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Lâcher prise (part II)

De plus en plus étrange de parler de mon je-me-moi ici, alors que je regarde ce qui se passe en Syrie, ou plus près de nous, avec le cher crosseur de gouvernement provincial (Bombardier, Hydro, Charest). Mais bon, mon travail est de ramener le personnel à l’universel, alors passons…

J’ai vécu (je vis) une petite rechute extrême niveau alcool. Je hais ça, mais bon, j’essaie de dealer avec tout ça. Dans la section « Bonnes nouvelles », mes finances se sont replacées. C’est fou comme avoir de l’argent enlève un boulet à nos vies. Je travaille beaucoup, certes, mais ça me semble moins pire qu’au départ. Je dirais que je me suis habitué à cette situation. L’humain s’habitue à tout. Le hic, c’est que je sens mon cœur qui veut sortir de ma poitrine, et ça, ce n’est pas très rassurant, mais je sais pertinemment que c’est lié à ma consommation d’alcool. Bon dieu, un jour j’aimerais réussir à me sevrer pour de bon. À suivre…

J’ai eu une grosse discussion avec mon psy, hier. On a touché le bobo, comme on dit. Je savais déjà que j’étais control freak (ou très anal comme dirait mon amie Evelyne lol), mais je n’avais pas fait le lien directement avec ma façon de m’abandonner. On est arrivé au constat que je refuse de lâcher prise, que je ne réussis jamais à m’abandonner. Pour éviter d’y réfléchir, je m’impose des extrêmes; que ce soit dans l’alcool, dans le travail… au moins, pas encore dans le sexe.

En effet, je suis très tranquille. C’est probablement la peur de retourner vers d’anciennes habitudes, où j’étais un peu trop adepte des soirées sans lendemain. On vieillit, hein? Je dis ça parce que je me rends bien compte que je suis rapidement blasé par la game gay qui se joue sur les réseaux de rencontres. En fait, je me rends compte que je n’ai pas beaucoup d’intérêt à rencontrer de nouvelles personnes (ou du moins, à faire une démarche en ce sens sur les sites de dating). C’est tellement chiant, avouons-le. Et pourtant, avec le printemps, vient la sève qui monte et le côté horny aussi. On verra bien ce que la vie me réserve.

Ça me ramène vers mon ex. Pas le dernier, l’autre d’avant. Toujours l’autre d’avant, on dirait. J’ai encore des pulsions de pantouflards. Comme si je voulais me retourner vers quelque chose que je connaissais d’avance. I know, c’est malsain. Et il faut que j’arrête de me voiler la face. Ce n’est qu’un désir sexuel. Désir qui a été encore plus important, parce que j’ai croisé le mec de mon ex sur Grindr. Je ne sais pas si le petit coquin faisait ça dans son dos (je m’en calice, dans un sens), mais je n’ai pas pu m’empêcher d’aller répandre la bonne nouvelle. Et je me suis senti tellement con après. En fait, c’est comme si j’avais eu de fausses illusions. Comme si je croyais que mon ex ne ferait pas de moves tant qu’il est en couple. C’est comme si j’avais l’espoir niaiseux qu’il attende d’être enfin célibataire pour me recontacter. Quelle stupidité! Mais j’y croyais, comme un mec aveuglé par sa nostalgie et son passé. J’ai poussé le truc loin, en lui demandant qu’est-ce que je pourrais donc faire pour qu’il revienne, l’histoire d’une soirée. J’ai mangé une belle claque dans face quand il m’a dit qu’il ne reviendrait pas. Jamais.

Il fallait accuser le coup. Et ce fut notre dernier échange. Probablement le dernier des derniers. Alors, je lui ai promis un truc. Un dernier cadeau de fête. Un cadeau d’adieu. Disparaître de sa vie, le jour de sa fête. I know, ça fait presque romantique de la manière dont je l’écris. Et, cette fois-ci, j’ai décidé que c’était là. Lâcher prise pour de bon. Cesser d’avoir ce mince petit espoir con (et pourtant, je ne voudrais jamais revenir en couple avec cet ex). Tout est une question de pulsions sexuelles. Si on ajoute l’alcool. Je déraille. Et, j’ai déraillé beaucoup trop souvent. Quand quelqu’un veut vraiment être dans notre vie, il s’arrange pour s’y présenter. C’est une phrase toute conne, mais c’est bel et bien une réalité.

Après la séance de psy, je me suis trouvé juste con. Con de me battre pour quelqu’un qui n’en a rien à faire de moi. Ça suffit, la dramatisation. La réalité m’est aussi revenue dans la face grâce aux amis. «C’est la xième fois que tu lui dis que tu vas disparaître de sa vie. Fais-le donc pour vrai, une fois pour toutes. » Oui, c’est logique. Mais les pulsions, les fucking pulsions hein!

Bref, mon travail des prochains mois est de lâcher prise (encore, oui). Arrêter de me brouiller la tête pour éviter toutes ces pensées et ces réflexions. Pas évident. J’ai pourtant réussi à lâcher prise avec tous les amis du passé. J’applique la même règle que plus tôt: si quelqu’un ne fait pas l’effort de vouloir être dans ta vie, ne perds pas ton temps. Voilà.

C’est le moment de passer à l’autre étape. D’en finir pour de bon. En finir de finir. Il n’y a plus rien à retirer du passé. Je dois vivre le moment présent. Et, surtout, arrêter de m’enfermer dans ma tête. Je dirais que depuis que j’ai cessé ces putains de médicaments qui me faisaient chier, la confiance a repris le dessus. Out les crises d’angoisses. Out les doutes sur moi-même. Je vais dire comme le déclare si bien Mariana Mazza; il faut s’assumer dans son corps et dans son esprit. Si ça ne plaît pas, fuck off!

La nouvelle étape

echelons

Fac le 1er septembre est arrivé. Ma dernière journée en tant que mon ancien moi (hey! Faut bien se convaincre hein). Avec le temps, je me rends compte que j’ai toujours été effrayé par le changement. Je sais, je sais, le changement fait souvent peur. Mais j’en suis à un point où ce changement est nécessaire; pour mon équilibre personnel et mental. Osti que ce ne sera pas facile!

Je viens de transférer mon CELI dans mon compte en banque. Tout ça pour payer mes dettes. On me dit que c’est à ça que ça sert un CELI, mais j’avais plutôt envisagé que ça servait à payer un cashdown sur un condo ou une maison, ou à faire un projet de voyage… Bahh… c’est la vie, l’argent, ça part et ça revient (j’espère).

Je recommence le Champix demain. Si vous me sentez dépressif pour les trois prochains mois, vous saurez pourquoi! Inutile de dire que je fume comme une cheminée depuis quelques jours. Je sais que j’ai toujours eu des dépendances. Je suis fier d’avoir réglé la pire (ceux qui ont lu mon roman comprendront), mais j’ai cette tendance de l’extrême qui n’en finit plus de vouloir finir. Ça fait partie de la game.

Mon laptop est mort vendredi dernier. J’ai dû en acheter un nouveau (eh oui, encore de l’argent sur la carte de crédit, comme si j’avais besoin de ça là!). Je viens tout juste de transférer tous mes fichiers importants. Avec mon nouveau portable, il n’y a plus de lecteur CD/DVD. C’est vraiment con. Ça m’a obligé à copier toutes mes archives qui se trouvaient sur CD. Ça m’a aussi obligé à regarder des choses que je n’aurais pas dû revoir. Retour de la spirale vers les histoires passées.

J’ai quand même réussi relativement bien à me libérer de ce passé pour de bon. Mais il me rend nostalgique, évidemment. Pourtant, pas question de m’apitoyer sur mon sort. Changer, c’est aussi rayer de la carte le passé. Et Dieu sait que pour moi, c’est tout un défi.

Mon plus gros problème ces temps-ci, c’est de me donner le go. Le GO pour accepter le changement, pour en finir avec ces soirées embrouillées sous l’alcool et les clopes. Cette fois-ci, c’est un peu comme le dernier appel; si je n’y arrive pas, j’ai bien peur de ne jamais y arriver. Alors, je joue toutes les cartes possibles. Cet automne sera tellement dramatique; on dirait que je peux le sentir. Et pour combler le tout, j’ai des nouveaux voisins en-dessous de chez moi. Je les vois déjà d’un très mauvais œil. S’ils sont aussi turbulents qu’aujourd’hui, je vais définitivement m’ennuyer du bébé naissant, qui braillait encore il y a quelques jours! Mais il faut accepter le changement. Le voir de façon positive. I try.

Comme je ne comblerai plus mes soirées d’alcool et de débauches, je vais réellement devoir me trouver de nouveaux passe-temps. Je le sais, ce sera hyper plate au début. Il faudra que je tienne le coup sans flancher. Et il faudra vraiment que je me remette à l’écriture.

Mon dernier roman a fait son temps. Il sera encore en vente jusqu’au 14 septembre environ (dans la plupart des librairies). C’est angoissant. Pas parce qu’on me retire d’une surface de vente; surtout parce que c’est encore le vide depuis la fin de cette aventure. Il faudra recréer, retravailler, souffrir, mais surtout tenter de trouver un filon, une histoire, un drame; quelque chose qui me porte et me pousse vers la création. Ce sera tout un défi après une pause de près de 6 mois.

Mais il le faut. Il le faut pour me sauver de ma léthargie.