Peut-être jamais fête sa première année avec une promo!

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Que le temps file! L’an passé à pareille date, j’étais extrêmement anxieux quelques heures avant le lancement de mon roman. Un an déjà…

Ce roman, c’était d’abord un gros pari envers moi-même. Je ne fais jamais les choses comme les autres écrivains, je suppose que c’est ce qui me démarque, mais je dois avouer que j’avais une certaine crainte à lancer un livre de la sorte. Non, je n’ai aucunement honte des scènes crues ou de tout ce qui est mentionné dans ce livre. Je me suis très bien éloigné du texte pour prendre le recul nécessaire et comprendre que je suis loin d’être le personnage principal de Peut-être jamais. Je me souviens que j’appréhendais beaucoup la réaction des gens et leurs associations avec ma propre vie. Maintenant que tout ceci est chose du passé, je peux regarder tout cela d’un autre œil, et il n’y a pas de doute, j’aurais pu me casser la gueule, y perde beaucoup d’argent, mais non, j’ai bien fait de me faire confiance et de plonger dans cette aventure qui n’a vraiment pas été de tout repos!

Quand on envoie un texte dans le public, on ne sait jamais réellement la réaction qu’il provoquera. Je pense que le pire, c’est qu’il n’y ait aucune réaction. Or, ce ne fut pas le cas avec mon roman, et je tiens à remercier encore une fois tous ceux qui y ont mis du sien. Derrière Peut-être jamais, il y a une équipe formidable qui m’a aidé à atteindre mon public, et j’en serai reconnaissant pour toujours.

Je tiens aussi à remercier les maisons d’édition qui ont lu le texte, même si certaines ont fini par le refuser. C’est en fait le plus beaucoup cadeau qu’elles pouvaient me faire, car j’ai trouvé une place très agréable aux Éditions de l’Interdit,  (merci à Chantal Morin!) et je dois avouer que je suis un auteur choyé, car je peux enfin l’avouer, ce roman m’a rapporté beaucoup. Au niveau monétaire, certes, mais aussi au niveau humain.

Je suis très fier de me retrouver encore sur les tablettes de Renaud-Bray et de Archambault, après un an (quand on sait qu’un roman ne dure que quelques mois dans les librairies habituellement, c’est une belle chance!) À ce jour, il se vend encore environ 50 exemplaires de Peut-être jamais par mois. Nous avons dépassé les 800 exemplaires vendus, et c’est grâce à la curiosité des lecteurs et à leur intérêt pour un livre différent de ce qui se fait dans le milieu.

Je tiens encore une fois à remercier certaines personnes qui ont eu beaucoup d’importance dans le marketing et le peaufinage de ce livre. Je pense à me belle Aimée Verret, qui a travaillé sans compter les heures, à Louis-Michel Guénette, pour la magnifique couverture, à Mathieu Blanchard et Nicolas Gendron, Jean-Philippe Richard, Lili Gagnon et Antoine Portelance, pour leur participation à la bande-annonce. Je pense également aux libraires, comme Billy Robinson chez Coop, à Pierre-Gabriel Dumoulin chez Archambault, à Monique Gervais chez Renaud-Bray, à Marilou Bernier chez Carcajou et à Françoise Careille à la Librairie du Square. J’en oublie sûrement beaucoup, et je m’en excuse.

Je voudrais également remercier les critiques. Ce sont d’abord eux qui ont propagé la bonne nouvelle en semant leurs critiques positives ici et là. Je pense à Rachelle McDuff du Journal Metro, à Léo Gagnon, journaliste chez Rive-Sud Express, à Benoît Migneault chez Fugues, à Lucie Renaud chez La Recrue du mois, à Yannick Ollassa de Livresquement Boulimique, à David Warriner chez Quebec Reads, à Lionel Clément chez L’Ivre de Lire et à Séb Hm de l’émission de radio Le Shower.

En rafale, merci à Philippe Schnobb, Éric Clément, Raymond Bock, Anna kriz, Frédéric Bouchard, Guillaume LT, Émilie Vincent, Laurent McCutcheon, Robert Bourdon, Pierre Cavale, Annie Primeau, Philippe Franche, Margaux Davoine-Ousset, Jade Tousignant, Simon Bernier, Élizabeth Simpson, Alexandre Trudel, Marilyne Houde, Michael Wall, Dany Mador et Émilie Richard.

Mais surtout, je voudrais remercier les 800 lecteurs qui ont semblé avoir eu beaucoup de plaisir à me lire. Tous les commentaires que j’ai reçus m’ont touché au cœur. Vous ne le savez peut-être pas, mais vous êtes des lecteurs spéciaux, qui vont au-delà des préjugés et qui aiment découvrir de nouveaux textes. Dans un monde où la littérature perd beaucoup d’intérêt chez le public, je me sens choyé d’avoir pu rejoindre autant de gens. Merci à vous, lecteurs, de m’avoir écrit vos commentaires, d’avoir partagé la bande-annonce et d’en avoir parlé autour de vous. Sans vous, le texte ne vit pas et il n’est qu’encre sèche sur papier ou tablette!

Le marché littéraire québécois est un petit marché qui décourage souvent les auteurs, mais vous m’avez tous montré qu’on pouvait être lu, même en étant un auteur émergent. Je le prends comme un acte d’amour et je vous remercie mille fois pour votre fidélité.

Enfin, je voulais remercier mon meilleur ami: Nicolas Pomerleau. Parce que je sais que c’est sur lui que j’ai déversé toutes mes craintes, tous mes projets de marketing et toutes mes appréhensions. Merci d’avoir été là au bon moment, de m’avoir motivé en me disant que ça allait fonctionner.

Et pour mes futurs lecteurs, en ce jour de célébration, je vous invite à commander votre exemplaire de Peut-être jamais. Pour fêter cette première année de publication, je vous offre mon roman en rabais pour un temps limité (cette offre se termine le 1er avril à minuit). En commandant votre exemplaire papier ici ou sur www.peut-etre-jamais.com, inscrivez le code promotionnel PEJ2015 dans la section «Ajouter des instructions particulières pour le vendeur» et vous obtiendrez 2.00$ de rabais sur votre achat. Le roman est aussi en promotion numérique chez Amazon (mobi) ou chez Kobo (epub) à moitié prix (4.99).

Merci encore à tous pour cette belle aventure littéraire!

Tristesse et frustration

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C’était la même chose en 2012, ça venait me chercher autant, et force est de constater que même trois années plus tard, je suis toujours en criss de ce que je lis sur les réseaux sociaux.

J’ai mal à ma société québécoise présentement. Je ne peux pas croire qu’on en soit rendu là. Quand je lis sur Facebook que les manifestants l’ont bien cherché, ça me fout en rogne. Je ne peux pas croire que les gens soient si simple d’esprit, qu’ils en arrivent à une telle conclusion, sans se souvenir de leur propre époque. Allumez gang! Des manifestations, il y en a toujours eu, et il y en aura toujours. Le seul changement, c’est que Charest a eu peur de la révolte des étudiants en 2012, et il a créé une loi de marde pour justifier les actes de violence des policiers. Et c’est tellement ironique; parce que les policiers sont autant contre les procédures du gouvernement que les étudiants. Si ce beau monde s’unissait au lieu d’obéir à des ordres d’un gouvernement libéral merdique… me semble que. Allumez, non?

Je n’arrive pas à croire qu’on puisse justifier le fait d’ouvrir le feu directement face à une foule (alors que la procédure pour séparer des manifestants est de tirer dans les airs ou au sol). Il faut être vraiment en manque de sensationnalisme et assumer son désir de violence intérieure pour poser un acte comme celui qui a été posé par l’agent qui a fait feu dans la face d’une manifestante étudiante. Même si elle était entourée de gars (c’est quoi ce raisonnement à la con là?).

Sérieusement, je trouve que le Québec fait de plus en plus pitié. Quand je lis des trucs comme « bien mérité » ou « elle avait juste à ne pas être là », ça me fout en rogne. Je ne veux pas faire d’amalgame facile, mais ce que je lis sur les réseaux sociaux, ça provient en grande partie des baby-boomers de 45 et plus. On voit qu’ils ont la mémoire courte. C’est vrai que c’est facile d’oublier quand on a tout eu pas cher et qu’on payait ses études à bas prix et sa maison 40 000$ max dans le temps. Ce manque de compassion m’attriste tellement. On juge les étudiants qui sont dans la rue en leur disant qu’ils ne savent même pas pourquoi ils y sont. Eh bien, laissez-moi vous dire que ça dépasse les frais de scolarité.

J’ai vécu en France. Savez-vous ce qu’ils faisaient les étudiants français? Ils empilaient des chaises jusqu’au plafond pour éviter tout passage d’étudiants dans l’école. That’s it! C’est à croire que les étudiants devraient devenir de plus en plus radicaux pour faire passer le message. Excusez-moi, mais ceux qui chialent le plus, ce ne sont pas eux, ce sont les vieux derrière leurs écrans. Et pourtant, ils ne comprennent pas qu’on se bat pour une cause qui assurerait des avantages à leurs petits-enfants. Je n’arrive pas à comprendre les « grands-parents » qui jugent les manifestations. N’avez-vous pas de petits-enfants? Ne pensez-vous pas à l’avenir de leur progéniture? Toute cette histoire qui se répète est désolante.

On aime tant notre individualisme. Dès qu’on est dérangé dans notre horaire, on chie sur ceux qui osent se lever de leur divan et aller manifester pour l’avenir de notre société. Lâchez TVA et la Voix pis ouvrez donc votre subjectivité un peu. Calice.

Leave Joël Legendre Alone!!!

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Eh là, là, là, là. C’est à peu près ce qui est sorti de ma bouche hier, quand j’ai lu le grand titre du Journal de Montréal : « J’AI MENTI ». Je n’ai pas l’intention de revenir sur les diverses théories concernant une guerre de réseau où Monsieur Legendre serait une victime collatérale parce qu’il est passé de TVA à Radio-Canada. Je veux surtout m’attarder aux débilités que je lis sur les réseaux sociaux. Il faut que je pèse mes mots, parce que je suis à deux doigts de laisser échapper un « pauvre petit peuple québécois ». Et loin de moi l’envie de recevoir la pierre, en me faisant dire par quelques homophobes que c’est normal que je défende mes « frères ».

Sérieusement, qui suis-je pour juger? Et c’est un peu ce que chaque Québécois devrait se demander avant d’écrire une ligne sur Facebook. Je n’en reviens pas de cette propension à vouloir détruire l’autre, surtout quand un geste posé ne change, disons-le honnêtement, crissement rien à notre vie. Comme disait Simon-Olivier Fecteau, ça nous rend même le personnage un peu moins parfait, plus sympathique.

Et puis, si chaque Québécois se tournait pour observer de plus près son passé et ses folles années, je suis convaincu que plusieurs se reverraient dans les parcs, dans les champs, dans les boisés, dans les voitures, à faire bien plus que du necking. « Oui, mais il fait ça avec des inconnus!!!!! » de me répondre certains! Ma réflexion sur ce point; la petite amie de la St-Jean de 1999 qui t’a sucé dans les buissons, la connaissais-tu vraiment plus que ça? C’était peut-être l’amie d’une amie, mais je trouve que les gens ont la mémoire courte (ou veulent bien oublier leurs petites frasques). Le problème de Legendre? On ne lui a pas appris comment fonctionnait Grindr!

Je me rends compte qu’en plus d’être un peuple de chialeurs, on s’offense vraiment pour des babioles, et qu’est-ce qui en résulte? Une permission. Une pseudo-permission; car soudain des homophobes se sentent à l’aise de critiquer les gais et de faire des amalgames vraiment déplacés. Non, ce n’est pas parce qu’il s’est touché dans un parc qu’il aurait violé un enfant ou qu’il se serait exhibé volontairement devant lui. Il n’est peut-être pas futé d’avoir choisi un lieu de ce genre à 14 heures de l’après-midi, il a joué gros et s’est fait prendre (sans jeu de mots)! Et, je ne cautionne pas les branlettes en plein air, mais mon dieu, arrêtez de jouer les offensés pour si peu.

Si vous voulez vraiment être offensés, lisez mon livre à la place, c’est bien plus croustillant qu’une branlette dans un parc! Mais moi, évidemment, je n’ai jamais prétendu vivre un bonheur parfait et être blanc comme neige 🙂

Parlant de mes romans, c’est fait; Archambault vient de recevoir une nouvelle arrivée de la version de poche. Ça se passe ici pour acheter votre exemplaire! Vous pouvez encore trouver la version originale chez Renaud-Bray.