party

« La musique vient de prendre toute la place. Elle s’infiltre en nous comme une décharge électrique qui veut retrouver la terre. Un écran affiche l’heure sur la scène principale. Décompte final dans cinquante minutes. À vue d’œil, nous sommes peut-être deux ou trois cents personnes.
J’élargis le cercle pour inclure tout le monde, même Thomas, qui se dandine sur ses souliers et refuse la main de Charlotte qui veut le faire danser. Nous plaçons les sacs des filles au milieu de notre cocon. Nous venons de trouver notre «spot», le lieu où nous nous rejoindrons toute la soirée, même quand nous ne comprendrons plus rien de ce qui se passe. Les sons crachés par les énormes haut-parleurs deviennent stridents, comme une sirène d’ambulance qui repasse sans cesse sur le même coin de rue. C’est l’heure de consommer, d’en rajouter sur ce qui a déjà été avalé.» p. 46


 

It must have turned fast, ‘cause I did not see it come
I must have gone far, used to move so fast
Sing me again, make me sure you’re there
But I don’t have the easy touch, no I’m not strong at all
I turned to the worried kink when I had something, something

 

J’ai choisi la pièce Under a Silent Sea de Loney Dear, d’abord parce que c’est une chanson qui réussit à réunir des éléments de folk et de trance d’une façon plutôt intéressante. C’est surtout un rappel de l’univers des raves, cet univers si magique dont ne peut se souvenir qu’une toute petite tranche de la population. Rien à voir avec les after-hours d’aujourd’hui. Pourtant, dans toute euphorie, la vitesse des événements peut parfois engendrer des conséquences irréversibles. J’aime ce chapitre, car il fait écho au précédent en ramenant une scène dans un bain. Quand j’y repense, je devrais peut-être analyser ce retour constant du bain dans mon roman. Il s’y passe des choses bien décisives.

 

0028-maxime-clap-MO-LR

S’il y a un travail pour lequel j’aurais perdu mon emploi sur-le-champ en plein plateau, c’est bien celui de « claquiste ». On avait beau me répéter la manière simple de le dire, mon cerveau ne voulait pas enregistrer la règle. On me l’aurait chanté en comptine que j’aurais réussi à me fourvoyer en mélangeant les scènes et les prises. J’ai l’air à mon affaire sur le cliché, non? En fait, je suis sûrement en train de demander pour une ixème fois ce qu’il faut dire en premier!

 

*** Les photos utilisées pour illustrer les articles des making of sont une gracieuseté de Pierre Cavale, photographe de plateau et de Mathieu Blanchard, réalisateur. ***
 
 

Commentaires

commentaires