Last Five

Ces moments arrivent rarement. On peut presque les compter sur le bout des doigts. Comme une révélation soudaine, un tour de passe-passe, une énigme résolue ou un point culminant. Relever les yeux et se rendre compte que le moment qui va se jouer sera primordial pour le reste des actions de notre vie. Un peu comme un impact en voiture. Une collision qui fait réfléchir et qui se révèle libératrice.

Quand j'essaie de me souvenir de ces tournants marquants, j'ai la preuve qu'ils sont peu nombreux parce que je dois chercher intensément dans mes souvenirs pour retrouver le déclencheur de ces moments précis. Je me souviens du sentiment, de la véracité d'un sentiment que je ne pouvais et ne peux nier. Mais je ne saurais pas expliquer la provenance d'une telle émotion. Alors, je m'en remets au hasard. Ou plutôt, au destin; cette chose qui bouge parfois en raison du battement de l'aile d'un papillon. Je suis loin de penser qu'un simple battement peut modifier ma vie. Même les coups de pied au cul n'ont pas toujours aidé.

Pourtant; je peux replacer des moments fixes. Des moments où la décision était prise, où il n'y avait rien à réfléchir, parce que ça faisait des années que je luttais pour arriver à prendre cette décision. Elle est venue un matin, sans raison particulière, autre que la ténacité de mon esprit ou la volonté de mon cerveau.

Ces moments sont surtout des vérités sur ma vie. Des révélations qui ont du sens, où il n'y a plus aucun doute sur le chemin à suivre. Ce sont des décisions qui sont enclenchées, même si mon esprit s'en étonne. Des choix qui vont de soi. Le long fleuve tranquille après la tempête affreuse et déchaînée.

Alors, je relève les yeux, j'observe mon teint dans le miroir ou dans les pupilles des autres, et je sais.

J'ai su exactement le réel moment où j'allais perdre du poids dans ma jeunesse.

Quand la chanson de Brel (ne me quitte pas) a joué à la radio, alors qu'on quittait ma cousine , Jean-François, Jonathan et moi, je savais que c'était la fin du quatuor. Qu'on ne se reverrait plus jamais dans une intimité aussi proche.

J'ai tout de suite su que je devais quitter ma copine à l'âge de 16 ans, le lendemain même des premiers jeux de branlette avec Jean-François. J'aurais pu mentir, me cacher derrière tout ça, mais les yeux qui me regardaient dans le miroir ont décidé à ma place.

Je savais exactement que je ne reverrais plus Jean-François lors de notre dernière soirée ensemble, un mois après les événements qui nous avaient déjà coûté notre amitié. Sa conduite, sa conversation sur les femmes, son regard fuyant. Quand j'ai claqué la portière de sa vieille voiture, je lui ai dit adieu dans ma tête. C'était le vrai de vrai.

Je savais que j'allais partir vivre en France. Au moins une année avant de partir. Pas en raison des préparatifs. Plutôt parce que c'était déjà la seule solution envisageable pour sortir de ma détresse, de mon abandon.

Je savais aussi dès le départ que Thomas allait rester un ami toute ma vie. Au premier regard, dans le cours de français de 2e secondaire. C'était définitif.

Quand j'ai réuni Tania et Sébastien, je savais qu'il se passerait quelque chose. Certes, je ne savais pas exactement quoi, mais j'avais un grand doute sur le sexe. Et quand nous allions louer une chambre à l'heure d'un hôtel miteux du Centre-ville, j'avais encore une fois la confirmation de ce que j'avais deviné des semaines auparavant.

Je savais que ça n'allait pas fonctionner avec mon ex. À la première seconde de notre première rencontre.

Et je savais aussi que j'allais le perdre, au moment où nous nous étions retrouvés tous les deux dans son ancienne chambre vide, dans notre ancien appartement. Son nouveau chum l'attendait dehors. Je me souviens du vertige. Du plancher qui vacille. De lui qui me sert dans mes bras en me promettant que l'on se reverrait, en souhaitant même devenir amis. Mais je savais bien que ce n'était qu'une question de temps. La distance était déjà là dès qu'il avait refait sa chambre dans une autre pièce. Et en une seconde, alors qu'il passait la porte, j'étais revenu sur la clarté de ma révélation. Je ne savais plus s'il partait pour de bon. Et la vie m'a donné raison. Il est revenu chaque semaine durant un peu plus d'un an. C'est quand il m'a annoncé la présence d'un nouvel homme que j'ai su que c'était la perte pour de bon. Une réflexion claire. Des larmes devant MSN. Des adieux aussi.

Je savais que j'allais également vivre beaucoup d'expériences sexuelles. Je l'ai su très jeune.  Peut-être parce qu'à cet âge (10-11 ans), je pratiquais déjà avec les deux sexes.

Même quand j'étais bisexuel, je savais que les hommes me faisaient ressentir un petit plus.

J'ai toujours su que j'allais faire des études en littérature et continuer jusqu'à la maîtrise.

J'ai prédis dans mon 2e roman que je vivrais sur la rue Drolet, chose qui s'est produite de 2009 à 2011, alors que j'avais complètement oublié cette ligne perdue d'un manuscrit écrit 5 ans auparavant.

Je savais que j'allais publié au moins un roman au Québec. Et je sais que j'en publierai un autre. Dans bien longtemps.

Je pourrais continuer ainsi encore et encore. Certains pourraient me dire que ces sensations sont un peu du 6e sens. Ou que j'invente en reconstruisant. Je suppose qu'il y a un peu de ça. Beaucoup de détails recréés et ficelés inconsciemment. Mais peu importe, le « feeling » reste le même, ne s'invente pas, et je pourrais le reconnaître partout, dans n'importe quel endroit.

En ce moment, ce sentiment est là. Je suis rentré chez moi à 5h du matin, j'ai pris une douche, puis le regard dans le miroir m'a parlé. Il m'a dit que le tournant était là. Qu'il fallait que je sache quoi faire. Et je le sais.

J'ai peur de l'échec, certes. Mais je le sais. Ça va de soi. C'est la réponse ultime. C'est ce que ça prend.

Il y a des cendres partout dans nos vies. Certaines ont brûlé plus de passé que d'autres. Mais peu importe. Parfois, il faut pelleter. Remplir des sacs et faire sortir le tout comme on passe un Q-tip dans notre oreille. Et je sais quoi faire. Je sais quoi faire étape par étape pour arriver au but fixé.

Tout se passe en cinq secondes. Les dernières cinq secondes d'un chapitre qui se referme; la conduite folle de Jean-François, la crise de Tania pour sortir le bac de récupération, le voyage en Europe qui laissera Sébastien là-bas, le premier mec sans importance que mon ex a baisé pour se débarrasser de ses sentiments pour moi, les aux revoirs aux parents cinq secondes avant de passer les portes de sécurité à l'aéroport. Ça ne prend que ça. Cinq petites secondes pour enregistrer l'événement important, celui vers lequel on se référera pour identifier les grandes lignes de la vie.

C'est souvent dans ces moments qu'on est le plus perdu. Qu'on a envie de prendre une voiture et de rouler sans regarder vers l'arrière. Et pourtant, cette fois-ci, je suis loin de vouloir la fuite. Il y a trop d'éléments à guérir pour que je puisse utiliser l'excuse de l'exil pour penser régler un problème ailleurs. Le ailleurs que je recherche n'existe pas. Et s'il existait, je me déconseillerais fortement d'y aller. Parce que l'humain est comme ça; il obtient ce qu'il veut, mais pas ce dont il a réellement besoin. C'est un peu comme ça que je vis ces derniers temps. J'obtiens tout ce que je désire, sauf ce qui pourrait me faire avancer et fermer pour de bon ce chapitre un peu exécrable de ma vie.

Et c'est tout bonnement comme ça, à six heures pile du matin, que je viens de comprendre que j'ai ressenti le même sentiment que je décris plus haut. Face au miroir, en sortant de la douche, j'ai vu. Mon reflet d'abord. Mes yeux ensuite. Puis ces cinq secondes suspendues. Pas de questionnement, pas de décision, pas de doutes ni d'hésitation. Mais cette révélation, ce non-choix qui m'offre de continuer ainsi et d'en mourir, ou au contraire, de prendre le virage, le seul virage possible d'une autoroute sinueuse et dangereuse.

C'est la fin. La vraie fin. La fin qui sera marquée d'un point noir sur la ligne du temps. Et qui sait vers où la route mènera ensuite ? Pour l'instant, on est loin de là. C'est la fin. Et il n'est pas question que quiconque le voie.

Je sais que je vais souffrir. Je sais que je vais pleurer. Que je vais être au bord du désespoir. Que je vais vouloir boire pour oublier, boire pour me forcer à agir. Mais la révélation a déjà fait son cheminement. Qu'importe la douleur dans mon corps, qu'importe l'opinion des amis, de la famille, des autres ou des lecteurs. Je préfère un silence. Parce que le silence laisse toujours place à l'interprétation. Et là voilà la vraie beauté de la vie: interpréter. Interpréter ce que l'autre interprète autrement. Certains interprètent peut-être même mon suicide prochain, mais ils n'ont rien compris du tout. Si la mort était dans les parages, il n'y aurait plus de révélation, sinon celle d'un corps inutile. Une vision vide. Mais ma vision est bien pleine, ronde comme le ventre d'une femme enceinte, prête à exploser du jour au lendemain, prête à ressentir un tout petit peu de bonheur pour le reste de sa vie.  Une vie plus sage peut-être, mais une vie où le sourire dans le miroir sera honnête. Un sourire qui aime se regarder. Qui se plait. Qui plait à un autre sourire.

C'est à mon tour. Mais ça n'arrivera pas du jour au lendemain. Il faudra traverser le fossé. Il faudra se passer des oasis dans le désert. Il faudra tuer les désirs inconscients.

La route sera longue. Très longue. Et l'automne est une merveilleuse période de l'année pour souffrir sa reconstruction. J'aurai probablement envie de venir vomir la douleur ici. Mais non. Ces cinq secondes dans le miroir ont suffi. Mon écriture n'est plus ma propre solution. Au contraire, elle m'enferme dans une boucle à l'infini.

Je n'ai pas l'intention de revenir quand tous mes problèmes seront réglés. Il serait idiot de se convaincre que tous les problèmes peuvent se régler.  Et je suis loin de vouloir dresser une liste de ces derniers.  Mais parfois, il faut décider d'être pudique. D'affronter la bête seul à seul, l'un en face de l'autre. Comme un rite de passage familial. Comme une initiation scolaire. Comme une première relation intime.

Ma vie n'est un secret pour personne. Et les amis n'auront pas besoin de lire pour voir. Ils verront s'ils y sont. Et tant pis s'ils n'y sont pas.

Ce fameux 5 secondes me bouleverse chaque fois. Il annonce toujours beaucoup de difficulté, mais il me donne souvent la réponse du résultat. Quand on est convaincu de quelque chose, difficile de changer de cap. Surtout lors de ce genre de révélation. J'y crois.

Alors, voilà. C'est ici que nos chemins se décroisent pour quelque temps. Une action drastique pour couper court au passé. Pour le rendre inoffensif et inutilisable. Honnêtement, je n'ai aucune idée de ce que sera mon retour. C'est l'excitation de l'inconnu.

J'ai détruit toutes les passions et tous les désirs que je pouvais avoir. J'ai vécu tous les fantasmes inimaginables. Il n'y a plus rien à raconter en fait. Je radote déjà depuis plus de trois ans.  Toujours la même rengaine. Toujours ce filet de désespoir et ce faux sourire que je présente aux gens. La révélation est à la fois toute simple et hyper compliquée: choisir le silence. Cesser de dire, de raconter et d'écrire. Ne même plus savoir si l'on peut se "considérer" comme "écrivain".

Si j'étais mort, j'irais cracher sur ma tombe. Simplement pour m'accuser de ne pas avoir assez vécu.

5 ans de souffrance. 5 secondes de révélation. 5 semaines pour se reconstruire.

Je peux maintenant me taire.

 

 

XX

J'ai pris 5 livres. Normal, vu l'arrêt de mes mauvaises habitudes. Et faut dire que je mange mal cette semaine. Mais je ne lâche pas, j'ai toujours ce désir obsessionnel de perdre encore du poids, de disparaitre sous ma couche de gras ! Je trouverai bien une alternative. J'ai l'impression que la vie tourne, qu'un changement radical s'en vient bientôt. Je ne peux pas dire quoi, je ne sais pas trop. C'est peut-être simplement un effet de saison. L'été s'achève, la petite froideur du soir me fait toujours réfléchir un peu plus.

Je suis complètement accro au nouveau disque de The XX. J'ai un peu le même feeling qu'avec le disque de Norah Jones. Comme si j'avais pu écrire les paroles des chansons en totalité. Évidemment, à force d'écouter des chansons de peine d'amour, d'êtres qui se croisent et qui ont jadis vécu une histoire, mais qui ne se reconnaissent plus; ça me ramène encore et toujours dans mon propre passé. Tout doucement, le panorama se déplace, je réussis à prendre du recul, à comprendre que la fin du monde est loin d'être aussi pesante qu'il y a un an. N'empêche. Je crois que ça commence à me presser; l'envie de retrouver une certaine complicité, de me poser avec quelqu'un sans avoir de doutes, ou enfin, sans en avoir pour au moins quelque temps.

Demain, c'est mon dernier vendredi de congé au travail. J'aurai donc passé un été à 4 jours/semaine, et honnêtement, je n'ai rien vu passer. C'est bon signe, je suppose. En tout cas, on peut dire que je n'ai aucun regret, malgré les excès et tout le tralala. La rentrée de l'automne m'a toujours paru le moment ultime pour entreprendre un virage drastique dans mes habitudes. C'est encore une fois ce que je vise. Après 28 ans sur cette petite Terre, on peut dire que les échecs se sont succédé. Mais la vie est faite de 99 % d'échec. Non, ce n'est pas pessimiste. C'est une simple réalité. Et parfois, on s'étonne à vivre 1 % de réussite. C'est là qu'il faut s'accrocher et noter le parcours et le courage, car il en faut du courage pour passer à travers ses rêves.

J'ai rarement laissé des gens derrière moi avec autant de douleur. En fait, je peux en compter 2 dans toute ma vie. Dans quelques jours, le 7 septembre pour être plus précis, ça fera déjà 3 ans que je me suis fait dompé par mon ex. Il y a encore un an, j'en pleurais. Aujourd'hui, je souris et je me souviens. Et je sais que ça ne sert à rien de courir derrière l'amour perdu, car l'amour n'est plus. J'ai pourtant si hâte de dire "je t'aime". Ridicule, hein ? C'est peut-être le phénomène du monde gai. On rencontre tant de gens sans lendemain. Que l'on le veuille ou non, c'est une rhétorique constante dans le monde homo. L'escalade est simple à décrire: on voit une photo, on lit quelques phrases, on se fait un scénario, on rencontre un mec, on le suce, on apprécie ou non l'expérience, et selon cette dernière donnée, soit on disparait, soit on s'intéresse, mais l'intéressé finit toujours par devenir lassant pour l'autre. Il a vu, il a vécu, what's next ? Triste, n'est-ce pas ? Et que les hétéros ne poussent pas un soupir de soulagement trop vite, car la même rengaine se voit de plus en plus chez ces gens aussi. C'est la désacralisation des sentiments pour le dévouement au corps. Mais bon, je suppose qu'avec les années, on finit par se fatiguer et on laisse la chance à celui qui nous intéresse un peu.

Et pourtant, j'ai l'ultime conviction que c'est à mon tour. Que j'ai assez attendu. Je suis le prochain, je veux être le prochain. Ça reste à voir...

 

Medicine

Je suis rendu dans une passe de mon roman où tout déraille, où la noirceur prend le contrôle sur la vie et inévitablement, ça me fait penser à ma vie. Un cycle qui tourne en rond quoi ! Ça doit être pour ça que je prends souvent de longues pauses dans mon écriture. À force de doubler le truc, ça devient trop pesant. J'ai encore un peu peur que les derniers chapitres de mon livre soient trop mélodramatiques, mais j'ajusterai le tir une fois rendu à la révision. Je n'ai toujours pas écrit mes trois phrases fatidiques, celles que je travaille mentalement depuis plus d'un an, mais je sens que ça s'en vient. Le fait d'avoir décroché de mon ex y est sûrement pour quelque chose. C'est fou pareil de revoir quelqu'un qu'on a tant aimé et de se sentir inconnu envers lui. Mais bon, c'est le processus habituel d'une rupture, je suppose. J'ai de la difficulté à croire à ceux qui restent amis avec leurs exs, tout de suite après leur rupture. C'est clair qu'il y en a un des deux qui doit encore avoir des sentiments.

Dans l'avant-dernier chapitre de mon roman, la noirceur se transforme en déchéance sans fin. Et vous me connaissez; pour être plus "vrai", je suis toujours prêt à essayer tout ce que je pourrais représenter dans mon roman. C'est peut-être le fruit du hasard, mais je me sens dans cet état d'esprit. Je ne pense pas que ce soit volontaire, ça arrive juste comme ça. Je ne sais même pas si j'essaie d'atteindre le fond du baril pour attirer l'attention ou pour me prouver que je pourrai remonter ensuite. J'ai cette mauvaise propension à faire des drames avec rien, ou à surexposer ma vie si "rock & roll", même si elle ne l'est pas tant que ça. (Bon, elle l'est pour certains esprits, tout est relatif lol).

À l'approche de l'automne, on a toujours le même feeling, on se dit que cette fois-ci, on se reprend en main et on choisit les bonnes habitudes de vie. J'y crois toujours. Peut-être naïvement. Mais à présent, je ne dévoile plus rien. Pas de date ultime, pas de deadline public, rien. Tout ça se fera dans un silence complet. Pour moi, l'automne est signe de réclusion. Il est clair que je n'arriverai pas à réaliser ce que j'avais décidé au début de l'été. Mon premier jet ne sera pas complété avant septembre. C'est ainsi. Il faut que je souffre l'écriture. Ça toujours été le même processus, seulement, avant, je ne travaillais pas à temps plein. L'appât du gain fait vite disparaitre l'artiste en nous.

Je me fais rire. Il y a quelques jours, j'ai téléchargé (et payé oui oui !) la chanson "ne fais pas ça" de Paul Piché. Je me suis rendu compte un peu plus tard que c'était Piché qui chantait ça lors de mon dernier été avec Jean-François. Et pire, je me suis rendu compte que ce jour-là, c'était son anniversaire. Étrange coïncidence tout de même. Mais on s'en fout.

Je vais être honnête. J'ai tout ce que je veux présentement. Même sexuellement. Jusqu'à mon plus grand fantasme. Je n'ai plus aucune dette. Ça va relativement bien au travail. Les amis sont fantastiques. J'ai perdu du poids. J'ai parfois l'impression que j'en demande trop à la vie, que je suis insatiable. Est-ce générationnel? A-t-on été trop habitué à vivre tout ce que l'on désirait? Encore faudrait-il que je désire quelque chose! Je travaille là-dessus. Un travail constant, qui est ralenti bien sûr par mes côtés sombres. It's part of the game, baby!

Je crois que j'ai été jaloux du « bonheur » de mon ex. Dans le sens où je l'ai vu trop souvent se remettre en couple facilement, alors que je ramais, peut-être parce que je suis trop sélectif. Mais je me rappelle très bien tous les problèmes que ça lui a occasionnés. Vaut mieux être seul que mal accompagné. Et même là, je ne peux pas dire que je suis mal accompagné, car ce serait renier tous les plaisirs vécus durant cet été. Je me pose trop de questions. Point.

Finalement, je cherche toujours un équilibre. Mais quand je le trouve, j'ai ce désir inconscient de le bousiller, parce que l'équilibre ne me convient pas. Beaucoup de travail sur soi-même. Ou peut-être de simples petits problèmes sans conséquence d'un citoyen d'un monde moderne un peu trop individualiste.

 

Human Being

Fac c'est ça. On est rendu là. On a joué, on a aimé, on a tripé, la folie est arrivée, mais ça ne peut pas toujours durer. Mon été est un formidable été où je rencontre, où je jase, où je me dis qu'un jour, je........... Toujours cette façon de dire que dans peu de temps, on se reprendra en main. Belle bullshit. Hier, je me suis tapé "Human Being" du nouveau Cat Power, sous la pluie. Carrément. Panne d'électricité. Je me suis déshabillé, je suis allé sur mon balcon, et je me suis fait fouetter par la pluie. La meilleure liberté qui soit. Ça m'a rappelé 2010, quand mon ex quittait mon appartement et que je me prenais une coloc. Mais on s'en fou. Ben oui, on s'en fou, je parle pu de mon ex ici, anyway. Je me suis quand même rendu compte qu'une bonne douche sous la pluie, ça réveille les sens.

Il faut que je me trouve une date. Je sais je sais, ça fait du style: "je repousse tout le temps ma vie dans un deadline", mais c'est ça pareil, une belle grosse date que j'encercle, un tout pour le tout, un truc du genre: it's stop right now or it's hell.

Toutes ces erreurs que l'on fait dans sa vie... Ce soir, j'ai engueulé une amie. Intensément. Elle était saoul devant son nouveau mec. Et elle est comme moi, pas capable de surveiller ses extrêmes. J'ai eu l'impression de la "slappé" dans face, comme si c'était la mienne. Poche. Poche parce que je ne sais pas si quelqu'un serait capable de me taper autant. J'ai quand même été fier de moi; capable de dire exactement ce qui est bon, ce qu'il ne faut pas faire quand on aime quelqu'un. Ah l'amour... Passer de déchet à homme aimé. C'est comme si c'était une montagne, et les amis ont beau dire que je peux faire tout ce que je veux, que je peux être qui je veux, etc. C'est difficile à rentrer dans ma tête après tout ce temps.

Eh puis, je me suis réservé pour un mec. Ouaip. J'ai niaisé pas mal, mais j'ai fait un premier choix. Félicitez-moi stp ! lol

Je ne sais pas ce que ça va donner. Mon cul est à lui. That's it. Pour combien de temps ? Je ne peux répondre. Mais c'est ça que je veux vivre. Me sentir posséder jusqu'à en souffrir, à en perdre conscience. Parce que ma conscience est de plus en plus loin. Je m'éloigne de tout ce que je suis, de tout ce que j'étais, de tous les buts que j'avais. Et au final, je peux juste me dire honnêtement; I don't give a fuck. Quand on est rendu là, on peut juste se poser sur une date, se dire que le turn around est là. Et que si on ne tourne pas, on tournera jamais.

En fait, je ne me suis jamais autant "calicé" de la vie. Et j'ai beau tenter de me sentir coupable, rien n'y fait. Je pourrais tout réaliser dans ma vie, mais je n'ai aucun goût de faire, de créer, de vivre. C'est un peu spécial d'être autant sur le pilote automatique. Je suis perdu, mais en même temps, je suis ancré dans ma vie. Avec les habitudes (que je dois détruire), avec la routine (que je dois tuer) et avec tout ce qui vient avec. Vais-je réussir ce but avant mes 30 ans ? Aucune idée. Sérieusement. Aucune idée. Pour l'instant, pas de pression. Je fais ce que j'ai envie. Je me réapproprie ma vie. Mon artifice, ma superficialité. Mistakes.

 

Wow

Je n'arrive pas à dormir. Bien fait pour ma gueule.

Je me relis, et ce que je vois dans le dernier post, c'est une tonne de contradictions. Je dis tout et son contraire. Probablement, parce que c'était à chaud. Je pourrais effacer ce post et faire comme si de rien n'était (je sais faire, j'ai écrit deux ans là-dessus, la pognes-tu?), mais je laisse filer ce joyau de sentiments partagés, de non-dits, de crainte et d'espoir envers l'avenir; car il y a toujours cette petite lueur qui parait à la fin de mes textes. Pour me rappeler que je ne suis pas mort. 

Je me trouve souvent contradictoire, car avant d'être un dépendant affectif, je suis surtout un dépendant physique. Quand quelque chose que j'aime me rentre dans la peau (sans mauvais jeux de mots!), je veux revivre ce plaisir encore et encore, avec le moins de limites possibles. Ah ! La dépendance. C'est tellement ridicule et monstrueux à la fois. 

Bref, j'ai eu un petit down, mais là ça va. Comme une dernière libération, je suppose. 

Le défi de 2013 sera définitivement de tenter de cerner mes priorités dans la vie. 

Pour le moment, je me sens en paix. Avec le recul, le souvenir que Luc se faisait de moi devait être biaisé par ses appréhensions, et quand j'y repense, cette rencontre était un moment de calme, de paix et de malaises. Des sentiments bien normaux entre exs, surtout après un an sans se voir. Ça va. J'ai vécu de la tristesse envers la fin de l'histoire, celle où la tension sexuelle n'existe plus, où le simple fait de faire une proposition indécente est impossible dans notre tête, car on se sentirait ridicule. On aurait honte pour soi. 

C'est une émotion intéressante, que je n'ai pas eu le temps de vivre; si on considère que la "rupture" avec mon tout premier amour s'est fait dans le silence, sans explication, comme un corps qui disparait sous terre. Avec Luc, la passion, les déchirements, les retrouvailles, les tromperies, les mensonges; toute cette montagne pour arriver à la résolution. Je comprends mieux pourquoi certaines personnes se méfient de l'amour et de l'attachement. Mais je ne veux pas en être. 

Je suppose que je vais tenter d'apprendre à aimer autrement. L'école de l'amour... 

Bon ok. C'est assez. Je vais vouloir me pendre avec le fil de ma souris au bureau demain, putain que j'aime me renverser l'esprit. Ça gruge bien trop mon temps!

 

Le Tour

Dans la vie, on nait, puis on meurt; il se passe plein de choses entre-temps, comme dirait le narrateur de Bref. La musique m'a toujours accompagné dans les meilleurs moments, comme dans les pires.

Quand j'étais gamin, je voulais devenir DJ. En fait, je ne savais même pas que ça existait. Si j'avais su la popularité que peut avoir un DJ aujourd'hui, j'aurais continué sans réflexion, mais je n'étais pas dû pour ça. J'écoutais donc des tonnes de compilations Dance Mix et autre DJ Club Mix, faisant des casettes (des tapes; ça ne me rajeunit pas!). Puis l'évolution est venue avec Nirvana, à 14 ans; une musique que ma mère détestait et que je m'amusais à écouter à fond la caisse. Mais le premier coup de coeur fut Radiohead et Ok Computer. J'y reviendrai.

À partir de cet instant, la musique a pris toute la place.

À 15 ans, c'était «Stand by me», en remix bien évidemment. Ça me ramenait aux premières expériences, à cette relation de promiscuité avec le mec dont j'étais amoureux, et la jalousie intense qui s'emparait de moi quand je le voyais embrasser ma cousine, où quand je la surprenais le matin avec une traînée de sperme au visage. Je voulais être à sa place. Je m'étais promis qu'un jour, c'est moi qui la remplacerais.

 

Quand je suis parti à New York avec l'école à 16 ans, on se promenait dans les rues engorgées de taxi. Deux chansons s'accaparaient de tout l'espace sonore: «Billie Jean» de Monsieur Jackson et le one hit wonder de Sisqo «The Thong song». Il faisait beau, il faisait chaud, j'étais loin de tout ce que je connaissais, mais j'étais rassuré de ne ressentir aucune crainte. Je me souviens des clubs sandwichs énormes.

 

Durant l'hiver, c'est «Godspeed you! Black emperor» qui a envahi mes songes, qui est devenu une obsession. Il faut dire que j'avais respecté ma promesse. Je remplaçais ma cousine dans le lit de l'homme que nous avions jadis partagé. La bataille était presque gagnée. Je me souviens de mon bouleversement lorsque vers 1h00 du matin, ils avaient interprété «BBF3» à l'Olympia. Un de mes meilleurs concerts à vie. C'est d'ailleurs Alix qui était venu me reconduire chez moi par un temps de tempête de neige.

                                                                     

À 17 ans, pour mon premier voyage en Europe, c'est Air et son «10 000 hz legend» qui envahissait mes oreilles dans l'avion. Une toute petite semaine qui avait coûté une grande frousse à mes parents, la police débarquant chez moi, pensant que j'allais me suicider...

                                                           

À 17 ans, c'était aussi le début des expériences plus poussées. Le premier one night stand, alors que je rate mon dernier métro et qu'il m'invite à venir dormir chez lui. C'est aussi les niaiseries pornographiques; des séances de photos perverses avec Jean-François, des images que je conserve encore aujourd'hui, toujours un peu fier d'avoir remporté cet homme le soir du bal des finissants. À genoux au coin du stop d'une route campagnarde.

Mais 17 ans, c'est aussi Björk et «Backlorette», que j'ai écouté avant et après avoir fait l'amour à une femme pour la première fois. Les débuts ne furent pas faciles, mais elle savait s'y prendre. J'allais réellement prendre goût à ce nouvel épanouissement, jusqu'à partager cette femme avec Jean-François, me sentant sans cesse en compétition. Je me souviens avoir vite abandonné l'idée. Ce n'en était pas une bonne. J'ai pourtant rapidement trouvé le remplacement. Et pendant deux ans, c'était un bonheur assuré à chaque rencontre. Dans la bagnole, à écouter «The everlasting» de Manic street preachers, direction le Greko, un restaurant que j'appréciais particulièrement.

 

C'est là que la période rave a commencé. Retour aux sources. De petites pilules blanches pour se stimuler. Des nuits blanches à parler, à prendre des bains en fumant des joints, à expliquer à ma blonde combien je l'aime, et combien j'aime les bites à la fois. La vérité du «speed».

Puis la rupture, un lendemain de rave, évidemment. S'en suivra une période plus sombre; «Invisible hands» de Joseph Arthur. Les vrais questionnements sont là. La bisexualité est une suite d'échecs. Je ne bande plus avec les filles que je rencontre. Je tombe amoureux d'un bel Équatorien qui me donne un minimum d'attention, suivi d'un gros french qui m'en fera demander plus, qui le fera déguerpir au plus vite. Et encore une fois, je le retrouve avec sa blonde, observant un portrait que je m'étais juré de ne plus jamais vivre.

Il faudra attention 2003 avant qu'un souper au restaurant scelle mon avenir pour un bon six ans. Dans ce temps-là, je me retrouve avec «Future Proof» et «Name Taken», à vouloir me noyer dans mon bain, ayant perdu la terre entière, me disant qu'il n'y a plus aucune raison de s'accrocher.

En février, à marcher dehors sous le froid, je me dis qu'il n'y a plus rien qui me retient ici. Écouter «Almost forget myself» des Doves et penser à m'écouter justement, à quitter le pays pour aller voir les difficultés de la vie ailleurs. Là-bas, je pourrais peut-être pleurer un bon coup et repartir à zéro. Une semaine pour faire les démarches.

Puis, il est arrivé comme ça, fan de «Smashing pumpkins», un groupe que je détestais. Un début de relation délicat, où je m'amusais surtout de cette fréquentation alors qu'il tombait amoureux solide. Quand je lui ai appris que je quittais le pays en septembre, c'est «Breathe me» de Sia qui jouait. Au même moment, six feet under se terminait. Je me suis repassé la finale des dizaines de fois, et chaque fois que mon père entrait dans ma chambre, je lui ordonnais de partir, les larmes aux yeux.

Les adieux; embrasser un homme à l'aéroport devant mes parents. Un geste difficile à voir pour eux. Un coming-out pressé, devant la famille entière; «voici mon nouveau chum. Je ne sais plus si je suis bi, pour l'instant, c'est lui.» Quitter pour la France deux jours plus tard.

Et si j'ai fait une chose en France, c'est bien me promener pour faire des concerts; Yann Tiersen, Syd Matters, Tom Mcrae, Telepopmusik, Radiohead, Massive Attack. Durant les voyages, c'était inévitablement Federico Aubele. Devant la mer, à Barcelone, à boire une bière assis dans le sable, à écrire des cartes postales aux amis, alors qu'on ne sait pas du tout s'ils seront encore là à notre retour.

C'est aussi écouter «How High» à tue-tête, de Madonna, avant de sortir dans les boîtes de nuit jusqu'à 4 heures du matin. La belle vie, presque pas d'école, seulement du temps pour écrire; une année sans prendre trop de drogue, rien de quotidien, sauf quand Luc venait passer deux semaines...

Et le retour; premier appartement en couple, nouvelle vie, nouveau quartier, nouvelles responsabilités, nouveau travail. Heureux de décaper une table à manger à 40 degrés Celsius, heureux de peinturer sur le speed à 3h du matin. La vie ne pouvait pas être plus douce, malgré les petits accros de couple; «3 Times and You Lose» de Travis. Ils disaient la vérité avant même que je ne la sache.

Je cesse le récit en 2007, après m'être fait laisser au mois d'août; encore une belle journée. On m'a toujours laissé lors de journées lumineuses et brillantes. Une espèce de gage d'avenir et d'espoir; pour l'autre, je suppose.

Ne pas y croire bien sûr. Continuer à baiser en se disant que ça ne peut pas durer ainsi. Avoir plus de courage à 24 ans qu'à 27 ans. Se dire que c'est fini, qu'il l'a voulu. Louer un autre appartement. Lui trouver son autre appartement (quand même!) et se dire adieu ainsi. Passer le début du mois de septembre dans un demi-sous-sol humide, au coin de Beaubien, effrayé par le silence ou les cris des passants dans la rue. Se dire que ça y est. Cette fois-ci, on your own. Plus de parents, plus de chum, plus d'institutions ou de résidences. Décider de commencer une maîtrise, pour combler le temps. Revenir à l'appartement chaque soir, pour me saouler et fumer des cigarettes en écoutant «The Lighthouse» d'Interpol.

Et je me revois encore, assis sur un banc de la Plaza St-Hubert, le soleil brillant se couchant doucement sur l'été qui s'achève. «Reckoner» dans les oreilles. Regardant les souvenirs qui défilent. Encore et toujours emprisonné dans le passé, alors que l'histoire vient de se terminer depuis quelques jours seulement. Une promesse à moi-même: «Le jour où j'entendrais cette chanson dans un concert de Radiohead, je pleurerais toutes les larmes de mon corps. Pour faire sortir la douleur du premier vrai chum disparu. Pas l'amour de jeunesse, mais celui avec qui on s'établit, avec qui on pense l'avenir.

J'ai bien entendu Reckoner en 2009 au parc Jean-Drapeau. Je n'ai pas versé une seule larme. Il était encore à mes côtés. J'étais derrière lui et je le serrais dans mes bras. 3 Time and you lose.

Si je n'avais pas vécu cette histoire «twisted», je ne pourrais dire où j'en serais aujourd'hui. Je ne pourrais savoir. Et je préfère ne pas savoir. Il y a du bon et du mauvais dans toute histoire. La vie est un coup de dés, des dés qu'il faut lancer plusieurs fois. Le plus difficile reste bien évidemment de faire le geste.

Le 15 juin dernier, dans un Centre Bell plein à craquer, entouré d'Antoine et de Mary, j'attendais Reckoner avec impatience. Je savais qu'elle allait être jouée, mais on n'est jamais certain dans un concert de Radiohead. Ce fut la 20e pièce. J'avais bu bien assez pour être émotif, et quand j'ai entendu les cymbales du début, j'ai tout de suite su que tout se jouait ici. Pour de bon.

J'ai réussi à me retenir un peu la première minute, mais les larmes coulaient naturellement. Je n'avais que cette image de désespoir, seul sur un banc devant le soleil couchant, toujours dans une promesse d'un meilleur avenir. Même «Fake plastic Trees» ne m'a jamais fait autant d'effet. Antoine me flattait le bras, Mary posait sa tête contre la mienne pour ralentir un peu mes tremblements. Tout se jouait là, comme ça, pour une promesse faite il y a 5 ans. 5 ans déjà. J'ai versé des litres de larmes, à en perdre le souffle, comme si je voulais courir après le souvenir heureux de ce qui m'avait construit. Comme si la chanson me ramenait exactement dans le même état de jadis, en 2007, seul devant le néant. Même si je pleure souvent dans les concerts, c'était la première fois que c'était aussi violent, comme une vérité qui te saute au visage, comme la réalité qui reprend son rôle et te gifle pour te dire qu'après ces 5 minutes de douleur, la vie reviendra, le souffle reviendra, le soleil se lèvera demain matin.

Aujourd'hui, quand j'écoute Reckoner, je ne regrette plus l'ancienne histoire. Je ne songe plus à l'ancien pénis si parfait, où que je croyais si parfait. J'ai trouvé autre chose à présent, ce n'est pas la perfection, rien n'est jamais la perfection, mais j'ai fini de chercher la copie conforme. Tout s'est évanoui, évaporé. Il n'y a plus rien. Il n'y a plus d'intérêt, plus de désirs, plus de jalousie, plus de regrets, plus de tentatives, plus rien. Et même si je sais que la vie s'amuse à faire revenir les êtres du passé dans nos vies, cette fois-ci, je sais que ce ne sera pas pour ça. Je sais qu'il n'y a plus rien à espérer. Un regard poli, tout au plus, une salutation cordiale peut-être. It's somebody that I used to know.

Ça faisait longtemps que je voulais écrire ce genre de «post». Parce que je ne vais pas bien présentement. Ce n'est pas intérieur ou mental. C'est vraiment physique. J'ai peut-être voulu être trop «wild» alors que j'étais rouillé depuis des mois. C'est peut-être le travail et le bureau qui m'a été assigné qui posent problème; je souhaite seulement que ce ne soit pas la connerie que j'aie faite il y a deux semaines. Parce que ça changerait tout. Encore une fois.

 

Maintenant

C'est l'heure de régler plusieurs problèmes dans ma vie...
 

Découvertes musicales

Bonjour à tous !

Aujourd'hui, je vous invite à venir vous inscrire à ma "fan page" facebook sur la musique, qui s'appelle "Chanson du jour / Song of the day".

Chaque jour, je publie une vidéo d'une chanson, histoire de vous faire découvrir ou redécouvrir une pièce qui m'a marqué (et qui vous marquera peut-être!).

N'hésitez pas à partager le lien sur votre page facebook, il suffit de copier-coller cette adresse dans votre statut: http://www.facebook.com/SongOfdaDay

Je dirais que c'est d'abord un "trip" personnel, mais tant mieux si ça peut vous faire découvrir des artistes que vous ne connaissiez pas !

 

00023

‎120126/2031/23/23/7083/33563/40673/576
 

00019

120124/2105/19/19/6023/28447/34495/467

 

ah oui ! By the way... Pile ou Face.net a 13 ans aujourd'hui. Ouch...

 
<< Début < Précédent 1 2 3 4 Suivant > Fin >>

Page 1 sur 4
Connexion



Qui est en ligne ?
Nous avons 14 invités en ligne