TOP 10 album 2016

Voici donc mon TOP 10 de mes meilleurs albums pour 2016!


01. Radiohead – A moon Shaped pool

02. Blue Foundation – Blood Moon

03. Kroy – Scavenger

04. On dead waves – On dead waves

05. Max Jury – Max Jury

06. David Bowie – Blackstar

07. Kanye West – The life of Pablo

08. Tindersticks – The Waiting Room

09. Moderat – III

10. Bon Iver – 22, A Million

En extra:

Charlotte Cardin et son EP Big Boy:

Et Dear Criminals, et leur EP Strip:

La réaction #DesGens

Noël est déjà derrière nous. Ce fut des Fêtes relativement tranquilles et sages. Et c’est bien tant mieux. Je suis de retour chez moi, après avoir vu les deux familles et les amis. Toutes mes activités sociales sont maintenant en pause jusqu’au 30 décembre. Amen.

Pas de résolutions, cette année. J’ai plutôt décidé de les faire une vingtaine de jours avant le premier janvier. Parce que je sais combien les résolutions de veille du jour de l’An disparaissent en coup de vent facilement quelques jours plus tard. Pas de danger, cette fois-ci.

Je suis resté très discret avec les amis et les réseaux sociaux concernant un virement important dans ma vie. Parce qu’avec le temps, je me rends compte je ne suis pas pris au sérieux. Ce n’est pas méchant, on me taquine surtout en se basant sur mes ambivalences du passé. C’est vrai que j’ai souvent eu l’air hésitant, prenant de grandes résolutions… pour mieux les oublier quelques jours/semaines après. Il est vrai que je n’ai pas été le plus grand exemple du: quand je dis quelque chose, je m’y tiens. J’avais une volonté de fer dans ma jeunesse, mais tout ce que j’ai consommé dans ma vie l’a un peu ramollie, m’a peut-être rendu un peu plus faible à certains égards.

C’est pourquoi il y a une vingtaine de jours, je n’ai pas dit à personne que j’arrêtais de manger de la viande. Je savais qu’on allait se mettre à rire et faire des paris sur le nombre de jours où j’allais tenir ma promesse. C’est très humain, je suppose. Et évidemment, ma décision s’est répandue quand même, et c’est exactement ce qui s’est produit. Je pense que les gens aiment beaucoup constater les échecs chez leurs pairs. Ça leur permet souvent de se donner une meilleure conscience personnelle. En observant l’échec chez les autres, on se rassure en se disant qu’on fait bien de rester dans le statu quo. C’est un peu triste, dans un sens. Mais je ne me suis pas senti touché, cette fois-ci.

Parce que j’ai approché ce nouveau défi de manière ouverte, sans restriction ni contrôle. Pas question de jouer de culpabilité, de m’empêcher de tricher si l’occasion se présentait, etc. J’ai décidé de couper la viande, et non, en premier lieu, ce n’est pas une question environnementale. Je ne vois pas pourquoi j’utiliserais cette raison, alors qu’elle n’a pas été le moteur de ma décision. Je me suis surtout rendu compte que la viande amenait autre chose de néfaste. Du moins, pour moi. Les sauces, les marinades, la crème, le fromage gratiné… c’est surtout ce qui accompagnait mes plats de viande habituels, et c’est ça qui n’était pas bon pour ma santé. Éliminer la viande, c’est aussi éliminer plusieurs de ces éléments. C’est fou comme on mange de la viande… pour en cacher le goût avec toute sorte de stratagèmes. J’avais déjà coupé la viande rouge depuis plusieurs années, n’ayant jamais été fan de steaks ou de burger. C’était facile. Ces dernières années, je m’en tenais surtout au poulet et à la dinde. Parfois, au lapin. Même mes sauces à spaghetti ne contenaient que très peu de viande. Ce fut donc facile de tout remplacer par des lentilles.

Je pensais m’ennuyer de la viande, avoir à combattre ardemment pour éviter d’en manger. Mais c’est tout le contraire qui s’est produit. Je n’ai eu aucun manque. Rien. Le seul élément qui m’a un peu perturbé, c’est l’absence de bacon, dans une salade, par exemple. Mais une fois qu’on oublie cet élément, il n’y a pas grand-chose de difficile. Comme je l’ai dit, je refuse les restrictions, et je mange encore parfois des œufs, des produits laitiers et du poisson. Je ne buvais pas de lait, ne mangeait pas de yaourt. Mon gros défi est vraiment de réduire le fromage, cet aliment que j’apprécie trop. Et c’est tristement le plus gras. Tout ne peut pas être si facile.

Manger végé, ça demande de l’organisation. Il faut dire que depuis que j’avais cessé de fumer, il me manquait une passion. Le lien peut paraître étrange pour certains, mais j’avais besoin de me pitcher dans quelque chose d’autre. M’occuper l’esprit en cherchant des recettes, en essayant à tout prix de diversifier mon alimentation, pour ne pas m’ennuyer et justement retourner à la viande par paresse. Le déclic qui m’a permis de continuer et de ne pas lâcher, c’est que je me suis vite rendu compte que je pouvais encore faire les mêmes recettes, simplement en retirant la chair animale. C’est tout aussi bon.

Oui, j’ai mangé deux, trois tranches de dinde à Noël. Pourquoi? Parce que je ne veux pas être celui qui fait chier les gens avec ses choix personnels. S’il y a quelque chose qui m’horripile, c’est bien ceux qui sentent le besoin de convaincre les autres que leurs méthodes alimentaires sont plus saines, que tout le monde devrait choisir leur façon de vivre. Ça ne se passe pas ainsi. Et je ne veux pas être celui qui fait chier et qui fait changer les menus lors des soupers. Je donne toujours l’option de manger avant une soirée, ou alors je ne mange que ce qui accompagne la viande. Pour Noël, oui, j’ai mangé la dinde, mais j’ai évité le ragoût et la tourtière. Pourtant, mon corps m’a bien fait comprendre qu’il n’aimait pas cet élément disparu depuis quelques semaines. La digestion a été plutôt difficile.

C’est une autre chose que je remarque depuis que je mange végé; la réponse du corps. C’est fou comme on oublie que notre corps nous parle, que notre estomac nous donne des signes. Ces deux jours de réveillons m’ont montré que la viande bouleverse mon système, beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé.

Bref, quand les gens me disent en pleine face que je ne vais pas tenir le coup, ils ne comprennent pas mon attitude face à ce nouveau mode de vie. Il n’y a pas de défi, pas de restrictions, et si je dois manger un peu de viande dans un souper de famille, ce ne sera pas un drame hystérique. Je vais simplement continuer à manger végé chez moi, dans la vie de tous les jours, et ça, ça ne regarde personne. C’est drôle comment les gens pensent parfois que l’on fait des choix de vie pour leur prouver quelque chose. Je n’ai rien à prouver à personne. Je fais ce que je veux.

Dans un autre ordre d’idées, je dois dire que je ne me suis jamais senti aussi libre. Ce qui est ironique, puisque j’ai une hypothèque de 193 000$ qui plane au-dessus de ma tête. En fait, je pense que je me sens libre parce que j’ai appris à laisser aller toute frustration envers les autres. J’ai toujours pris mes relations interpersonnelles au sérieux. Ma vingtaine était une histoire de pacte d’amitié et de relations tissées serrées. Mais je ne comprenais pas encore bien que la vie est en mouvance, que ce qui était vrai l’année d’avant ne le serait plus nécessairement l’année suivante. Je concevais mes relations d’une façon protectionniste. Comme si les gens m’appartenaient ou me devaient sans cesse quelque chose. Il m’a fallu un certain temps avant de comprendre qu’on apparaît dans la vie des autres, et que ce sont ensuite à eux d’en faire ce qu’ils en veulent. C’est pourquoi je ne considère plus que j’ai perdu des amis. Je trouve même que cette manière de voir les choses est étrange. On ne perd pas d’amis. Il y a des mésententes, des discussions difficiles, des disparitions, mais si je n’ai rien à me reprocher, il n’y a rien à faire d’autre que de suivre cette vie en mouvement.

Mes relations ne sont plus ce qu’elles ont pu être jadis, mais à mon avis, elles tiennent encore la route et la plus belle preuve de tout cela, c’est que je vois ceux que j’ai envie de voir. C’est aussi dans ces temps de Noël qu’on se rend compte des endroits où l’on veut être. C’est un peu comme si je m’étais rendu compte qu’il était faux de croire que l’on a des obligations, que l’on doit être absolument de toutes les soirées ou les événements. Je vais là où j’ai envie d’aller. Je fais des soupers avec les gens que je désire voir. Je me présente aux endroits qui m’intéressent. Ça peut paraître stupide, mais j’ai compris qu’il était inutile de se forcer à se rendre dans des événements où on n’a pas envie d’être. C’est simpliste comme tout, mais le comprendre et l’adapter à notre vie nous donne un sentiment de liberté très intéressant.

2016 a été une année difficile pour plusieurs personnes autour de moi. J’ai eu la chance de ne pas trop subir de difficultés. Pour moi, 2016 n’a pas été la pire année de ma vie. Je dirais même qu’elle a été somme toute plus positive que les autres. C’est peut-être ça devenir adulte, je ne sais pas. On s’en fout, en fait. On peut toujours trouver des significations à tout ce que l’on vit. Mon plus beau défi, c’est de toujours respecter mes feelings. C’est pourquoi je me fâche de moins en moins. J’ai éliminé l’amertume de ma vie. Je n’ai plus le temps de m’obstiner avec les autres non plus. Au départ, je croyais que c’était le signe d’un renoncement, d’une abdication.  Mais j’avais tort. En vieillissant, on choisit ses batailles. Et j’ai choisi de ne plus me battre contre les autres. Je suis ce que je suis. On m’aime ou on me déteste. Ça n’a tellement pas d’importance.

Hier, j’ai appris le décès de George Michael. 53 ans. Quelle tristesse! Son disque Older a été un disque clé dans ma vie. Il avait quelque chose de spirituel, de profond. Il me manquera. Si j’avais été plus vieux, j’aurais adoré assister à l’un de ses concerts pour cet album. C’est trop tard, évidemment. Mais ceux qui ne connaissent pas ce disque devraient y jeter une oreille. C’est pour moi son meilleur disque solo. Jazzy et oriental. The Strangest thing est pour moi une de ses meilleures pièces à vie. Sans oublier Free, cet instrumental qui termine l’album. Je pense que je n’ai jamais autant médité sur un disque. Oui, peut-être avec l’album Splinter de Sneakers pimps.

Tout ça me fait penser que je devrais faire mon TOP 10 des meilleurs albums de 2016 pour moi. Je vais y réfléchir prochainement et j’afficherai probablement ce TOP ici.

Je vous souhaite un Joyeux Noël et une excellente nouvelle année. Merci à tous ceux qui me suivent encore, même si je n’écris à peine qu’une fois par mois.

 

 

Radiohead – 15 ans plus tard

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Difficile de croire que ça fait déjà 15 ans que j’ai vu mon premier show de Radiohead. La bonne nouvelle dans toute cette histoire? Le t-shirt acheté en 2001 à Oxford en Angleterre me faisait encore parfaitement hier, 15 ans plus tard!

Ne nous excitons pas! Je devais avoir acheté un t-shirt vraiment trop grand pour moi à l’époque haha! Je ne ferai pas de critique du show, puisque pour une fois (si rare, diront certains!) le groupe a joué tout ce que j’avais envie d’entendre. Pas de temps mort. Quasi un sans-faute. Et pourtant, c’est la première fois que je ne pleurais pas lors d’un show de Radiohead. Les temps changent, je suppose. Même pas une petite larme sur Reckoner ou Let down! Ce n’est pas une question de fierté. C’est peut-être dû à l’environnement festif d’Osheaga. C’est peut-être aussi parce que j’ai enfin avancé dans ma vie. Je ne suis plus stuck between pieces (la pognes-tu?)

Je suppose qu’avec le temps, je deviens plus zen. Ou je lâche prise. Enfin. C’est quand même étrange de ne plus avoir de petit hamster qui court de désespoir dans sa tête. Pas que je m’en ennuie, loin de là, mais toujours cette impression de vivre plus intensément dans la douleur.

Être heureux et léger, ça s’apprend. Souvent à la dure. Oh, j’ai encore des petits problèmes à régler, mais bon Dieu qu’ils semblent minces à comparer à il y a quelques années.

C’est drôle, car chaque fois que je vais voir un show de Radiohead, on dirait que ça marque une étape importante dans ma vie, une étape de changement. C’était mon 9e show en 15 ans, je ne peux plus dire qu’on ne change pas! C’est sûr qu’on ne pas tout contrôler dans notre vie. Surtout pas les autres. Je l’ai appris difficilement, mais là je le comprends mieux. La vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais pour le moment, je ne m’en tire pas si mal. Je déteste écrire ce genre de phrase noir sur blanc, parce que souvent les lendemains après avoir écrit ça, ça devient super apocalyptique! Je préfère dire que tout est relativement parfait, même si rien n’est jamais parfait.

Je n’écris plus. Je sais, je sais, c’est triste. Mais je me rends compte avec les années que je dois vivre avant d’écrire. Je ne pense pas m’en sortir; il faut toujours que je m’inspire de mon vécu pour mettre en scène des livres qui me plaisent. On ne peut pas vivre et écrire à la fois. Certains sont capables. Il semble que ce ne soit pas mon cas. J’accepte le tout. Je ferai probablement un autre défi de NanoWrimo en novembre, histoire de terminer un 2e roman que j’avais commencé l’automne passé. Pour ce qui est de celui qui repose présentement, les chances sont minces. Ça parle de prise d’otages, et tous les événements qui se déroulent dans le monde ne me donnent pas vraiment envie de continuer le récit. On verra bien s’il ressort du tiroir un jour.

Il me reste encore une dizaine de romans à vendre, je ne pense pas en faire imprimer d’autres. Je les garde pour l’événement du 12 août. J’espère que vous ferez votre part (que ce soit avec mon livre ou non) pour acheter un roman québécois ce jour-là!

Honeymoon – Lana Del Rey (critique)

honeymoon

Ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas trop du genre pop américaine, mais avec le cas Lana Del Rey, je dois avouer que l’exception confirme la règle. Je suis fan. Et j’avais beaucoup de craintes sur ce nouvel album qui sort vendredi le 18 septembre. Eh bien, je dois l’avouer, ce nouvel opus de la diva est parfait pour la saison automnale qui s’amène!

Que peut-on reprocher à Lana Del Rey sur Honeymoon? Peut-être deux choses; d’abord, l’image de l’album, qui ne reflète en rien le disque. Je ne comprends pas du tout le rapport, d’ailleurs. Elle qui aime tant soigner son image; on dirait que ça sort de nulle part, comme une touriste qui ferait un tour guidé en autobus. La deuxième chose est plus personnelle; son titre Terrence Loves you. C’est d’ailleurs ce titre qui m’avait fait énormément douter (je m’attendais à une énorme déception, surtout qu’elle disait en entrevue que c’est son titre favori. Pour moi, c’est le plus faible du disque. J’y reviendrai.)

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Je regarde encore cette pochette, et sérieux, je ne la comprends pas. Mais passons sur le design, et attaquons-nous aux chansons directement!

01. Honeymoon – C’est la première pièce du disque, et c’est aussi la première chose qu’elle nous a offerte en juin dernier pour annoncer ce nouvel album. J’ai été charmé après deux, trois écoutes. On continue le lien qui s’était créé dans Ultraviolence, mais on sent de la maturité dans la voix et l’ambiance cinématographique colle parfaitement. Choix étonnant pour en faire un single, mais Lana ne fait jamais comme les autres. Ce doit être pour ça que je l’aime!

02. Music to Watch Boys To – Il y avait beaucoup d’anticipation sur le web concernant ce titre. Il faut dire qu’en mai dernier, Lana tournait un vidéoclip pour cette pièce. On attendait un morceau rythmé, à l’image de ce qu’elle avait pu offrir dans Born to Die, mais surprise, il s’agit d’une pièce downtempo avec de la… flute! Perso, ce n’est pas ma favorite, et je trouve la cassure avec Honeymoon un peu trop direct, car la chanson commence avec le refrain (ce qui est un drôle de choix), mais c’est du pur Lana.

03. Terrence Loves You – Là, je dois dire que j’ai eu peur! Il y a ici tout ce que je déteste (car je peux être critique aussi oui, oui!) chez Lana Del Rey. Je ne ressens aucune émotion à l’écoute de cette pièce, je trouve que ça manque de mélodie, que la profondeur est plaquée, et ces hum-hum-hum, c’est juste un gros non pour moi. Si l’album devait ressembler à ça, j’aurais été plutôt de glace. Plusieurs personnes m’ont dit qu’il s’agissait de leur chanson favorite, eh bien, moi, je ne comprends pas. Je l’aurais même complètement écarté de la tracklisting (c’est probablement ce que je ferai dans ma liste d’ailleurs!)

04. God Knows I Tried – Ici, la guitare western s’harmonise parfaitement avec le chant. Il y a de la mélancolie comme j’aime. Et je dirais que c’est à ce moment que j’ai compris que le reste de l’album serait à la hauteur de mes attentes. Lana Del Rey ne réinvente rien, mais ce qu’elle crée donne l’impression d’avoir déjà été en nous. Vous savez, comme les chansons tristes de notre enfance que l’on fredonne par moment sans savoir vraiment d’où nous vient la mélodie? Ça peut sembler «facile», mais c’est très efficace. Certains diront qu’elle répète trop les mots du titre, mais on s’en fout. J’ai également lu un commentaire d’un autre fan qui se demandait pourquoi on a donné la chanson titre du nouveau James Bond à Sam Smith. Je me le demande aussi. Lana aurait été parfaite pour ce rôle, et elle le prouve tout au long de cet album.

05. High By The Beach – La première chanson que l’on pourrait considérer de plus upbeat sur le disque. Ce qui m’énerve quand on découvre des pièces avant d’entendre l’album dans un tout, c’est qu’on est déjà familier (trop familier) avec les singles. J’ai toujours trouvé que ça gâchait le plaisir et l’uniformité d’un disque, mais bon. High by the Beach est la dernière pièce que l’artiste a écrite pour ce disque. Je suppose qu’elle a dû se dire que l’album était trop calme et qu’il fallait bien quelque chose de plus dirty. On s’entend, on parle de Lana, donc ce n’est pas le gros upbeat non plus, mais je trouve encore la pièce très efficace; on y sent la mer, la chaleur, les criquets même! Je m’attarde rarement à la voix, mais ici, j’adore comment elle chante son flow. C’est réussi, mais je l’ai déjà trop écouté, malheureusement.

06. Freak – Avec ce titre, l’album commence à prendre une nouvelle couleur. Je ne sais pas si c’est de la facilité, mais bon dieu que Lana aime répéter la couleur «blue», et pour quelqu’un qui s’attarde aux paroles, ça peut parfois énerver, mais perso, je n’en fais pas de cas. Freak ne sera sans doute pas ma pièce favorite, mais elle annonce vraiment une nouvelle couleur à cet album, et la suite ne sera qu’encore mieux. Je prédis que ce sera l’une des préférées sur l’album. Mais moi, j’ai déjà mes coups de cœur. D’ailleurs…

07. Art Deco – Le voici mon premier coup de cœur! Lana réussit à créer une ambiance onirique dès le départ, et notre oreille s’y accroche. Même si le titre semble tout droit sorti d’un album de Lady Gaga, la comparaison s’arrête là. Le jeu du chant et la répétition de Lies nous hantent et nous donnent envie d’y revenir très rapidement. Quand je pense à ce titre, je pense au calme d’un aquarium. C’est l’un des titres qui donnent le plus d’images. C’est très calme, comme le sera d’ailleurs le reste de l’album. On est très loin des trucs insipides radiophoniques.

08. Burnt Norton (Interlude) – Il n’y a pas grand-chose à dire sur cet interlude qui dure moins de deux minutes, et où Lana nous récite un poème. Pourtant, je trouve que le titre a sa place sur l’album.

09. Religion – L’interlude se termine et nous amène vers une guitare sèche qui peut rappeller un peu ce que pouvait faire Madonna. Il s’agit de mon deuxième coup de cœur. Encore une fois, on dirait une mélodie qu’on connait déjà, mais ça fonctionne à merveille. La mélancolie et la nostalgie s’y croisent, ça me donne une impression d’écouter du vieux trip-hop de qualité. J’aime cette batterie lourde cachée derrière la voix. Certains diront que Lana s’épanche trop en laissant glisser ses murmures, mais pour moi, la construction est parfaite et je ne m’ennuie pas!

10. Salvatore – Encore un très grand coup de cœur! Cette chanson nous fait automatiquement voyager. Il s’agit de la pièce la plus différente du reste de l’album, et elle remplit parfaitement son rôle. Lana se permet quelques paroles en italien, et ça ajoute encore plus d’exotisme. Encore une fois, on se surprend à fredonner la mélodie qu’on semble déjà connaître. Ça m’a fait directement penser aux boîtes de bijoux de l’époque et à cette petite musique triste qui s’activait dès qu’on ouvrait la boîte (vous vous souvenez, avec la petite ballerine qui tournait sur elle-même?). J’adore!

11. The Blackest Day – Encore un autre excellent titre. Pour moi qui aime la musique dramatique, je suis servi. La deuxième partie de l’album est vraiment ma préférée. Les plus beaux titres s’enchaînent dans une douleur et une mélancolie qui me touchent droit au cœur. J’avais un peu peur, car il s’agit de l’une des pièces les plus longues sur l’album, et parfois Lana en met trop, mais ici, ça fonctionne encore une fois, et le titre prend de plus en plus d’ampleur. Pour une rare fois, je ne trouve pas que Lana a fait du remplissage inutile comme elle pouvait parfois le faire sur Ultraviolence. C’est triste, c’est beau, c’est triste et beau à mourir.

12. 24 – Je dois avouer que je m’attendais à une histoire d’âge, mais le 24 est pour les 24 heures d’une journée. Encore une fois, on est dans la mélancolie dramatique, dans la perte, dans la douleur cristalline; c’est jazzy, ça me parle. On ajoute un côté plus grandiose en prime, avec un petit côté mexicain, sans oublier cette guitare western en arrière-plan, et ce saxophone qui est discret, mais presque présent partout sur l’album. C’est tout en subtilité. Encore une belle réussite.

13. Swan Song – Ce ne sera pas ma favorite et je n’ai pas grand-chose à dire sur cette pièce, surtout après la perfection des six chansons précédentes, mais elle ne m’irrite pas (c’est déjà bien lol!) Elle me fait un peu penser à Black Beauty, une des chansons bonus sur Ultraviolence, mais elle est quand même meilleure que cette dernière. Disons que c’est une pièce « Okay ».

14. Don’t Let Me Be Misunderstood – Je n’ai jamais été un grand fan des reprises de Lana. J’ai vraiment détesté The Other Woman, où la voix de Lana ne me plaisait pas du tout. Pourtant, ici, j’ai eu une agréable surprise. Il s’agit vraiment d’une reprise de Nina Simone à la sauce Lana. Avec le drame. Et avec ces cordes et cet orgue (orgue qui revient aussi très souvent durant tout l’album). Je sais déjà que certains ne seront pas capables de le supporter, cet orgue. Mais moi, il ne me dérange pas. Il ne s’agit pas d’une fermeture d’album en force, j’aurais vu Honeymoon comme dernière pièce beaucoup plus facilement, mais comme on dit en bon québécois: ça fait la job!

Verdict? Pour moi, il s’agit définitivement d’un meilleur album que Ultraviolence. J’étais tellement certain de détester que je dois avouer que je suis tombé de ma chaise après ma première écoute. Cet album réunit plusieurs éléments que j’adore en musique (surtout le côté dramatique et mélancolique). C’est l’album de Lana Del Rey le plus direct, celui que j’ai apprécié le plus facilement du premier coup. Je vous conseille son achat les yeux fermés. Si vous aimez les ambiances cinématographiques et cette empreinte de nostalgie dans les chansons, vous devriez être comblés aussi!

9/1o

 

Retour en librairie + 3 playlists à télécharger!

musiclivre

(oui, je cherchais une image qui mixait l’idée du roman et de la musique lol). Alors, ça y est! Peut-être jamais est de retour chez Archambault et chez Renaud-Bray. Pour Renaud-Bray, il faudra attendre encore quelques jours le temps que le livre soit distribué aux quatre coins du Québec, mais il est déjà possible de l’acheter sur le site des deux librairies. Si vous pensez à cette option, je vous invite tout de même à passer par www.peut-etre-jamais.com (dédicace du livre en prime!) Le roman est listé à 16,95$ en librairie et 15,95$ sur mon site Web!

Sinon, je me suis encore amusé à concocter une playlist musicale. Cette fois-ci, je l’ai appelé Dark, Twisted & Beated. Je l’ai séparé en trois parties de 25 chansons. Ce sont des MP3 que j’offre gratuitement pour un temps limité. Cela vous permettra de connaître de nouveaux groupes et d’aller ensuite encourager ceux que vous aimez! Je considère cette playlist comme une playlist parfaite pour les moments intimes (ou la baise!), pour un fond sonore lors des soupers, pour se préparer à sortir ou encore quand on revient d’une soirée. Plus rythmée et moins dramatique que mes playlists habituelles, quoiqu’on retrouve quelques moments d’accalmies ici et là! Pour vous donner une meilleure idée, je vous fait la liste de tous les artistes ainsi que des chansons de chaque partie. En connaissez-vous beaucoup? Si oui, félicitations! En espérant vous en faire découvrir un peu quand même!

Dark, Twisted & Beated PART1
01 – Dizzy wright -good times
02 – Massive attack -name taken
03 – Radiohead – Bloom Remix by Jamie XX
04 – Jungle – Julia
05 – Gus Gus – Over
06 – Dominik Eulberg – Die Alphenstrandläufer von Spiekeroog
07 – The Knux – Shine again
08 – Vitalic – Allan Dellon
09 – Röyksopp & Robyn – Every little thing
10 – Kanye West – New Slaves
11 – Deadmau5 – Slip
12 – ZHU – Faded
13 – Maps – Nothing
14 – Blur – There Are Too Many of Us
15 – Atoms For Peace – Stuck Together Pieces
16 – Naomi – How many loves
17 – Caribou – Selfish boy
18 – Herbert – The Last Beat
19 – Robyn – None of Dem
20 – Muse – DarkShines
21 – Janet Jackson – Velvet Rope
22 – Asaf Avidan – The Labyrinth Song
23 – Thom Yorke & DJ Shadow – Rabbit in Your Headlights
24 – Avia – Warm
25 – Gus Gus – This is what you get when you mess with love


Dark, Twisted & Beated PART2

01 – Röyksopp – Skulls
02 – Noctural Sunshine – Believe
03 – Major Lazer – Lean on
04 – Moderat – Versions
05 – Hot Chip – Started Right
06 – Emile Haynie – A Kiss Goodbye
07 – Red Snapper – Image of you
08 – Metronomy – The Bay
09 – Kinobe – Celestion
10 – Girls in hawaii – Mallory’s Height
11 – Spoon – The Ghost of you Lingers
12 – 3D and Vermona – Euan Me
13 – Dr. Dre – Still D.R.E.
14 – Thom Yorke – The Mother Lode
15 – !!! – Made Of Money
16 – Chinese Man – You suck me
17 – Archive – Parvaneh (Butterfly)
18 – Robin Schulz – Prayer in C
19 – Lady Gaga – Bloody Mary
20 – U2 – Cedars of Lebanon
21 – Danger Mouse & Daniele Luppi – Season’s Tree
22 – Von Daler feat. Natasja – Real Love
23 – Infinity Ink
24 – Villagers – Home
25 – Kruder & Dorfmeister (Lamb) – Trans Fatty Acid


Dark, Twisted & Beated PART3

01 – Flunk – Shoreline
02 – Portishead – Humming
03 – Apparat – Useless Information
04 – Broken Bells – The Angel and the Fool
05 – Fujiya & Miyagi – Vagaries of Fashion
06 – Kid Loco – Sleep [Doctor L Remix]
07 – Vitalic – Second Lives [LifeLike Remix]
08 – Beach House – Bluebird
09 – 13 & God – Beat on us
10 – The Presets – I Go Hard, I Go Home
11 – Kandle – Not up to me
12 – Blue Foundation – Ricochet
13 – Gui Boratto – Telecaster
14 – Dirty Elegance – Angelic Remedy
15 – Jamie Jones – Forward Motion
16 – Trentmoller – Shades of Marble [Remix]
17 – Tricky – Parenthesis [The Antlers Remix]
18 – Paul Weller – Wild Wood [Portishead Remix]
19 – Lana Del Rey – Honeymoon
20 – Britney Spears – Get Naked [I Got a plan]
21 – Burial – Ghost Hardware
22 – Zomby – Mozaik
23 – Bang Gang – Inside
24 – Massive Attack – Group 4
25 – Julien Knafo – La Confession

Les fichiers sont des fichiers .RAR, il vous faut un petit logiciel gratuit pour déziper ce genre de fichier. Ce n’est pas très compliqué, demandez l’aide d’un ami si vous éprouvez des difficultés 🙂 Je ne peux pas garantir que les liens seront fonctionnels au-delà d’une semaine, ne tardez donc pas à faire vos téléchargements! Bonne écoute!
UPDATE: Pour ceux qui avaient raté la playlist DOWN (voir 8 juillet pour le tracklisting), voici un nouveau lien (valide pour les 7 prochains jours): http://we.tl/xiKRRp1yqt et voici le lien de la playlist UPBEAT: http://we.tl/u3sRAlmIO7
Et au cas où, voici des liens miroirs valides aussi pour 7 jours:

Dark, Twisted & Beated PART1
Dark, Twisted & Beated PART2
Dark, Twisted & Beated PART3

Bonnes nouvelles + cadeau musical!

AB

J’ai parfois l’impression de me répéter, mais j’enligne les bonnes nouvelles et j’en parle souvent (je sais), mais ce doit être que je m’attendais tellement à peu du Québec et du monde francophone, que j’en suis un peu renversé.

Oui, je croyais effectivement que le Québec de non-lecteur et le Québec parfois homophobe n’allaient pas bien recevoir mon dernier roman. Je n’osais même pas penser à la France, où j’en vois tellement de toutes les couleurs sur Facebook par rapport à ma bande-annonce… Mais force est de constater que je me suis planté sur toute la ligne, et avoir su, j’aurais imprimé 1 000 exemplaires directement (eh oui, on s’y approche très vite)! Ce qui devait arriver arriva donc; le beau problème: nous sommes dans notre neuvième réimpression. Et je me suis moi-même mal organisé, car je ne suis pas arrivé à fournir la demande des librairies Archambault et Renaud-Bray (elles sont toutes les deux à sec). D’ici une dizaine de jours, tout devrait être revenu dans l’ordre. Vous pouvez tout de même continuer à passer votre commande pour obtenir votre exemplaire dédicacé en allant sur le site www.peut-etre-jamais.com! D’ailleurs, on se prépare à une grosse promotion pour la journée du 12 août prochain. Ce sera le temps de montrer que vous ne dites pas simplement des paroles en l’air, mais que vous encouragez bien un auteur québécois en achetant une copie de son roman, ce jour-là. Si vous n’avez pas encore le mien, vous savez ce qu’il vous reste à faire 🙂

Dans un tout autre ordre d’idée, un ami me demandait de lui faire découvrir mon univers musical à l’aide d’une liste de lecture. J’ai donc acquiescé à sa demande, et je me suis dit que j’allais en profiter pour partager cet univers avec vous. La première liste de lecture contient 37 pièces (mp3), elles sont un peu plus upbeat, et c’est un peu ce genre de setlist que je ferais si j’étais un artiste rempli de cash et de talent! Vous pouvez télécharger ça ici: liste upbeat (attention, c’est gros!). La deuxième liste réunit les meilleures pièces dramatiques à mon avis (tout pour s’ouvrir les veines!) Ben oui, ça se peut aller bien mentalement et écouter de la musique sombre, on ne recommencera pas le débat sur ça, certain! Il s’agit d’une liste de 34 pièces (mp3) toutes plus déchirantes les unes que les autres. Vous pouvez télécharger ça ici: liste downbeat (attention, c’est gros!).

Les fichiers sont encodés en .RAR, c’est comme un ZIP. Que vous soyez sur PC ou MAC, il vous faut un petit programme pour dézipper les fichiers (genre WinRAR). Je compte sur votre intelligence informatique pour y arriver.

Pour vous donner une idée plus précise de la liste des chansons, voici deux captures d’écran (incomplètes). Cliquez sur les images pour agrandir.

UPBEAT

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DOWNBEAT

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C’est tout pour aujourd’hui! Soyez rapide sur le téléchargement, car je ne laisse ça ouvert au public qu’une semaine tout au plus!

Muse – Drones (critique)

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Chaque fois, c’est la même histoire. Ma relation d’amour/haine avec Muse me donne toujours l’espoir que le prochain album sera puissant et intense. Chaque fois, c’est pourtant une déception amère (depuis Absolution, donc carrément depuis 10 ans!) Mais je ne peux m’en empêcher, dès l’annonce de nouveau matériel, je dois aller entendre ce que le groupe nous réserve. Alors, qu’en est-il de ce nouvel album aux paroles insipides appelé Drones?

Je dois l’avouer, je crois que le groupe s’est perdu dans ses expérimentations depuis très longtemps. Quand évolution ne rime pas avec qualité, c’est souvent ce qui arrive. Peut-être que Muse devrait prendre une pause beaucoup plus longue pour réussir à retrouver une créativité, ou peut-être que c’est simplement perdu d’avance. J’ai toujours détesté le Muse grand public; les mélodies à la Coldplay ou U2, et c’était encore pire quand le groupe se prenait pour Queen. Et au risque d’en décevoir beaucoup, ce nouvel album lorgne encore du côté de Queen. Le problème principal, c’est que le côté mélodique est souvent absent. On écoute des chansons qui auraient pu être jouées par n’importe quel groupe FM, et c’est parfois très honteux.

Vous commencez à comprendre que je ne garderai pas grand-chose de ce nouvel opus. En effet, c’est bien le cas. J’avais beaucoup d’espoir à entendre les membres du groupe expliquer qu’ils allaient revenir à leurs origines (mais on sait bien que quand les musiciens disent ce genre de truc, ils ne livrent que très rarement la marchandise).

Voici donc mes impressions sur les 10 chansons de l’album (car il y a deux titres qui n’en sont pas vraiment).

Dead inside – Il faut l’avouer, on ne s’attend pas du tout à ça pour un premier titre. Dès le départ, les envolées répétitives et criardes déstabilisent. On se croirait dans une pièce des années 1990, avec un riff peu original et quelques sons électroniques. Après quelques écoutes, on finit par s’habituer, mais on a connu le groupe plus inspiré avec ses premiers titres. On est très loin d’un Sunburn ou New born. La progression de la chanson me fait vraiment penser à ce qui pouvait jouer à la radio dans ma jeunesse. Rien de très original. 6/10

[Drill sergeant]/Psycho – On passe sur les 22 secondes inutiles de Drill sergeant (je hais quand les groupes font ce genre de gimmick). Heureusement, Psycho relève l’intérêt et n’est pas si mauvaise en soi. On atteint même un intérêt qui rappelle le passé vers la fin de la pièce, mais le tout reste encore un peu trop répétitif et à mon avis, ils auraient dû raccourcir légèrement la pièce. 7/10

Mercy – Oh là là… Muse avait-il besoin de remplacer Starlight lors des tournées? Encore plus cheesy que cette dernière, voici exactement ce que je hais le plus de ce groupe. Un son banal, une mélodie merdique, vraiment rien d’intéressant avec ce titre, c’est d’ailleurs ce genre de titre qui me rend honteux d’avoir apprécié Muse dans ses meilleures années. Je n’arrive jamais vraiment à comprendre comment le groupe peut être si bon et si mauvais à la fois. Enfin, soyons honnête, ça fait 10 ans que le groupe ne propose plus grand-chose de vraiment vraiment bon. 1/10

Reapers – Ça commence très bien, pour un titre musclé, ça rappelle la très bonne Bliss, mais tout semble se gâcher rapidement. On dirait que le groupe fait souvent le choix de mélanger trois rythmes différents en pensant que ça fera une bonne chanson. Encore une fois, je pense qu’en cherchant à faire trop diversifié, c’est la cohérence qui en prend un coup. Cette pièce me fait parfois penser aux chansons punk de ma jeunesse, mais je me demande encore où sont la mélodie et la mélancolie que j’aimais tant chez le groupe. Je dois avouer que la pièce est quand même une des meilleures sur l’album, et c’est plutôt triste d’en arriver à ce constat! 7/10

The Handler – Enfin, quelque chose de potable pour Muse. On est presque surpris d’apprécier cette pièce dès la première écoute. C’est vers cette voie qu’aurait dû se diriger le groupe. Ce sera malheureusement la seule vraie réussite de l’album. On se retrouve au temps d’OoS, et on embarque assez facilement dans cette folie. On en aurait pris beaucoup plus dans ce même genre-là. Dommage. Après cette chanson, c’est aussi le début de la grande dégringolade, car la deuxième partie du disque fait mal aux oreilles! 9/10

[JFK]/Defector – Encore une pièce «vide» de 55 secondes avant Defector. Ça commence bien, mais dès que la voix du chanteur se pose, on est de retour dans une vibe à la Queen. Encore une fois, ce qui manque à Muse, c’est le côté mélancolique qui faisait leur renommée. La pièce n’est pas mauvaise, mais on l’a entendu des milliers de fois chez d’autres groupes. On pense tout de suite à la musique de stade, et on sait que cette pièce sera «parfaite» pour les arénas. Ça passe encore à ce stade, mais la suite va devenir très très triste… 7/10

Revolt – On ne peut s’empêcher de rire dès la première écoute. La voix qui se pose sur cette chanson est affreuse et cheesy à souhait. C’est affreux. C’est indigne de ce groupe, et on comprend vite que la bataille est perdue d’avance; Muse ne reviendra jamais à ses premiers amours. Ils en sont incapables, ou ils n’ont pas le désir d’aller plus loin dans leur musique. Une chanson de jeune ado. Peut-être tentent-ils d’attirer de jeunes fans. J’ose espérer que les jeunes ont plus de goût et j’ai de la difficulté à croire que quelqu’un peut aimer ce genre de musique. On sent encore l’influence vocale de Queen, et on en a déjà marre. Vraiment affreux. 1/10

Aftermath – Ça commence pourtant bien. On entend des influences à la Pink Floyd. Il y a même un peu de mélancolie dans les notes. On a tant d’espoir! La première partie de la chanson est donc digérable, même au niveau du chant, mais ça se gâte très vite dès que les arrangements s’amènent. On entend les échos de Blackout, une chanson que j’ai toujours détesté sur Absolution. On se demande: «mais pourquoi???» On dirait que le chanteur veut se la jouer spirituel, puis le ton change vers quelque chose que Coldplay aurait sûrement refusé d’enregistrer. La dernière partie de la chanson ne convainc pas et retourne vers les mauvaises gimmicks du groupe; cheesy et anecdotique. Dommage. 5/10

The Globalist – Il y avait beaucoup d’espoir pour cette chanson. Matt avait même indiqué en entrevue que la pièce était une suite de l’excellente Citizen Erased. On s’est peut-être trop accroché à ces paroles, et les premiers instants de la longue pièce de 10 minutes donnent beaucoup d’espoir. Encore une fois, au lieu de se concentrer sur quelque chose de plus simple, Muse fait du collage de plusieurs rythmes, et les passages sont plus ou moins réussis. Mais je dois avouer que la moitié de la chanson donne une bonne première impression. Elle rappelle l’excellente Hoodoo, sur BH&R. Même le sifflement du début passe très bien. La mélancolie que l’on attendait tant est au rendez-vous (enfin), mais la progression de la chanson laisse un goût amer en bouche. Les éléments étaient pourtant tous réunis pour donner un chef d’oeuvre marquant, malheureusement, on sent le «collage» des bouts de chansons, et on pourrait l’accepter, mais Muse a voulu jouer la carte de l’anticlimax, et quelle erreur à mon avis! La partie plus rythmée de la chanson aurait dû durer beaucoup plus longtemps avant le breakdown qui nous ramène un piano quasiment identique à une pièce que j’ai toujours détesté: United states of Eurasia. mais QUEL DOMMAGE! Il y a ici le pire gâchis de l’album! On a droit à une progression digne de Godspeed you! Black emperor, mais tout est coupé court par un piano merdique et un long 4 minutes plutôt inutile. J’ai toujours aimé quand Muse sortait le piano, mais ici, c’est encore Queen qui prend le contrôle et c’est d’une répétition insipide, tellement insipide qu’elle gâche le morceau. 6/10

Drones – Pas grand-chose à dire ici. Le chanteur applique des couches de voix l’une par-dessus l’autre dans une tentative catho pas très réussi. Ça s’éternise et ça ne mène pas à grand-chose. Voilà donc un album qui se finit de façon tiède, très loin d’une finale choc. On hésite à recommencer l’album, car ça ne convainc pas du tout. Triste. Tellement triste. 2/10

Alors voilà, au final, un album plutôt moyen pour ce groupe dont je n’attends plus grand-chose. Est-ce que je serai de retour pour un éventuel concert? Probablement. Parce que Muse en concert est très différent que sur album, et parce que j’ai encore l’espoir d’entendre certains veilles chansons, surtout vu les dernières setlists du groupe. On verra si ça tient la route selon ce qu’ils décident de jouer quand ils passeront dans mon coin, mais ma naïveté me perdra sûrement et me fera acheter un billet pour les entendre (et chialer parce qu’ils n’ont pas joué ce que je voulais!). Ça fait partie de la game, comme on dit!

Ci-dessous, voici donc le meilleur de ce nouvel album; la pièce The Handler.

Critique: Opium – Jay-Jay Johanson

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Jay-Jay Johanson est productif; après un album plutôt fade en 2013, il revient avec un album très réussi. Critique!

Je dois avouer que j’ai une relation du type amour-haine avec la musique de Jay-Jay Johanson; il peut produire la perfection sur une chanson et devenir sirupeux sur la suivante. Outre les disques Poison et Self-portrait, j’ai toujours jeté la moitié des chansons de Jay-Jay Johanson. La raison? Quand Johanson devient mielleux, je n’adhère pas. Je ne suis pas capable de ces pièces acoustiques ou dénudées. Mais quand Jay-Jay décide d’ajouter des beats à ses chansons, là, je suis tout ouïe.

Je n’attendais rien de ce nouvel album (Opium), mais je dois avouer que je reste agréablement surpris de la qualité du disque. Enfin, Jay-Jay revient à ce qu’il fait de mieux; de la musique rythmée. Tout en gardant sa mélancolie, il accompagne ses pièces de beats vraiment intéressants. On navigue entre le trip-hop, le jazz et le blues. C’est parfait!

Je dois aussi avouer que Jay-Jay Johanson m’a un peu déçu lors de sa dernière tournée. Nous avions beaucoup discuté de ses choix pour la setlist de sa tournée, et même s’il m’avait promis bien des choses (par exemple, jouer la pièce Suffering!), force est de constater qu’il n’a pas livré la marchandise. Grâce à ce nouveau disque, je ne lui tiens pas rancœur.

Il faut dire que son album précédent, Cockroach, ne m’avait pas impressionné. Il y avait certes la très bonne pièce Mr Fredrikson, mais pour le reste, il n’y avait pas grand-chose à garder. Sur son nouvel album Opium, Jay-Jay semble avoir compris ce que son public lui demandait. Outre l’ennuyante Be Yourself, ce disque atteint une qualité que je n’avais pas vu chez cet artiste depuis 2008-2009!

On passe par plusieurs ambiances (même le reggae avec la pièce Alone too long!) sur cet album et on est vite conquis par la qualité des compositions. Ce qui est dommage avec Jay-Jay, c’est que lors de ses tournées, il n’est accompagné que d’un pianiste (alors qu’en Europe il amène son groupe). Je peux comprendre les difficultés et l’argent manquant au niveau de la tournée, mais je crois que l’artiste devrait se forcer un peu plus pour rendre ses concerts plus organiques. Ce disque se prête parfaitement à cet exercice!

Je sais que je ne reverrai pas Jay-Jay en concert de si tôt, mais ce disque me fait faire la paix avec l’artiste. Je me rends compte qu’il est encore capable de beaucoup et c’est un excellent point pour lui. Il n’y a presque rien à jeter sur ce nouvel album, et je vous encourage à écouter ces nouvelles chansons.

Mes coups de cœurs: I love him so, Scarecrow, I don’t know much about loving

Chronique sur Peut-être jamais – Les Pétards – Radio Fierté

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Voici une chronique sur le roman Peut-être jamais faite par Miguel Doucet et Jo Bocan de l’émission Les Pétards au 980 Radio Fierté.

Oui, le son n’est pas top, mais on entend quand même très bien. Pour ceux qui veulent avoir une meilleure idée du sujet du roman, c’est exactement ce que vous devriez écouter! (4 minutes)

Et oui, ce n’est pas « Collin », mais bien « Collins », comme phil 😉

KINK + Patrick Watson

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Deux belles découvertes cette semaine. D’abord, le documentaire KINK produit par James Franco. Je sais, je suis un peu en retard, ça date de 2013, mais je n’avais pas eu la chance de le voir encore. On rentre de plein fouet dans le tournage de films pornos pour adultes très consentants. C’est chaud, très chaud.

Le documentaire n’est clairement pas pour tout le monde, mais il devrait quand même être visionné par tous. Parce qu’il est temps de se rendre compte qu’apprécier une sexualité différente n’est pas un crime à notre époque. Ça ne devrait jamais l’être, d’ailleurs. Non, on ne voit pas James Franco à l’écran, mais oui, on voit des bites et des femmes nues. Pourtant, le contexte n’est pas là pour romantiser la chose, au contraire. On parle d’adultes consentants qui explorent leurs limites, parfois même des limites qu’ils ne connaissent pas encore.

Ce que j’ai aimé? Tout est fait dans le respect, mais surtout, dans la vérité des actes. J’ai beaucoup souri quand ils passent en entrevue une actrice qui se dit ouverte aux crachats sur le visage, et la productrice de répondre: « We love you!»

Il ne faut pas se leurrer, il y a toute sorte de sexualité et ce n’est pas parce qu’on ne la pratique pas qu’elle est mal. Il suffit de faire le parallèle facile entre l’hétérosexualité et l’homosexualité. Je crois que l’acceptation de toutes ces pratiques vient aussi du fait d’accepter sa propre sexualité et de l’explorer selon ses propres limites.

Un documentaire qui porte à réfléchir et que je conseille fortement. Il vous fera peut-être dire que vous n’êtes pas si pervers que ça, après tout!

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Dans un tout autre ordre d’idées, je me dois de vous parler du nouvel album de Patrick Watson qui sortira le 12 mai prochain. Quelle claque! Quel disque!

Je dois me confesser, je n’ai jamais été un grand fan de Patrick Watson, je gardais bien deux ou trois pièces de ses précédents opus, mais sans plus. Avec ce disque, c’est tout le contraire. Il n’y a rien à jeter. Je suis rentré dans l’univers du musicien en quelques écoutes, et je n’en ai toujours pas décroché. C’est un peu un mix du vieux Radiohead avec des éléments électroniques tout en douceur et mélodiques. C’est d’ailleurs la voie que Radiohead devrait suivre (mais je sais que ce ne sera pas le cas lol). Bref, il s’agit ici d’un album maîtrisé, qui se construit dans une gradation émotionnelle que je n’avais pas entendue depuis longtemps. On sent la cohésion et le travail pour faire un vrai album concept. Et ça manque tellement de nos jours!

La deuxième partie de l’album est simplement magique, alliant piano, jazz, voix fantomatiques et envolées lyriques. Je suis particulièrement amoureux des deux dernières pièces du disque Know that you know et Places you will go. C’est beau, c’est touchant, sans être quétaine, c’est clairement le genre de musique que je recherche en ce début d’été. J’espère le voir en concert très bientôt!

Enfin, c’est ce soir que nous saurons la setlist de la nouvelle tournée de Lana Del Rey. Je sais qu’elle n’est pas forte sur les changements de chanson durant ses tournées, donc on devrait être fixé vers 23h00. Je dois avouer que j’ai peur de voir ce qui va en ressortir, mais en même temps, je m’en balance un peu, puisque les places que j’ai achetées ne sont pas très chères, mais j’aimerais quelques bonnes pièces tout de même. À suivre.

En extra; j’avais une chanson dans la tête depuis des mois, sans arriver à me souvenir du titre, du DJ ou même du titre de l’album. C’est chose faite grâce à la magie de Facebook! Ce que j’avais en tête depuis si longtemps, c’était la chanson « Top Cat » de DJ Ramasutra (album: East Infection). Je le réécoute présentement, et il avait vraiment fait du bon travail. Je me demande ce qu’il devient aujourd’hui!

2009-2015

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Ce soir, j’avais rendez-vous au Gesù avec Jay-Jay Johanson, pour un concert bien différent de ce que j’avais vécu en 2009 à l’Ex-centris.

Je ne sais pas trop comment aborder la chose. En fait, je suis mélangé entre déception et soulagement. Je m’explique: pour moi, Jay Jay Johanson est un artiste mélancolique, qui joue des pièces mélancoliques. En 2009, quand je l’ai vu en concert pour la première fois, il venait de sortir l’excellent disque Self Portrait et une année avant, nous avions eu droit à son disque au titre long de deux pieds The Long Term Physical Effects Are Not Yet Known. Deux disque que j’avais énormément écouté. Deux disques que j’écoutais encore plus parce que je venais de me faire crisser-là par mon ex.

Je ne me rappelle pas de grand chose, outre le regard du journaliste Charles deschenes qui m’observait en se demandant pourquoi je pleurais du début à la fin du show. Oui, j’avais bu de la vieille bière en grosse Quilles, oui j’avais fumé mille cigarettes, et oui, j’étais au gouffre du désespoir. Mais la libération que ce concert m’avait fait… ouf, c’était magique, lumineux (malgré tout) et simplement parfait dans le choix des chansons.

Ce n’était pas le cas, ce soir. Je n’ai pas versé une larme. Zéro. Je dois avouer que ma première impression a été d’être en colère (et de chialer, diront certains) mais après coup, je dois me rendre à l’évidence. Ce n’est pas nécessairement le concert qui était problématique (même si j’ai trouvé le choix des chansons douteux; pré-enregistrement de guitare pour Hawkeye, alors qu’il aurait très bien pu faire Suffering. Mais surtout, absence de toutes pièces de l’album Self Portrait). Avec le mince recul, je me suis rendu compte que tout partait de moi; de mes émotions, de ce que je vis, ou plutôt de ce que je ne vis plus.

Et j’ai compris que je venais de passer un nouveau chapitre. Même si mes pièces favorites avaient été jouées, je ne pense pas que j’aurais vécu la même tristesse, parce que je ne suis plus où j’étais. Tout simplement. Et ça, pour moi, c’est tout un avancement. Parce que j’ai tellement retenu le passé et sa fausse illusion nostalgique; ça aurait été dramatique de me sentir dans le même état d’esprit qu’en 2009.

Ça m’a fait réfléchir sur la raison pour laquelle je vais voir des concerts, et sur ce fameux hasard qui nous fait choisir un artiste chouchou plutôt qu’un autre. Car la musique, comme les souvenirs, avance et se modifie selon notre perception du temps. Je ne suis plus l’être que j’étais en 2009, je ne suis plus le garçon ravagé par une rupture, celui que je décris si bien dans Peut-être jamais est rendu loin de moi. Il est une entité à part entière qui ne m’appartient plus. Je trouve que c’est un très beau deuil. Sans souffrance, sans déchirement. Le temps a fait son travail, et je le félicite.

Je commence peu à peu à apprécier le fait de vieillir. Certes, je déteste trouver un cheveu blanc par-ci par-là, mais je travaille à accepter le fait que je ne suis plus dans la vingtaine. J’ai toujours autant de difficulté à voir les amis jadis proches s’éloigner, mais je comprends un peu plus. Je comprends que la vie nous amène des gens et que ceux-ci repartent plus loin par moment. Quand je regarde vers l’arrière, je sais que je n’ai pas toujours été parfait, mais je suis quand même heureux de mes acquis. Même si je sais que l’acquis ne rime jamais avec l’amitié. Je n’ai cependant plus la force de me battre pour des gens qui ne veulent plus être en ma présence. Ça n’a rien d’égoïste. Je comprends l’évolution humaine, les changements de cap, les nouvelles relations qui nous font partir à la dérive. Bref!

Toute cette histoire de concert m’a fait réfléchir aux moments marquants où j’ai pleuré ma vie durant une chanson. Et, même si mes amis pensent que ça arrive sans cesse, je peux dire que c’est somme toute très rare. Je peux compter ces moments sur une main, ou peut-être six doigts. Les voici donc:

1. Godspeed you! Black emperor – BBF3 (2000 / 2011)

2. Radiohead – Fake plastic trees (2001)

3. Massive Attack – Group 4 (2006)

4. Interpol – The Lighthouse (2011)

5. Radiohead – Reckoner (2012)

Et évidemment, le show de Jay-Jay Johanson en entier en 2009 😉

C’est tout, en fait. Je n’ai pas tant braillé que ça dans les concerts, vous voyez! 🙂

Tournage de Peut-être jamais.

 

Bande-annonce [REMIX] du roman Peut-être jamais de Maxime Collins from M2014 on Vimeo.

Le 1er et 2 février 2014 avait lieu le tournage de la bande-annonce de Peut-être jamais. Il vous est encore possible d’acheter votre exemplaire papier en utilisant PayPal à la droite de l’écran, en vous rendant sur www.maximecollins.com, en le commandant sur Amazon (Canada/Europe) ou en visitant Renaud-Bray. Vous pouvez également vous procurez une copie numérique sur Amazon, Kobo, Fnac, iTunes ou directement ici.

 

Top 10 musical – 2014

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Jamais très très facile de choisir un TOP10 pour une année entière. Il y a toujours des oubliés ou des choix déchirants, mais je crois que c’est un bon exercice pour analyser ce qui nous a marqués le plus durant les 12 derniers mois.

Ma constatation, c’est que mes goûts ont été plutôt mainstream, cette année. Bon, j’exagère un peu, mais ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de groupes obscurs ou très underground. Parfois, je trouve que plus on vieillit, et plus on cherche la facilité en musique, mais je continue à me forcer pour faire des découvertes, et je trouve toujours quelque chose qui n’a pas encore atteint son plein potentiel! Loin d’être une fierté de hipster, c’est surtout le plaisir de partager mes découvertes qui m’anime. Allons-y!

Numéro 10

Black Keys – Turn blue

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On commence avec quelque chose qui n’est pas très original. J’ai d’ailleurs longuement hésité entre The Black Keys et le petit dernier de Röyksopp, mais j’ai finalement tranché, parce que le disque de Röyksopp m’a trop agacé avec ses gammicks dignes des années 2000 (on frôlait parfois le trance un peu cheap par moment). Bref, pour revenir à Turn blue, il gagne la dixième position parce que The Black Keys a réussi à faire un bon disque qui ressemble à leur matériel tout en s’en éloignant (bon, sans prise de risque, mais il vaut mieux un ver d’oreille qu’une chanson qui ne va nulle part!) Je sais que plusieurs n’aiment pas la réalisation de Danger Mouse, mais moi elle ne me pose aucun problème. Ça ne révolutionne pas le genre, mais The Black Keys, c’est comme une bonne bière entre amis, c’est toujours agréable quand ça se produit, encore plus quand ce n’était pas prévu!

Pièces à écouter: Year in Review, Fever, In our Prime, 10 lovers, Weight of Love

Numéro 09

GusGus – Mexico

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Alors là, on change complètement de genre. Je dois avouer que j’arrive sur le tard avec GusGus, car c’est avec cet album que je les découvre. On m’en avait déjà parlé, mais c’est Rajotte qui m’a poussé à l’écouter. Je suis bien allé jeter une oreille dans la discographie du groupe, mais je dois avouer que c’est vraiment ce petit dernier qui me branche. C’est le genre de disque à écouter avant de sortir ou pour se donner de la motivation en fin de soirée (ou pour se réveiller le matin, pour certains!) On flirte avec le dance, l’électro, les textures sont intéressantes, le mélange de la voix masculine et féminine aussi. Un peu à la manière de The Black Keys, ça ne révolutionne rien, mais c’est juste agréable et dansant. La chanson Crossfade, ma préférée, m’est restée très longtemps dans la tête. On y revient souvent pour mettre de l’ambiance.

Pièces à écouter: Crossfade, Another Life, Airwaves, This is What You Get When You Mess With Love

Numéro 08

Interpol – El Pintor

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La première écoute a été une catastrophe! Voilà, c’est dit. Je pense même que j’avais déclaré à l’époque qu’elle m’avait donné un mal de tête. Mais le disque méritait un peu de travail et d’attention de ma part. Ce n’est pas le chef d’oeuvre du groupe, et je ne sais pas si on peut l’espérer encore un jour, mais je pense que Interpol a livré de bonnes chansons. Pas de grands succès éclatants, mais quelques bons riffs qui nous ont fait oublié l’album précédent (les albums précédents, devrais-je dire!) Si vous êtes comme moi et que les paroles passent en deuxième, vous trouverez votre bonheur et reconnaîtrez la patte d’Interpol. Je suis vraiment triste qu’une tempête de neige les ait empêchés de venir jouer à Montréal (surtout que j’avais convaincu le groupe de jouer deux de mes chansons favorites!). C’est parti remise, mais dans très très longtemps.

Pièces à écouter: My Desire, Same Town, New Story, My Blue Supreme, Breaker 1

Numéro 07

Spoon – They Want My Soul

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Belle surprise que cette présence de Spoon dans mon Top 10. Je dois avouer que je les avais perdus de vu depuis 2006, parce que leur nouveau matériel ne surpassait pas l’excellent disque Ga Ga Ga Ga Ga. C’est donc avec joie que j’accueille cette petite pépite musicale qui est livrée avec une maîtrise parfaite, tout en gardant son côté catchy et amuseur. On sent que le groupe a encore beaucoup de plaisir, et les mélodies me semblent plus travaillées que sur leurs deux derniers compacts. Ceux qui me connaissent savent que j’aime la musique mélancolique, mais pas racoleuse. Et j’ai l’impression que c’est exactement ce que nous présente Spoon. C’est réussi!

Pièce à écouter: Outliner, Knock Knock Knock, Rainy Taxi, I Just Don’t Understand


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Damien Rice – Montréal (review)

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C’était hier soir que la mini-tournée de Damien Rice se terminait au Métropolis de Montréal. On connaissait la générosité de l’artiste en concert, mais le public ne s’attendait certainement pas à avoir droit à un si long spectacle. Après un peu plus de trois heures sur scène, pas de doute possible, pari gagné. Damien Rice réussit son retour et dépasse les attentes. On remercie d’ailleurs le vin et le saké, car oui, ils ont leur part de responsabilité durant cette soirée!

Ce n’était pas gagné d’avance. Lorsque le chanteur s’est pointé sur la trop grande scène du Métropolis, il semblait fatigué et un peu irrité. Il n’a pas adressé la parole au public, public qui était plutôt bruyant lors des premières chansons. Je ne comprendrai jamais ceux qui hurlent durant les passages calmes d’une chanson en concert; c’est comme interrompre un coït de façon radicale en parlant de sa belle-mère. Il faut croire que l’excitation de ne pas avoir vu l’artiste depuis 8 ans devait jouer chez certaines personnes.

Seul avec sa guitare, Rice a donc enchaîné les titres comme un automate. Il aura fallu attendre 7 pièces avant que quelques mots ne sortent de sa bouche. Mais une fois qu’il commence, Rice a du mal à s’arrêter. Et puisque le public en redemandait, c’est là qu’on a compris peu à peu que l’on s’enlignait vers un concert d’anthologie.

Il n’y a pas à dire; les nouvelles chansons de l’album My favorite faded fantasy s’harmonisent parfaitement aux vieilles pièces; elles apportent même un nouveau vent de fraîcheur et j’ai trouvé ces dernières compositions beaucoup plus intéressantes que les pièces de « 9 ». Puisque Rice avait fait la demande de fermer les bars de la salle pour toute la durée du concert, plusieurs personnes ont opté pour l’achat d’une bouteille de vin. Avoir su, j’en aurais acheté deux!

Oui, je le reconnais, j’étais le « fatigant » qui demandait sans cesse The Box en gueulant sans gêne. Et Rice, de répondre: « You’re so demanding!», mais à ma défense, je sais qu’il adore les propositions venant du public. J’ai donc obtenu ce que je voulais. Et je dois dire que j’en ai obtenu plus, car j’avais préparé le terrain sur Twitter. C’est fou comment Twitter a changé la relation à l’artiste. En résumé, il y a une semaine ou deux, j’apostrophais Rice pour lui suggérer d’interpréter la longue pièce de son nouveau disque It takes a lot to know a man. Je justifiais mon choix en lui disant que pour sa dernière date de tournée, ce serait parfait de terminer avec une chanson qu’il n’a encore jamais jouée. Fruit du hasard ou petit bout de phrase qui fait son cheminement dans la tête d’un artiste, j’ai été agréablement surpris de le voir jouer cette chanson, et pas seulement quelques petits accords, mais plutôt presque au complet. Il faut dire que ce qui s’était passé avant, avec Cheers Darlin’ (il invite une jeune femme sur la scène et ils s’enfilent une bouteille de vin complète en plus de quelques verres de saké) a dû le détendre, car on a ensuite eu droit à un artiste qui ne veut plus quitter la scène.

J’ai donc poussé ma chance un peu plus, réclamant I remember (avec plusieurs autres personnes dans la foule). Rice a construit un beau climax, répétant « I remember » des dizaines de fois durant ses histoires pour nous narguer, avant de jouer autre chose. Mais après 22 chansons, il ne manquait que celle-ci. Et c’est sur cette pièce, rappelant le fantôme de la voix de Liza (qui ne l’accompagne plus du tout et ne travaille plus avec lui non plus) que Rice a quitté le Métropolis. Un peu plus et on devait le sortait de la scène de force!

Un beau concert de fin de tournée, et surtout une promesse de revenir au Théâtre St-Denis en avril (je prédis le 9 ou le 12 avril).

Pour quelqu’un qui avait affirmé haut et fort que j’allais me faire chier en raison d’un concert acoustique sans groupe pour l’accompagner (sans piano non plus!), je dois me rétracter et avouer que j’ai passé une soirée digne des meilleurs concerts de 2014, et pour une fois, je peux même dire que j’ai obtenu tout ce que je voulais entendre. C’est un petit baume qui a permis d’effacer l’annulation du concert d’Interpol la veille. Là aussi, j’avais travaillé fort sur Twitter pour obtenir deux chansons! Demandez et vous recevrez, non?

 

Long Long way

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Avertissement: je me sers d’une pseudo critique de disque pour tout ramener vers moi et ma vie. Time to get personnal.

C’est toujours comme ça les débuts de novembre. On se promène dans le froid qui commence. Les morts retournent à leur mortalité. Les gens sont hung over de leur party d’Halloween auxquels je ne participe jamais. Je hais me déguiser. Ça doit faire partie d’un processus inconscient: j’ai tant cherché à savoir qui j’étais qu’il n’est plus question de le masquer. Bref. Novembre amène inévitablement le côté « réchauffons-nous à la maison avec un petit gin et écoutons de la musique émotive pour prendre conscience de nos pertes et de nos gains ».

Trame sonore parfaite: le nouvel album de Damien Rice, My favorite faded fantasy; qui sort seulement lundi ou mardi, mais je m’en contre-fou; au prix où il vend ses billets de concert, j’écoute l’album avant le temps sans le moindre remords! Je suis particulièrement heureux de l’entendre. Un de mes amis me disait que Damien lui avait manqué. C’est un peu le même feeling que j’avais. Sur cet album, il y a deux perles entourées d’excellentes chansons, soit: It takes a lot to know a man (une pièce de près de 10 minutes, mélancolique comme ça faisait longtemps que j’en avais entendu dans ce genre), mais surtout The Box, la petite pépite de l’album; simplement parfaite. La présence des violons qui se marient avec le piano est d’une subtilité étonnante, et on s’étonne à se laisser porter dans un mélancolique-espoir qui coïncide trop bien avec cette période de l’année. Bref, si vous aimez les songwriters acoustiques et symphoniques, garochez-vous sur ce nouvel album.

Et puis, le froid, novembre, la noirceur, l’isolement, la musique mélanco… tout ça ne peut que me faire penser à ma vie présente. Mon meilleur ami me disait dernièrement que plusieurs belles choses m’arrivaient, mais que j’avais tout de même l’air blasé. Je n’ai pas su le contredire, parce qu’il devait y avoir une partie de vérité dans ses paroles. Ce n’est pas que je suis blasé, en fait, c’est que j’apprends à vivre avec la résignation, cette dernière étape du deuil.

Ça m’aura pris 5 ans et deux mois. Comme d’habitude. Parce que c’est toujours la même chose. Je m’enferme dans une boîte, je continue de vivre avec les fantômes, je me saoule à la mélancolie, aux histoires heureuses du passé et j’oublie de vivre ce qui se produit maintenant, ce qui se déroule sous mes yeux. Puis, un jour comme un autre, un matin d’automne, je me réveille et c’est différent. Je ne pleure plus depuis 2012. Je ne le pleure plus. Il s’efface dans le brouillard; même ses yeux sérieux qui me regardaient jouir ne sont plus aussi clairs. Et peu à peu, je finis par hausser les épaules. La résignation. Savoir que se battre est vain. Qu’il n’y a plus rien à aller chercher. Non, ce n’est pas une libération. C’est surtout le naturel de la vie. La logique pure. Le fait de ne plus voir quelqu’un l’éloigne automatiquement. Et à petits pas, on finit par se convaincre: si l’autre ne veut plus de nous dans sa vie, il ne mérite plus qu’on s’attarde une seule seconde à son être.

Alors, ce serait faux de dire qu’il n’y a pas de mélancolie à écrire ces lignes. Ce serait faux aussi de parler de libération. En fait, la réalité, c’est qu’il n’y a rien. Et peu importe s’il y avait mélancolie ou libération, il n’y aurait rien tout de même. Plus rien à changer. Plus rien qui peut faire la moindre différence. Nous sommes une histoire. Une histoire du passé. Comme celle qui la précédait, comme la première qui m’avait tant ravagé. Et en repensant à la première, on sourit. Tout simplement. C’est tout ce qui reste à faire. Même pas besoin de se dire qu’on était fou, aveuglé par l’amour ou la présence de l’autre. Ça n’a plus d’importance.

Il en restera des photos, des courriels, des lettres, des souvenirs. Et pour moi, il en restera un roman. Est-ce une bonne chose ou non? Ce n’est pas la question. Ce fut le cas avec les relations précédentes aussi. Mais j’ose espérer avoir appris, et ne plus me lancer dans quelque chose du genre à l’avenir. Peu importe. S’il y a une chose dont j’ai conscience, c’est que j’en ai assez parlé. Mon ex peut maintenant aller rejoindre le destin de son personnage.

Je vais bien. J’ai vendu toutes mes copies, mais mieux encore, il n’y aura presque pas de retours de librairies, car elles ont tout vendu elles aussi.

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Je me revois encore, à pareille date, il y a deux ans, à pleurer comme une madeleine alors que je terminais l’écriture de ce livre. Ça reste un accomplissement, mais ce ne sera jamais l’accomplissement de ma vie. Parce qu’il renferme beaucoup trop de souffrances pour être réellement positif. Alors je m’accroche à ce dont je me suis toujours accroché; les retours de lecture, les remerciements sur l’aide que mes écrits ont pu amener, même les relations toxiques qui se sont terminées après la lecture de ce roman. J’avais oublié la générosité des lecteurs. Car chaque histoire écrite renferme des centaines d’histoires similaires.

J’ai rencontré mon traducteur littéraire en personne, jeudi. Il arrivait directement de Victoria, en Colombie-Britannique. Il n’a fallu qu’un demi-verre de vin rouge afin que le courant passe. On a fini par vider la bouteille. J’ai écouté son parcours avec fascination, j’ai apprécié son honnêteté. J’oublie souvent que les gens qui m’ont lu ont un peu l’impression de me connaître. Et je suis surtout heureux de ne pas décevoir ou trop être à côté de l’image qu’ils ont de moi, à travers le prisme de Gabriel.

Nous allons continuer notre projet de traduction. Nous sommes tous les deux convaincus qu’il y a un marché anglophone pour mon roman. C’est toujours agréable de savoir que quelqu’un d’aussi expérimenté en traduction peut visualiser la voix du personnage et déclarer en toute honnêteté que le livre se lit d’une traite, un peu à la manière d’un roman policier. Quand mon traducteur m’a annoncé que sa femme s’appelait Sarah, et qu’il avait un entourage rempli de références par rapport aux noms des personnages de mon roman; ça m’a fait sourire. Mais surtout, ça me montre qu’encore une fois, on lit pour se créer sa propre histoire; avec son passé et ses références. Je dois avouer que j’étais tout de même très heureux d’avoir tant de commentaires positifs de la part d’un homme, un homme hétéro. C’est encore une preuve que le roman n’a pas de frontière.

Je commence aussi tranquillement à me mettre dans la peau de mon prochain personnage: un jeune homme complètement obsédé par son poids; qui pratique le surentraînement, qui flirte avec l’anorexie et qui met sa vie en danger avec des produits pas trop clean. Pour écrire un livre, je dois me mettre dans la peau de mon personnage principal. Alors, je n’échappe pas à la règle. J’ai recommencé l’entraînement 4 à 5 fois par semaine, un vrai entraînement souffrant et difficile. J’ai faim tout le temps. Et c’est justement cette alerte du cerveau dont j’ai besoin. Vivre avec l’impression de ne pas avoir assez mangé, vivre tous les désagréments psychologiques d’une certaine forme de «restriction» alimentaire. Mon psy capote un peu; car ce genre d’expérimentation peut virer très mal, mais je suis suivi et peu importe ce que me diront les autres; si je veux écrire une histoire qui a du sens, je dois me plonger dedans avec la même obsession de mon personnage. Et puis, on ne se le cachera pas; j’ai du poids à perdre de toute façon! Ça va me faire bizarre de me retrouver comme à 15-16 ans, dans le même pattern, mais qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour donner un peu de vraisemblance à un personnage. Je m’y engage à 100%, parce que je n’ai pas le choix de le vivre moi-même si je veux le transposer de façon réaliste.

Dans les autres nouvelles, ça fera bientôt deux mois que je ne fume plus la cigarette. Ça a fait drastiquement baisser ma consommation d’alcool également. Ça tombe bien, parce que je n’arrive pas à me sortir de mes dettes de l’épisode de Google de cet été. Chaque fois que je rembourse une carte de crédit, j’en fais grimper une autre. Ce petit jeu peut continuer très longtemps. Mais avec des paiements de 1300$ aux deux semaines, ce n’est pas évident de tenir la route. Je ne sais pas si ça ajoute au fait que je donne une impression de moi à l’air blasé, mais je n’ai pas le choix de vivre dans le strict minimum, de moins sortir et d’éviter les restaurants (mon personnage de roman refuserait tout restaurant de toute manière; car il n’aurait pas le contrôle de ce qu’il ingurgite). Je ne sais pas si la vie m’offre un beau test, ou si c’est moi qui le crée pour me punir d’être une mauvaise personne. Je ne saurais dire pourquoi j’ai toujours cette impression d’être une mauvaise personne. C’est un sentiment ancré en moi depuis tant d’années; j’ai toujours eu l’impression d’être en tort, d’être mauvais, méchant, égoïste, cruel… Tout ça vient inévitablement des anciennes relations, de ce qu’on m’a lancé pour me blesser, de ce que le quotidien m’amène pour m’abaisser un peu plus chaque jour.

Ça n’a que très peu d’importance. Du moins, pour l’instant. Je continue mon petit chemin. J’expérimente. Je grandis. J’apprends à vivre avec l’adulte en moi. J’ai longtemps été confiné dans une boîte maudite, on m’a souvent attribué une personnalité, un genre, un jugement ou une impression. Je suis en constant apprentissage pour tenter de me foutre de l’opinion des autres. Mais avouez que ce n’est pas toujours facile. Ça se travaille, évidemment. Au contraire d’un acteur qui se fait juger sur son apparence, moi, on me juge sur mes écrits et ce que je dis/pense. Peu de gens le savent, outre les écrivains bien sûr, mais c’est la forme de jugement la plus difficile à gérer. Un acteur peut se cacher derrière son personnage, peut justifier ses paroles en se cachant derrière un scénariste. Mais l’écrivain, lui, est sur la ligne de mire. Il va au front, il se fait atteindre par les projectiles; ces paroles malhonnêtes qui sont souvent lancées par rapport à des extraits de livres, des bouts de texte hors contexte, etc. Se battre contre ça est inutile. Il vaut mieux livrer un livre et fermer les yeux, choisir ce que l’on veut entendre.

Ça fait cinq longues années que je repousse mon évolution; le fait de devenir vraiment adulte. Mais ça se termine maintenant. Je garderai mon cœur jeune, mais mes actions ne seront plus juvéniles. J’ai cessé de pleurer le passé. [Je te le laisse, Erik!] Je suis bien où je suis, à présent. Entouré de ceux qui comptent, loin des gens négatifs, même dans mon lit. J’ai fait la paix avec ceux qui me cherchaient des ennuis. En fait, ça ne vaut pas la peine. J’ai aussi fait la paix avec ceux que je croyais mes amis, mais qui ne sont en fait que des connaissances. Ça va, la vie se chargera de décider de notre sort. Plus envie de me battre pour les amours, les amitiés, les histoires d’embrouilles familiales. Ça ne me concerne plus. Je reprends le contrôle de mon être; que ceux qui m’aiment vraiment me suivent, et que les autres prennent un autre chemin.

J’aurai 31 ans dans quelques jours. Et je n’ai jamais été aussi zen de toute ma vie. J’ai accepté ma réalité. J’ai choisi mes prochains défis. Il y aura des échecs, c’est inévitable, mais qui ne tombe jamais ne peut pas réellement triompher. Et puis, n’est-ce pas le propre même de la vie? On finit tous par se casser la gueule quelquefois. Ceux qui réussiront sont ceux qui le reconnaissent.

Critique : Tomorrow’s Modern Boxes – Thom Yorke

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Ce n’est plus une surprise pour beaucoup de gens; presque tout le monde est au courant que Thom Yorke a sorti un nouvel album solo vendredi dernier.

Je me suis laissé quelques jours pour mieux faire mijoter le tout avant de balancer une critique sur laquelle je voudrais revenir plus tard. Maintenant, après plusieurs écoutes, me voilà convaincu: Thom Yorke a livré un effort qui présente somme toute quelques intérêts, mais qui ne révolutionnera pas son statut de bidouilleur.

Je vais tout de suite l’avouer, je préfère Yorke avec Radiohead que le Yorke électro. Attention, je ne dis pas que tout est mauvais quand il est seul. The Eraser était un excellent album. Et même sur la toile, j’ai lu plusieurs opinions qui disaient préférer ce nouvel album à ce qu’il a livré avec Atoms for Peace. Sur ce côté, je ne suis pas d’accord, et voici ce que j’en pense.

Tomorrow’s Modern Boxes n’est pas un mauvais album, il contient quelques titres intéressants, mais sur 8 chansons, je n’en apprécie que la moitié. C’est un score qui me fait penser à l’album The king of Limbs. En effet, le dernier disque de Radiohead (encore 8 morceaux! On s’ennuie des longues tracklists de 14 chansons de la période Hail to the thief!) n’était réussi qu’à demi.

Le problème avec Yorke, c’est que son travail en solo reste un travail solitaire assez hermétique. Il y a bien Nigel, mais je serais curieux d’entendre un album de collaborations entre Yorke et d’autres musiciens. Ce qui reflète un peu mon état d’esprit à l’écoute de ce dernier disque: je trouve qu’il manque d’envolées et de punch. C’est trop calme, un peu plat, et l’émotion vient rarement.

Je ne déteste pas ça, j’aime aussi la musique calme et relax, mais ce genre de downtempo (parfait pour l’automne, j’en conviens) finit par me lasser rapidement. Sur une courte galette de 8 pièces, l’effet se fait ressentir encore plus vite.

A Brain in a bottle annonce tout de suite le portrait de ce qui suivra. La voix de Thom Yorke joue à cache-cache, parfois derrière une beatbox, parfois à l’avant-plan. C’est agréable, il n’y a pas de doute, mais on doit reconnaître que la force vocale du chanteur n’est plus ce qu’elle était. Ou alors Yorke n’avait pas envie de grandes envolées. C’est peut-être un choix esthétique. L’impression qui s’en dégage, c’est que tout cela est bien gentil, mais en comparaison à The Eraser, où les morceaux me semblaient mieux construits, ici, tout me semble tourner en boucle. Boucles de voix, boucles de synthé, boucles de piano, boucles de beatbox et quelques effets électro discrets.

Ça fonctionne bien sur la chanson Guess Again! Mais on dirait presqu’un remix de Pyramid song. Heureusement, il y a bien une petite perle et je dirais même que l’oeuvre de ce disque ne réside qu’en une seule pièce: The Mother Lode. Même si on joue encore dans la répétition et les boucles, la voix de Yorke prend enfin son rôle au sérieux et occupe toute la place en tant qu’instrument. Les deux dernières minutes représentent ce qu’il y a de plus émotif, à mon avis, sur ce nouvel album solo.

J’aime bien la mélancolie de Trust Ray également. Mais je dois avouer que les dernières chansons me laissent de glace (jeu de mots plate à propos du titre de la pièce There Is No Ice (For My Drink)!) Je ne sais pas, après 5 morceaux dans un même genre, je trouve que l’album manque de substance et se répète. Pink section me donne une impression de remplissage. Peut-être que mon avis va évoluer avec le temps, mais pour moi, l’album d’Atoms for peace reste supérieur à cet album solo. Je sais que plusieurs me contrediront, mais c’est ma conclusion.

Maintenant, il ne reste qu’à espérer que Yorke se soit vidé l’âme en solo, mais surtout qu’il sera d’attaque pour le nouvel enregistrement de l’album de Radiohead. Les gars sont en studio depuis début septembre. On verra bien combien de temps ça va leur prendre avant de balancer un nouvel album sur la toile, méthode qui semble avoir gagné le cœur du groupe.

 

Coming out, saison 2

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Mercredi dernier, c’était le lancement de la deuxième saison de Coming out, la série web réalisée par Mathieu Blanchard.

Je ne m’en cacherai pas, j’avais bien aimé la première saison de Coming out, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’avais demandé à Mathieu Blanchard de réaliser la bande-annonce de mon roman Peut-être jamais.

Le 25 septembre dernier, Mathieu Blanchard nous présentait la suite de sa série, à la façon Netflix, soit en balançant les 12 épisodes d’un seul coup. Vous pouvez donc voir toute la deuxième saison sur le site EnVedette.ca. C’est un choix volontaire de la part du réalisateur (et je lui avais fait part de mes appréhensions, mais je respecte sa décision). En fait, comme les épisodes durent entre 9 et 12 minutes, on pourrait dire qu’on se « gave » de la saison d’une seule traite, peut-être un peu trop rapidement pour prendre un certain recul.

En deux heures à peine, j’ai donc dévoré les 12 épisodes de cette nouvelle saison. Encore aujourd’hui, j’aurais préféré en avoir deux ou trois épisodes par semaine, simplement pour ne pas tout regarder comme un boulimique.

Dans ces nouveaux épisodes, la première chose qui nous frappe, c’est le changement de perception du personnage central (Mat). Lors de la première saison, on sentait le personnage principal beaucoup plus antipathique. On commençait donc à l’apprécier vers la fin de la saison, parce qu’il devenait de plus en plus fragile, ou plutôt parce qu’on s’était attaché à son côté un peu snob, voire diva.

La deuxième saison nous ramène un Mat plus calme, moins dans la confrontation et plus dans l’acceptation de ce que lui apporte la vie. Avec son retour, on retrouve ses démons, mais surtout cette relation ambiguë avec Ian, cet homme qu’il a (et aura toujours, nostalgiquement parlant) dans la peau. Et c’est là que Mathieu Blanchard excelle le plus; en nous présentant la vie à l’écran, car c’est souvent ce qui se produit dans certaines relations entre hommes; la passion avant l’amour, la sexualité avant la relation humaine.

Pour Mat, tout se mélange dans sa tête, et cette attirance est toujours présente pour l’amour du passé. Au fil des épisodes, il saura mieux comment définir cette relation particulière.

J’ai trouvé que cette saison était beaucoup plus sombre que la première, surtout dans les six premiers épisodes. Et, vous savez comme j’aime le drame! C’est donc quelque chose qui est venu me chercher plus personnellement, me faisant réfléchir à mon ex et à toutes ces histoires d’amour qui font du bien au début, avant de faire mal par la suite (mais, au final, on en redemanderait encore et encore)!

La seule chose qui m’aura irrité dans cette saison, c’est surtout un goût personnel, mais c’est au niveau de la musique francophone à la fin de certains épisodes. J’ai trouvé que la musique ne servait qu’à souligner les événements qui venaient de se produire peu avant. J’ai trouvé que ce n’était pas nécessaire d’appuyer pour faire comprendre l’épisode au spectateur. Mais c’est un avis très personnel, sachant que j’ai beaucoup de difficulté avec la musique francophone. Heureusement, la plupart du temps, les épisodes se terminent avec une musique sans voix, mais quand la voix y est et nous décrit étrangement la scène qui vient de se produire, ça casse mon moment de réflexion.

Outre ce petit détail, c’est une très bonne série, qui nous présente des personnages bien incarnés, pas surjoués. On joue dans la simplicité, sans forcer la note, et je crois que c’est vers cette orientation que devrait se diriger Mathieu Blanchard pour ses prochains projets.

En conclusion, on s’éloigne un peu du titre de la série, car l’évolution de la série suit l’évolution de la vie, et maintenant, le coming-out semble fait pour tous les personnages, indice qu’il est peut-être plus simple de sortir du placard en 2014 qu’il y a quelques années, mais peu importe, je crois que ce genre de série est très importante pour montrer des exemples aux plus jeunes, pour leur faire comprendre que ce n’est pas la fin du monde, et que tout finit par mieux aller. C’est d’ailleurs un peu ce que je voulais exprimer dans mon propre roman.

Une deuxième saison bien réussie! On se demande même s’il y en aura une troisième.

Setlist Peut-être jamais (bsides)

Pour ceux qui veulent vraiment s’imprégner des chansons qui sont citées dans le livre (outre les débuts de chapitre), voici la liste des bsides du roman Peut-être jamais

1. The Everlasting – Manic street preachers

2. Londinium – Archive

3. Mezzanine – Massive Attack

4. Trans Fatty Acid – Kruder & Dorfmeister

5. Unfaithful – Farewell

6. Down a rabbit hole – Bright eyes

7. Monheim – Godspeed you! Black emperor

8. Reckoner – Radiohead

West Coast – Lana Del Rey

Nouvelle pièce de Lana Del Rey « West Coast ».

Oui, assumons le gai en nous. J’aime la toune haha!

 

Making of [Final]

Je ne continuerai pas ma suite de making of, puisque le roman est déjà sorti. Je préfère vous laisser la chance de tout découvrir par vous-mêmes.

En final à ces publications, voici un montage-photos maison (indulgence pour le montage merci!).

C’est maintenant à vous de juger par vous-mêmes de l’oeuvre offerte.