Critique: Opium – Jay-Jay Johanson

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Jay-Jay Johanson est productif; après un album plutôt fade en 2013, il revient avec un album très réussi. Critique!

Je dois avouer que j’ai une relation du type amour-haine avec la musique de Jay-Jay Johanson; il peut produire la perfection sur une chanson et devenir sirupeux sur la suivante. Outre les disques Poison et Self-portrait, j’ai toujours jeté la moitié des chansons de Jay-Jay Johanson. La raison? Quand Johanson devient mielleux, je n’adhère pas. Je ne suis pas capable de ces pièces acoustiques ou dénudées. Mais quand Jay-Jay décide d’ajouter des beats à ses chansons, là, je suis tout ouïe.

Je n’attendais rien de ce nouvel album (Opium), mais je dois avouer que je reste agréablement surpris de la qualité du disque. Enfin, Jay-Jay revient à ce qu’il fait de mieux; de la musique rythmée. Tout en gardant sa mélancolie, il accompagne ses pièces de beats vraiment intéressants. On navigue entre le trip-hop, le jazz et le blues. C’est parfait!

Je dois aussi avouer que Jay-Jay Johanson m’a un peu déçu lors de sa dernière tournée. Nous avions beaucoup discuté de ses choix pour la setlist de sa tournée, et même s’il m’avait promis bien des choses (par exemple, jouer la pièce Suffering!), force est de constater qu’il n’a pas livré la marchandise. Grâce à ce nouveau disque, je ne lui tiens pas rancœur.

Il faut dire que son album précédent, Cockroach, ne m’avait pas impressionné. Il y avait certes la très bonne pièce Mr Fredrikson, mais pour le reste, il n’y avait pas grand-chose à garder. Sur son nouvel album Opium, Jay-Jay semble avoir compris ce que son public lui demandait. Outre l’ennuyante Be Yourself, ce disque atteint une qualité que je n’avais pas vu chez cet artiste depuis 2008-2009!

On passe par plusieurs ambiances (même le reggae avec la pièce Alone too long!) sur cet album et on est vite conquis par la qualité des compositions. Ce qui est dommage avec Jay-Jay, c’est que lors de ses tournées, il n’est accompagné que d’un pianiste (alors qu’en Europe il amène son groupe). Je peux comprendre les difficultés et l’argent manquant au niveau de la tournée, mais je crois que l’artiste devrait se forcer un peu plus pour rendre ses concerts plus organiques. Ce disque se prête parfaitement à cet exercice!

Je sais que je ne reverrai pas Jay-Jay en concert de si tôt, mais ce disque me fait faire la paix avec l’artiste. Je me rends compte qu’il est encore capable de beaucoup et c’est un excellent point pour lui. Il n’y a presque rien à jeter sur ce nouvel album, et je vous encourage à écouter ces nouvelles chansons.

Mes coups de cœurs: I love him so, Scarecrow, I don’t know much about loving

Dix ans sans voiture

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Le 25 juillet prochain, ça fera dix années que je n’ai plus de voiture. Mes derniers moments en tant que propriétaire d’auto se sont déroulés à deux heures du matin, à la sortie du pont tunnel, j’avais décidé de conduire relax dans la voie de droite, jusqu’à ce qu’une van de 18 roues décide de se coller vers la droite sans faire son angle mort, donc sur ma voiture directement. J’ai eu la chance d’être près de la cabine; l’auto s’est lancée dans un 360, j’ai frappé deux, trois voitures à 100 km/h. Je resterai toujours marqué par le bruit plus rapide que la vitesse du choc. Entendre l’annonce de sa mort probable avant de sentir la voiture se soulever du bitume et déraper sans contrôle. Je me souviens avoir regardé dans le rétroviseur, avant que celui-ci ne se décroche pour me revoler en plein visage. Ma radio flambant neuve expulsée, le cul de mon char en accordéon, et moi, ne comprenant toujours pas comment je pouvais encore être conscient. C’est que j’ai été «miraculé», m’en sortant avec un bleu sur le front et un autre sur le genou. Ma petite voiture sport; une perte totale. Non, je n’étais pas saoul. Non, ce n’était pas mon erreur. Mais on ne peut jamais prévoir ce genre de choses-là. J’ai pris l’argent des assurances, et je suis déménagé en France. Je n’ai plus de voiture depuis.

Chaque fois que j’ai eu à reprendre le volant depuis cet événement, ce n’était jamais pour de très longs trajets. Et je m’en contentais bien. Mais en fin de semaine, pour la première fois depuis de nombreuses années, j’ai emprunté la voiture de maman pour me rendre à Tremblant. J’en ai fait un peu d’angoisse, quelques jours avant. Je me voyais déjà maudire mon chum au ciel en lui disant: «Tu vois, c’est de ta faute si on est mort!» Mais j’avais oublié un point plutôt important; j’aime conduire. Bon Dieu que j’aime conduire.

Les 4-5 heures sur la route m’ont rappelé que la voiture avait une signification particulière dans ma vie. Elle me rappelait surtout la maîtrise de mon existence, le contrôle sur mes relations et sur ma destinée. Je m’explique…

J’ai enfin mis le doigt sur cette impression d’avoir été plus responsable dans le début de ma vingtaine que vers la fin de celle-ci. C’était la responsabilité de la conduite. Avec mes amis plus jeunes, c’était inévitable; j’étais souvent le conducteur désigné. C’est moi qui trimbalais les autres. Et je le faisais avec plaisir, la musique dans le tapis. En fin de semaine, j’ai retrouvé mes vieux disques compacts. Ça faisait dix ans que je ne les avais pas insérés dans une radio de voiture. Ce fut comme si je revoyais ma jeunesse se dérouler en film devant moi. Cette réalité s’est révélée en revenant de Tremblant, sous le soleil chaud, avec le disque de Doves – Lost souls.

C’est là que je me suis rendu compte que la voiture me rendait «homme» dans mes relations. Que ce soit avec ma première petite copine que j’allais chercher au secondaire, que ce soit pour me rendre chez mon premier amour, plein d’espoir et d’images de masturbation mutuelle en tête, que ce soit pour me rendre à Montréal, chez mon premier amant, pour des séances secrètes dans le dos de son chum. Mais ça m’a surtout fait penser à mes deux relations les plus sérieuses; d’abord avec Sarah, qui me laissait toujours le volant, préférant se laisser conduire comme une princesse. Et ça m’arrangeait bien. Parcourir le Québec en entier, de Trois-Rivières à Sept-Îles; des heures de conduite, des heures de musique avec la route qui défile. Cette impression de liberté, de contrôle sur sa vie et ses relations. Voilà ce que la voiture voulait dire pour moi. Les verres fumés, la clope au bec, le stéréo dans le tapis, avec les basses bien vibrantes. Être l’homme de la situation; posséder la vie de l’autre entre ses mains.

Et c’était la même chose avec mon ex-chum. Cette idée d’impressionner l’autre, de le conduire où ses désirs le voulaient, ça me donnait une dose de virilité. Et toutes ces histoires sexuelles; des pipes en conduisant, de la sexualité dans les stationnements, des retours d’aventures diverses.

Alors quand j’ai inséré le disque de Doves dans le lecteur de la voiture ce week-end, les images ont défilé naturellement. Je regardais mon chum en train de somnoler à ma droite, crevé de son Spartan Race, et tout ce que j’avais en tête, c’était toutes ces relations que j’avais conduites. Toute cette route, ces parcours, ces destinations en compagnie des gens aimés. Les visages des filles et des garçons qui ont côtoyé ma vie et mon sexe se sont mis à défiler à vive allure. Nostalgie vers le passé, mais rien de dramatique, plutôt le sourire aux coins des lèvres, à me dire qu’il y en a eu des gens qui m’ont fait confiance, qui ont remis leur vie entre mes mains. J’ai alors repensé aux épisodes moins glorieux; les retours de rave, les muffins au pot qui s’activent tout à coup sur la route, les soirées de frustration après des trips plus ou moins réussis. C’est là que je me suis rendu compte de toute l’importance que la voiture avait eu dans ma jeunesse de 450.

J’habite maintenant à Montréal, je n’ai pas nécessairement besoin d’une voiture, mais je dois avouer que cette escapade m’a donné des envies soudaines de recommencer à conduire. Je sais que ça ne vaut pas la peine d’avoir une voiture, surtout pas en hiver, mais l’été, je mentirais si je disais que je cracherais sur une voiture offerte. Pourtant, je connais ma malchance liée aux autos. Outre ma perte totale, je suis resté coincé de nombreuses fois sur le pont Champlain, j’ai eu de nombreuses crevaisons, plusieurs accrochages et quelques peurs assez foudroyantes. Dans la plupart des cas, je n’y étais pour rien, mais la vie m’a montré que je n’étais pas le plus apte à posséder une voiture. Et là, je ne parle même pas des bris mécaniques et de la fortune que cela m’en coûtait en réparation.

J’ai arrêté de conduire alors que le gaz était vendu 75 cents le litre. Je ne crois pas que je m’achèterai une voiture de si tôt, mais je ne peux me mentir; cette petite balade ce week-end m’a fait retrouver des souvenirs et m’a fait comprendre pourquoi j’aimais tant conduire.

J’ai aussi réalisé que j’étais à un endroit dans ma vie où je me plaisais, où la souffrance n’était plus au menu, où les histoires passées ne me blessaient plus. Ça prend parfois de tout petits détails pour se rendre compte… qu’on est heureux, qu’on touche à ce qui s’apparente au bonheur, et qu’on peut enfin espérer en profiter un peu.

Dans le Fugues cette semaine

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Cette semaine, j’ai accordé une entrevue à Samuel Larochelle pour le magazine Fugues à propos de mes déboires avec la censure de Facebook concernant ma bande-annonce pour mon roman Peut-être jamais.

Quelle surprise (ironie); je me rends compte que je suis loin d’être le seul dans ma situation! Facebook censure beaucoup plus que l’on pense, mais surtout, il semble y avoir une fixation contre les images ou vidéos à caractère homosexuel. Est-ce représentatif de la société d’aujourd’hui? J’ose espéré que non, mais je ne suis pas dupe. Je sais qu’il y a encore beaucoup de chemin à faire pour éduquer les gens, même ceux qui ont un pouvoir décisionnel.

De mon côté, la relation avec Facebook s’est envenimée. Las de toujours contrôler et supprimer mes publicités, le réseau social a décidé de bannir toute publication de vidéo sur ma page d’auteur. C’est vraiment honteux de leur part. Mais je ne peux pas y faire grand-chose. Je perds des ventes de 200$ par jour environ, car la publicité était vraiment payante au niveau des ventes de roman. C’est très triste, mais comment réussir à se battre contre un géant? J’invite tous ceux qui ne sont pas d’accord avec Facebook à partager la bande-annonce sur leur page et à acheter mon roman, si le coeur vous en dit 🙂

Je croyais terminer les ventes avec mes derniers exemplaires, mais Archambault m’a demandé de nouvelles copies, nous sommes donc retourné en réimpression pour une sixième fois en un an! J’ai déjà atteint mon but depuis longtemps avec ce livre, je continue parce qu’il y a de la demande, mais je dois avouer que je suis un peu fatigué de ne pas réussir à atteindre les gens en raison de ma bande-annonce banni sur ma page. Mais on ne lâche pas! Après tout, je ne serai pas le premier auteur que l’on aura voulu mettre à l’index!

Tous les renseignements sur mon roman et la bande-annonce se trouve sur www.peut-etre-jamais.com!

Mon ex à moi

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Il faut absolument que je vous parle de la série québécoise Mon ex à moi, qui met en vedette Sophie Desmarais, Jean-François Nadeau et une panoplie de comédiens! Je dois l’avouer, au départ, j’ai trouvé les pubs dans le métro un peu ringardes, et j’avais tout de suite capté que le graffiti à la station Bonaventure était fake. Mais là, gros mea culpa!

Je m’explique! Quand j’ai commencé à écouter les premiers épisodes de la série, je n’étais pas convaincu. Je n’ai jamais été un grand fan de burlesque et je trouvais que le tout était tiré par les cheveux et surjoué. J’avais l’impression que le personnage d’Amélie en faisait trop pour la caméra. Je pouvais même prédire les événements qui s’en venaient. Mais quelques épisodes ont suffi à m’absorber complètement. Je crois que c’est dû à la relation du personnage avec son premier ex (oui, il y en a plusieurs). Quand j’ai vu les échanges avec Sébastien Huberdeau, dans le rôle d’un pervers sexuel, je me suis tout de suite vu dans mon ancien couple avec mon ex. Même jeux sexuels, même consommation, même plaisir malsain.

Mais mon grand coup de coeur va à Jean-François Nadeau. Quel homme! Il dégage un mystère et une attraction sympathique; on a quasiment envie de lui donner la lune. Selon moi, il a dû rendre bien des femmes heureuses, et briser bien des coeurs! Mais revenons à la série; une fois que l’on accepte le concept «comédie», on accepte tout. Il faut dire qu’en plein milieu de la série, les personnages s’approfondissent et deviennent plus intéressants. Le côté burlesque s’efface un peu plus pour laisser la place à la réalité; la perte de l’amour nous entraîne dans une spirale de souffrance qui nous fait faire les pires niaiseries. Et l’auteur, Émilie Fanning, disait justement que cette série était un peu un guide des choses à ne pas faire pour reconquérir son ex. Il faut dire qu’Amélie use de plusieurs stratégies, plus folles les unes que les autres, mais peu à peu, on comprend son obsession et l’ex n’est pas aussi clair dans son rejet. C’est comme la vraie vie au final! Il y a toujours des messages cachés, des offres qui n’en ont pas l’air, des regrets ou des actions qui pourraient donner l’impression qu’une personne revient sur sa décision de terminer la relation. C’est tellement bien intégré à la réalité que je me suis reconnu à plusieurs moments dans la folie d’Amélie.

Il y a aussi un autre point très important dans la série; la présentation de la sexualité, ou devrais-je dire, des sexualités. Enfin, voilà une série qui nous montre la sexualité des trentenaires sans la magnifier; et je ne sais pas si c’est générationnel, si c’est l’influence de la porno sur le web, mais je vois de plus en plus la sexualité abordée sous le concept des jeux de pouvoir (poussés à leur limite). On ne parle plus de relation «simple» entre un homme et une femme, mais bien de pulsions et de dérives sexuelles qui amènent vers des jeux de rôles, vers la domination et la soumission, vers la fusion et une sorte d’extase qui finit par devenir malsaine. C’est un portrait très juste de la sexualité d’aujourd’hui, et c’est ce qui est le mieux réussi dans la série.

La musique a également une place primordiale dans plusieurs scènes, et je suis content quand j’entends les producteurs dirent qu’ils ont investi beaucoup d’argent à ce niveau. Une peine d’amour passe définitivement par la musique que l’on écoute, et des années plus tard, entendre une chanson qui nous ramène à une époque moins glorieuse est toujours un élément très instructif dans nos vies.

Bref, je suis en amour avec cette série, et je suis d’autant plus heureux qu’une deuxième saison a été annoncée pour l’an prochain! Bravo à Séries+ d’avoir osé quelque chose de nouveau et d’avoir investi pour cette production québécoise.

La série vous intrigue? Sachez que vous pouvez visionner tous les épisodes gratuitement jusqu’au 23 juin prochain, directement sur le site de Séries+. Je vous la conseille fortement, surtout si vous êtes dans la fin vingtaine, début trentaine. Je suis certain que tout le monde peut se reconnaître dans cette histoire. Et non, même si les premiers épisodes sont plus faibles et donnent l’impression de chicklit pour la télé, si vous continuez et regardez 4-5 épisodes, vous verrez vite qu’on se fait rapidement absorber par cette sympathique série. À voir absolument! Et ce Jean-François Nadeau; ouf! Je me répète, mais quel homme!!

Bande-annonce (Mon ex à moi – 16 épisodes d’environ 22 minutes)

Chronique sur Peut-être jamais – Les Pétards – Radio Fierté

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Voici une chronique sur le roman Peut-être jamais faite par Miguel Doucet et Jo Bocan de l’émission Les Pétards au 980 Radio Fierté.

Oui, le son n’est pas top, mais on entend quand même très bien. Pour ceux qui veulent avoir une meilleure idée du sujet du roman, c’est exactement ce que vous devriez écouter! (4 minutes)

Et oui, ce n’est pas « Collin », mais bien « Collins », comme phil 😉

KINK + Patrick Watson

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Deux belles découvertes cette semaine. D’abord, le documentaire KINK produit par James Franco. Je sais, je suis un peu en retard, ça date de 2013, mais je n’avais pas eu la chance de le voir encore. On rentre de plein fouet dans le tournage de films pornos pour adultes très consentants. C’est chaud, très chaud.

Le documentaire n’est clairement pas pour tout le monde, mais il devrait quand même être visionné par tous. Parce qu’il est temps de se rendre compte qu’apprécier une sexualité différente n’est pas un crime à notre époque. Ça ne devrait jamais l’être, d’ailleurs. Non, on ne voit pas James Franco à l’écran, mais oui, on voit des bites et des femmes nues. Pourtant, le contexte n’est pas là pour romantiser la chose, au contraire. On parle d’adultes consentants qui explorent leurs limites, parfois même des limites qu’ils ne connaissent pas encore.

Ce que j’ai aimé? Tout est fait dans le respect, mais surtout, dans la vérité des actes. J’ai beaucoup souri quand ils passent en entrevue une actrice qui se dit ouverte aux crachats sur le visage, et la productrice de répondre: « We love you!»

Il ne faut pas se leurrer, il y a toute sorte de sexualité et ce n’est pas parce qu’on ne la pratique pas qu’elle est mal. Il suffit de faire le parallèle facile entre l’hétérosexualité et l’homosexualité. Je crois que l’acceptation de toutes ces pratiques vient aussi du fait d’accepter sa propre sexualité et de l’explorer selon ses propres limites.

Un documentaire qui porte à réfléchir et que je conseille fortement. Il vous fera peut-être dire que vous n’êtes pas si pervers que ça, après tout!

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Dans un tout autre ordre d’idées, je me dois de vous parler du nouvel album de Patrick Watson qui sortira le 12 mai prochain. Quelle claque! Quel disque!

Je dois me confesser, je n’ai jamais été un grand fan de Patrick Watson, je gardais bien deux ou trois pièces de ses précédents opus, mais sans plus. Avec ce disque, c’est tout le contraire. Il n’y a rien à jeter. Je suis rentré dans l’univers du musicien en quelques écoutes, et je n’en ai toujours pas décroché. C’est un peu un mix du vieux Radiohead avec des éléments électroniques tout en douceur et mélodiques. C’est d’ailleurs la voie que Radiohead devrait suivre (mais je sais que ce ne sera pas le cas lol). Bref, il s’agit ici d’un album maîtrisé, qui se construit dans une gradation émotionnelle que je n’avais pas entendue depuis longtemps. On sent la cohésion et le travail pour faire un vrai album concept. Et ça manque tellement de nos jours!

La deuxième partie de l’album est simplement magique, alliant piano, jazz, voix fantomatiques et envolées lyriques. Je suis particulièrement amoureux des deux dernières pièces du disque Know that you know et Places you will go. C’est beau, c’est touchant, sans être quétaine, c’est clairement le genre de musique que je recherche en ce début d’été. J’espère le voir en concert très bientôt!

Enfin, c’est ce soir que nous saurons la setlist de la nouvelle tournée de Lana Del Rey. Je sais qu’elle n’est pas forte sur les changements de chanson durant ses tournées, donc on devrait être fixé vers 23h00. Je dois avouer que j’ai peur de voir ce qui va en ressortir, mais en même temps, je m’en balance un peu, puisque les places que j’ai achetées ne sont pas très chères, mais j’aimerais quelques bonnes pièces tout de même. À suivre.

En extra; j’avais une chanson dans la tête depuis des mois, sans arriver à me souvenir du titre, du DJ ou même du titre de l’album. C’est chose faite grâce à la magie de Facebook! Ce que j’avais en tête depuis si longtemps, c’était la chanson « Top Cat » de DJ Ramasutra (album: East Infection). Je le réécoute présentement, et il avait vraiment fait du bon travail. Je me demande ce qu’il devient aujourd’hui!

Pas encore tout à fait «ça»

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Il y a de ces moments dans la vie où tout peut basculer d’un côté positif ou négatif. J’ai vécu ce genre de semaine. Une longue semaine qui a commencé dans un down très intense… parce que j’ai fait du binge watching pour me taper les 2 saisons complètes de la série Nouvelle adresse.

J’en avais déjà parlé lors des premiers épisodes de la série; je ne m’y retrouvais pas et je trouvais le sujet trop dramatique pour vraiment embarquer. J’ai redonné une chance, et même si le sujet, qui ne fait que devenir de plus en plus dramatique, m’était connu, j’ai fini par être complètement absorbé. Avec la finale de la deuxième saison, je suis très satisfait et j’ai hâte de voir la suite. Je dois avouer que je m’étais beaucoup plus accroché aux histoires secondaires qu’à l’histoire principale. Beaucoup de vérités et de réalité dans cette série. Je reviens donc sur mes paroles et je la suggère fortement.

Revenir sur mes paroles, je le fais de plus en plus souvent. Je pense que c’est signe de sagesse et du fait de vieillir aussi. Je pense surtout à mon entraînement pour perdre du poids. Je croyais, naïvement peut-être, que le gym 4 fois par semaine allait régler mes problèmes, mais force est de constater que ce n’est pas encore assez. Je croyais que de réduire ma consommation d’alcool allait aider aussi, ce n’est pas assez non plus. Je comprends de plus en plus que pour atteindre ses buts, il faut travailler, puis s’arrêter pour analyser les résultats. La plupart du temps, on se rend compte que même si on travaille fort, ce n’est pas encore tout à fait ça. Ce n’est pas assez. Je me suis donc rendu à l’évidence. Il faudra en faire plus. Encore plus. Je dois avouer que ça me fait un peu peur, mais je n’ai d’autres choix que de repousser les limites des limites que je pensais acceptables. Même mon cousin m’a proposé d’aller courir sur le Mont-Royal avec lui. Je hais la course. Mais je pense que je n’ai plus le choix. Alors, on va travailler là-dessus dans les prochaines semaines.

Je reviens aussi sur mes paroles à propos des amis. Je dois avouer que je pensais que ça y était de mes anciennes relations. J’allais un peu à reculons à cette fête du vendredi soir. Mais j’avais tout faux. Encore une fois, je me suis trompé, car j’ai passé une excellente soirée en compagnie de gens, qui se sont éloignés, certes, mais qui restent encore très importants pour moi. J’espère que ce sera l’adage d’un été prometteur à venir. Je suis toujours plein d’espoir quand la saison estivale s’amène. Ça ne fonctionne pas toujours comme je le veux, mais ma nouvelle maxime est de faire le plus d’efforts possible pour en arriver à être heureux dans tous les domaines de ma vie.

Mon chum ne cesse de me rappeler que seuls le présent et l’avenir comptent. Je travaille encore à oublier le passé. Et je sais que dès que la drogue est en jeu, c’est ce passé qui revient me hanter ou m’exciter si facilement. La coupure est bien là, mais on a tous des moments de faiblesse. Il faut que je me dise que ces moments ne sont que passages, presque créés par ma faute.

La semaine passée, quelques jours après ma dernière entrée sur ce blogue, Facebook a une nouvelle fois banni ma publicité pour mon roman. Cette fois-ci, je ne peux même plus afficher la bande-annonce sur ma propre page personnelle. C’est ridicule, mais bon, c’était aussi le temps de prendre une décision logique par rapport à mon roman. Il a déjà plus d’une année sur le marché, je crois qu’il est temps de passer à autre chose. Il me reste une dizaine de copies. Je n’ai pas de doute, je les écoulerai facilement. Mais ce sera ensuite terminé. J’aurais bien voulu atteindre le chiffre magique de 1 000 exemplaires vendus. Mais je me contenterai de 850 copies, et avec le sourire.

Le temps passe, les projets du passé doivent s’effacer aussi pour laisser la place à d’autres objectifs.