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Le calme avant la tempête

Ok! Je me trouve drôle. Un peu sarcastique avec tout ce qui se passe dans le monde présentement. Ça me démontre encore une fois que mes petits problèmes sont minimes face à la destruction qui se produit en ce moment.

Comme je l’avais annoncé précédemment, je commence la construction de ma nouvelle vie. Celle qui élimine tout élément de drama, celle qui me remet en forme, celle qui tue toutes les dépendances. Tout ça est prévu pour se mettre en place en octobre. Une belle histoire à suivre.

Ce que je peux dire, par contre, c’est que ça fait un mois que j’ai fait le vrai deuil de l’ex-ex. Et pourtant, il me poursuit encore la nuit. Il est là, pas en couple, non; simplement dans le danger de se faire surprendre, dans ces moments si intenses que nous avons jadis vécu ensemble. C’est tellement ironique et presque amusant, cette manière de rêver à mes exs. C’est comme s’ils revenaient vers moi tout en étant matché, et chaque fois, on se fait surprendre, par un ami, par son chum, par des parents, etc. Dans mes rêves, je suis toujours en train de courir après l’amour évanoui. Ma tête et mon corps se dissocient, il semblerait que je sois deux entités uniques. Mes rêves me réveillent vers 4 heures du matin, et je deviens en criss. Soit je me branle, soit j’écoute une émission de chats pour me rendormir.

Reste est que je suis de plus en plus motivé à prendre ma vie en main. À affronter mes peurs, à me faire détruire par l’inconnu. C’est justement ce que je racontais à mon psy dernièrement. Au final, je n’ai pas besoin d’un chum. Non. Ce dont j’ai besoin, c’est d’un entraîneur qui puisse me casser, me briser les illusions, faire en sorte que je souffre et que je chiale, comme une petite tapette qui pense qu’elle ne peut pas aller au-delà de ses forces. C’est faux. Clairement. Je veux justement que l’on me brise pour passer au-delà de qui je suis vraiment. J’ai une envie forte d’être dominé par quelqu’un qui sonne à ma porte à 8 heures le matin pour m’obliger à aller courir 10 km. J’ai ce besoin qu’on me force à suer ma vie. Et la bonne nouvelle, c’est que j’ai déjà commencé les démarches pour que ce genre de truc arrive réellement.

J’ai conversé avec le psy; j’ai vécu trois deuils au mois d’août.

1- Dire adieu à mon ex-ex en lui expliquant ce que je ressentais (c’était le 6 août)

2- Accepter de me faire flusher par mon meilleur ami qui a perdu tout sens de la répartie et qui m’accuse de tous les maux (sérieux… j’espère qu’il ouvrira un jour les yeux)

3- Faire le deuil du Nightlife

Honnêtement, ce dernier point a été le plus facile. Je suis sorti au club Le Cinq downtown Montréal sur De la Montagne. Je pense que c’était la première fois que je sortais dans un club sans petits cachets. J’ai eu beaucoup de plaisir. Mais même avant de m’y rendre, je savais que c’était mes adieux au NightLife. Et je suis relativement assez bien avec ça. La boucle est faite. C’était superbe comme finale. Le deuil sera moins difficile.

Le 7 octobre prochain, ce sera aussi la date d’une nouvelle vie. En fait, d’un nouveau mode de vie. Je me suis toujours dit que ma porte de sortie se trouverait dans le sport. J’ai choisi un entraîneur privé. Les démarches sont déjà engagés. J’ai beau m’entraîner trois par semaine et être quasi végétalien, mon hic, c’est que j’ai besoin de quelqu’un qui me juge, qui me brise, qui me défonce en étant présent durant tout mon entraînement.

Encore une fois, je n’ai pas vu l’été passer, mais elle a quand même été différente, parce qu’il n’y avait plus de drogue. J’ai tué mon temps dans le travail. Ça me rapportera plus que des lendemains de veille sans fin.

Je me prépare donc tranquillement à faire ce que je souhaitais depuis très longtemps. Me lancer dans l’inconnu et les peurs, justement pour briser ce confort trop parfait que je vivais malgré les problèmes financiers. Je dois voir au-delà du financier. Je dois me plonger dans l’inconnu avec violence. Et j’espère être violenté physiquement pas la suite (non, ce n’est pas une inside sexuelle). En fait, je pense prendre un bon six mois de repos niveau rencontre. J’en suis à me dire que je ne me plais pas assez présentement pour accepter de plaire à un autre.

La masturbation sera de mise. Un petit désert s’annonce. Mais il me semble tellement prometteur, qu’il ne me dérange pas du tout.