Ça fait des siècles, on dirait.

Est-ce si réellement important?
Je ne sais pas.
Le processus est plus qu’enclenché. Je suis un adulte. Un adulte qui s’est lancé dans le travail, qui a observé monter son palier d’impôt une fois, deux fois, trois fois…

Je crois que l’amour disparu de certains amis et amours ont fait en sorte que je me suis « pitché » dans le travail. Et j’aime ça. Ouais, ça sonne weird. Mais je me rends compte que le travail est une échappatoire très efficace pour éviter de penser au passé.

Ma solution pour le passé est somme toute assez simple (essayez-là! Elle est magique). Elle se résume en quelques mots: au lieu d’avoir une pulsion et d’écrire à votre ex ou votre ex ami sur les réseaux sociaux; prenez une feuille de papier, écrivez, inscrivez l’adresse du destinataire sur l’enveloppe, puis laissez reposer jusqu’au lendemain. Le lendemain, prenez cette enveloppe cachetée, et déchirez-là.

Voilà le meilleur moyen pour sortir de vos angoisses tout en les exprimant.
Ça parait triste? Je ne suis pas certain. Devant notre réalité virtuelle, je trouve qu’il s’agit d’une solution saine qui nous permet de réfléchir à nos actes et nos pulsions. Pas une solution miracle, mais une bouée de sauvetage par moment.

Alors, voilà, je suis un adulte. Qui a compris bien des choses. Ironiquement, je n’ai pas envie de me les expliquer. C’est peut-être que je ne veux pas m’exprimer la réalité en face.

Je me sens comme quelqu’un qui achète du temps présentement.
En résumé, je me fais croire que ma mi-jeunesse me libérera un jour. Me fera connaître mieux que jadis. Et jadis est dur à battre. J’essaie sûrement de me dire let’s see what tomorrow brings. Mélange d’espoir et de désespoir.

La vie m’aura appris qu’on est et qu’on reste toujours seul. Seul enfermé dans son passé. Ou seul enfermé vers son avenir. Il faut choisir. Et c’est seulement aujourd’hui que je comprends mieux comment une personne de 40 ans et + peut tout envoyer en l’air. C’est parce qu’elle a connu la perfection avant de se retrouver devant le vide. De mon côté, j’ai l’occasion de me poser sur ma jeunesse; sur l’espoir que 34 ans n’est pas si vieux que ça. Je pense que je serais perdu complètement si je vivais dans le corps d’un homme de 45 ans. Il faut prendre ce côté positif. En faire quelque chose.

Pour le moment, je le lance sur ma carrière; sur ma vie professionnelle. Certains diront que c’est mal. Que c’est l’appât du gain. Mais je n’ai pas la tête à rêver de Disney. Je veux simplement contrôler mon horaire, ma vie, mon travail… et Dieu sait que ce n’est pas évident présentement. Il se passe beaucoup de choses au niveau professionnel. Et je perçois les désirs par rapport aux appréhensions.

Oui, j’ai remplacé l’amour et le sexe par le travail et les contrats professionnels. Je ne m’en veux pas. Il faut s’accrocher à quelque chose. Il faut faire le vide. Mais je mentirais si je disais que le travail remplace tout. Il comble bien des heures, mais il ne comblera jamais ces élans amoureux, amicaux et sexuels que j’ai vécus jadis.

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