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Ne pas se poser de questions

Point_d'interrogation

C’est un peu ironique de venir prendre le temps d’écrire ici alors que je suis en retard dans mon défi du Nanowrimo, mais je me rends compte que c’est quasiment essentiel de faire le lien entre ces deux formes d’écriture. Du moins, je crois que ça m’aide à respirer un peu.

Ce n’est pas très dramatique, mais je vais devoir mettre les bouchées doubles ce week-end si je veux y arriver. Ce n’est pas si mal, je pensais que ce genre de nouvelles négatives allaient arriver bien plus tôt! On ne lâche pas. C’est un peu bizarre d’écrire sans se poser de questions (bon, on l’avoue, je n’y arrive pas totalement, parce que ça arrive que le «à quoi bon?» me passe en tête, mais j’essaie de le chasser vite vite.) 7 123 mots pour le moment. Et ce soir, j’ai osé (enfin, c’est sorti tout seul), j’ai écrit ma première scène de cul. J’essaie d’y aller avec un peu plus de parcimonie tout de même. Je ne veux pas répéter l’expérience du roman précédent. Mais c’est intéressant de décrire des choses fictives, en utilisant la 3e personne en prime, histoire de me détacher de tout ça.

J’ai enfin réussi à obtenir une copie audio de Peut-être jamais, celle qui est dédiée à la Bibliothèque Nationale. Ça dure 5h41!!! C’est vraiment spécial d’entendre ses écrits à haute voix, qui plus est, lus par quelqu’un d’autre. On dirait que par écrit, c’est plus doux, alors que quand c’est lu, ça fesse beaucoup plus. Ça m’a donné une autre image du roman, une image plus dure, plus difficile et hard. C’est une expérience.

Me forcer à écrire chaque soir m’a aussi forcé à rétablir une routine de vie plus stricte. Et je me suis découvert une obsession pour la course en prime. Décidément, le mois de novembre s’annonce coupé au couteau dans son horaire. Mon agenda est déjà bien rempli (trop), et le reste est dédié à écrire et lire. Je suis quand même bien heureux de m’être imposé ce rythme de vie. Je ne sais pas si ça va donner quelque chose de concret, mais au moins, le coup de pied au cul est là.

Et même si j’ai le sentiment ne pas avoir atteint la vie parfaite (est-ce possible?) je me sens sur les bons rails. Plus le temps avance, et plus je me questionne, à savoir ce que je recherche tant, ce qui me manque tant pour atteindre ce bonheur que l’on recherche sans cesse. J’ai la fâcheuse habitude de me dire que j’avais trouvé l’équilibre, une fois que je l’ai perdue. Ce doit être pourquoi je me pose tant de questions, pour tenter de comprendre ce qui cloche. Parce que rien ne cloche vraiment. Mais jamais, au grand jamais, je ne dirai que je suis complètement heureux. Ce serait appeler le destin à me jeter un mauvais sort, à me faire regretter mes paroles.

Pourtant, hier, en famille, avec amis et amour, tout était parfait. Je hais utiliser ce mot. Je le trouve trop porteur d’un sens léger et superficiel. Mais je ne sais pas trop comment m’expliquer ma vie d’aujourd’hui. Il y a eu beaucoup de deuils, beaucoup de souffrances, et même si cet état reste (et restera?) toujours latent en moi, je ne peux pas vraiment me plaindre. Je me dis qu’on en recherche toujours plus, qu’on n’est jamais réellement satisfait à 100%. C’est peut-être ce qui nous pousse à nous surpasser, après tout.

Je pense que je suis sur la bonne voie; que ce soit par la force d’écrire, par la force de mes relations interpersonnelles, par les gens qui m’entourent, par l’amour que je reçois… Plus les jours passent, plus je m’éloigne de ce petit être fragile qui prenait toute la place dans mon roman précédent. J’ai vieilli, je continue de vieillir, et tout ce que je peux souhaiter, c’est que ça continue ainsi. Il est vraiment temps de faire table rase du passé, de l’utiliser à des fins littéraires uniquement, de cesser de m’en faire avec les fantômes qui n’existent plus dans ma vie.

Hier, en revenant d’une belle journée remplie d’amour et d’amitié, mon chum a croisé un vieil ami. Et le souvenir est revenu comme un train qui frappe; ce vieil ami, c’est une personne avec qui j’ai échangé quelques phrases, il y a dix ans. Il avait posé un avertissement. M’avait dit que je devais me méfier de mon ex. Que ce n’était pas tout à fait la personne qu’il disait être. Après 10 ans, j’ai reconnu qu’il avait raison sur le fond. À l’époque, ça ne servait à rien de me prévenir, c’était trop tôt. Mais comme tous les conseils que l’on reçoit, on les comprend souvent à retardement. Ça fait partie de l’apprentissage. Pourtant, je sais très bien que j’aurais fait à ma tête quand même. Que l’amour est plus fort que tout, même devant des avertissements clairs et directs. It’s the game, the game of life. 

Mars 2015 – Le défi

alcool

J’écris ces quelques mots dans une oisiveté déconcertante, parce que je suis encore dans les limites du deadline, oui, vous savez, ces fameux deadlines que je m’oblige à suivre quelques fois par année? Oui voilà…

Alors, ça y est. La décision a été prise hier après-midi. Je me suis beaucoup observé durant le dernier mois, et force est d’admettre que l’alcool occupe beaucoup trop de place dans ma vie (et dans mon bedon!) Je sais, je sais, je suis un adepte des solutions radicales, mais avec le temps, je me rends compte que je dois suivre une ligne dure, sinon je m’accorde trop d’écarts.

Quand je suis sorti du bureau de mon patron, un mélange de sentiments de peur et de soulagement s’est mis à me faire tourner la tête. Je venais de sceller un pacte avec moi-même; le mois de mars sera celui de la remise à neuf (lire de la remise en forme). J’ai changé mon horaire de travail pour y inclure le gym 5 fois par semaine. Du lundi au vendredi. Bon, je fréquentais déjà le gym 3 fois par semaine depuis 2 ans, mais ça ne servait pas à grand-chose, puisque je buvais mes efforts en fin de journée. Je dois inévitablement accompagner l’entraînement intensif d’une limite drastique au niveau de l’alcool.

Je ne suis pas maso non plus, je me suis permis un écart d’alcool lors de 4 soirées du mois de mars. Elles sont déjà planifiées et les numéros gagnants sont les: 6, 13, 14 et 20 mars. Certains trouveront peut-être que mon pari ne tient plus la route, puisque je me permets ces 4 jours de boire, mais come on, ceux qui me lisent depuis longtemps savent que la restriction n’est clairement pas mon amie! Alors il faut savoir doser!

Ce que je veux dire, c’est que ce ne sera pas facile. Parce que je suis un buveur solitaire. Eh oui, je bois et j’y prends plus de plaisir lorsque je suis seul. Je sais que je ne suis pas une exception dans cette situation. Je dirais même qu’en milieu social, je bois beaucoup moins pour mieux me comporter, mais chez moi, entre mes quatre murs, c’est le party! Reste qu’à 31 ans, il faut savoir choisir le last call!

Voici donc ma tentative, mais surtout mon défi des prochaines semaines. On s’entend que les prochaines 48 heures seront hautes en intoxication, mais ça fait partie de la game! Voyez-vous comment ça me stresse? Je n’arrête pas d’écrire en franglais! ahah!

Dans un autre ordre d’idées, cette nuit, j’ai rêvé que je me défendais. Je me défendais de ne pas avoir écrit une ligne depuis bientôt un an. Je me revois encore, dans les limbes, en train de me justifier en disant «oui, mais mon roman n’est même pas sorti depuis un an encore!». Je me dis donc que cette pause plus calme pourrait être l’élément déclencheur d’un nouveau départ. Je risque probablement de venir écrire ma misère ici beaucoup plus fréquemment. Ça fait partie du jeu!

Bonne fin de semaine à tous. C’est la Nuit blanche, ce week-end! Qu’est-ce que je vais faire? J’attends la nouvelle saison de House of Cards de pied ferme! Ce sera une autre sorte de nuit blanche!

La nouvelle étape

echelons

Fac le 1er septembre est arrivé. Ma dernière journée en tant que mon ancien moi (hey! Faut bien se convaincre hein). Avec le temps, je me rends compte que j’ai toujours été effrayé par le changement. Je sais, je sais, le changement fait souvent peur. Mais j’en suis à un point où ce changement est nécessaire; pour mon équilibre personnel et mental. Osti que ce ne sera pas facile!

Je viens de transférer mon CELI dans mon compte en banque. Tout ça pour payer mes dettes. On me dit que c’est à ça que ça sert un CELI, mais j’avais plutôt envisagé que ça servait à payer un cashdown sur un condo ou une maison, ou à faire un projet de voyage… Bahh… c’est la vie, l’argent, ça part et ça revient (j’espère).

Je recommence le Champix demain. Si vous me sentez dépressif pour les trois prochains mois, vous saurez pourquoi! Inutile de dire que je fume comme une cheminée depuis quelques jours. Je sais que j’ai toujours eu des dépendances. Je suis fier d’avoir réglé la pire (ceux qui ont lu mon roman comprendront), mais j’ai cette tendance de l’extrême qui n’en finit plus de vouloir finir. Ça fait partie de la game.

Mon laptop est mort vendredi dernier. J’ai dû en acheter un nouveau (eh oui, encore de l’argent sur la carte de crédit, comme si j’avais besoin de ça là!). Je viens tout juste de transférer tous mes fichiers importants. Avec mon nouveau portable, il n’y a plus de lecteur CD/DVD. C’est vraiment con. Ça m’a obligé à copier toutes mes archives qui se trouvaient sur CD. Ça m’a aussi obligé à regarder des choses que je n’aurais pas dû revoir. Retour de la spirale vers les histoires passées.

J’ai quand même réussi relativement bien à me libérer de ce passé pour de bon. Mais il me rend nostalgique, évidemment. Pourtant, pas question de m’apitoyer sur mon sort. Changer, c’est aussi rayer de la carte le passé. Et Dieu sait que pour moi, c’est tout un défi.

Mon plus gros problème ces temps-ci, c’est de me donner le go. Le GO pour accepter le changement, pour en finir avec ces soirées embrouillées sous l’alcool et les clopes. Cette fois-ci, c’est un peu comme le dernier appel; si je n’y arrive pas, j’ai bien peur de ne jamais y arriver. Alors, je joue toutes les cartes possibles. Cet automne sera tellement dramatique; on dirait que je peux le sentir. Et pour combler le tout, j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Je les vois déjà d’un très mauvais œil. S’ils sont aussi turbulents qu’aujourd’hui, je vais définitivement m’ennuyer du bébé naissant, qui braillait encore il y a quelques jours! Mais il faut accepter le changement. Le voir de façon positive. I try.

Comme je ne comblerai plus mes soirées d’alcool et de débauches, je vais réellement devoir me trouver de nouveaux passe-temps. Je le sais, ce sera hyper plate au début. Il faudra que je tienne le coup sans flancher. Et il faudra vraiment que je me remette à l’écriture.

Mon dernier roman a fait son temps. Il sera encore en vente jusqu’au 14 septembre environ (dans la plupart des librairies). C’est angoissant. Pas parce qu’on me retire d’une surface de vente; surtout parce que c’est encore le vide depuis la fin de cette aventure. Il faudra recréer, retravailler, souffrir, mais surtout tenter de trouver un filon, une histoire, un drame; quelque chose qui me porte et me pousse vers la création. Ce sera tout un défi après une pause de près de 6 mois.

Mais il le faut. Il le faut pour me sauver de ma léthargie.