Voilà

Le déménagement s'est bien passé. 
J'ai bel et bien pleuré 17 minutes non-stop dimanche dernier. BBF3 était magnifique. Je ne sais pas si j'ai mis mon ami Jonathan mal à l'aise. Bah...
La nouvelle vie commence. Je tiens le coup. 
Le désir d'écriture revient. Je crois que j'ai besoin également de voir "du monde". 
 

Zéro

Alors on y est. 

On remet tout à zéro. 

Ça risque de changer pas mal d'orientation.

Pour l'instant. C'est ça.

 

Les réflexions de Duras ne m’auront jamais paru aussi vraies

Il y avait un tableau de Bonnard : c’est une barque avec la famille de cette femme. Il avait toujours voulu modifier la voile. À force d’insistance les gens lui ont permis de reprendre le tableau. Quand il l’a rendu, Bonnard a dit qu’il la considérait comme terminée. La voile avait tout envahi. Elle l’emporte maintenant sur la mer, sur les gens dans la barque, sur le ciel. Ça arrive dans un livre, à un tournant de phrase, vous changez le sujet du livre. Sans vous en apercevoir, vous levez les yeux vers votre fenêtre : le soir est là. Vous vous retrouvez le lendemain matin devant un autre livre. Les tableaux, les écrits ne se font pas en toute clarté. Et toujours les mots manquent pour le dire, toujours. (p. 35)

 

La passion de l’homosexualité c’est l’homosexualité. Ce que l’homosexuel aime comme son amant, sa patrie, sa création, sa terre, ce n’est pas son amant, c’est l’homosexualité. […] Nous possédons notre amant comme lui nous possède. Nous nous possédons. Le lieu de cette possession est le lieu de l’absolue subjectivité. C’est là que notre amant nous assène les coups les plus forts que nous le supplions de donner pour qu’ils se répandent en écho dans tout notre corps, dans notre tête qui se vide. C’est là que nous voulons mourir. (p. 41)

 

Si vous êtes un homme, votre compagnie privilégiée dans l’existence, celle de votre cœur, de votre chair, de votre race, de votre sexe, c’est celle de l’homme. C’est dans cette humeur-là que vous accueillez les femmes. C’est l’autre homme, l’homme numéro deux qui est en vous qui vit avec votre femme qui a avec elle les relations sexuelles ordinaires, utilitaires, culinaires, vitales, amoureuses, passionnelles même et aussi créatrices d’enfants et de famille. Mais le grand homme qui est en vous, l’homme numéro un, n’a de relation, décisive, qu’avec ses frères, les hommes. (p. 45)

 

Le passage d’un homme de l’hétérosexualité à l’homosexualité est une crise très violente. Il n’y a pas de changement plus grand que celui-là. L’homme ne se reconnaît plus. Il est comme naissant. La plupart du temps il n’arrive pas à dominer la crise, à la décrypter. D’abord il ne reconnaît rien et l’hypothèse de l’homosexualité, bien entendu, il  la repousse. La femme de cet homme, elle, elle le sait, qu’elle l’apprenne de lui ou d’autres, d’amies, elle se met à « reconnaître » tout. Tout ce que l’homme a fait ou dit dans le passé, elle le reconnaît. Elle dit : « Ça devait être là depuis toujours et il ne le voyait pas. Ce sont les autres qui l’ont découvert, ceux comme lui. » (p. 46)

 

Oui, c’est difficile de parler de sexualité, vraiment. Avant d’être un plombier, ou un écrivain ou un chauffeur de taxi ou un homme sans profession, ou un journaliste, les hommes sont avant tout des hommes, des hétérosexuels ou des homosexuels. La différence c’est qu’il y en a qui vous le rappellent dès qu’ils vous connaissent et d’autres un peu plus tard. Il faut beaucoup aimer les hommes. Beaucoup, beaucoup. Beaucoup les aimer pour les aimer. Sans cela, ce n’est pas possible, on ne peut pas les supporter. (p. 47)

 

Marguerite Duras – La Vie matérielle (1987)

 

Radiohead - The King of Limbs (official review)

Radiohead aime beaucoup créer l’événement, et lors de la sortie de « In rainbow », on l’avait bien remarqué avec leur concept « Payez ce que vous voulez ». Cette fois-ci, un prix fixe est demandé pour l’album « The King of Limbs », et toutes sortes d’options peuvent s’ajouter pour les fanatiques (fanatiques dont je ne fais plus partie ! J’aime bien le groupe encore, mais ce n’est pas demain la veille que je voyagerais jusqu’à Oxford pour aller les voir en concert comme j’avais fait en 2001 !)

Alors, on a su que Radiohead allait nous offrir un nouveau disque le 14 février dernier (un petit cadeau de St-Valentin quoi !). L’album était dû pour sortir le 19 février en version téléchargement, mais finalement, le groupe a devancé la sortie d’une journée. J’ai envie de présager deux choses. Je sens que tout n’a pas été dit avec ces 8 titres (j’y reviendrai).

Alors, allons-y comme dans le bon vieux temps; soit une critique track by track.


01. Bloom

L’ouverture de l’album commence avec quelques notes de piano, puis s’amorce un free jazz électronique et on se demande où l’on s’en va avec tout ça. C’est souvent ce qu’on va se demander à l’écoute de ce nouveau disque. Première constatation; les sonorités ressemblent dangereusement à l’album solo The Eraser de Thom Yorke. On ne sent pas vraiment le groupe derrière le chanteur. Et c’est un peu inquiétant : est-ce que monsieur Yorke aurait décidé tout tout tout dans l’écriture de ce disque ? Outre la basse de Colin, on cherche la présence des autres membres avant un peu d’insécurité. Toutefois, la chanson « Bloom » n’est pas mauvaise, mais on conviendra que c’est du déjà entendu; des expérimentations que Yorke avait très bien maîtrisées sur The Eraser justement.

Un thème récurrent qui reviendra souvent dans cet album : la nature. Bruits d’oiseaux, de clairière, d’eau, de forêt, etc. Le mélange se fait bien avec l’électro un peu « gras » qui marient les diverses couches d’instruments et de sons organiques. La voix de Thom ? Elle passe bien, un peu trop dans les aigus par moment, mais plutôt clair (sur cette pièce !)


02. Morning Mr Magpie

La chanson « Bloom » s’achève et le « beat » revient un peu plus saccadé; Thom Yorke prend un petit regain d’énergie, on entend Greenwood qui gratouille. J’ai quelques difficultés avec la mélodie du début et je préfère beaucoup mieux le milieu de la chanson, où Thom souffle un filet d'air qui est mixée avec différentes couches de sa voix trafiquée. Les paroles ne me touchent pas vraiment plus qu’il ne le faut, cependant.

 

03. Little by little

Encore le chant des oiseaux pour le passage vers cette chanson. Premier titre qui accroche légèrement plus, car on y retrouve une légère touche du groupe. Ici, on se dit : c’est Radiohead. La réflexion que je me suis faite : « On dirait que la plupart des pièces sont des variations de la chanson « In limbo » du disque « Kid A ». Ces jeux d’arpèges de guitares qui confrontent les sons électroniques me font penser à ça. Ici, la voix de Thom Yorke est suave et pour le dire d’une façon plus familiale : « Ça fait la job. On entre dedans. »

 

04. Feral

Je sais qu’il y aura bien des gens qui ne seront pas d’accord avec moi, mais personnellement, j’aime beaucoup cette pièce. Elle me rappelle la période « Amnesiac » et ses B-sides expérimentaux. Il y a du collage sur cette chanson, et à la première écoute, ça surprend. On n’est pas trop sûr si on aime cela ou non. On dirait que c’est fait « exprès » pour agacer l’auditeur, mais de mon côté, après quelques écoutes, c’est une des mes chansons favorites.

 

05. Lotus Flower

Au départ, je dois avouer que cette chanson me laissait froid. Mais au fil des écoutes, c’est l’une des pièces qui se distinguent le plus du lot. C’est peut-être son emplacement qui la fait sonner un peu redondante (on dirait que le début de la chanson reprend exactement la ligne mélodique de Feral). Premier « simple » officiel, l’auditeur qui connaissait Radiohead avec Ok Computer ne sera pas du tout impressionné. En fait, même les fans avec qui j’ai discuté sont mitigés. Le problème, c’est que la pièce est trop « gentille ». Elle représente très bien l’album. Les idées sont là, les lignes mélodiques se découvrent peu à peu après les écoutes répétées, mais au final, on sent que tout ce qu’on entend a déjà été fait sur The Eraser.

Reste que la ligne de basse et les arrangements de Lotus Flower sont excellents. Au final, c’est un peu un album sur lequel fumer un joint ne serait pas de refus. On sent le travail derrière chaque choix de son. Et s’il y a un reproche à faire, c’est peut-être justement qu’à force de travailler une pièce, on perd son essence et sa sensibilité. Oui, voilà. C’est du Radiohead, mais du Radiohead qui ne vient pas chercher de fortes émotions en moi.

 

06. Codex

Et voilà que Codex se pointe. La petite sœur de « Videotape » peut-être ? Qu’importe ! Ici, le piano est accompagné d’une ligne électronique très discrète, et un peu à la façon de la vieille version de « True love waits », ça fonctionne très bien. Les paroles sont aussi très très intéressantes. Ici, la voix de Thom Yorke vient me toucher; elle est simple, dépouillée et elle transmet quelque chose que je ne retrouve pas sur les autres pièces de cet album. Pour moi, c’est définitivement la pièce parfaite à écouter après une rupture de couple. No one gets hurt. On sait tous que c’est un mensonge. Et quand Thom parle de cette eau tranquille qui est innocente, on sent très bien qu’elle cache quelque chose de dangereux et de douloureux.

 

07. Give up the Ghost

Et c’est le retour de la forêt enchantée, pour une nouvelle transition. Pour cette chanson, je fais figure d’exception, car parait-il que c’est une pièce très appréciée des fans du groupe. Personnellement, elle ne m’intéresse tout simplement pas. La lenteur de la chanson m’énerve. C’est un peu la même chose que je ressentais sur « House of Cards ». Tant mieux si elle plaît aux autres, moi je passe tout droit !

 

08. Separator

Ça se termine déjà sur le dernier titre du disque. Un titre qui me semble plus spontané que les autres. Un univers qui rassemble un peu plus le groupe aux oreilles de l’auditeur. On dirait vraiment une pièce optimiste, et les paroles renferment peut-être une autre théorie qui commence déjà à circuler sur les forums. Le titre de la chanson (Separator), les paroles de celles-ci (And if you think this is over, then you’re wrong) et le fait que le jour du lancement de l’album ait été devancée d’une journée m’a fait réfléchir au concept d’un 2e album. Je ne pense pas que son annonce sera faite samedi (il faut bien digérer ces 8 premiers titres), mais je ne serais pas du tout surpris de lire une nouvelle annonce de Radiohead nous offrant un second disque de 8 titres également. Peut-être au mois de mai ? Pour la sortie physique du disque ? Ou peut-être que je suis complètement dans le champ et que The King of limbs est vraiment la seule galette que l’on aura. Mais bon, j’ose espérer que Radiohead a eu plus d’inspiration qu’un simple 8-tracks.

À suivre donc…

Mais en général, il s’agit d’un disque passable. Il ne surprend pas, il reprend des sonorités que Thom avait beaucoup pratiquées sur The Eraser et il est très (trop ?) homogène à mon goût. Pour ceux qui me disent que je juge trop vite, je tiens à préciser que j’ai écouté le disque de 9h le matin à 18h le soir. Non-stop. Je manque de recul, certes, mais ce n’est pas une seule écoute rapide qui me permet de le juger peut-être un peu sévèrement. En fait, quand je juge un nouvel album de Radiohead, je regarde toujours le précédent. Et je dois avouer qu’avec le recul, « In rainbow » me paraît excellent ! Je me rends compte que j’ai beaucoup sous-estimé ce disque de Radiohead, peut-être justement parce que l’idée de « payer ce qu’on veut » pour le disque me faisait penser que ce n’était qu’une collection de chansons parmi tant d’autres. Et pourtant, non. Si je devais comparer « In Rainbow » à « The King of limbs », je dirais que niveau émotion, c’est « In Rainbow » qui gagne haut la main. Outre « Codex » qui vient me chercher, les autres pièces sont de bonnes chansons, mais elles ne me touchent pas du tout.

Je remarque également qu’il est loin le temps où Radiohead faisait du « rock » ! Personnellement, ça ne me dérange pas, car j’ai des goûts musicaux assez variés, mais je dois avouer qu’un solo à la « Lucky » me manque souvent dans les nouvelles compositions du groupe. Radiohead serait-il le nouveau groupe de « chill-out » pour les fins de soirées ?

 

 

Vidéoclip de "Lotus Flower", premier extrait de "The King of Limbs"

 

Et vous ? Vous en pensez quoi ?

 

Interpol

J'ai vécu une très belle expérience hier. Je dis belle, mais elle comporte bien évidemment quelques excès. Ça faisait très longtemps que je n'avais pas touché à une bière, mais hier, pour me préparer à aller voir Interpol, j'ai bu un peu... beaucoup ! Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il y a un tracteur qui m'a passé dessus, mais si c'était à refaire, je recommencerais.

La dernière fois que j'avais vu Interpol en concert, c'était en août dernier. C'était affreux. Le son était pourri, la setlist était merdique et que dire des nouvelles chansons... nulles ! J'avais même promis de ne plus jamais retourner voir le groupe. Mais mon amie Joelle m'avait mis guestlist au Métropolis, et je n'ai pas pu résisté à l'envie de retourner voir le groupe. Surtout à la vue des setlist qu'ils offraient sur cette tournée. 

J'ai même contacté le manager du groupe deux fois pour lui expliquer pourquoi je voulais qu'Interpol joue telle chanson. Je lui ai même envoyé la setlist de Chicago en lui disant que c'était une setlist de concert parfaite. Hasard ou non, je ne le saurai probablement jamais, mais le groupe a décidé de copier à peu près la setlist que j'avais suggéré (dans l'ordre appart ça !!). 

Je suis donc arrivé au concert qui était bondé, je me suis pris une bière, je me suis intercallé entre deux couples en espèrant qu'ils ne jasent pas trop, et le show a commencé. Je vérifiais au fur et à mesure sur mon Iphone pour voir l'évolution de la setlist.

Premier coup de coeur: Hands away. J'ai renversé la tête vers l'arrière, et la fille à côté de moi s'en ait aperçu. Elle m'a lancé un: "It's good, hein ?" et moi de répondre:"Sooo good". Première émotion donc. 


Et c'est drôle de voir ce que le hasard fait et qui il nous fait rencontrer. J'ai continué à parler avec la fille à côté de moi. Je lui donnais dans la trentaine, et je crois qu'elle était accompagnée par une "date" qui ne l'intéressait pas !! Bref, elle a fini par me demander ce que je faisais avec mon Iphone, et je lui ai dit que je regardais la setlist, parce que j'espèrais fortement (vainement) MA chanson de la soirée: The Lighthouse. 

Il faut expliquer que cette chanson est reliée à des trucs tellement dramatiques dans ma vie. Ça me ramène en 2007, première séparation, premier déménagement en appart tout seul. Je me rappelle: je pleurais ma peine, ivre, à fumer cigarette sur cigarette dans la petite cours de mon 4 et demi. 

Quand Interpol est revenu pour le rappel, ils ont commencé directement avec cette chanson. Et la fille qui était à côté de moi a tout de suite senti mon émotion. Je me suis accoudé sur le petit bar pour déposer nos verres et j'ai carrément éclaté en sanglots. La fille m'a mis la main dans le dos et m'a flatté pendant presque toute la chanson. C'était surréaliste. J'étais barbouillé de larmes. Vidé. J'avais enfin ce que je voulais de la part du groupe. Et.... The NEW a commencé. 

The New, c'est LA chanson du disque "Turn on the bright light", la chanson qu'Interpol ne jouait jamais en concert, ce qui frustrait pas mal de monde. Mais ils ont décidé de la remettre dans la setlist sur cette tournée. Et wow ! Elle a été jouée parfaitement du début à la fin. 

Sérieusement, c'est fou comme la musique que j'aime en concert me fait réfléchir sur ma vie, sur mon passé et sur ce qui s'en vient. 

Et il s'en vient quelque chose de très sérieux très bientôt.

 


 

Black Swan parodie

Pour tous ceux qui ont aimé le film "Black Swan", voici un petit quelque chose de la part de Jim Carrey et SNL. Personnellement, j'ai trouvé qu'il s'agissait d'un film correct, mais tous ceux qui parlent d'une révolution du cinéma ont des croûtes à manger, parce qu'ils ne doivent pas avoir vu beaucoup de films dans leur vie. Il y a des manques au scénario assez flagrants dans Black Swan, mais surtout, on nous laisse ainsi, sans explication, avec pour simple indice ce que l'on avait déjà deviné au départ envers le dédoublement de personnalité de la danseuse. Bref, calmez un peu vos ardeurs quand vous parlez d'Oscars. Ce film est un film de genre, réalisé par quelqu'un qui fait des films d'auteurs plus personnels d'habitude. Si vous voulez mon avis, j'ai détesté toutes ces références aux films d'horreur; on a voulu faire un film d'auteur en se servant d'une genrification précise. Pour moi, ça donne un pastiche pas toujours heureux. Bref, voici la vidéo:


 

Dans un autre ordre d'idées, j'ai passé une excellente fin de semaine. Je n'avais rien de prévu pour ma dernière fin de semaine de congé, mais elle a été bien remplie. Je suis allé souper chez ma cousine, on s'est mis à jaser de nos vies, des hommes qui gravitent autour de nous, du sport, des projets d'avenir, etc. Ma cousine devient de plus en plus un meilleur exemple pour moi; chose qui aurait été difficile à croire il y a quelques années. Ça m'a fait un grand bien de rire ainsi avec elle. Le lendemain, mon papa venait installer ma barre de chin-up pour me permettre d'avoir mes équipements complets. Là, c'est bien vrai, après une première semaine de p90x, je suis prêt à suivre tous les dvds avec assiduité, car j'ai tous les instruments. La seule chose qui me bogue un peu, c'est que maintenant, la porte du salon ne peut plus se fermer complètement, ce qui fait que ma coloc peut me voir faire mes exercices, et ça me gêne hahaha

Alix est aussi passé en fin d'après-midi, on s'est assis le temps de 15 minutes pour discuter un peu des vacances des fêtes et de nos vies. C'était bien. Et maintenant, c'est lundi, je recommence à travailler dans deux jours. Ça fera du bien, la routine va reprendre le dessus et absorber mes mauvaises habitudes. Là, il est à peine 9h du matin et je dois aller commencer ma 2e semaine de p90x. S'il y a vraiment un changement flagrant à la fin des 13 semaines, je m'engage à poster une photo avant-après de mon corps pour avoir votre avis haha

Bon retour au travail... ou bon retour en classe (pour ceux que ça concernent, car de mon côté, pour l'instant, c'est terminé, je ne retourne pas à l'université.) 

 

Adieu 2010

L’année avait pourtant si bien commencé… et elle se termine avec un malaise répandu : tout le monde semble avoir trouvé 2010 affreux. Dure fin de siècle.

J’ai décroché mon calendrier 2010 du mur. Je me suis mis à l’observer, histoire de voir ce qu’a été l’année qui vient de s’écouler. Des noms de garçons par-ci par-là, des noms déjà bien loin dans ma mémoire. Des crochets sur des dates précises; petits signes de sexualité, empreinte d’un autre temps. Ce qui me rappelle combien j’avais de relations intimes il y a à peine quelques mois. Mais ne soyons pas ingrats; ma vie intime n’est pas à chier. Seulement, j’en suis venu à une triste conclusion : autant prendre ce qui passe et laisser tomber les espoirs de couple. J’ai l’impression qu’on vit à une époque où les relations de couple sont mises sur un piédestal, mais que personne n’est prêt à faire les efforts nécessaires pour arriver à tenir le coup. Je pense qu’on vit dans une société trop individualiste et axée sur le plaisir pour qu’une relation de couple puisse survivre longtemps. Et je ne parle pas que du côté homosexuel. D’ailleurs, je me pointe moi-même, car je me rends compte que je suis souvent trop exigeant envers les autres. On fait toujours une idéalisation de la personne que l’on recherche; dès que cela diffère un peu trop; hop ! Au suivant ! Je me suis fait faire le coup plusieurs fois, et je l’ai probablement fait également.

 

Je reprends l’écriture une journée plus tard; un petit 24h vient de s’écouler, et voilà que ma vision de la fin de 2010 se transforme. Aujourd’hui, je dois avouer que j’ai vécu une expérience humaine fort intéressante ! Comme je ne veux plus raconter ma vie intime sur ce blogue, je me contenterai de dire que j’ai eu beaucoup de plaisir au 18e étage d’une tour à bureaux dans le Vieux-Montréal, devant une fenêtre donnant sur le Vieux-Port.

Parfois, la vie étonne. Elle étonne, parce qu’on ne sait pas exactement ce qui nous pousse à agir, à faire un choix et à décider d’aller jusqu’au bout. Il s’agit peut-être d’un regard, d’une image, d’une impression. Tout cela est trop flou pour que l’on sache réellement ce qui nous motive à nous dire : maintenant j’y vais; je tente le coup, je me lance dans le vide et je vais voir ce que ça donne. Parfois, le regret. Parfois, l’illumination.

Et quand l’illumination s’amène; on dirait que plus rien n’a d’importance. J’ai passé par plusieurs étapes cette dernière année. D’abord, le déni. Le refus de me dire que mon couple s’était écroulé; et c’était facile de se convaincre, puisque nous vivions encore ensemble. Ensuite, la perte. Le fait de comprendre que la 2e chance a déjà eu lieu, que c’est terminé pour de bon maintenant. Puis est venu l’abandon; rencontrer des gens, en trouver certains intéressants, mais ne pas garder tant de souvenirs des autres. Plusieurs espoirs en vain, je pense que j’étais trop concentré à chercher le couple, alors que la vie me prouve de jour en jour que je ne suis pas si prêt à me réinvestir, même si l’envie y est. C’est plutôt une envie nostalgique; histoire de dire à la face du monde que je peux présenter mon chum quelque part. Je crois sincèrement qu’il faut arrêter de voir le célibat comme un tort. Chaque rencontre entre célibataires ouvre une brèche, un petit quelque chose de nouveau qui transforme minimalement une personne. Et c’est en se ressourçant ainsi de chaque rencontre que l’on réussit à se construire, que l’on réussit à comprendre un peu plus qui l’on est dans ce bas monde.

2011 s’amène, et je pense que je viens tout juste de faire la paix avec l’année qui vient de s’écouler. J’ai décidé d’en garder les points positifs. Un diplôme en maîtrise à McGill, un roman publié, c’est déjà beaucoup pour un mec de 26 ans (27 maintenant je sais !). Restons humbles, et tournons-nous vers l’avenir. Il y a beaucoup de choses à changer dans les mois à venir, et pour une fois, je n’ai pas peur, je ne crains pas cette espèce d’abandon que j’ai tant eu du mal à imaginer quand je regardais le futur.

Les gens nous marquent, puis ils disparaissent. Certains mettent des années avant de s’effacer complètement, mais, peu importe leur laps de temps dans notre vie, ces gens nous marquent, et c’est tout ce qu’il y a à retenir. On ne vit plus à l’époque de nos grands-parents qui restaient ensemble durant 35 ans. Alors, soit. Vivons comme la nouvelle génération, mais laissons tomber le superficiel. Tentons de garder une parcelle d’intelligence, tentons de nous souvenir de tous ceux qui ont croisé notre chemin et qui ont changé notre parcours faussement dessiné.

Bonne Année 2011 à tous. Si vous n’avez qu’une chose à vous dire, c’est que 2011 sera meilleur que 2010. On y arrivera, on réussira à oublier l’année qui vient de s’écouler.

 

Salon du Livre de Montréal 2010

Je serai au Salon du Livre de Montréal, kiosque 220. Venez échanger quelques mots avec moi, me dire des insultes ou me dire que vous m'aimez, m'offrir des faveurs ou simplement me désennuyer :) 

Voici mon horaire:


Jeudi le 18 novembre de 19h à 21h
Vendredi le 19 novembre de 13h30 à 15h30 (WTF? lolll)
Dimanche le 21 novembre de 14h à 16h

Jeudi le 18 novembre de 19h à 21h

Vendredi le 19 novembre de 13h30 à 15h30

Dimanche le 21 novembre de 14h à 16h


Au plaisir de vous voir !

 

 

 

Effacer le temps

Ouvrir l’armoire. Tout étaler sur le comptoir de la cuisine. Faire le tri. Des restes. Des miettes. Des choses qui t’appartiennent. Prendre un sac vert. Jeter. Jeter les vieux tacos qui sont mous depuis des mois. Jeter les restes de couscous, de graines sésames, de noix de cocos. Jeter la mélasse périmée depuis 2008. Jeter toutes les nouilles sèches qui ont passé leur vie à l’air, le sac déchiré. S’attaquer ensuite aux épices inutiles, aux épices qui ne gouteront plus, car il y a des années que nous les avons achetés ensemble, heureux, au marché Jean-Talon, alors qu’on ne vivait même pas dans le coin encore.

Mettre des dizaines de pots de plastique au recyclage. Vider les salières où le sel est devenu granuleux, en mottons.

Et regarder cette petite boîte argentée. L’ouvrir, pour y découvrir du papier, une pipe, une rouleuse blanche qui est devenue jaune avec le temps. Une petite boîte où se trouvent encore des vestiges d’herbes vertes mélangées à du tabac. Lancer d’abord la rouleuse dans le sac de poubelles. Puis la pipe. Réfléchir un bon coup, revoir les souvenirs, ces soirées enfumées, ces longues fins de semaine que l’on surnommait les « fins de semaine de krach », se rappeler les mille et un desserts cuisinés, pour les trips de bouffe. Finalement, jeter la boîte argentée au complet dans les vidanges. Effacer le temps, le passé.

C’était la dernière étape à faire. La dernière étape pour rayer ce souvenir du « nous ». À présent, les images du passé seront définies de la même façon : un joint qui fume, deux corps sur le divan, deux corps qui mangent parfois des gâteaux, deux corps qui mangent parfois de la bite. La fumette pour le sexe. Un chapitre complètement génial de ma vie. Mais un chapitre fini. C’est fait. Je ne peux plus courir vers l’arrière. Je peux me rappeler les fabuleux orgasmes, en en espérant de semblables un jour peut-être, mais ils ne seront jamais identiques à ces moments-là. Et c’est le beau de la vie; les choses se répètent, mais ont toujours une identité propre. Les gens qui passent peuvent se ressembler, mais ils n’auront jamais les mêmes noms.

You just have to let him go

 

critiques semi-négatives

Vous pouvez dès maintenant lire les critiques semi-négatives du roman "Comme si de rien n'était" sur  larecrue.net

Comme quoi le "je" de mon texte n'est pas apprécié de tous !

Comme je disais, le prochain roman aura un "je" unique ! Vive les défis :)

 
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