Vous pouvez maintenant consulter ce site avec son flux RSS


Archives
Février 2008
Mars 2008
Avril 2008
Mai 2008
Juin 2008
Juillet 2008
Août 2008
Septembre 2008
Octobre 2008
Novembre 2008
Décembre 2008
Janvier 2009
Février 2009
Mars 2009
Avril 2009
Mai 2009
Juin 2009
Juillet 2009
Août 2009
Septembre 2009
Octobre 2009
Novembre 2009
Decembre 2009

Site professionnel
Présentation des romans de M.C.
Romans de Maxime Collins (achats)
Achats des romans sur Amazon.com
Voyage Aix en Provence (2005-2006)
© 2009-2010 - Maxime Collins

 

 

Incrivez votre e-mail ici pour recevoir certaines mises à jour

S'abonner
Se désabonner


mesure
7 février 2010

Le Temps



Nous sommes le 7 février, déjà. Comme le temps file. En même temps, heureusement qu’il file, parce que sinon, on serait toujours au même point. La vie continue, la plupart du temps, elle me satisfait. Je ne fais pas pitié, bien au contraire. Outre ma vie amoureuse un peu décalée, je pourrais dire que je suis assez heureux de moi. Mais comme dans toute chose, quand il y a un « bobo » quelque part, on dirait que le corps fonctionne mal, malgré ses plus grandes joies.

Peu à peu, je recommence à me concentrer sur ma vie, sur mes projets. Je délaisse l’attente, le désir, l’envie et surtout la jalousie. Ce n’est pas vraiment facile d’agir ainsi, surtout quand le spectre de notre ex plane toujours dans les parages. Même s’il n’est pas là très souvent, le fait de le savoir encore là par moment m’enlève toute guérison par le temps. Mais je l’ai choisi, et je vais l’assumer jusqu’au bout, parce que je suis comme ça, j’aime les histoires qui s’étirent, qui deviennent des regrets; des histoires que l’on aurait pu écourter, mais dont mon cœur avait encore soif, un peu comme si je faisais une drogue dure. Et Dieu sait que les « downs » sont nombreux après coup, mais on finit toujours par se dire que « ça valait quand même le mal ». Pourtant, grâce au temps, ça avance. Tranquillement, mais ça avance. Les grands drames s’effacent, la tristesse aussi. Il y a toujours un remous après son passage, surtout s’il vient se faire chercher en voiture par son nouveau mec. Mais bon, ça fait partie de la « game », nos chemins arrivent bientôt à l’intersection fatidique. Durant le reste du parcours, il faudrait quand même que je réussisse à mieux me contenir. Quand il me dit en face à face qu’il ne dort pas à la maison ce soir, je change toujours de comportement, comme si j’avais une grande frustration à l’intérieur de moi. Et il le remarque, me dit que mon ton a changé depuis qu’il m’a annoncé qu’il ne dormait pas ici. Oui, ce doit être le fait de voir qu’il a maintenant une autre vie stable, une double existence. Il s’efface avec moi pour exister pour l’autre. C’est en plein ce phénomène-là, oui.

Alors, il faut me changer les idées. Et vive le travail, parce qu’au final, il n’y a que cela qui arrive à réellement attirer ma concentration sur autre chose. Le « timing » était bon. Travail travail travail. Telle est ma vie jusqu’en mars. La job au Ministère de l’Éducation va bien, j’aime beaucoup mon équipe et mon superviseur, pour parler comme un jeune ado qui fait l’épreuve au cégep : « C’est chill… » haha. En plus du travail pour le gouvernement, je continue toujours à travailler comme manager publicitaire. Mes employés chignent un peu plus, parce que je ne peux plus leur répondre aussi rapidement qu’avant; donc je dois travailler à cela durant mes pauses de travail, puis après un entraînement au gym en fin d’après-midi, je retourne vers le travail jusqu’à onze heures ou minuit. Et entre tout cela, je trouve quand même le temps d’élaborer la promotion de mon nouveau roman. Pour l’instant, je suis très satisfait des résultats. La couverture me plaît, la quatrième de couverture aussi. Il y a bien ma photo que je ne trouve pas géniale, mais je fais confiance à mes éditeurs pour cela. J’ai eu l’idée de tourner une bande-annonce pour le livre, et la maison d’édition a apprécié l’idée, si bien qu’elle a proposé à Joseph Elfassi d’écrire le scénario. Il a lu le livre et il a eu d’excellentes idées qui me plaisent réellement. Nous devrions faire 2 jours de tournage avec 4 ou 5 comédiens. C’est une autre dimension qui m’intéresse énormément, car je crois réellement au potentiel de la bande-annonce. C’est tout nouveau pour les livres, surtout au Québec, où je connais seulement Jean-Simon DesRochers qui l’a fait (très bien d’ailleurs). J’ai très hâte de voir les résultats, et encore une fois, ça me permet d’oublier un peu plus Luc… il s’éloigne comme le souvenir.

Samedi après-midi, je suis allé au « Dieu du ciel » avec un mec que j’avais rencontré pendant 24 heures en Angleterre pour faire un concert de Radiohead à Hammersmith, au théâtre Apollo. Il m’avait dépanné et m’avait hébergé dans sa résidence universitaire. C’était en 2006, lors de mon périple d’une année en Europe. Un mec super sympathique, avec qui j’adorais parler de musique. Il est déménagé avec sa copine à Montréal. Ils sont charmants tous les deux. Nous avons bien discuté et bien bu, dans une ambiance fraternelle, et j’ai trouvé la vie spéciale. Non, mais c’est vrai. Il y a des gens que l’on croise comme cela, que l’on pense ne plus jamais revoir, et comme par magie, les années passent, et voilà qu’ils réapparaissent dans notre vie. La vie n’est pas faite que de départ. Évidemment, cela fonctionne moins bien si c’est une personne très importante qui disparait et qui revient des années plus tard. Dans ce cas, c’est plus bouleversant qu’autre chose. Quand on ne connait pas trop la personne, mais que celle-ci passe dans notre vie et s’efface rapidement, il y a un plaisir à la retrouver des années plus tard, parce qu’on se rend maintenant compte de l’effet positif de cette personne sur notre vie. Bon, j’extrapole un peu, bien sûr, mais reste que je viens peut-être de trouver un nouveau partenaire de concert à Montréal !

Aujourd’hui, je vais aider ma cousine à préparer un exposé à l’ITHQ. Il faudrait que je trouve aussi un moment pour aller magasiner de nouveaux vêtements. Ma garde-robe tourne en rond ! Deux jours de « congé » par semaine, ce n’est réellement pas assez. Il y a un problème avec notre société. Je n’arrive pas à comprendre comment des gens peuvent travailler 40 heures semaine tout en ayant une vie extérieure. Je comprends un peu plus pourquoi tant de personnes restent « scotchées » devant leur téléviseur. La vie de travailleur draine toute l’énergie d’un individu. Qu’il soit serveur ou chauffeur de bus. Ça n’a pas d’importance. Moi-même qui suis assis devant des copies à corriger chaque jour, le soir venu, je roule des yeux devant la 2e partie de mon travail. Bref, je suis une petite nature aussi. J’exagère souvent. J’ai réellement hâte au 2 mars, retour d’une certaine liberté, d’un peu plus de temps personnel, et là, aucune excuse pour ne pas écrire avant le prochain contrat. Les mois de mars et d’avril seront dédiés à l’écriture !

Samedi soir, j’ai reçu l’appel de Valérie. Nous n’avons jamais été très très proche, mais c’est toujours une fille que j’ai trouvé super sympathique. Elle vit un peu ce que j’ai vécu en septembre : la rupture. Ça m’a fait du bien de lui parler. Je me suis rendu compte que même après seulement quelques jours de rupture, elle était rendue déjà plus loin que mon propre cheminement. À chacun son laps de temps. En discutant avec elle, je me suis quand même rendu compte que j’avais fait du progrès. Je suis mieux dans ma peau ces temps-ci, j’accepte mieux l’échec amoureux. Il faut voir le positif dans tout : la vie s’amuse à nous faire réfléchir en nous trainant sur des chemins cahoteux. Il faut l’accepter. Accepter de le vivre, accepter d’avancer vers l’inconnu, mais surtout, s’ouvrir au renouveau, s’ouvrir à l’autre que l’on ne connait pas. J’en suis là. Prêt à m’ouvrir, prêt à commencer une nouvelle histoire, un nouveau chapitre. Ah ! Sacré vie !

Ce site est voué à nouveau départ très bientôt aussi. Il est temps de se refaire une peau neuve, de se préparer à une nouvelle plateforme, à une nouvelle interactivité avec mes lecteurs. Bientôt, vous aurez le pouvoir de répondre directement à mes entrées de blogue. C’est effrayant et excitant à la fois. À suivre…


30 janvier 2010

Je me souviens (encore)



— Cesse de faire l’enfant.

— Je ne fais pas l’enfant. Je te dis seulement que je ne suis pas à l’aise.

— Tous mes amis n’arrêtent pas de me dire que tu fais des enfantillages en ne voulant pas le rencontrer.

— Tous tes amis ? Parce que tu en as parlé à 5 ou 6 amis peut-être ?

— Oui. Et alors ?

— Et alors ! C’est sûr qu’ils vont dire ce que tu veux entendre. Ce sont tes amis !

— Ben ! Je leur ai raconté l’histoire de notre rupture quand même !

— Oui, bien sûr… une seule version de la médaille. C’est clair qu’ils ne seront pas de mon bord. De toute façon, qu’est-ce que ça change ?

— Ça change que je paie un appartement où je ne suis jamais.

— Je ne t’ai jamais empêché de venir à l’appartement. Après la dispute de samedi soir, où c’est toi qui faisais l’enfant d’ailleurs, tu es disparu pendant 5 jours !

— J’avais mieux à faire ailleurs !

— Ben je l’ai pris comme si tu étais frustré et que tu voulais me faire payer. De l’enfantillage comme tu dis !

— C’était pas le but.

— Ah bon. Je dois me raconter des histoires encore.

— Oui sûrement. De toute façon, je suis tellement mieux dans l’appartement de mon chum qu’ici ! (sourire moqueur. Sourire moqueur parce qu’il est dans un environnement plus hi-teck, parce que l’appartement doit paraître plus moderne, plus riche, plus tout ce qu’il aime tant en tant que matérialiste).

— En tout cas.

— Alors, on va aller prendre un verre avec lui samedi. Okay ?

— Je sais très bien où tu veux en venir. Ce sera ça, puis ensuite un peu plus, puis ensuite vous allez dormir ici, puis je vais me réveiller le matin avec ton mec dans la salle de bain. Tu veux me montrer que vous êtes Oh si heureux ? Tu veux que je sois plus déprimé encore ?

— Pourquoi tu dois rendre tout comme un problème ? Tout doit être dramatique ? Tu attires la chicane. C’est ça. Dès que tu es là, il y a de la chicane.

— Oui Luc. Ça doit être ça. Je crée la chicane moi-même et je me chicane avec moi-même aussi. Il faut être deux, tu sais…

— Si tu le rencontrais, tu verrais que tu retirerais ce que tu as dit sur lui.

— Ce que j’ai dit ?

— Ouais.

— Je n’ai rien dit de mal sur lui. Absolument pas même. Je suis sûr qu’il est super, et je n’ai rien contre lui. J’en ai contre le malaise que je ressens à vous imaginer dormir ensemble à moins de 3 mètres de ma chambre.

— Criss ! Il faut que tu le rencontres là ! Ça assez duré. Ce serait dans le cycle naturel des choses.

— Le cycle naturel des choses ?

— Oui, ça va de soi !

— Ah oui ? Combien en as-tu rencontré de nouveaux mecs de tes exs ?

— …

— Combien ?

— Aucun.

— Bon voilà.

Il a fini pas me dire que si je ne voulais pas encore rencontrer son homme, c’est que j’étais encore amoureux fou de lui. Non. Je ne suis pas amoureux fou de lui. Mais reste que dès que je remonte la pente parce qu’il disparait, il suffit de quelques secondes pour que j’oublie que nous ne sommes plus ensemble quand je le revois.

Nous n’avons plus rien à nous dire. Silence. Silence pire qu’un silence entre deux colocataires. Si bien que j’ai dit que c’était plate, que j’ai tourné les talons et que je suis allé m’assoir devant mon ordinateur.

Se refaire une vie. Se refaire une estime de soi. Se dire que l’on est beau. Que l’on peut plaire encore. Que l’on peut rencontrer des gens différents de lui. Des gens qui sauront s’intéresser à ce que l’on fait, à ce que l’on dit.

Au centre de correction du gouvernement, il est possible d’écouter notre lecteur Mp3, et j’ai eu la brillante idée de fouiller dans mes disques d’adolescence pour y dénicher des trucs que j’écoutais il y a plus de cinq ans. Je suis tombé sur Damien Rice. Le disque « O ». Quelle mauvaise idée ! Plusieurs larmes sur mes copies. Des larmes silencieuses. Des larmes qui me prouvent que chaque fois que je le revois, ça me bousille encore à l’intérieur. Alors, je n’imagine pas comment je serais bousillé si en plus je le voyais « live » devant moi avec son mec. Je ne sais pas… j’ai juste pas envie de vivre cet état, de me sentir déstabilisé, de devoir sourire alors que j’aurais sûrement juste envie de m’enfermer dans ma chambre, de cesser de respirer et de faire le mort.

Et pourtant, je sais que Luc prépare son « coup », que ça aura l’air d’un hasard, mais qu’il y aura probablement une belle orchestration. Et ensuite, je vais sentir le sol déraper sous mes pieds; perte de contrôle, perte de sens, perte de tout.

On va parler un peu plus crument, je crois. Il est temps que je me trouve un baiseur. Quelqu’un qui saura faire ce qu’il a à faire, qui pourra me faire oublier le plaisir vécu avec mon ex, qui me fera ouvrir les yeux, me faire dire : « Putain ! Avoir su que ça existait aussi ailleurs ! »… Le problème, c’est que je n’ai pas de technique de crouze, et je n’ai pas envie de rencontrer quelqu’un pour la baise. Je ne veux pas de chum, mais je ne veux pas un corps anonyme. J’aime construire une unité avec quelqu’un, un mystère que l’on dévoile progressivement, quelque chose qui sort aussi de la chambre à coucher et qui n’est pas étrange ou anormal. Une complicité que l’on sent grandir. Le désir de l’autre quand il n’est pas là. L’envie profonde dans le bas-ventre quand on sait qu’on l’attend, qu’il arrive… Je ne sais pas ce qui en est de la suite, mais j’espère qu’il n’y aura pas un délai de 3 à 4 ans avant que je redécouvre une fusion qui me plait. Mais bon… moi et la déception, on est ami-ami. Après Jean-François, ça m’aura pris 4 ans avant de trouver Luc. Je sais que c’est ridicule de compter le « sort » ainsi. Mais bon… Il y a parfois des paroles qui nous sont dites et qui font très très mal. Et même si on essaie de se défendre, ça ne sert à rien, parce qu’on aura beau dire ce qu’on veut, l’autre a déjà son idée claire dans sa tête. À force de me faire dire que je n’amène que de la chicane, que je suis quelqu’un qui aime le drame, et toute sorte de trucs du genre, j’en viens à y croire, à perdre mon sourire et ma joie de vivre, en me disant : Et si c’était réellement vrai ? Si c’était entièrement moi le problème ?

C’est con, j’ai peur de la suite, de la suite de la vie. Et pourtant, j’ai la certitude que lorsque la page sera réellement tournée, je vais m’en vouloir d’avoir « gâché » tout ce temps à me plaindre, à réfléchir à lui, à m’attrister de cette « perte », à pleurer le passé. Luc me rend le plus grand des services, mais je n’arrive pas à le concevoir encore de cette manière-là.





24 janvier 2010

Fêtes et Fierté



C’est fou ce que le marché de l’emploi nous demande de sacrifier pour réussir à vivre en ayant un job cinq jours sur sept. Je n’arrive pas à croire que tout le monde travaille 40 heures par semaine et trouve un sens à leur vie. Présentement, je peux calculer que je travaille 65 heures par semaine, et tout ce que je veux faire en arrivant chez moi, c’est boire de l’alcool jusqu’au lendemain. Mais les lendemains deviennent de plus en plus difficiles. La roue infernale s’enclenche. Je ne suis pas fait pour travailler au quotidien.

Aujourd’hui, j’ai révisé la version finale de « Comme si de rien n’était ». J’ai donné le okay à mes éditeurs. Il me reste à établir un plan promotionnel. Parce que c’est bien beau, publier, mais il faut vendre aussi. Et ça, c’est la partie un peu plus difficile, parce que les gens qui aiment te lire sur Internet ne sont pas toujours prêts à payer 20$ pour acheter un livre de toi. Dans notre ère où tout est gratis, c’est un peu problématique. Mais comment en vouloir à quelqu’un, hein ? Moi-même je télécharge de la musique. Alors… Enfin, j’aimerais quand même en vendre beaucoup. Pour me dire que je suis arrivé à quelque chose dans ma vie, pour me dire que c’est le début d’une belle histoire, que je trouve ma voie tranquillement…

Ce soir, mes parents sont venus me chercher en limousine. Surprise pour fêter ma réussite à la maîtrise et la prochaine publication de mon roman. Je ne savais rien de leur plan. Nous nous sommes promenés autour des écoles que j’ai fréquentées. Comme pour revoir le parcours initiatique. Bouteille de champagne. Fierté des parents. C’était très bien. Ensuite, nous sommes arrivés dans un restaurant chic dans le Vieux-Montréal. Tout le monde de l’endroit avait été mis au courant de ma prochaine publication. Les félicitations fusaient de toute part. Un peu gênant. Notre serveur était très sympathique. Très séduisant aussi. Il veut appliquer en création littéraire à l’UQAM. Évidemment, je lui ai vendu McGill. Et c’est drôle, mais de par nos conversations sur l’écriture, j’ai remarqué que mes parents arrivaient mieux à saisir ce que c’est que d’écrire, de ressentir le besoin de la création, de ne vivre que pour ça, ou presque. Ça faisait du bien de voir une autre personne exposer tout ce que je vis au quotidien par rapport à l’écriture.

Bref, entre tout ça, une seconde bouteille de champagne. Souper cinq services. Exquis. Et ma mère, qui verse quelques larmes de bonheur tellement elle est fière de son fils. C’était touchant, touchant d’inverser en quelque sorte les rôles, de consoler le bonheur de ma mère, alors qu’elle a tellement consolé mon malheur. On a même discuté d’homosexualité ouvertement. J’ai avoué des trucs assez intenses aussi, concernant mon histoire avec mon ex. Mon père n’a pas trop été mal à l’aise. Et à travers toutes nos conversations, j’ai senti que le côté adulte prenait lentement la place sur la perception adolescente qu’ils pouvaient avoir de moi. C’est quand même ironique, parce que plus la soirée avançait, et plus on se saoulait. Et est arrivé un moment où la tête de ma mère s’est remplie de bulles. Le champagne a frappé. En sortant du restaurant, un petit accident. Heureusement que la limousine n’était pas loin. Je pensais que ça allait passer, mais rendu chez moi, un autre accident. Luc était là.

Je suis allé reconduire ma mère jusqu’aux toilettes, puis je suis revenu le voir. Il avait l’air frustré (comme il a l’air depuis plusieurs jours d’ailleurs). Il m’a demandé sèchement de quitter la pièce, parce qu’il ne voulait pas que je lise ses logs sur gay411. J’ai trouvé ça ridicule. Mais ensuite, il a lancé une phrase de trop. Du genre : « Quand est-ce qu’elle sort de là, elle ? J’ai envie de pisser. » Eh bien, « elle », c’est ma mère espèce de petit égoïste ! Et ce n’est pas parce qu’elle est malade de boisson que ça te permet de parler d’elle sur ce ton. Je vous jure, je pense que si je ne m’étais pas contrôlé, je l’aurais envoyé chier. Mais j’ai pris sur moi, et tout ce que je lui ai envoyé, c’est de ne pas parler de ma mère comme ça. J’ai été sec, mais ça demandait une bonne rectification. Pas sûr que si j’avais dit un truc du genre sur sa mère, il aurait laissé ça couler. Eh bien, monsieur s’est offusqué que je lui parle sur ce ton. Et il a claqué sa petite porte.

Quand mes parents ont quitté, Luc en a profité pour aller prendre sa douche. Et tout de suite après, il est parti dans sa chambre. Complètement frustré. J’ai pilé sur mon orgueil, je suis allé le voir pour excuser mon ton, mais pour lui dire qu’il n’avait pas à parler de ma mère de cette manière. Eh bien il a joué la carte de l’insulté, m’a demandé de « crisser le camp » de sa chambre et de fermer la lumière. Sérieusement, je pense que je devrais aller le remercier. Chaque fois qu’il fait un geste du genre, je guéris un peu plus. L’amour s’envole de plus en plus. En fait, l’amour n’y est plus. Les habitudes restent, mais le sentiment pur est malheureusement terni depuis longtemps. Je plains presque le mec de Luc. S’il savait ce à quoi il doit s’attendre. Mais bon, ce n’est pas gentil de dire du mal de quelqu’un publiquement, et de toute façon, ce n’est même plus du mal. J’en suis presque arrivé au point de ne plus avoir d’émotion concernant ce sujet. J’ai aimé quelqu’un, je l’ai perdu, je l’ai regagné, et il m’a encore abandonné. J’ai fini de perdre mon temps. C’est une phrase que je me dis souvent ces temps-ci. Je crois que Luc m’amène beaucoup de négativité. Il m’influence aussi très facilement, et finalement, les décisions que je prends quand il est là ne sont pas souvent de bonnes décisions pour ma vie et pour mon avenir. La page est là, prête à être tournée, c’est comme si j’avais étrangement l’impression que j’étais un oiseau qui allait bientôt connaître la liberté. Retrouver mon sourire d’enfant, ma joie de vivre naturelle, ma passion pour la découverte de l’autre. Soyons francs; Luc ne s’est jamais intéressé à ce que je faisais, je n’ai jamais eu d’encouragements de sa part, il ne m’a même pas parlé de mon roman; rien de ce que je faisais ne le touchait réellement. La base du couple n’est-elle pas de s’intéresser le moindrement à ce que réalise l’autre ? Au début, je me disais : « C’est tant mieux ! Je sors enfin avec un homme qui ne « trip » pas littérature, qui n’a pas le besoin de me lire au quotidien sur ce journal ou même dans les œuvres de ma vie », mais finalement, je me cachais probablement bien des choses dès le départ. Je pense que pour que deux personnes s’entendent bien, il faut absolument qu’elles s’encouragent mutuellement, qu’elles se posent des questions, qu’elles se motivent entre elles. Oui, Luc m’a félicité lors de mes grands coups, mais dès le mot prononcé, on passait vite à autre chose. Voilà pourquoi je m’ennuyais tant des conversations profondes qui duraient des heures avec Tania, ou même avec Sébastien.

Alors, voilà. La vie est ironique (comme d’habitude). De septembre à décembre, je me suis apitoyé sur mon sort; la vie n’avait aucune saveur, je ne faisais rien de mes jours ou presque. Aujourd’hui, je travaille pour le gouvernement, je rentre vers 18h après un entrainement au gym (ou à la piscine, ou au Badminton) et je travaille encore sur le net jusqu’à minuit. Entre tout cela, je finalise mon roman à paraître. Je n’ai plus le temps de m’occuper d’un homme qui ne veut plus rien savoir de moi depuis des mois. Je suis maintenant libre. Libre pour de bon. Libre et ouvert à toutes les rencontres. Je suis enfin bien avec moi-même. Dans le fond, je chigne sur la présence d’une trop lourde charge de travail, mais en même temps, je sais très bien que c’est cela qui est en train de me sauver.

Demain, je vais parler à mon attachée de presse. J’aimerais organiser un gros lancement de livre. Vous viendrez ?





18 janvier 2010

Comme si de rien n'était



Eh bien, ça y est. Je peux enfin l'annoncer officiellement. Mon roman "Comme si de rien n'était" sortira au Québec le 9 mars 2010. En France un peu plus tard probablement. Merci de m'encourager, chers lecteurs et chères lectrices !






Annonce générale : Je recherche quelqu’un qui est créatif, qui aime faire de la vidéo. Je voudrais faire un vidéo d’une minute ou deux, à propos d’un de mes textes : je vous donne le texte à lire, vous avez carte blanche pour tourner le vidéo qui vous inspire, tant que mon nom, le nom du texte et mon site internet se retrouvent au moins cinq secondes à la fin. Si vous êtes intéressé, écrivez-moi svp. Vous avez jusqu’au début mars. Soyez créatif, cela pourrait vous permettre de vous faire un nom. Je vous expliquerai…

15-16 janvier 2010

La journée la plus longue



Recommencer à travailler. Se lever tôt le matin. Mettre son cadran. Voir le soleil se réveiller. Tous ces petits détails… tous ces petits détails de la vie de travailleur. Retour à la job. Retour à la quotidienneté. Il fallait bien que ça arrive. Il faut bien payer le loyer.

Ma vie est une corde raide où je pose pied, en équilibre, tentant de ne pas chavirer dans le vide. Et malgré tous les drames autour de moi, je crois que je garde le cap. Oui, je tiens bien. Il le faut. C’est ça vivre après tout. Je pense, je crois. Il est trois heures du matin. La journée la plus longue de 2010. Une journée qui a commencé par la rage. Réveillé par moi-même vers 10h du matin. Oups, je devais me lever à 7h25. Le cadran n’a pas sonné. Stupide cadran. C’était la journée la plus importante. Arrivé vers 10h30 au boulot. Tout le monde sait qui je suis. C’est normal, j’étais le seul qui n’était pas à l’heure.

Une journée qui avance lentement. Mais en même temps, toutes les journées de travail avancent lentement. Corriger une faute par-ci, une autre par-là. Lire des conneries, du genre : « L’eau est une ressource très importante dans notre vie, les femmes aussi… » Sujet amené bidon. Un parmi tant d’autres.

16h00. Heure du départ. Je suis une collègue dehors. Elle me suggère de traverser la rue. J’accepte. Et tout à coup, à dix mètres de distance, je le reconnais. C’est lui, il n’y a pas de doute. J’aurais pu le reconnaître dans une foule de 10 000 personnes. Il marche vers moi, avec son sac d’entraînement. Tout se passe trop vite. Trois secondes trop folles, trois secondes que j’ai déjà oubliées. Je m’entends prononcer : « Tiens donc ! Salut ! Salut ! ». Un ton joyeux, comme si les huit dernières années n’avaient pas existé, comme si on s’était vu la veille. Jean-François me regarde; des yeux vides, où il n’y a aucune émotion. Mon premier amour ne me reconnait pas. Et je suis tellement bouleversé par cette rencontre que je garde le sourire. Je continue à marcher. Je ne me retourne pas. Je ne sais même pas s’il s’est vraiment aperçu que c’était moi. Mais dans le fond de mon être, il me semble évident qu’il savait qui j’étais. Ça m’aura pris huit années avant de le croiser dans une rue de Montréal. Huit ans d’attente que je n’attendais plus. Mais le bouleversement est si grand; il m’a tordu l’estomac, il m’a crissé à terre. Je me suis mis à réfléchir un peu, à me dire qu’un jour, dans 10 ans peut-être, j’allais sûrement croiser Luc de cette façon aussi. Au détour d’une rue anonyme. Comme ça, sans avertissement. Et c’est là que ça blesse, car il n’y a aucun moyen de prédire, il n’y a aucun préliminaire, pas de préparation. Personne ne nous dit que nous allons frapper un mur aujourd’hui. J’ai frappé le mur de plein fouet. Bang. Son visage n’a pas changé. Ses yeux bleus se sont couverts d’un léger brouillard, comme si la vie lui avait fait voir des choses qu’il voulait oublier. Je suis déçu en un sens, car comme dans les rêves de princesse, j’aurais voulu qu’il s’arrête, qu’il me demande poliment comment je vais, ce que je deviens. Mais rien. Pas même une hésitation dans sa marche. An Ending story. Forever. Comme quoi, quand quelqu’un décide que l’on devient « absent », on reste absent pour la vie, on disparait pour de bon, pour toujours.

Je suis rentré dans un appartement vide. Me rappelant que j’étais célibataire depuis septembre. Je suis allé acheter une bouteille de Captain Morgan. Encore mon meilleur ami qui revient vers moi. Et quand j’ai tenté de trouver les limes dans le frigo, je me suis rendu compte que mon ex les avait tous mangées. J’ai hurlé de rage, de frustration. Putain de journée de merde.

Annie est venue faire son tour, pour m’aider à boire, pour ne pas que je me perde dans l’alcool et que je me retrouve le menton sur le plancher. Thomas est arrivé quelques heures plus tard. Belle soirée, à discuter, à refaire le monde. Jusqu’à minuit au moins. Annie est repartie alors que la bouteille était vide. Thomas est resté. J’ai bien vu qu’il était sur la corde raide. Au bord du précipice. Et je me sens tellement impuissant dans ces moments-là. J’ai les larmes aux yeux automatiquement. Je ne peux pas concevoir que mon meilleur ami n’aille pas bien, qu’il ne se sente pas bien dans sa peau, qu’il ne sourit plus à la vie. Parler aide, certes, mais je m’inquiète, et ça me forme une boule dans la gorge, parce que je m’imagine toujours des scénarios fous, des trucs dingues, des trucs que personne ne veut imaginer, des trucs que je dois être le seul à penser.

Au final, il y a tellement de gens dans la vie. Tellement de gens que l’on pourrait aimer. Mais on choisit bien ceux qui obtiennent notre amour. De mon côté, je ne peux pas dire qu’il y ait tant de gens qui « bénéficient » de cette preuve d’amour de ma part, mais je sais en même temps que je pourrais donner ma vie pour sauver deux ou trois personnes. Et plus je vieillis, plus j’ai mal de voir ceux qui m’importent se diriger vers une pente dangereuse. Que faire ? Que dire ? Tout ce que je peux offrir, c’est de l’amour, de l’écoute ou des paroles à la pelle. Je ne suis bon que pour ça; réfléchir, penser, parler…

J’ai vécu une journée très étrange aujourd’hui. Je n’ai pas vu mon ex la veille. Je ne le verrai pas de la fin de semaine non plus. Distance étrange. Distance qui m’indique encore une fois que la vie nous enlève toujours ce qui nous est trop confortable. Je n’ai plus mal, je me concentre sur le travail, sur les projets personnels. Mais quand même. Voir mon premier amour m’a fait réfléchir (!) à tous ceux qui ont suivi ensuite. Je connais déjà la finale de mon prochain roman; une finale qui abordera toutes les personnes qui passent dans nos vies; leurs regards, leurs sourires, leurs paroles, leurs philosophies, leurs corps, leurs rires, leurs sexes… On dit qu’on recherche souvent la perle rare, mais la perle rare n’existe pas. Elle passe comme une étoile filante. Un flash. On le saisit, mais on ne peut jamais le retenir. Il en va de même pour l’amour, pour la réalité de l’amour. L’amour / le couple : un flash de quelques mois, de quelques années, tout au plus.

Non, je ne suis pas amer. Seulement lucide. Je crois qu’on se souvient beaucoup de nos ennemis. Parce que ça fait moins mal. On aime se souvenir de quelqu’un que l’on a détesté, parce que si on pensait à tous ceux que l’on a aimés, on serait triste pour le restant de nos jours. La vie nous apporte tellement de bonheur, mais elle nous le retire tellement vite. Étoile filante dans un ciel éteint. Deadline. Tout a une fin. Dès le début des premiers sentiments, on devrait savoir que le compteur tourne. Mais on se perd dans les habitudes, dans le quotidien, et on oublie trop souvent que, bien vite, le nouvel amour se conjuguera au passé. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’on dérape en voiture, jusqu’à ce qu’une attaque cardiaque nous surprenne, jusqu’à ce qu’un cancer envahisse notre être. Cycle de vie. Retour à la terre.

Choisissez bien vos ennemis, car ce sont eux qui vous offriront vos meilleurs souvenirs.



10 janvier 2010

Le changement c’est pour maintenant !



Il est temps de tout renverser, de cesser de pleurer sur son petit sort de pooooovrrreeeee célibataire et de foncer tête première vers les projets qui m’ont toujours tenus à cœur, et que (avouons-le) j’ai souvent mis de côté pour des raisons relationnelles.

Il y a deux jours, j’ai révisé une dernière fois mon manuscrit. Un manuscrit qui m’en aura fait voir de toutes les couleurs, qui m’en aura fait baver beaucoup, mais en même temps, c’est un manuscrit qui m’a fait rire, qui m’a fait pleurer et qui m’a fait me remettre en question plusieurs fois. On m’a souvent accusé de faire du grandiose trop tape-à-l'œil, d’aimer les événements tragiques, les questionnements trop axés sur la sexualité. Mais au final, regardez dans quel monde on vit, regardez ce qui défile sous vos yeux à la télévision. Des nouvelles dramatiques, des drames violents, la nature qui se déchaîne ou encore toutes les déclinaisons possibles des vices sexuels les plus intimes balancés à la face de tous. Qu’on ne se demande pas pourquoi l’écrivain moderne est plus incisif, violent et décadent ! Et vous savez quoi ? Je m’en fou, parce que malgré tous les événements « cruels » sur lesquels je peux écrire, ce qui m’importe réellement, c’est l’émotion humaine, le cri incompris, caché au fond de la gorge de quelqu’un, celui qui brise la personne, qui la change pour le reste de sa vie.

J’ai eu mon lot de souffrance ces derniers mois, et c’est un parcours que j’ai choisi d’affronter, parce que c’était ma décision (et donc ma responsabilité) que de revenir avec un homme qui m’avait déjà jeté une fois. J’ai pris cette « chance » d’aller au bout de l’histoire, de voir jusqu’où la destruction de l’amour pouvait aller. Car je ne me cache pas le visage; chaque jour, je regarde l’amour s’éteindre un petit peu plus. Grâce aux gestes de rejets, grâce aux « non » secs et directs, grâce à toutes ces petites attentions de couples qui n’existent plus, grâce au silence qui plane la plupart du temps dans l’appartement. Mais aujourd’hui, ce silence est devenu un « recueil spirituel ». Il me permet de retomber sur mes « pattes », de reprendre contact avec la réalité. L’amour nous soulève, elle nous soulève parfois tellement que l’on perd tout contact avec nos désirs (autre que les désirs sexuels). J’avais oublié que l’écriture était ma vie, que sans les mots, je ne pouvais pas exister. J’avais oublié le plaisir d’aligner des lignes, de voir des personnages vivre dans notre tête, et de finir par les connaître tant qu’on les croit presque vivants. J’ai appris grâce à ma dernière relation amoureuse. J’ai appris que toutes les concessions ne sont pas toujours bonnes à faire. Mais surtout, j’ai appris qu’il y a des concessions qui se font sans que l’on donne réellement son consentement. Je n’ai jamais désiré arrêter d’écrire, mais je me suis rendu compte qu’au fil du temps, l’écriture s’est éloignée. Je n’accuse pas mon ex. Ce serait trop facile de jeter le blâme sur quelqu’un. Non, je n’ai que moi à accuser. Cependant, les « expériences » de la vie qui deviennent des « habitudes » n’aident pas. Et c’est souvent les gens que l’on fréquente qui nous poussent vers ces expériences (qui ne devraient que rester expérience justement). La consommation excessive, au lieu d’entraîner l’écriture, l’éloigne rapidement. J’ai toujours adoré écrire avec un verre de vin à la main, mais je n’ai jamais réussi à sortir une ligne avec un joint entre les lèvres. Alors la voilà ma nouvelle résolution pour 2010; me remettre à l’écriture plus intensivement. J’ai 4 chapitres qui dorment depuis novembre en rapport avec mon prochain roman. Il faut que je me lance. C’est le temps parfait pour ça.

Beaucoup de projets d’écriture qui se mettent en branle. Je n’en parle pas tout de suite, car j’ai toujours l’impression que cela porte malheur. Mais disons que j’ai commencé l’année avec une bonne nouvelle. J’attends simplement que le tout soit réellement officiel pour en parler. Et je suis en train de monter un dossier « marketing » assez intense. J’ai plusieurs paris à tenir avec moi-même, et j’ai aussi une curiosité pour voir jusqu’où la magie du web peut aller. J’aurai besoin de vous, chers lecteurs. De petits gestes, rien d’extrême. Mais parfois, j’ai de la difficulté à croire que certaines personnes me lisent depuis que j’ai l’âge de 17 ans. 10 ans à lire l’ado devenu adulte. Beau cas de sociologie !

Je recommence à travailler à temps plein dans 3 jours. Je ne sais pas à quoi m’attendre. J’ai beaucoup d’espoir dans ce contrat avec le gouvernement. L’espoir en la routine et la quotidienneté des choses. Qui l’aurait cru ? Et pourtant… je crois que j’ai besoin, du moins pour quelques mois, d’être plus assidu dans mes horaires, d’être plus impliqué dans la vie montréalaise. On croit toujours qu’on ne peut pas changer grand-chose dans le monde, mais j’ai toujours eu l’impression que localement, il était possible de faire grandir les gens autour de nous. Peu importe la façon.

Alors, voilà; je laisse de côté le mal. J’entraîne avec moi certains secrets. On ne peut pas tout dire sur le web. Tout comme dans la vie. Il est impossible de tout recracher d’un coup. Il faut du recul. Beaucoup de recul. Ce n’est pas une question de maturité, c’est une question de temps. Tout ce que j’ai écrit durant les derniers mois n’était que le reflet d’une personne qui se sent rejeté et vit mal ce rejet. La vérité est loin d’être aussi simple, moi-même, je n’ose parfois pas me la dire, parce qu’elle me fait peur tellement elle est simple (et tellement elle annule tous ces mois de souffrance). Je ne sais vraiment pas comment cette histoire va se terminer, et voilà pourquoi je préfère me concentrer sur les souvenirs heureux, sur les moments de plaisir et de bonté, sur les petites ententes mutuelles, sur le partage et sur tout ce qui fait qu’une relation de couple peut durer un certain temps.

Je suis heureux; j’ai pu ajouter 3 phrases à mon dernier manuscrit. Trois phrases qui expliquent bien ma pensée sur l’amour et les relations amoureuses. Je vais me répéter encore une fois, mais il ne sert à rien de se battre contre les aux revoirs. On ne fait que passer dans la vie des uns et des autres. Quand on l’a enfin compris, c’est comme une bouffée de fraîcheur. L’amour existe, de multiples façons, et nous aimons chaque personne d’une manière différente, c’est ce qui fait la force de la relation, c’est ce qui fait la force du souvenir. Mais malgré tout l’amour qu’on peut y mettre, cet amour ne peut pas rester intact. Et s’il le fait, c’est que quelqu’un est décédé. Sinon, l’amour est comme une fleur. Sa naissance est une émotion grandissante, qui remplit le cœur, qui remplit le cœur d’un trop-plein tellement énorme que le bulbe explose et s’épanouit merveilleusement. Ce sont les beaux jours. Ceux qui restent en mémoire des années après que la fleur se soit fanée. Mais il n’y a rien de triste dans tout ça, car les pétales retournent à la terre, la tige, pauvre cadavre, pourrie et se régénère, car dans toute mort, il y a de la vie. Et la clé est justement là; dans tout amour perdu se trouve le sentiment exaltant de la découverte d’un nouvel amour. Et cet amour est tant attendu qu’il peut même provoquer des dépressions. C’est la vie qui choisit, ce n’est pas nous. C’est elle qui décide qui sera le suivant. Mais l’espoir doit y être. Tant qu’on y croit, il y en aura un « un suivant ». Comme une fleur morte depuis quelques mois, je pourris dans une terre faite de promesses pour la suite. Je suis encore en gestation dans le processus de ma décomposition, mais au moins, je suis mort pour de bon. À présent, il ne me reste plus qu’à renaître.





Écrivez-moi !


Inscrivez-vous ici pour recevoir des informations sur les nouvelles publications de Maxime Collins

Votre courriel



Mailing list, liste de diffusion et gestion d'emailing