tant de questions, pour tenter de comprendre ce qui cloche. Parce que rien ne cloche vraiment. Mais jamais, au grand jamais, je ne dirai que je suis complètement heureux. Ce serait appeler le destin à me jeter un mauvais sort, à me faire regretter mes paroles.

Pourtant, hier, en famille, avec amis et amour, tout était parfait. Je hais utiliser ce mot. Je le trouve trop porteur d’un sens léger et superficiel. Mais je ne sais pas trop comment m’expliquer ma vie d’aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de deuils, beaucoup de souffrances, et même si cet état reste (et restera?) toujours latent en moi, je ne peux pas vraiment me plaindre. Je me dis qu’on en recherche toujours plus, qu’on n’est jamais réellement satisfait à 100%. C’est peut-être ce qui nous pousse à nous surpasser, après tout.

Je pense que je suis sur la bonne voie; que ce soit par la force d’écrire, par la force de mes relations interpersonnelles, par les gens qui m’entourent, par l’amour que je reçois… Plus les jours passent, plus je m’éloigne de ce petit être fragile qui prenait toute la place dans mon roman précédent. J’ai vieilli, je continue de vieillir, et tout ce que je peux souhaiter, c’est que ça continue ainsi. Il est vraiment temps de faire table rase du passé, de l’utiliser à des fins littéraires uniquement, de cesser de m’en faire avec les fantômes qui n’existent plus dans ma vie.

Hier, en revenant d’une belle journée remplie d’amour et d’amitié, mon chum a croisé un vieil ami. Et le souvenir est revenu comme un train qui frappe; ce vieil ami, c’est une personne avec qui j’ai échangé quelques phrases, il y a dix ans. Il avait posé un avertissement. M’avait dit que je devais me méfier de mon ex. Que ce n’était pas tout à fait la personne qu’il disait être. Après 10 ans, j’ai reconnu qu’il avait raison sur le fond. À l’époque, ça ne servait à rien de me prévenir, c’était trop tôt. Mais comme tous les conseils que l’on reçoit, on les comprend souvent à retardement. Ça fait partie de l’apprentissage. Pourtant, je sais très bien que j’aurais fait à ma tête quand même. Que l’amour est plus fort que tout, même devant des avertissements clairs et directs. It’s the game, the game of life. 

Le stress

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Ça y est; je viens de lire dans un article du 24h que les homosexuels sont moins stressés que les hétérosexuels! Étude bidon? On s’en fout, j’ai autant de stress que tous les autres… parce que je me suis acheté un condo, et je ne pense qu’aux mésaventures que j’ai entendues autour de moi.

Eh oui, hier, je suis allé visiter mon futur condo. Les choses s’enlignent et avancent, mais bon Dieu que je ne suis pas certain de ce move. Je ne sais pas si c’est ma propension au drame, mais j’ai toujours l’impression que les choses vont mal virer. Déjà, l’ascenseur ne fonctionnait pas! Bonjour les frais de condo qui vont tripler!

Ce qui m’a fait aussi sourire, c’est que mon chum m’accompagnait, et il a été reconnu par un voisin de l’étage. Je me rends compte que le 5e sera vraiment gai! Ça ne me dérange pas outre mesure, mais ça me fait sourire. Après tout, on est près du quartier, hein!

Alors, comme je disais, le condo prend forme. On a installé le plancher et les tuiles de la salle de bain. C’est très bien fait. Je n’ai pas à redire. Mais j’ai la crainte de m’être embarqué dans une histoire dramatique (probablement parce que le négatif l’emporte souvent dans mes idées). J’essaie d’être zen, mais je me dis; on verra en temps et lieu. Le temps file, justement. Pour le moment, je réussis à mettre le montant d’argent de côté que je m’étais promis, mais j’ai toujours la crainte de me faire crosser par le promoteur. On verra!

J’ai vécu beaucoup d’émotions ces derniers temps. Mon psy semble me trouver courageux et audacieux. Ça fait étrange de se faire dire par quelqu’un qu’on s’améliore, alors qu’on ne le ressent pas vraiment. La semaine passée, j’ai fait le party, comme dans le temps, avec tout ce que ça inclut. Et j’ai dû ramasser la douleur d’un ami aux petites heures du matin. Il n’arrive pas à oublier son ex. En lui parlant, je me mordais une lèvre, parce que tout ce que je lui disais me faisait penser à mon propre cas. C’est toujours étrange d’être la personne qui voit le portrait de l’extérieur, qui trouve tout cela si simple, qui répète: « oublie-là, passe à autre chose, c’est fini », mais quand je prononçais ces paroles, je les prononçais d’abord pour moi, en serrant les dents. Je suis certes passé à autre chose, mais le rappel du passé nous fait toujours un peu mal.

Je continue à vendre des romans. Beaucoup de romans. Malgré Facebook qui s’entête à me bannir… mais bon, je garde ce qui m’illumine, et ces temps-ci, ce sont encore les beaux commentaires sur mon écriture. Et je suis surpris, parce que je reçois aussi de très beaux commentaires sur mes romans précédents. Tout ça m’a poussé à remettre en vente mes anciens romans (en format papier aussi!). Je me suis dit, pourquoi pas? Les impressions de lecteurs sont si positives. Alors, je me suis lancé. Je vous invite aussi à visiter la page de vente de mes romans précédents!

Le retour à l’écriture est prévu pour novembre, et je dois l’avouer, je suis terrifié à l’idée de recommencer le processus de l’écriture d’un livre. Pourtant, c’est une pulsion qui me pousse, qui vit en moi. Il faudra que je m’y remette, même si ce n’est pas encore tout à fait clair. J’ai encore ce désir de raconter la vie, de la travestir pour en soutirer des leçons et des apprentissages. Ce ne sera pas facile. Vraiment pas. Il y a tant de choses qui se produisent ces derniers mois, et les mois qui s’annoncent n’auront rien de reposant. Mais à quoi bon vivre si on n’écrit pas. C’est ce dont j’essaie de me convaincre. À suivre, comme on dit!

Tout va bien, ne t’en fait pas.

avenir

Ça y est. J’ai suivi le conseil de Philippe Scnobb, j’ai envoyé mon roman à mon ex. Évidemment, j’ai accompagné le tout d’un courriel larmoyant expliquant qu’il s’agissait de l’histoire de notre amour. Eh oui, je suis comme ça, j’aime rendre tout dramatique.

Il m’a répondu, m’a dit qu’il allait le lire. Qui ne serait pas curieux de savoir ce que l’on dit sur soi? Mon amie Annie me dit qu’il va sûrement péter une coche quand il aura fini sa lecture. Peut-être. Ça ne me regarde plus vraiment dans un certain sens.

Je suis passé par toutes les étapes du deuil. La dernière pierre étant la déception. Déception de voir que ce projet touche plusieurs personnes, mais touchera-t-il un éditeur? Trop homo, trop autobio, trop trash, trop triste. Je ne sais point. Seul le temps le dira. Mais moi, mon deuil est fini. L’histoire a pris fin. La règle des 5 ans de misère s’achève. Car le temps file, et c’est déjà le constat. En 2014, ça fera 5 années que je m’épuise pour du vide, de l’absence et du silence. C’est le moment de tout jeter, de tout oublier pour de bon.

La tristesse a fait place à la résignation. Et au désir de vivre autre chose. D’aller voir ailleurs. Oh oui, certes, je suis bien allé voir ailleurs plusieurs fois, mais je n’y étais pas. Pas totalement là.

Ça fait maintenant deux mois que je ne consomme plus. Que je suis devenu un petit être parfait. Mais je ne le fais pas pour les autres. Je le fais pour moi. Toujours dans cette optique de guérison. Le 26 juillet, je fermerai mon dossier chez la psy. Ce sera notre dernière rencontre. Notre au revoir. Et je pourrai lui dire: « ne t’en fait pas, tout va bien ».

Eh oui, tout va bien. Malgré tout. Je continue à vivre. Aucun désir de mort. Aucune pensée négative. La nostalgie oui, mais j’ai l’habitude. Aujourd’hui, je profite du soleil et je suis zen. Je prends soin de moi, de mon corps, de ma vie et de mes relations.

J’ai passé une belle fin de semaine, du jeudi à dimanche, d’abord chez mon amie Annie jeudi soir, à refaire le monde, à planifier un voyage prochain en Europe. Je crois que j’ai besoin de vacances malgré tout, que mes vendredis de congé ne sont pas assez pour décrocher totalement. Nous visons la Croatie. Un coin de pays inconnu pour moi. Un petit dépaysement.

Vendredi soir, je suis allé faire le souper dans le nouvel appartement de mon meilleur ami. Ça faisait un bail que nous n’avions pas passé une soirée ensemble, avec Cadot. 2013 n’a pas été si bon pour nous, mais force est de constater que nous nous tenons, que nous sommes toujours liés comme au secondaire. Je ne m’en fais pas pour eux. Ils dessinent le chemin de leur vie vers du positif, ça ne peut que mieux aller pour 2014.

Et samedi, je suis allé profiter de la piscine chez mes parents. Une vraie fin de semaine de Rive-Sud. Comme si je me retrouvais dans le temps, et c’est quand même spécial, puisque j’écris présentement un roman pour ados qui se passe là. J’ai enfin rencontré l’amoureux de mon amie Maryline. Un bon garçon, américain charmeur à la Kurt Cobain. Nadia et Émilie sont venues nous rejoindre. Belle soirée d’été improvisée. Mes parents sont arrivés vers 23h. Ça faisait du bien de les voir. Je trouve encore que je ne les vois pas assez souvent. J’ai rassuré ma mère, qui s’en fait toujours un peu pour son fils unique. Elle s’en fera toujours un peu, je suppose. Comme je m’en fais de plus en plus secrètement pour eux. Quand j’observe ce que la perte d’un amour peut me faire subir, je n’ose pas trop penser à ce que pourrait me faire vivre la perte de mes parents; des gens si honnêtes, aimables et ouverts. Une chose à fois, il vaut mieux repousser les pensées macabres.

J’ai terminé le tout, ce dimanche, avec ma cousine, au Adonis, à faire notre épicerie. Après une longue année sans se voir, nous recréons les liens. C’est un peu comme retrouver sa sœur. Et tout ça me fait prendre conscience que je suis bien entouré, que je n’ai pas à me plaindre sur les gens qui m’entourent. Oui, je suis Scorpion, et je suis vite déçu par certaines décisions de mes amis, mais en vieillissant, j’apprends à laisser aller. L’amitié compte encore énormément dans ma vie, mais j’accepte que les autres ont une vie, des obligations et bientôt ils auront une famille, des enfants, de nouvelles préoccupations. La seule chose que je souhaite, c’est de les suivre dans cette aventure. Je ne sais pas si c’est la trentaine qui m’ouvre les yeux, mais j’ai envie de bâtir quelque chose, de me coller contre le corps chaud de quelqu’un pendant les nuits d’hiver, de vivre la simplicité des choses, parce que vieillir, c’est s’éloigner des actes extrêmes, c’est apprendre à découvrir le quotidien et ses petits plaisirs.

Il faut vivre pour soi. Tout en prenant soin des gens qui s’amènent sur le sentier de notre existence. Avoir bientôt 30 ans, c’est aussi accepter la perte de ses illusions. Je ne serai peut-être jamais le grand écrivain que j’aurais espéré être. Mais, au final, ça n’a pas d’importance. Je continuerai à écrire pour moi. Parce que j’ai beau dire que l’écriture n’est plus le centre de ma vie, je ne peux pas m’en éloigner très longtemps. Alors, on verra, c’est tout, c’est comme ça. Accepter le sort. Accepter ce que la vie nous offre. Cesser de penser à l’avenir, arrêter de songer au passé. Vivre. Vivre et ne plus se poser de questions sur ce que l’on a laissé passer, sur ce qui nous a quittés, sur ce qu’on aurait pu devenir ou être.

Comme un « penny »

Alors voilà, ça y est, je suis à la croisée des chemins. Enfin! diront certains. Oui, ça prend du temps avant d’effacer le passé, de cesser d’avoir un pied vers l’arrière ou vers le futur.

Je vais bien. Très bien même. Je viens de réorganiser mon salon. Merci à mon ami Pom! On dirait que ce fut un déclic dans mon cheminement. Changer les éléments du passé pour prendre goût au moment présent.

Je lis présentement le livre « The Slight Edge » de Jeff Olson et c’est une révélation. Tous ceux qui doutent devraient lire ce livre. En fait, tout le monde devrait lire ce livre, point final.

J’ai décidé d’y aller un « penny »  à la fois. Et je crois que c’est le meilleur truc pour être heureux. On ne voit pas les résultats rapidement, ça se fait au fil des jours, mais c’est le meilleur moyen.

Je suis sobre, sobre comme je ne l’ai jamais été depuis des années. Aucune envie de retourner en arrière, aucune nostalgie vers le passé.

J’ai beaucoup de buts à atteindre. D’abord, devenir millionnaire. Oui, ça parait ridicule hein? Eh bien, non, ce ne l’est pas. On s’en reparlera plus tard.

J’ai décidé d’écrire une page par jour. Oui, je travaille à trois romans en même temps, et je n’ai même pas peur. C’est la course contre la montre du temps.  J’en profite, car une page par jour égale 365 pages par année, près de deux romans.

J’ai décidé de régler les conflits avec les gens dès qu’ils se présentent. Fini les ruminations longues et pénibles envers les amis.

J’ai décidé de m’entraîner chaque jour, chose que je fais déjà depuis le mois de février.

J’ai décidé de mieux manger, même si je ne mange jamais de junk. Il faut faire plus.

Au final, j’ai décidé de vivre en santé, de m’entourer des gens qui importent, de ne plus m’en faire avec l’argent ou les relations.

J’ai décidé de ne plus donner mon corps à quiconque, à moins que ça vaille la peine. C’est mon plus grand défi en fait. Ne pas satisfaire gratuitement, mais être heureux de satisfaire quand ça compte. Je garde mes préférences. Je ne peux les nier. Mais plus question que je me vende au plus offrant.

Certains diront que je vis dans une utopie qui s’essoufflera d’ici quelques jours. On verra bien s’ils ont tord ou raison.

À quelques mois de la trentaine, je reprends le contrôle de ma vie, je décide de ce que je veux faire et de ce que je veux être.

Je suis sur un High. Naturel. Oui. Ça se peut.

Reste à voir si je suis capable de m’accrocher, si ça durera. Pour l’instant, je suis décidé à virer ma vie à 360 degrés. Comme on dit, seul l’avenir le dira!

Peace!

Chercher l’équilibre

Non, je ne suis pas mort! Je suis bien vivant, mais j’ai une certaine perte d’intérêt envers le fait de bloguer, d’abord parce que ce WordPress de merde me pose des problèmes, mais aussi parce que je me concentre à d’autres projets d’écriture (et on va l’avouer, bloguer prend du temps).

Je me sens en profonde réflexion sur mon prochain roman (enfin, celui qui est déjà écrit, mais non publié encore). Ce qui est ironique, c’est que je n’ai jamais eu autant de bons commentaires sur mes écrits (des commentaires positifs de la part de gens chez Radio-Canada et La Presse), mais ça stagne. Je voudrais le retravailler encore, mais je m’en empêche présentement, parce que je n’ai encore aucune nouvelle de mon éditeur. Il est très occupé, il m’a déjà dit que ça prendrait quelques semaines. Pas de problème. Pendant ce temps, je me concentre sur un autre roman. Un roman pour ados. Là encore, je me sens un peu perdu, parce qu’à force d’écrire, de se faire commenter, de se faire dire que c’est bon ou mauvais, on en vient à ne plus trop savoir ce que l’on devrait faire. Peu importe, je me lance quand même. Ce sera soit une courte aventure, ou une longue aventure remplie de hauts et bas. Le défi est lancé.

L’été est à nos portes, et me voilà de retour à fond dans le sport. Le gym fait partie de ma routine depuis février; 4 sessions par semaine. J’aime. J’aime parce que ça me donne un break de ma job. Une belle entente avec le boss pour me permettre d’aller m’entraîner à 14h pour revenir à 15h. Pour le moment, je m’y tiens et je suis très satisfait de ma motivation. Évidemment, rien de tout cela n’a d’incidence dans mon corps. Je suis le seul coupable. J’ai beau m’entraîner 4 fois par semaine et faire 7km de vélo pour revenir chez moi du travail chaque jour, c’est ensuite que le bât blesse. Mon système de récompense est malsain. Malsain dans le sens où je me récompense sans cesse, en me faisant croire que je fais beaucoup d’effort. Mais au final, j’annule tous ces efforts et ils se perdent. Statu quo.

Je suis toujours célibataire. Je ne rencontre plus beaucoup. Je suis dans une passe où je me lasse vite, parce que la trentaine arrive, parce que j’ai l’impression d’avoir vécu toute ma vie en condensé dans la vingtaine. Sentiment très mauvais. Pourtant, je ne lâche pas, je reste positif. Un jour, je recommencerai à aimer. Mais ce n’est pas au programme pour l’instant.

Ces temps-ci, je me sens comme un consommateur. Après la nouvelle laveuse-sécheuse et le lave-vaisselle, j’ai opté pour un nouveau Barbecue. Il faut que mes soupers soient mieux contrôlés. C’est là que le problème est. Je réussis à avoir un « régime» sain pour le déjeuner et le dîner, mais tout part en vrille quand j’arrive chez moi. Encore la mauvaise méthode des récompenses.

Je ne peux pas le nier. Je suis encore dans ma phase de plaisir. Ce qui signifie que mon plaisir passe avant ma logique. Ça se fait en un claquement de doigts, j’envoie tout balader et je me gâte. Mais ce n’est pas encore le point essentiel. Ce qui importe, c’est de retrouver la joie de vivre. D’accepter son sort. De passer à une autre étape de ma vie. Je me suis donné le défi pour 2013. Cesser la nostalgie, éliminer les souvenirs passés, les oublier pour de bons.

Ça m’a pris du temps avant de comprendre que ça ne sert à rien de courir après les gens qui ne nous aiment pas. Rien ne sert de donner de l’importance à des êtres qui s’en balancent. Voilà, c’est ma petite pensée de la journée.

Premières sorties

mauvaises

Je ne sais pas trop quoi dire. Sauf, Ouf?! Ça fait 4 ans que ça traîne. De longs questionnements. Cette question qui revient sans cesse: « Pourquoi? ». J’ai fini par répondre: parce que. Pour le reste, ce sont aux autres à juger à présent. 

J’ai choisi des lecteurs-clés. Je suis allé piger dans tous les domaines. Le mec gai, évidemment, mais aussi l’homme de 50 ans, la fille hétéro, le couple lesbien, le couple hétéro, le journaliste, l’animateur, l’acteur, le mec de la construction, l’exilé, le mec d’outre-mer. Tous ceux qui ont ce livre entre leurs mains ont un rôle clé. Et j’attends. Je ne peux qu’attendre.

J’ai exigé qu’on soit dur. Qu’on critique. Qu’on crache sur le produit. Ce doit être la peur. Après 4 ans de doute, le doute prend toute la place. C’est ainsi. C’est aussi clair. Drôle de sentiment quand même. Une espèce de mélange de peur de jugement et de je-m’en-foutisme.

Au final, je me dis que j’ai fait ce que j’avais à faire. Je prends deux semaines de vacances côté écriture. J’attends le feedback en me préparant au pire des pires, et dans le meilleur des cas, je serai surpris, c’est tout.

Plus je vieillis, et plus je trouve qu’écrire, c’est violent. Mais il n’y a rien d’autre qui puisse soulager.

 

Un livre

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La fausse fin

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Écrire

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