Résumé de 2017

Ce sera un court résumé. Right on spot. Je ne sais pas comment décrire 2017, parce que je ne connais pas ce qui vient ensuite, c’est aussi niaiseux que ça.

Je mentionnerai seulement quelques points. 2017 a été hard en criss. Cela étant dit, la difficulté apporte un éveil supplémentaire. I guess. 

Je prends le temps d’écrire ici, pendant que ma pizza végé brûle dans le four, parce que le moment est là, c’est le temps, c’est l’heure des bilans. Comme je disais, ce sera short & sweet (ou pas).

Je ne sais même pas par quoi commencer. Allons-y avec les pertes. Soyons honnêtes. Depuis 2009, malgré la rupture, je n’avais jamais coupé les ponts avec mon ex. C’est weirdi know, mais… c’était de même. Au mois d’août dernier, alors qu’on aurait pu se voir, il a chocké. Pas d’explication. Plus de 45 jours avant que je me tanne et lui dise fuck off. Je l’aurai toujours dans le coeur, celui-là, mais je lui ai écrit qu’il était mort pour moi. La vie a décidé que j’allais le croiser sur la rue parce qu’il travaille devant chez moi. Faudra faire avec.

2018 est le départ définitif (oui, pléonasme) du passé. Everything is fine now. Il m’est physiquement et mentalement impossible de continuer le combat de la nostalgie. Il y a trop d’autres préoccupations, d’autres objectifs.

2017 a été de la merde, disons-le, au moins jusqu’en octobre, où j’ai décidé de me prendre en mains, pour de bon. Et le chemin s’est ouvert; je commence tranquillement à redécouvrir ma vie. Pas encore sexuellement, non. Je ne sais pas ce qui m’empêche, mais je prends mon temps.

En 2017, j’ai aussi perdu un être cher, sans comprendre pourquoi. Je suppose que c’est un peu ainsi quand un proche voit la vie de quelqu’un d’apprécié s’éteindre. Je ne sais pas. Mais je le ressens au même niveau que la perte de l’Ex. C’est la première fois que je vais utiliser ce blogue si directement: « hey Pom, si tu me lis, sache que je n’ai aucune rancune ou rancœur envers toi. Je ne saurai jamais ce que j’ai fait de si dramatique pour que tu signes la fin de notre amitié, mais je t’aimerai toujours, peu importe où tu es, ce que tu fais ou ce que tu as réalisé. Je respecte ton choix, c’est le tien, je ne veux pas le juger, tu as le droit de penser ce que tu veux de moi, de me reprocher bien des choses. Si mon absence te rend plus heureux, je suis content pour toi. C’est correct, je ne formulerai aucun reproche. Take care mon meilleur ami. »

Ce qui fait le plus mal? Quand je me connecte au travail et qu’on me demande une question codée: « Le prénom de votre meilleur ami ».

2017 m’aura enlevé un ancien amour de dix ans et un meilleur ami de plus de quinze ans.

Je ne suis pas exceptionnel, je suis certain que tout ceci est arrivé à tous ceux qui me lisent et qui ont plus de 30 ans. On croit que l’on est toujours unique, que tout ce que l’on vit est original, est digne d’une exception. Au fond de nous, on sait bien que c’est faux, mais on préfère se dire que personne ne peut réussir à nous comprendre. On pourrait presque dire we’ve wasted so much time. Mais ce ne sera pas mon cas.

Comme pour mes relations amoureuses, je ne regretterai jamais mes relations amicales. On peut bien me renier, m’ignorer, me rayer de sa liste, tous les souvenirs resteront, tout le bon d’avant sera là, je garderai le meilleur pour toujours.

Il ne faut pas seulement souligner le négatif. La vie nous apporte parfois autre chose que du mal. Pour exemple, je n’ai jamais été aussi épanoui au niveau du travail et de la famille. On demande mon expertise partout en mettant le bon prix. Ma relation avec mes parents n’a jamais été aussi saine. Je n’ai jamais ressenti autant d’amour en les serrant dans mes bras avant leur prochain départ. Même avec ma famille élargie. Je me sens choyé d’être aussi bien entouré. Ma relation avec ma cousine est encore plus forte. Tout va bien, et je pense que c’est ce qui compte. J’ai vécu également un merveilleux souper de Noël avec mes amis de jeunesse. De belles confidences. Et une joie de partage remplie de bonheur et d’alcool.

On ne peut pas tout avoir dans la vie. C’est un peu ce que 2018 m’annonce. Mais je prends tout le positif, et je laisse la nostalgie aux autres.

Eh non, je n’ai toujours pas recommencé à dater.  Bientôt 10 mois. Je n’en ai aucune honte. C’était un choix personnel. Mais le désir s’amène, les histoires s’effacent, c’est l’heure de se remettre à jour. Et c’est commencé.

Ne reste plus qu’à vivre, et à voir les gens qui seront présents.

La vie qui s’amuse

Eh lalalalala…. Je ne devrais pas être en train d’écrire ceci, mais mes doigts s’activent quand même sur le clavier… J’ai de la difficulté à comprendre pourquoi la vie s’acharne sur le passé. C’est de l’ironie pure et dure. Avec un petit coup de poignard au ventre en prime.

What are the odds? Seriously? C’est ce que je me suis dit quand je revenais du travail au coin de ma rue. En fait, la première chose qui m’a passé en tête, après la sensation d’un coup de couteau au ventre, c’est que cette petite intersection a toujours eu son importance inconsciente dans mon existence. Je me suis d’abord dit que le scénario se répétait.

En effet, il y a plus de 10 ans, sur ce même coin de rue, je croisais mon premier amour par hasard. Je m’en souviens encore. Je revenais d’une journée de travail au ministère de l’Éducation, et comme ça, par hasard, nos chemins se croisaient après 8 années de silence. J’avais trouvé l’événement cocasse. On ne s’était rien dit, je n’avais que prononcé son prénom par surprise.

Je savais qu’un jour j’allais recroiser l’autre amour de ma vie. Je me disais que ça allait être au hasard d’un détour, quand on ne s’y attend pas, car on ne s’y attend vraiment jamais, même si Montréal est plus petit que l’on pense.

Plus de 10 ans après ce détail, sur le même coin de rue, j’ai recroisé Luc. Il tapotait sur son cellulaire; peut-être pour faire semblant de ne pas me voir, peut-être qu’il ne m’a réellement pas vu. Ces événements se passent souvent trop rapidement; je m’en suis rendu compte, j’ai pensé m’arrêter, puis je me suis souvenu que ça ne servait à rien de courir après quelqu’un qui nous fuit depuis si longtemps. Mais je ne peux m’empêcher de ressentir un petit pincement. L’effet de surprise, mais surtout l’effet de répétition.

Je ne connais pas la raison du pourquoi, mais cet axe, ce petit bout de chemin, cette rue bien connue, c’est quand même celle où j’ai décidé de m’établir, d’y acheter un condo. Je ne comprends pas les raisons de la vie, je n’ai pas d’explications, je me demande juste le pourquoi de cet acharnement.

C’est comme si chaque fois que je m’émancipais de mon passé, on me le rappelle à la première occasion. Je ne suis pas si naïf, j’ai fait A+B assez vite; Luc travaille exactement à l’endroit où je travaillais il y a presque 10 ans. Comme si la vie voulait appuyer sur le bobo, faire en sorte que l’on se recroise.

Je sais, je devrais considérer le tout comme une anecdote. Car, ce n’est pas plus que ça, au final. J’en suis bien conscient. Et pourtant, une petite voix me crie que ça n’a pas de sens, et que même si je devrais cesser de faire du sens avec tout ça justement, le seul moyen de me sortir la tête de tout ça, c’est de continuer mon chemin en souriant. C’est bien ce que je compte faire. Je ne crois pas qu’il y a plusieurs solutions à ce « problème ». Garder la tête haute, sourire, et continuer son chemin. Un peu à l’image de l’existence en général. Ce n’est pas si original de croiser le passé sur son chemin. Ça fait juste foutre un peu le bordel dans nos sentiments.

Il est peut-être là le problème. Je dois être dû pour recommencer à fréquenter des hommes. La triste réalité, c’est que je n’en ai pas vraiment envie. Il y a bien le désir sexuel. L’espèce de folie interne qui me dit qu’il serait fucking temps de sucer une bite. Mais un coup de branlette, et je reviens vers le désintérêt. Pour ça, je ne suis pas comme mon ex, justement. Je ne remplace pas assez facilement ceux qui m’ont marqué.

J’ai lu mon horoscope quelques secondes avant de sortir du métro. Quelques secondes avant de croiser feu l’amour de ma vie. Ça bouleverse toujours un petit peu, ça pète toujours un peu comme un feu d’artifice dans les tripes. On ne peut pas combattre contre ça. Je risque de croiser Luc de nombreuses fois. Il faudra être fort sur ce coin de rue. Retenir le désir de l’arrêter. Retenir le désir même d’y penser.

Une chance que tout va bien ailleurs.

Même si sans amour ni sexualité, la vie n’a pas vraiment de sens. Deal with it.